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Les découvertes qui ont marqué la science en 2018

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1. De l’eau liquide toujours présente sur Mars

Photo de la planète Mars.La planète Mars. Photo : NASA

La confirmation est tombée en juillet : il se trouve encore de l’eau sous la surface de la planète voisine de la Terre. C’est la première preuve de l’existence d’une masse d’eau importante sur Mars. La découverte d’un lac gelé à sa surface à été annoncé en décembre.

L’étendu sous-terrain

Nous savions déjà que des océans recouvraient autrefois la planète rouge et que des ruisseaux de saumure coulent parfois encore à quelques endroits à sa surface pendant les mois les plus chauds.

Mais ce que l’instrument radar Marsis embarqué à bord de l’orbiteur européen Mars Express a permis de détecter est certainement l’une des plus importantes découvertes des dernières années en astronomie.

Le pôle Sud de Mars.L’eau liquide se trouve sous la glace (en blanc) au pôle Sud de Mars Photo : ESA/DLR/FU BERLIN/CC BY-SA

Il existe donc un vaste lac souterrain à 1,5 km de profondeur sous la calotte glaciaire du pôle Sud. L’étendue d’eau fait environ 20 km de large. Sa température est probablement en dessous du point de congélation de l’eau pure, mais le lac reste à l’état liquide en raison de la présence de magnésium, de calcium et de sodium.

Un lac à sa surface

De plus, en fin d’année, un immense lac d’eau gelée en permanence a été observé par la sonde européenne Mars Express dans le cratère Korolev, large de près de 82 kilomètres.

Le cratère Korolev.Le cratère Korolev Photo : ESA/DLR/FU Berlin

L’étendue d’eau se trouve dans les basses terres de l’hémisphère nord de la planète.

Au centre de ce cratère, la glace aurait une épaisseur de près de 2 kilomètres.

La présence d’eau liquide est une condition indispensable au développement de la vie. Ces deux découvertes ne manqueront donc pas d’intensifier la recherche d’autres sources d’eau sur Mars.


2. Des singes clonés pour la première fois

Les deux femelles macaques. Photo : Académie chinoise des sciences de Shanghaï

Zhong Zhong et Hua Hu sont deux femelles macaques bien spéciales : elles sont devenues cette année les tout premiers primates clonés du monde.

L’exploit réalisé par des scientifiques chinois a été accompli à l’aide de la même technique qui avait permis de cloner un premier animal en 1996, la célèbre brebis Dolly.

Jusqu’à présent, les chercheurs n’avaient pas été capables de faire de même chez les primates, la catégorie de mammifères qui regroupe les singes et les humains.

Si cette percée rapproche la science du clonage d’un être humain, les scientifiques qui ont réussi cette percée rappellent qu’il serait « criminel » d’essayer un clonage humain pour des raisons éthiques.

Depuis la naissance de Dolly, les scientifiques ont réussi à cloner plus d’une vingtaine de mammifères, notamment des chiens, des chats, des porcs, des vaches et de petits chevaux.


3. Il n’y aurait pas deux, mais cinq types de diabète

Le pancréas intervient dans le contrôle du taux de glucose dans le sang. Le pancréas (en jaune) intervient dans le contrôle du taux de glucose dans le sang. Photo : iStock / Dissoid

Jusqu’à aujourd’hui, la médecine avait identifié deux types de diabète causés par l’incapacité de l’organisme à baisser le taux de glucose dans le sang, processus régulé par l’insuline.

Des chercheurs européens affirment maintenant qu’il existe cinq types de diabète, une nouvelle classification qui mènera selon eux à des traitements mieux ciblés.

Ils en viennent à cette affirmation après l’analyse en profondeur du sang de près de 15 000 personnes.

Cette nouvelle catégorisation n’annonce pas de changements importants immédiats dans le traitement des 2,4 millions de Canadiens qui vivent avec le diabète, mais elle devrait avoir éventuellement des retombées importantes.


4. Des mammifères de plus en plus nocturnes

Un renard.Comme bien d’autres mammifères, le renard est de plus en plus nocturne. Photo : iStock

Du cerf au lion, en passant par le tigre et le sanglier, les mammifères deviennent de plus en plus nocturnes, et ce, partout sur la planète, ont constaté des biologistes américains qui ont compilé les données de 72 études consacrées aux comportements de 62 espèces réparties aux quatre coins du monde.

La raison? Les espèces sauvages évitent le plus possible les interactions avec les humains. La grosseur serait un facteur important, puisque les plus gros animaux semblent légèrement plus touchés par le phénomène.

Les scientifiques estiment que ces changements de comportement chez les mammifères pourraient non seulement compromettre leurs déplacements ou leur capacité à trouver de la nourriture, mais aussi mener à un effet d’entraînement sur d’autres espèces et dans les écosystèmes.


5. Cancer : une molécule « québécoise » porteuse d’espoir

Représentation de la molécule UM 171. Représentation de la molécule UM 171. Photo : Radio-Canada / Découverte

Les premiers essais menés sur les humains d’un traitement contre le cancer basé sur une molécule développée par des chercheurs de l’Université de Montréal ont donné des résultats encourageants, et ils pourraient bien annoncer une nouvelle ère dans le traitement des maladies du sang.

