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Des virus espionnent des bactéries pour savoir quand passer à l’attaque

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Un texte de Renaud Manuguerra-Gagné

Les virus sont des êtres étranges. Ils n’ont aucun besoin biologique et sont incapables de se reproduire en l’absence d’un hôte. Ces limitations empêchent ces créatures d’être reconnues comme des « êtres vivants » à proprement parler.

Or, leur situation déjà ambiguë risque de se complexifier à la suite de la découverte d’une équipe de chercheurs de l’Université Princeton.

Malgré leur apparente simplicité, certains virus semblent être en mesure non seulement de comprendre le langage des bactéries, mais aussi de les espionner (Nouvelle fenêtre)! Cette aptitude leur permet de lancer une attaque-surprise au moment où ils pourront infecter un maximum de nouvelles bactéries.

Le langage microbien

On imagine souvent les bactéries comme des êtres individuels, mais ces dernières vivent et surtout agissent en communauté. Ces colonies synchronisent leurs activités grâce à divers modes de communication, principalement chimiques.

L’un des principaux objectifs de leurs dialogues est d’évaluer le nombre de leurs congénères dans une région, un phénomène appelé détection du quorum qui permet de décider quand entreprendre certaines actions de groupe.

Ces gestes varient de la production de biofilms, une armure qui protège les groupes de bactéries, à des ordres de se disperser ou même de déclencher des infections.

De plus, les bactéries ne communiquent pas qu’avec leurs semblables. Certaines peuvent reconnaître des molécules étrangères et ainsi réagir à la présence d’autres espèces.

Intercepter les communications

L’une de ces molécules de communication se nomme DPO et se lie à une molécule réceptrice nommée VqmA.

En fouillant des banques de données d’ADN microbien à la recherche d’êtres vivants possédant ces récepteurs, les chercheurs américains sont tombés par hasard sur un virus prédateur des bactéries, un bactériophage identifié par le numéro VP882.

Initialement, les chercheurs croyaient à une erreur dans les données. La découverte de cette capacité qu’ont des bactéries de communiquer les unes avec les autres est relativement récente, et l’idée qu’un virus puisse intercepter ces communications leur semblait encore plus farfelue.

Toutefois, après avoir traqué l’échantillon viral, les chercheurs ont pu confirmer que le virus peut bel et bien « s’inclure » dans la conversation bactérienne.

Cette hypothèse a été confirmée lorsque les chercheurs ont infecté des colonies de bactéries responsables du choléra avec ce phage. Lorsque les chercheurs ajoutaient la DPO au mélange, le virus passait à l’attaque et éradiquait les bactéries. D’un autre côté, des virus auxquels on avait retiré la capacité de détecter la DPO avaient perdu leur réactivité, peu importe le nombre de bactéries environnantes.

Normalement, lorsqu’un virus infecte une bactérie, il a deux options. Il peut la forcer à fabriquer des copies de lui-même jusqu’à ce qu’elle éclate, en libérant des milliers de nouveaux virus. Il peut aussi s’intégrer à son ADN et y rester en dormance jusqu’à ce qu’un signal lui donne l’autorisation de se réactiver.

En espionnant la conversation des bactéries autour de lui, le virus peut « savoir » le nombre de cibles potentielles qui l’entourent et se réactiver au moment où il pourra faire le maximum de dégâts.

Transformer un virus en assassin programmé

La découverte ne s’arrête toutefois pas là. Les chercheurs ont réussi à transformer le virus-espion en outil pour combattre des bactéries responsables de maladies humaines. Ce traitement, nommé thérapie phagique, est une méthode qui utilise un virus pour éliminer des bactéries multirésistantes.

Bien que connue depuis longtemps, cette technique est difficile à réaliser à grande échelle, surtout parce qu’un phage est généralement spécifique à un seul type de bactérie.

Les chercheurs ont montré qu’en modifiant ce virus pour le rendre capable de reconnaître d’autres molécules de communications bactériennes, comme celles d’E. coli ou de la salmonellose, ils arrivaient à lui faire changer de cible et ainsi détruire les bactéries qu’ils avaient choisies.

Bien qu’une telle thérapie ait encore besoin de beaucoup de perfectionnement, ou même d’autres modifications génétiques, cette étude permet au moins d’apprécier la complexité grandissante de ces êtres microscopiques.

