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Donner naissance après le cancer, grâce à la congélation d’ovules

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Un texte de Myriam Fimbry

Éléonore est arrivée comme un grand bonheur. Elle gazouille, vocalise et, ce matin-là, ne veut pas se rendormir. Calme, éveillée, elle fait déjà ses nuits à l’âge de 4 mois, de 20 h à 6 h : le rêve de tous les parents.

Sa maman s’installe dans la pénombre pour lui donner le sein droit. Son unique sein, après une mastectomie. « Il produit bien! dit-elle. Ça va bien, il produit pour deux! Hein ma chérie? T’es bien nourrie! » En guise de réponse, Éléonore tousse et s’étouffe, tellement elle boit vite.

Cinq ans plus tôt, la vie s’arrêtait pour Anne-Laure Corroy. Une masse dans le sein gauche avait attiré son attention quelques mois plus tôt, mais l’incrédulité et l’insouciance avaient retardé la consultation. Sportive, attentive à son alimentation, sans antécédents familiaux, elle n’avait aucun facteur de risque.

Mais ce qu’elle croyait être un kyste sans danger a grossi. Puis tout s’est enchaîné : mammographie, prélèvement, biopsie, jusqu’à ce que le couperet tombe. C’était un cancer.

À 37 ans, ça fait mal. C’est le néant, le vide. Je me suis demandé : qu’est-ce qui se passe? Quand est-ce que je vais mourir? Pourquoi moi?

Anne-Laure Corroy, à l’annonce de son cancer du sein

Assez rapidement, une chirurgie est envisagée, une mastectomie. « C’est mon point commun avec Angelina Jolie! Y’a pire, dans la vie, hein? », demande-t-elle dans un éclat de rire.

En sa qualité d’infirmière en santé mentale, Anne-Laure Corroy côtoie un médecin dont la conjointe travaille au Centre hospitalier universitaire Sainte-Justine. « C’est un hasard, mais elle m’a appelée et m’a conseillé de faire prélever des ovules, au cas où je voudrais des enfants par la suite. Je n’aurais jamais pensé à faire ça! »

Prélèvement d’ovules

Cette procédure demande une étroite collaboration entre le service d’oncologie et la clinique de procréation assistée. Il faut planifier le bon moment pour prélever les ovules, en tenant compte du cycle d’ovulation, tout en surveillant l’impact de la prise d’hormones sur l’évolution du cancer.

Dans le cas d’Anne-Laure Corroy, l’ablation du sein a permis d’enlever toute la masse cancéreuse. Elle a suivi d’autres traitements, comme l’hormonothérapie, mais finalement, pas de chimiothérapie.

Pour lui permettre de tomber enceinte, à l’âge de 41 ans, les médecins ont d’abord tenté l’insémination, sans succès. Puis la fécondation in vitro a marché du premier coup. « Ça, c’était un grand bonheur », souligne Anne-Laure.

Éléonore, 4 mois, va bientôt s'endormir.Éléonore, 4 mois, va bientôt s’endormir. Photo : Radio-Canada / Myriam Fimbry

La grossesse, suivie de près par l’équipe médicale de Sainte-Justine, s’est bien déroulée. Le bébé, une petite fille, est né au début du mois d’août. Anne-Laure ne voulait pas connaître le sexe avant la naissance, pour savourer une surprise de plus.

C’est un miracle de la vie. Mon bébé, c’est mon miracle. Elle est belle, elle est en bonne santé, tout va bien, elle fait craquer tout le monde.

Anne-Laure Corroy, maman d’Éléonore

« Plus rien n’existait. Je n’entendais plus les gens autour de moi. J’ai été métamorphosée. Je ne me reconnais même plus. » Anne-Laure cherche les mots, tout en allaitant. « Ç’a été… ç’a été extraordinaire. Je suis devenue une maman. C’est unique, c’est vraiment unique ce sentiment-là, wow! Un sentiment qui m’était inconnu. La naissance d’un amour inconditionnel. »

De nombreuses mères pourraient dire la même chose après leur accouchement. Ce qui est encore plus unique, peut-être, c’est de donner naissance après un cancer, après avoir cru que la mort approchait.

Anne-Laure rappelle que vivre une maladie est aussi difficile pour le couple. « Beaucoup de choses ont été difficiles à vivre. C’est très difficile pour les deux. Mais maintenant, on l’a, c’est notre miracle. C’est merveilleux. On revit! »

Risque de récidive

Elle préfère ne pas penser à cette épée de Damoclès qui plane encore au-dessus de sa tête. La grossesse, en stimulant les hormones, augmente le risque que son cancer revienne. « C’est sûr qu’il y a toujours une inquiétude qui traîne derrière : est-ce que ça va recommencer ou pas? Mais moi, je n’y pense pas. Mon conjoint y pense peut-être un peu plus que moi. »

Anne-Laure a rendez-vous avec son oncologue tous les ans. Elle va faire des mammographies régulièrement. « Pour l’instant, rien d’inquiétant, tout va bien. Mon oncologue m’a donné rendez-vous l’année prochaine », assure-t-elle.

Est-ce qu’elle voudrait d’autres enfants? « Ah oui! Si je peux, là, je renchaîne direct! J’en veux un deuxième, c’est sûr. »

Il lui reste quelques embryons congelés, qui peuvent être « décongelés à la demande ». « Je peux retourner les voir et leur dire : vous m’en implantez un autre, s’il vous plaît! », dit-elle en riant.

