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Le congé de maternité québécois a 40 ans

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C’est en 1973 que le gouvernement fédéral permet d’abord aux nouvelles mères de réclamer 15 semaines d’assurance-emploi. L’initiative est bonne, mais il fallait un savant calcul du nombre de semaines de grossesse pour y avoir droit et des femmes en étaient exclues, dont celles qui travaillaient pour leur mari et les travailleuses agricoles.

Pour les travailleuses qui attendent un enfant à l’époque, un autre défi de taille reste : rien ne leur garantit leur emploi après les 15 semaines d’assurance-emploi.

Enceinte de quatre mois, un budget « insuffisant » en 1977

« Je travaillais dans l’entreprise privée, il n’y avait pas de syndicat. Le patron m’a demandé un jour si je connaissais quelqu’un pour travailler, expliquait Lise Rémillard en entrevue à l’émission Femmes d’aujourd’hui en 1977. J’ai donné le nom de la personne, il l’a engagée. Une semaine après, il m’a demandé à son bureau, il m’a dit que son budget ne lui permettait plus de m’avoir… J’avais quatre mois de maternité […] Il a dit que je pourrais me reposer, puis toute l’affaire. [Animatrice :] Mais est-ce que vous étiez malade? [L.R.] Non, je n’étais pas malade du tout, j’étais en pleine forme. »

J’ai pris mes bébelles et je m’en suis allée. Je ne pouvais pas faire grand-chose.

Lise Rémillard, en entrevue à l’émission Femmes d’aujourd’hui en 1977

Le statut des femmes enceintes change avec la garantie d’emploi

Le 1er janvier 1979, le Québec change la donne : être enceinte n’est plus une tare. C’est toujours le programme d’assurance-emploi qui verse les prestations, mais ce qui change, c’est que l’emploi est garanti au retour du travail, si l’on est admissible.

« La reconnaissance du congé maternité est une grande victoire. Il visait à faire reconnaître le rôle de la maternité – il y avait un rôle symbolique – l’idée que la maternité, c’est quelque chose d’utile à notre société, c’est quelque chose d’important, de pertinent », explique Rachel Gagnon, directrice de l’Institut d’études féministes de l’Université du Québec à Montréal.

L’expérience de Lise D’Amours, une soudeuse en électronique témoigne du changement. En septembre 1979, quelques mois après l’annonce du nouveau de congé de maternité, elle participe au magazine Telemag sur les ondes de Radio-Canada.

Mon patron a été très gentil, il m’a dit félicitations […] et il m’a demandé si j’avais l’intention de revenir au travail. J’ai dit oui. Puis il m’a demandé combien de temps […] je lui ai dit à peu près trois mois, que je voulais allaiter mon bébé. Il m’a dit garde toujours le contact avec moi pour savoir quelle date au juste tu vas rentrer.

Lise D’Amours, soudeuse en électronique en entrevue au magazine Telemag de Radio-Canada

En 1996, Québec propose un congé parental plus long et mieux rémunéré, mais les négociations achoppent avec le fédéral. Finalement, c’est le 1er janvier 2006, que le Régime québécois d’assurance parentale (RQAP) entre en vigueur.

Aujourd’hui, la politique de congé maternité, et plus globalement de congé parental au Québec, est montrée en exemple sur la scène internationale avec ses 50 semaines en tout, dont 18 au moins en congé de maternité à 70 % du revenu hebdomadaire moyen et 32 semaines de congé parental.

Souvent placé sur un piédestal, le congé québécois est comparé au congé suédois – quand même plus généreux – où les parents se partagent 69 semaines de congé, dont 56 semaines à 77 % du revenu hebdomadaire.

Plusieurs oubliées, même en 2018

Les défis sont encore nombreux dans la province pour plusieurs catégories de la population, notamment les étudiantes, souligne Marie-Pier Landry, responsable du dossier des congés parentaux étudiants à l’Association des parents étudiants de l’Université Laval (APETUL).

« Les mamans sont inventives pour trouver des façons de passer au travers de la maternité dans un contexte d’étude, mais ce n’est pas sans impact négatif. Qu’est-ce qu’on fait pour accommoder une étudiante enceinte? On lui propose de s’exclure. Est-ce que ça lui permet de vivre dans des conditions décentes et est-ce que ça lui permet de poursuivre ces études? C’est la question qu’il faut se poser », soutient Mme Landry.

Selon elle, la majorité des parents étudiants choisissent de travailler à temps partiel pour être éligibles aux prêts et bourses, mais cela ne suffit pas. D’autres quittent leurs programmes pour ne pas avoir à payer l’université durant ce temps-là, mais ils n’ont alors plus accès aux prêts et bourses. C’est un jeu d’équilibriste.

Dans certains domaines, les étudiants et stagiaires au postdoctorat reçoivent une rémunération du fédéral durant leurs congés parentaux.

L’APETUL veut une politique pour tous et demande un congé maternité de six sessions, pendant lequel la maman ne perdrait pas son statut d’étudiante. L’Université Laval étudie le dossier.

Marie-Pier Landry veut que la province se mouille un peu plus dans ce dossier.