D’ailleurs, en 2017, des chercheurs avaient réussi à montrer que les virus pouvaient « communiquer » les uns avec les autres, afin de choisir les meilleurs moments pour arrêter de détruire des bactéries et retourner en dormance.

Ces découvertes montrent que les virus ont des capacités bien plus surprenantes que ce qu’on pensait.

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‘Too soon to celebrate’ Ottawa’s low case count, says Etches

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Ottawa Public Health (OPH) logged just 11 new cases of COVID-19 on Tuesday, the lowest daily total since Sept. 1.

Because of the lag between testing and reporting, the low number could simply reflect low turnout at the city’s testing sites on weekends — all month, new case counts have been lower on Tuesdays and Wednesdays. 

During a virtual news conference Tuesday, the city’s medical officer of health Dr. Vera Etches said she doesn’t read too much into a single day’s report.

“I don’t think we can make too much of 11. Actually, it could be a lot higher tomorrow — I would expect that, on average,” she said. “It’s too soon to celebrate.”

Provincewide, public health officials reported 1, 249 new cases Tuesday.

OPH also declared 62 cases resolved Tuesday, lowering the number of known active cases in the city to 462. Two more people have died, both in care homes currently experiencing outbreaks, raising the city’s COVID-19 death toll to 361. 

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Santa Claus isn’t coming to Ottawa’s major malls this year

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Santa Claus may still be coming to town this Christmas, but he won’t be dropping by any of Ottawa’s major malls, thanks to the COVID-19 pandemic.

On Friday, Cadillac Fairview said Santa won’t be making an appearance at any of its 19 malls across Canada, including Rideau Centre in downtown Ottawa. On Tuesday, Bayshore and St. Laurent shopping centres confirmed they, too, are scrapping the annual tradition.

“Due to the evolution of the situation in regards to COVID-19, we have made the difficult decision to cancel our Santa Program and Gift Wrap Program this year,” Bayshore spokesperson Sara Macdonald wrote in an email to CBC.

Macdonald said parent company Ivanhoé Cambridge cancelled all holiday activities “due to the rising number of COVID-19 cases across the country.”

Macdonald said families that had already booked an appointment to visit Santa will receive an email with more information.  

Virtual visits with Santa

Rideau Centre said based on customer research and discussions with public health officials, its North Pole is going online this year.

“Children will be able to have a private chat with Santa,” said Craig Flannagan, vice-president of marketing for Cadillac Fairview. “You’ll also be able to join a 15-minute storytime with Santa over Facebook Live.” 

At Place d’Orléans Shopping Centre, visitors are invited to take a “selfie with Santa” — actually, a life-size cutout of Santa Pierre, the man who’s been playing Santa at the east end mall for years.

“We understand that this is not ideal, but in lieu of this tradition we will be doing what we can to maintain and encourage holiday cheer,” according to a statement on the mall’s Facebook page.

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Ottawa Bylaw breaks up two large parties in Ottawa over the weekend

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OTTAWA — Ottawa Bylaw is investigating social gatherings of more than 10 people in private homes across Ottawa last weekend.

Mayor Jim Watson tells Newstalk 580 CFRA that Ottawa Bylaw broke-up two house parties over the weekend, with 20 to 25 people at each party.

“That’s the kind of stupidity that angers me, that’s where the bulk of the transmissions are taking place, if we exclude the tragedy of the long-term care homes; it’s these house parties with unrelated people,” said Watson on Newstalk 580 CFRA’s Ottawa at Work with Leslie Roberts.

“The message doesn’t seem to be getting through, particularly to some young people who think they’re invincible.”

In a statement to CTV News Ottawa, Bylaw and Regulatory Services Director Roger Chapman says, “There are still ongoing investigations from this past weekend that could result in charges.”

Chapman says recent investigations led to two charges being issued for social gatherings of more than 10 people in a private residence in contravention of the Reopening Ontario Act.

“In one case, up to 30 individuals were observed attending a house party in Ward 18 on Oct. 24,” said Chapman.

“The second charge was issued following a house party in Ward 16 on Oct. 31, where up to 16 individuals were observed to be in attendance.”

The fine is $880 for hosting an illegal gathering.

Alta Vista is Ward 18, while Ward 16 is River Ward.

Ottawa Bylaw has issued 24 charges for illegal gatherings since the start of the pandemic.

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