Connect with us

Headlines

Les Hôtesses d’Hilaire du Nouveau-Brunswick espèrent encore surprendre

Published

on

[ad_1]

Un texte d’Elisa Serret

Certains les connaissent déjà; d’autres, non. Chose certaine, si vous les croisez, vous vous en souviendrez. Avec son chanteur Serge Brideau, un être flamboyant et théâtral, le groupe acadien gagne en popularité chaque année. Une formation dont personne ne peut contester l’originalité, caractérisée par l’humour noir et le sarcasme.

C’est à Tracadie au Nouveau-Brunswick, dans la maison du père de Serge Brideau, que le porte-parole et chanteur du groupe les Hôtesses d’Hilaire nous donne rendez-vous. Une demeure atypique remplie de vestiges des années 70. Les musiciens de la formation puisent leur inspiration d’icônes comme Frank Zappa et Led Zeppelin, mais aussi de leur coin de pays.

La péninsule acadienne, ça m’inspire. Il y a une foule de personnages ici.

Serge Brideau, chanteur du groupe les Hôtesses d’Hilaire
Serge Brideau, chanteur du groupe les Hôtesses d’HilaireSerge Brideau, chanteur du groupe les Hôtesses d’Hilaire Photo : Radio-Canada

Le colosse barbu, assis entre les tournevis et les centaines de pots d’écrous de son père, nous indique méthodiquement, où s’installe chacun des cinq membres du groupe lorsqu’ils travaillent. Une forme de rituel artistique. Les cinq membres du groupe sont Serge Brideau, Mico Roy, Michel Vienneau, Léandre Bourgeois et Maxence Cormier. L’année 2019 marque le 10e anniversaire de la formation du groupe.

Au début, on avait du fun. Là, on a toujours du fun, mais c’est pas mal plus sérieux.

Serge Brideau, chanteur du groupe les Hôtesses d’Hilaire

Les Hôtesses d’Hilaire ont produit quatre albums, dont un opéra rock présenté en 2018 à guichet fermé. Une pièce musicale déjantée qui réunit 14 personnes sur scène interprétant 19 chansons. Le chanteur raconte que son groupe cherchait depuis des années à produire une pièce théâtrale musicale qui raconte une histoire purement acadienne. Une idée folle, précise-t-il, qui s’est concrétisée au terme de deux ans de travail.

L’opéra rock Viens avec moi sera présenté à nouveau en 2019, notamment aux Francofolies de Montréal.

On n’a jamais fait comme qu’est-ce que le monde veut entendre, on espère juste que le monde embarque. On fait ce que l’on aime.

Serge Brideau, chanteur des Hôtesses d’Hilaire.

Du cinéma?

Après une prestation musicale aussi intense et bigarrée que reste-t-il comme projet pour les Hôtesses d’Hilaire? Un autre album bientôt, selon le chanteur. Le groupe s’investit régulièrement dans des séances de création, toujours dans cette maison restée figée dans le temps. « On n’a pas fini de parler et d’écrire. Il nous reste des choses à dire », précise le parolier.

Et peut-être même faire du cinéma, surenchérit-il. La formation aimerait faire un film dans lequel tous les membres pourraient être acteurs. Serge Brideau désire assurer la réalisation du film avec ses comparses. Du rock punk dans vos écrans, qui sait? Des démarches sont en cours afin de trouver du financement pour réaliser le projet cinématographique.

Un cri du cœur pour les artistes canadiens

« Du financement, justement, parlons-en », lance Serge Brideau. Il y a trois ans, il a décidé de quitter son emploi d’ambulancier pour se consacrer à plein temps à sa musique. Mais il déplore qu’à l’ère des plateformes musicales comme Spotify, Deezer et iTunes, il soit presque impossible de vivre de sa musique.

Serge Brideau raconte que tous les membres de la formation doivent combiner deux ou trois emplois afin de boucler les fins de mois. « L’art, précise-t-il, c’est une façon de faire vivre sa culture et c’est important. » Le porte-parole évoque l’inaction du gouvernement de Justin Trudeau en la matière.

Je souhaite aux Hôtesses d’Hilaire et à tous les artistes canadiens une réelle politique culturelle. La situation actuelle est insoutenable pour presque tous les artistes au pays.

Serge Brideau, chanteur des Hôtesses d’Hilaire.

Parlant de culture, les membres des Hôtesses d’Hilaire sont particulièrement fiers d’être des Acadiens. Le groupe chante son Acadie natale. Les chansons sont souvent en chiac, un dialecte français-anglais parlé au Nouveau-Brunswick.

Je suis fier d’être Acadien; je suis fier de venir d’une minorité linguistique et il faut protéger nos acquis. J’ai envie de me battre pour ma culture.

Serge Brideau, chanteur des Hôtesses d’Hilaire.

Le groupe souhaite se produire dans de plus en plus de villes canadiennes et est apprécié tant par les anglophones que les francophones.

Des artistes engagés

En 10 ans, la formation a régulièrement pris position sur différents sujets, soit par l’intermédiaire de ses chansons ou sur la place publique. À propos du gaz de schiste ou des questions linguistiques ou encore de l’influence des médias sociaux sur la société. Pour le porte-parole, il est capital de s’affirmer comme citoyen.