Le gouvernement du Québec est reconnu pour son programme à l’international, c’est le temps de l’actualiser, de trouver un moyen pour que les étudiants aient accès à une rémunération minimale, pour que la grossesse ne mène pas à des situations de pauvreté.

Marie-Pier Landry, responsable du dossier des congés parentaux étudiants à l’APETUL

Les travailleuses autonomes et les agricultrices sont aussi oubliées par le RQAP.

« Le RQAP ne permet pas des revenus suffisants pour remplacer ma présence dans l’entreprise. Je vais chercher un coup de main pour le ménage [pendant la période où] je fais du temps partiel pour l’entreprise. Je pense que, pour beaucoup d’entrepreneures, un congé complet de maternité, c’est abstrait. Ce n’est pas quelque chose qu’on peut se permettre », explique Audrey Bogemans, copropriétaire de la ferme Bogemans à Saint-Sébastien, près de Sabrevois en Montérégie.

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List of Tourist Attractions Open Now in Ottawa

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With Ontario now in Step 3 of 2021 three-step plan for reopening, museums and other indoor attractions are allowed to reopen with capacity limited to not exceed 50 per cent capacity indoors and 75 per cent capacity outdoors.

Here is a list of Ottawa attractions you can visit starting July 16th.

Do remember to wear masks and buy tickets in advance.

Parliament Hill

Parliament’s Centre Block and Peace Tower are closed for renovation.

You can join for tours of the Senate of Canada Building (2 Rideau Street), House of Commons at West Block (111 Wellington Street) on Parliament Hill, and East Block at East Block (111 Wellington Street) on Parliament Hill.

When: Grounds open; guided tours of Parliament are suspended through the summer of 2021.
Where: 111 Wellington Street, Downtown Ottawa

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Ottawa performer leapfrogs from gymnastics to Broadway to TV

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A new AppleTV+ series set in a magical town that’s stuck in a neverending 1940s musical includes a pair of Ottawa siblings in the cast. 

Warren Yang and his sister, Ericka Hunter, play two of the singing, dancing residents of the village portrayed in Schmigadoon!, a small-screen series that takes its cues from classic musicals like Brigadoon, Wizard of Oz and Sound of Music, and skewers them with the offbeat comedic mastery of Saturday Night Live. 

In fact, you’ll recognize many of the names from SNL, starting with executive producer Lorne Michaels, creator of the late-night, live-comedy sketch show. Schmigadoon! also stars SNL cast member Cecily Strong and comedian Keegan-Michael Key, who hosted SNL in May. They play a New York couple who get lost on a hike and stumble into a strange town where everyone sings and dances. 

For Yang, a relative newcomer to show-biz, the series marks his television debut. For Hunter, the younger of his two older sisters, it’s the latest in a career path that began with dance lessons as a child more than 30 years ago. She attended Canterbury High School, Ottawa’s arts-focused secondary school. 

“Her dream was always to perform,” said Yang, 34, in an interview. “But that was never the path I thought was an option for me.” 

While his sister studied dance, Yang did gymnastics. He was an elite gymnast throughout his youth, ultimately leaving Merivale High School at 16 to train in Montreal, finishing high school through correspondence courses. He was a member of the Canadian National Team and received a scholarship to study at Penn State, majoring in marketing. 

A few years after graduation, Yang was working at an advertising agency in Toronto when he got a call from a Manhattan number. To his astonishment, they asked if he would be interested in auditioning for a Broadway revival of Miss Saigon.

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COVID-19: uOttawa to require vaccination for students living in residence

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Vaccination will be mandatory for students who want to live in residence at the University of Ottawa this year, with proof of vaccination and at least one dose required before move-in, or within two weeks of doing so if they can’t secure a shot before arriving.

Those who can’t receive a vaccine for “health-related reasons or other grounds protected under the Ontario Human Rights Code” will be able to submit a request for accommodation through the university’s housing portal, according to information on the university’s website.

Students with one dose living in residence will also have to receive their second dose “within the timeframe recommended by Ottawa Public Health.”

People who haven’t been granted an exemption and don’t get vaccinated or submit proof of having done so by the deadlines set out by the school will have their residence agreements terminated, uOttawa warns.

“Medical and health professionals are clear that vaccination is the most (effective) means of protecting people and those around them,” reads a statement provided to this newspaper by uOttawa’s director of strategic communications, Patrick Charette.

Article content

“It is precisely for this reason that the University of Ottawa is requiring all students living in residence for the 2021-2022 academic year to be fully vaccinated. The University recognizes that some students may require accommodations for a variety of reasons and will be treating exceptions appropriately.”

Faculty, staff and students are also strongly encouraged to get vaccinated, the statement notes.

“Ensuring a high vaccine coverage in all communities is critical to ensuring an ongoing decline in cases and ending the pandemic. This will be especially important with the return of students to post-secondary institutions in our region in the fall of 2021.”

Neither Carleton University nor Algonquin College is currently mandating vaccination for students living in residence, according to the websites for both schools. But uOttawa isn’t alone in its policy – Western University, Trent University, Durham College and Fanshawe College have all implemented similar requirements. Seneca College, in the GTA, is going even further, making vaccination mandatory for students and staff to come to campus, in-person, for the fall term.

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