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Du « nanométal » dans l’air à l’aéroport Montréal-Trudeau

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La recherche, dont les résultats ont été publiés la semaine dernière dans la revue scientifique Environmental Pollution, a été menée entre juillet et septembre 2017 sur le site de l’aéroport. Deux stations d’enregistrements avaient été installées : la première sur le tarmac du terminal international; la seconde près du débarcadère des départs, à quelques mètres au-dessus du sol.

On y a retrouvé un nombre « très, très élevé » de particules en suspension dans l’air, confirme au téléphone l’auteure principale de l’étude, Parisa A. Ariya, professeure aux départements de chimie et des sciences atmosphériques et océaniques de l’Université McGill.

Jusqu’à 2 millions de particules par centimètre cube ont été détectés, soit plus que « toutes les mesures prises jusqu’à maintenant dans tout autre aéroport international », peut-on lire dans le résumé de la recherche.

C’est aussi significativement plus qu’au centre-ville de Montréal ou sur l’autoroute à l’heure de pointe, précise l’étude, qui qualifie l’aéroport de Dorval de « zone sensible » (hotspot, en anglais).

Une détection difficile

Les particules observées par les chimistes et les physiciens à Montréal-Trudeau sont principalement des « nanoparticules », soit des particules dont le diamètre est inférieur à 100 nanomètres (0,0001 mm).

Ces nanoparticules étaient impossibles à observer auparavant. Encore aujourd’hui, rares sont les chercheurs à pouvoir disposer d’instruments capables de les mesurer.

Des appareils de pointe, dont un microscope électronique en transmission à balayage de haute définition (high-resolution STEM imaging, en anglais), ont toutefois permis à l’équipe de l’Université McGill d’étudier la qualité de l’air à Montréal-Trudeau comme jamais auparavant.

Peu d’autres aéroports internationaux ont été soumis à un tel niveau d’analyse. Cela étant dit, c’est à Montréal qu’on a observé le nombre de nanoparticules le plus élevé jusqu’à maintenant.

Pourquoi? La professeure Ariya avance quelques hypothèses : le grand nombre de vols à Montréal-Trudeau par rapport aux autres aéroports étudiés, la proximité de l’aéroport avec le centre-ville, le fait que Montréal soit situé sur une île, etc.

Des nanoparticules nocives pour la santé

Plus de 30 éléments chimiques ont été détectés dans les particules en suspension dans l’air à Montréal-Trudeau.

Si certains de ces éléments ne sont « pas du tout dangereux », aux dires de la professeure Ariya, d’autres sont considérés comme toxiques par l’Agence américaine de protection de l’environnement (EPA).

Son équipe a notamment retrouvé des concentrations variables de zinc, de nickel, de fer et de plomb, mais aussi d’autres métaux lourds, comme du chrome, du manganèse et de l’arsenic.

Ces concentrations n’ont rien d’illégal, selon Mme Ariya. « Les règlementations, en ce moment, ne demandent pas de mesurer les nombres [de nanoparticules] », explique-t-elle.

Elles pourraient toutefois avoir le potentiel de nuire à la santé, admet la professeure. « Les nanoparticules dans l’air sont considérées comme des contaminants émergents parce qu’on sait qu’ils ont des effets sur la santé. Et c’est à cause de ça que les nanoparticules sont considérées par l’Organisation mondiale de la santé comme sa priorité numéro un. »

En attendant, Mme Ariya insiste pour dire qu’« il ne faut pas être alarmiste », dans la mesure où son étude ne portait pas sur l’impact de la qualité de l’air sur la santé humaine, mais uniquement sur la taille, la concentration et la composition des particules en suspension.

Selon elle, d’autres recherches devront être menées, à Montréal-Trudeau comme dans les autres aéroports internationaux de la planète.

ADM promet un suivi

Aéroports de Montréal (ADM), qui a permis à l’équipe de chercheurs de mener ses travaux, a indiqué par courriel que l’étude de 35 pages lui avait été transmise le jour de sa publication, le 19 décembre.

« Nos équipes de la direction Environnement et Développement durable en prendront connaissance et assureront un suivi avec l’équipe de chercheurs au cours des prochaines semaines », écrit la porte-parole Marie-Claude Desgagnés.

« Cette recherche s’inscrit d’ailleurs dans notre volonté de poursuivre notre développement tout en minimisant notre empreinte écologique », ajoute-t-elle.

