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La canneberge, quel impact sur les milieux humides?

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Après les États-Unis, le Québec est le deuxième producteur mondial, mais l’industrie est présente dans six provinces canadiennes, notamment en Colombie-Britannique et en Ontario.

Il faut plus d’études. Je ne suis pas en mesure de dire si c’est dommageable ou pas dommageable.

Silvio José Gumière, chercheur au Département des sols et de génie agroalimentaire de l’Université Laval

La plupart des cannebergières se trouvent à proximité ou à même une tourbière, mais au Québec elles sont en partie exemptées de la nouvelle loi sur les milieux humides.

Depuis septembre, les producteurs n’ont pas à payer de compensations pour la détérioration de ces milieux, qui jouent pourtant un rôle-clé dans la régulation des crues et la filtration des polluants.

On ne connaît pas tous les impacts à long terme. Entre autres, aucune étude n’a été effectuée pour déterminer si les pesticides utilisés par l’industrie aboutissent dans les eaux souterraines, qui alimentent les cours d’eau.

Des hommes dans un champ de canneberges.20 % de la production mondiale de canneberges provient de la Colombie-Britannique. Photo : La Presse canadienne / DARRYL DYCK

On est encore en train de mesurer cette circulation d’eau, explique le chercheur Silvio José Gumière.

Chaque producteur québécois doit tout de même trouver des mesures pour minimiser l’impact, précise la directrice de l’Association des producteurs de canneberges, Monique Thomas. La nouvelle loi prévoit aussi que les milieux humides devront être « remis dans l’état où ils étaient » après la production.

Une mesure qui relève de la pensée magique, selon la présidente de l’organisme Nature Québec, Louise Gratton, puisque ces tourbières ont mis des milliers d’années à s’établir.

Un parcours controversé

La canneberge est cultivée en Amérique du Nord depuis bien avant l’arrivée des premiers colons. Les Amérindiens l’utilisaient pour soigner leurs maux urinaires, et les marins français pour lutter contre le scorbut, une maladie due à une carence en vitamine C.

Dès le 19e siècle, des fermes familiales sont apparues au Massachusetts, puis au Canada. Plus d’un siècle plus tard, l’industrie a explosé des deux côtés de la frontière, notamment en raison d’une demande accrue dans les années 80 pour le jus de canneberge.

Depuis, le petit fruit demeure un incontournable du temps des Fêtes.

Photo en noir et blanc d'un fermier.La première ferme de canneberges du Centre-du-Québec a été fondée en 1939 par Edgar Larocque. Photo : Association des producteurs de canneberge du Québec

Les milieux humides ont écopé (Nouvelle fenêtre). Au Centre-du-Québec, où la production est concentrée, près du quart des tourbières ont disparu depuis 1964, principalement en raison de la culture de la canneberge, selon une étude (Nouvelle fenêtre) de l’Institut de recherche en biologie végétale du Jardin botanique et de l’Université du Québec à Montréal.

« Les opérations à grande échelle ont accaparé de larges milieux humides, mais aussi des secteurs où la canneberge ne pousse pas traditionnellement », explique la professeure agrégée à l’Université de Toronto, Sarah Wakefield, spécialisée dans les politiques de système alimentaire.

Inquiétudes aux États-Unis

Aux États-Unis, le leader mondial, des experts s’inquiètent des effets des pesticides sur la santé (Nouvelle fenêtre), mais aussi sur la qualité de l’eau qui est rejetée dans les cours d’eau avoisinants. « L’impact en aval dans les bassins versants est une préoccupation majeure », explique le chercheur Chris Neil du Centre de recherche Woods Hole au Massachusetts.

Les producteurs modernes utilisent moins d’eau, mais plus de pesticides et de fertilisants à base de phosphore, dit-il. Lorsque ceux-ci se propagent dans les eaux de surface, ils ont un impact direct sur les écosystèmes, sur la prolifération d’algues et sur la santé des poissons.

Un fermier dans un bassin d'eau plein de canneberges.Le fermier Malcolm McPhail lors de la récolte à Ilwaco dans l’État de Washington Photo : Associated Press / Ted S. Warren

Au Canada, on ne connaît pas tous les impacts à long terme de l’utilisation de pesticides et de fertilisants.

En effet, selon ce mémoire (Nouvelle fenêtre) déposé en 2016 à l’Université de Sherbrooke, puisque la canneberge se doit d’être cultivée sur un terrain dont la nappe d’eau se situe relativement près de la surface du sol, les impacts sur les eaux souterraines sont probables et il est nécessaire de les analyser.

Puisqu’une grande concentration de cannebergières se trouvent au Québec, ces impacts « s’avèrent possiblement très problématiques », selon Louise Gratton, « mais ils n’ont jamais été évalués ».

Des pas de géant

Malgré ces incertitudes, force est d’admettre que l’industrie de la canneberge a fait des avancées importantes dans les dernières décennies.

Northorp Johnson, qui gère la ferme familiale à Bala, en Ontario, remarque que les temps ont changé depuis que son grand-père a défriché la terre pour y aménager une cannebergière dans les années 50.

Les pesticides étaient si puissants que personne n’avait le droit de marcher sur la ferme une semaine après l’application. Aujourd’hui, on se voit comme des gardiens de la terre.

Un jeune homme heureux dans une ferme.Northorp Johnson et sa famille se sont tournés vers le vin de canneberge pour augmenter leur chiffre d’affaires. Photo : Radio-Canada

En plus d’avancées technologiques sur l’irrigation et le drainage, plusieurs producteurs maintiennent aujourd’hui la production dans des bassins quasi fermés, ce qui limite l’impact en surface sur les milieux avoisinants.