« Peu importe que l’on soit médecin, enseignant ou artiste, il faut s’engager et prendre position. Moi, je suis sur la place publique, j’ai un micro, des caméras, je vais toujours en profiter pour défendre et m’engager. On protège ainsi notre démocratie », soutient Serge Brideau.

Au terme de 10 ans d’existence et plus de 600 concerts à leur actif, malgré les défis, le chanteur croit que tout est encore possible pour les Hôtesses d’Hilaire. Leur carnet de bord reste bien rempli.

[ad_2]

Source link

قالب وردپرس

Headlines

List of Tourist Attractions Open Now in Ottawa

Published

on

By

With Ontario now in Step 3 of 2021 three-step plan for reopening, museums and other indoor attractions are allowed to reopen with capacity limited to not exceed 50 per cent capacity indoors and 75 per cent capacity outdoors.

Here is a list of Ottawa attractions you can visit starting July 16th.

Do remember to wear masks and buy tickets in advance.

Parliament Hill

Parliament’s Centre Block and Peace Tower are closed for renovation.

You can join for tours of the Senate of Canada Building (2 Rideau Street), House of Commons at West Block (111 Wellington Street) on Parliament Hill, and East Block at East Block (111 Wellington Street) on Parliament Hill.

When: Grounds open; guided tours of Parliament are suspended through the summer of 2021.
Where: 111 Wellington Street, Downtown Ottawa

Continue Reading

Headlines

Ottawa performer leapfrogs from gymnastics to Broadway to TV

Published

on

By

A new AppleTV+ series set in a magical town that’s stuck in a neverending 1940s musical includes a pair of Ottawa siblings in the cast. 

Warren Yang and his sister, Ericka Hunter, play two of the singing, dancing residents of the village portrayed in Schmigadoon!, a small-screen series that takes its cues from classic musicals like Brigadoon, Wizard of Oz and Sound of Music, and skewers them with the offbeat comedic mastery of Saturday Night Live. 

In fact, you’ll recognize many of the names from SNL, starting with executive producer Lorne Michaels, creator of the late-night, live-comedy sketch show. Schmigadoon! also stars SNL cast member Cecily Strong and comedian Keegan-Michael Key, who hosted SNL in May. They play a New York couple who get lost on a hike and stumble into a strange town where everyone sings and dances. 

For Yang, a relative newcomer to show-biz, the series marks his television debut. For Hunter, the younger of his two older sisters, it’s the latest in a career path that began with dance lessons as a child more than 30 years ago. She attended Canterbury High School, Ottawa’s arts-focused secondary school. 

“Her dream was always to perform,” said Yang, 34, in an interview. “But that was never the path I thought was an option for me.” 

While his sister studied dance, Yang did gymnastics. He was an elite gymnast throughout his youth, ultimately leaving Merivale High School at 16 to train in Montreal, finishing high school through correspondence courses. He was a member of the Canadian National Team and received a scholarship to study at Penn State, majoring in marketing. 

A few years after graduation, Yang was working at an advertising agency in Toronto when he got a call from a Manhattan number. To his astonishment, they asked if he would be interested in auditioning for a Broadway revival of Miss Saigon.

Continue Reading

Headlines

COVID-19: uOttawa to require vaccination for students living in residence

Published

on

By

Vaccination will be mandatory for students who want to live in residence at the University of Ottawa this year, with proof of vaccination and at least one dose required before move-in, or within two weeks of doing so if they can’t secure a shot before arriving.

Those who can’t receive a vaccine for “health-related reasons or other grounds protected under the Ontario Human Rights Code” will be able to submit a request for accommodation through the university’s housing portal, according to information on the university’s website.

Students with one dose living in residence will also have to receive their second dose “within the timeframe recommended by Ottawa Public Health.”

People who haven’t been granted an exemption and don’t get vaccinated or submit proof of having done so by the deadlines set out by the school will have their residence agreements terminated, uOttawa warns.

“Medical and health professionals are clear that vaccination is the most (effective) means of protecting people and those around them,” reads a statement provided to this newspaper by uOttawa’s director of strategic communications, Patrick Charette.

Article content

“It is precisely for this reason that the University of Ottawa is requiring all students living in residence for the 2021-2022 academic year to be fully vaccinated. The University recognizes that some students may require accommodations for a variety of reasons and will be treating exceptions appropriately.”

Faculty, staff and students are also strongly encouraged to get vaccinated, the statement notes.

“Ensuring a high vaccine coverage in all communities is critical to ensuring an ongoing decline in cases and ending the pandemic. This will be especially important with the return of students to post-secondary institutions in our region in the fall of 2021.”

Neither Carleton University nor Algonquin College is currently mandating vaccination for students living in residence, according to the websites for both schools. But uOttawa isn’t alone in its policy – Western University, Trent University, Durham College and Fanshawe College have all implemented similar requirements. Seneca College, in the GTA, is going even further, making vaccination mandatory for students and staff to come to campus, in-person, for the fall term.

Continue Reading

Chat

Trending