Plusieurs hôpitaux et cliniques privées offrent le service de congélation d’ovules avant des traitements médicaux. Le Centre universitaire de santé McGill fait figure de précurseur. C’est là qu’est né, en 2005, le premier bébé issu d’un ovule congelé pour des raisons oncologiques.

Le cas d’Anne-Laure Corroy est une première pour le Centre hospitalier universitaire Sainte-Justine, qui a commencé à offrir le service de congélation d’ovules en 2013. Bientôt, l’hôpital démarrera aussi un programme de cryopréservation du tissu ovarien, qui permettra notamment aux enfants ou aux jeunes filles prépubères de préserver leur fertilité future.

La congélation d’ovules au CHU Sainte-Justine en bref

  • 81 patientes ont utilisé le service depuis 2013.
  • Elles étaient âgées de 12 à 42 ans lors du prélèvement et de 27 ans en moyenne.
  • Elles l’ont fait pour des raisons médicales variées : anémie falciforme, carcinome, aplasie médullaire, cancer, kyste dermoïde, lymphome.
  • 12 % ont utilisé leurs ovules jusqu’à présent.
  • Une seule femme a donné naissance après avoir congelé ses ovules pour des raisons oncologiques.

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City committee votes to name Sandy Hill Park after Inuit artist Annie Pootoogook

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OTTAWA — Ottawa city councillors have voted to rename a Sandy Hill park after celebrated Inuk artist Annie Pootoogook.

The community and protective services committee approved a recommendation to rename the park at 240 Somerset Street East the “Annie Pootoogook Park.”

Pootoogook was an award-winning artist who lived in Ottawa. She died in 2016 at the age of 47 when she fell into the Rideau River. Ottawa police investigated her death, but it was ruled non-suspicious.

Stephanie Plante submitted an application to the city to commemorate Pootoogook by renaming the park after her.

Plante says she met with Veldon Coburn, the adoptive father of Pootoogook’s eight-year-old daughter, and reached out to Pootoogook’s brother in Nunavut to discuss the idea.

“Women matter, the arts matter, and most importantly Inuit people matter,” Plante told the committee.

“As of today, it’s quite possible an entirely new generation will write Annie Pootoogook Park on birthday party invitations, t-ball sign ups, dog park meet ups, soccer registration forms, summer camp locations.”

Alexandra Badzak, director of the Ottawa Art Gallery, told the community and protective services committee the arts community supports honouring Pootoogook.

“Those of us in the arts in Ottawa, across Canada and internationally know of the importance of Annie Pootoogook’s work,” said Badzak. “Who’s pen and pencil crayon drawings drew upon the legacy of her famous artistic family.”

The head of the National Gallery of Canada said Pootoogook’s artistic legacy is remembered across Canada.

“There’s absolutely no question that Annie Pootoogook is deserving of having Sandy Hill Park named in her honour,” Sasha Suda told the committee Thursday morning.

“She was an unbelievably bright light. Despite the briefness of her career, she leaves an incredibly strong legacy through her art work and in the ways that she changed the art world.”

Coun. Mathieu Fleury told the committee plans are in the works to set up an exhibit space in the Sandy Hill Community Centre to highlight Pootoogook’s work. The city is also working to set up programming for Inuit and artists in the park.

Council will vote on the proposal next week.

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City aces legal dispute over Kanata golf club

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An Ontario court judge has upheld a 40-year-old agreement that says the Kanata Lakes Golf and Country Club must remain open space and not be redeveloped into a housing community.

The decision is a big win for the city, Kanata North Coun. Jenna Sudds and her constituents, who have spent two years trying to prevent property owner ClubLink from turning the course into a 1,500-home development with its partners Minto Communities and Richcraft Homes.

Sudds, who said she burst into tears over Friday’s decision, called it “terrific news” for the community. As many as 500 homes back onto the course and more than 1,000 households use the grounds for recreation, she said.

“The green space, the golf course itself, which really is right in the middle of our community here, is used by the community quite frequently,” said Sudds, who recently moved the neighbourhood. “I see people out all hours of the day throughout the winter. It’s amazing to see all the tracks snowshoeing and skiing and dog-walking.”

40-year-old agreement ‘valid’

ClubLink, which bought the 50-year-old course in 1997, announced in December 2018 that it planned to redevelop part of the property.

Local residents, along with the newly elected councillor and the city’s own legal department, argued that the development shouldn’t go ahead due to a 1981 legal agreement between then City of Kanata and the developer. That agreement called for 40 per cent of the area in Kanata Lakes to be open space in perpetuity.

“The 1981 Agreement continues to be a valid and binding contract,” Ontario Superior Court Justice Marc Labrosse wrote in his 44-page decision.

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Ottawa residents remain pro-Trump Avenue

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It appears Donald Trump still has a home in Canada’s capital, even if he has departed Washington, D.C.

Earlier this year, residents on Trump Avenue, in Ottawa’s Central Park neighbourhood, put the possibility of changing the name of their street to a vote following the former president’s tumultuous time in office.

The neighbourhood has several streets named after icons of New York City and Trump was a famous real estate mogul before he was elected.

In order to change the name of a street, the city requires 50 per cent plus one of all households on that street to be in favour.

There are 62 houses on Trump Avenue, meaning at least 32 households would have had to vote to change the name.

The city councillor for the area, Riley Brockington, said Wednesday that 42 households voted and the neighbourhood was divided, 21 to 21. 

Without the required margin to enact the change, Brockington says the matter will not proceed any further. 

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