ADM dit avoir contribué financièrement au travail des chercheurs « à la hauteur de plusieurs milliers de dollars ». La professeure Ariya assure néanmoins que l’étude menée par son laboratoire a été faite de manière complètement indépendante.

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City committee votes to name Sandy Hill Park after Inuit artist Annie Pootoogook

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OTTAWA — Ottawa city councillors have voted to rename a Sandy Hill park after celebrated Inuk artist Annie Pootoogook.

The community and protective services committee approved a recommendation to rename the park at 240 Somerset Street East the “Annie Pootoogook Park.”

Pootoogook was an award-winning artist who lived in Ottawa. She died in 2016 at the age of 47 when she fell into the Rideau River. Ottawa police investigated her death, but it was ruled non-suspicious.

Stephanie Plante submitted an application to the city to commemorate Pootoogook by renaming the park after her.

Plante says she met with Veldon Coburn, the adoptive father of Pootoogook’s eight-year-old daughter, and reached out to Pootoogook’s brother in Nunavut to discuss the idea.

“Women matter, the arts matter, and most importantly Inuit people matter,” Plante told the committee.

“As of today, it’s quite possible an entirely new generation will write Annie Pootoogook Park on birthday party invitations, t-ball sign ups, dog park meet ups, soccer registration forms, summer camp locations.”

Alexandra Badzak, director of the Ottawa Art Gallery, told the community and protective services committee the arts community supports honouring Pootoogook.

“Those of us in the arts in Ottawa, across Canada and internationally know of the importance of Annie Pootoogook’s work,” said Badzak. “Who’s pen and pencil crayon drawings drew upon the legacy of her famous artistic family.”

The head of the National Gallery of Canada said Pootoogook’s artistic legacy is remembered across Canada.

“There’s absolutely no question that Annie Pootoogook is deserving of having Sandy Hill Park named in her honour,” Sasha Suda told the committee Thursday morning.

“She was an unbelievably bright light. Despite the briefness of her career, she leaves an incredibly strong legacy through her art work and in the ways that she changed the art world.”

Coun. Mathieu Fleury told the committee plans are in the works to set up an exhibit space in the Sandy Hill Community Centre to highlight Pootoogook’s work. The city is also working to set up programming for Inuit and artists in the park.

Council will vote on the proposal next week.

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City aces legal dispute over Kanata golf club

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An Ontario court judge has upheld a 40-year-old agreement that says the Kanata Lakes Golf and Country Club must remain open space and not be redeveloped into a housing community.

The decision is a big win for the city, Kanata North Coun. Jenna Sudds and her constituents, who have spent two years trying to prevent property owner ClubLink from turning the course into a 1,500-home development with its partners Minto Communities and Richcraft Homes.

Sudds, who said she burst into tears over Friday’s decision, called it “terrific news” for the community. As many as 500 homes back onto the course and more than 1,000 households use the grounds for recreation, she said.

“The green space, the golf course itself, which really is right in the middle of our community here, is used by the community quite frequently,” said Sudds, who recently moved the neighbourhood. “I see people out all hours of the day throughout the winter. It’s amazing to see all the tracks snowshoeing and skiing and dog-walking.”

40-year-old agreement ‘valid’

ClubLink, which bought the 50-year-old course in 1997, announced in December 2018 that it planned to redevelop part of the property.

Local residents, along with the newly elected councillor and the city’s own legal department, argued that the development shouldn’t go ahead due to a 1981 legal agreement between then City of Kanata and the developer. That agreement called for 40 per cent of the area in Kanata Lakes to be open space in perpetuity.

“The 1981 Agreement continues to be a valid and binding contract,” Ontario Superior Court Justice Marc Labrosse wrote in his 44-page decision.

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Ottawa residents remain pro-Trump Avenue

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It appears Donald Trump still has a home in Canada’s capital, even if he has departed Washington, D.C.

Earlier this year, residents on Trump Avenue, in Ottawa’s Central Park neighbourhood, put the possibility of changing the name of their street to a vote following the former president’s tumultuous time in office.

The neighbourhood has several streets named after icons of New York City and Trump was a famous real estate mogul before he was elected.

In order to change the name of a street, the city requires 50 per cent plus one of all households on that street to be in favour.

There are 62 houses on Trump Avenue, meaning at least 32 households would have had to vote to change the name.

The city councillor for the area, Riley Brockington, said Wednesday that 42 households voted and the neighbourhood was divided, 21 to 21. 

Without the required margin to enact the change, Brockington says the matter will not proceed any further. 

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