On a développé des algorithmes pour déterminer si c’est le moment ou pas d’irriguer […] L’eau est récupérée dans un bassin en aval de la ferme, et en automne elle est réutilisée pour la récolte, explique Silvio José Gumière.

Un homme en entrevue.Silvio José Gumière, chercheur au Département des sols et de génie agroalimentaire de l’Université Laval Photo : Radio-Canada

Des études sont aussi en cours à l’Université de Montréal pour mieux gérer la pollution par les pesticides.

Le chercheur Bernd Franz Lang se penche sur l’utilisation de mycorhizes, des champignons qui vivent en symbiose avec les plants de canneberge.

La culture de la canneberge n’est pas aussi polluante que d’autres cultures au Canada, où l’utilisation de fongicides est minime, alors qu’aux États-Unis c’est plutôt grave, dit-il. Le Québec est déjà le leader en culture bio de canneberges, et notre recherche soutient [l’importance] de convertir en bio.

De son côté, Monique Thomas fait valoir que plusieurs espèces menacées ont trouvé refuge dans les cannebergières, notamment la tortue des bois.

Louis Gratton de Nature Québec rappelle toutefois que la majorité des cannebergières se trouvent encore dans les tourbières en raison de la facilité d’acheter des terres humides et d’obtenir un certificat d’autorisation.

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List of Tourist Attractions Open Now in Ottawa

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With Ontario now in Step 3 of 2021 three-step plan for reopening, museums and other indoor attractions are allowed to reopen with capacity limited to not exceed 50 per cent capacity indoors and 75 per cent capacity outdoors.

Here is a list of Ottawa attractions you can visit starting July 16th.

Do remember to wear masks and buy tickets in advance.

Parliament Hill

Parliament’s Centre Block and Peace Tower are closed for renovation.

You can join for tours of the Senate of Canada Building (2 Rideau Street), House of Commons at West Block (111 Wellington Street) on Parliament Hill, and East Block at East Block (111 Wellington Street) on Parliament Hill.

When: Grounds open; guided tours of Parliament are suspended through the summer of 2021.
Where: 111 Wellington Street, Downtown Ottawa

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Ottawa performer leapfrogs from gymnastics to Broadway to TV

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A new AppleTV+ series set in a magical town that’s stuck in a neverending 1940s musical includes a pair of Ottawa siblings in the cast. 

Warren Yang and his sister, Ericka Hunter, play two of the singing, dancing residents of the village portrayed in Schmigadoon!, a small-screen series that takes its cues from classic musicals like Brigadoon, Wizard of Oz and Sound of Music, and skewers them with the offbeat comedic mastery of Saturday Night Live. 

In fact, you’ll recognize many of the names from SNL, starting with executive producer Lorne Michaels, creator of the late-night, live-comedy sketch show. Schmigadoon! also stars SNL cast member Cecily Strong and comedian Keegan-Michael Key, who hosted SNL in May. They play a New York couple who get lost on a hike and stumble into a strange town where everyone sings and dances. 

For Yang, a relative newcomer to show-biz, the series marks his television debut. For Hunter, the younger of his two older sisters, it’s the latest in a career path that began with dance lessons as a child more than 30 years ago. She attended Canterbury High School, Ottawa’s arts-focused secondary school. 

“Her dream was always to perform,” said Yang, 34, in an interview. “But that was never the path I thought was an option for me.” 

While his sister studied dance, Yang did gymnastics. He was an elite gymnast throughout his youth, ultimately leaving Merivale High School at 16 to train in Montreal, finishing high school through correspondence courses. He was a member of the Canadian National Team and received a scholarship to study at Penn State, majoring in marketing. 

A few years after graduation, Yang was working at an advertising agency in Toronto when he got a call from a Manhattan number. To his astonishment, they asked if he would be interested in auditioning for a Broadway revival of Miss Saigon.

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COVID-19: uOttawa to require vaccination for students living in residence

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Vaccination will be mandatory for students who want to live in residence at the University of Ottawa this year, with proof of vaccination and at least one dose required before move-in, or within two weeks of doing so if they can’t secure a shot before arriving.

Those who can’t receive a vaccine for “health-related reasons or other grounds protected under the Ontario Human Rights Code” will be able to submit a request for accommodation through the university’s housing portal, according to information on the university’s website.

Students with one dose living in residence will also have to receive their second dose “within the timeframe recommended by Ottawa Public Health.”

People who haven’t been granted an exemption and don’t get vaccinated or submit proof of having done so by the deadlines set out by the school will have their residence agreements terminated, uOttawa warns.

“Medical and health professionals are clear that vaccination is the most (effective) means of protecting people and those around them,” reads a statement provided to this newspaper by uOttawa’s director of strategic communications, Patrick Charette.

Article content

“It is precisely for this reason that the University of Ottawa is requiring all students living in residence for the 2021-2022 academic year to be fully vaccinated. The University recognizes that some students may require accommodations for a variety of reasons and will be treating exceptions appropriately.”

Faculty, staff and students are also strongly encouraged to get vaccinated, the statement notes.

“Ensuring a high vaccine coverage in all communities is critical to ensuring an ongoing decline in cases and ending the pandemic. This will be especially important with the return of students to post-secondary institutions in our region in the fall of 2021.”

Neither Carleton University nor Algonquin College is currently mandating vaccination for students living in residence, according to the websites for both schools. But uOttawa isn’t alone in its policy – Western University, Trent University, Durham College and Fanshawe College have all implemented similar requirements. Seneca College, in the GTA, is going even further, making vaccination mandatory for students and staff to come to campus, in-person, for the fall term.

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