Les résultats préliminaires montrent que la procédure est non seulement réalisable, mais aussi sécuritaire. Les tests sur les humains pourront donc se poursuivre sur un plus grand nombre de personnes.

La molécule UM 171, développée par le Dr Guy Sauvageau et son équipe de l’Institut de recherche en immunologie et en cancérologie (IRIC) de l’Université de Montréal, permet de multiplier les cellules souches sanguines provenant du cordon ombilical. Sa création a été l’objet d’un article publié dans le magazine Science en 2014.

Les essais cliniques menés sur 25 personnes ont commencé en 2015 à l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont. Sous la direction de la Dre Sandra Cohen, ils ont permis de tester la technologie ECT-001 basée sur la molécule UM 171.


6. Percée vers la création d’un vaccin contre le VIH/sida

La main d'une personne avec un vaccin.Un vaccin anti-VIH, qui a le potentiel de protéger les gens contre toutes les souches du virus, donne des résultats prometteurs. Photo : iStock

Malgré les nombreux progrès réalisés dans le traitement, il n’existe toujours pas de remède contre le VIH. La mise au point d’un vaccin préventif pourrait, selon les chercheurs, mener à son éradication. Or, deux vaccins expérimentaux se sont révélés porteurs d’espoir cette année.

En juillet, un vaccin expérimental contre le VIH-1 a été bien toléré et a généré de bonnes réponses immunitaires chez 393 adultes en bonne santé provenant d’Afrique, de Thaïlande et des États-Unis. Des tests sont également en cours afin de déterminer si la réponse immunitaire produite est suffisante pour prévenir l’infection au VIH.

Puis, en novembre, un autre vaccin a été testé avec succès sur des rongeurs : il a notamment réussi, là où les autres ont échoué, à générer une puissante réponse du système immunitaire.

Si les résultats de ces deux études se confirmaient, ils représenteraient certainement la plus importante percée dans la lutte contre le VIH/sida des 30 dernières années.


7. L’Afrique, berceau de l’humanité : le concept évolue

L'Afrique vue de l'espace.La théorie de l’origine humaine en Afrique a beaucoup évolué cette année. Photo : iStock / MarcelC

L’origine des humains ne tient pas qu’à une seule population distincte en Afrique, comme on le prétendait depuis des décennies, mais bien à plusieurs groupes dispersés à travers le continent qui ont évolué différemment dès le départ autant physiquement que culturellement, ont montré les travaux de paléoanthropologues européens qui proposent une relecture complète des origines ancestrales de l’Homo sapiens.

Leurs travaux rassemblent des données combinant l’étude des os, des pierres et des gènes et des reconstructions détaillées du climat et des habitats du continent africain à travers le temps.

Ils permettent ainsi de construire une image différente de notre évolution au cours des 300 000 dernières années selon laquelle des caractéristiques distinctives des humains ont plutôt émergé à l’image d’une mosaïque à travers différentes populations d’un peu partout sur le continent africain.

Dispersée à travers l’Afrique et largement séparée par des habitats divers et des frontières environnementales, comme les forêts et les déserts, l’humanité serait née dans une grande diversité de formes, dont le mélange a finalement façonné l’apparition de notre espèce.

Ainsi, ce n’est qu’après des centaines de milliers d’années de métissage et d’échanges culturels entre ces groupes semi-isolés que l’humain moderne a vu le jour.


8. Le plus ancien animal sur Terre était ovale et plat

Un fossile de Dickinsonia.Un fossile de Dickinsonia Photo : Université nationale d’Australie

ll était ovale et plat avec une sorte de dorsale centrale, mesurait plusieurs dizaines de centimètres de longueur et vivait au fond des océans sans bouche, ni intestins, ni anus il y a un demi-milliard d’années.

Des chercheurs de l’Université nationale d’Australie ont apporté la preuve, selon eux décisive, que Dickinsonia était bien l’un des premiers animaux à avoir vécu, en tout cas le plus ancien jamais confirmé.

Des milliers de fossiles de Dickinsonia ont été retrouvés depuis 75 ans sur la planète, mais son appartenance au règne animal faisait débat dans la communauté scientifique. Était-ce un lichen? Une amibe?

Jusqu’à présent, les paléontologues étudiaient la morphologie d’un fossile pour en déduire le type. Ilya Bobrovskiy, doctorant à l’université australienne, a plutôt analysé des vestiges de molécules récupérées sur des fossiles trouvés en Russie.

Sur ces fossiles, il a retrouvé une forme de cholestérol, des molécules de graisses fossiles exclusivement animales.

Ces molécules prouvent, selon lui, que les animaux étaient nombreux il y a 558 millions d’années, des millions d’années avant ce que l’on estimait.

Pour ces chercheurs, il s’agit ni plus ni moins du « Graal » de la paléontologie.


9. Le néandertalien, cet Homo moins bête qu’on le pensait

Reconstitution d'un homme de Néandertal,L’homme de Néandertal maîtrisait le feu. Photo : Université de York/Allan Henderson

Une première preuve directe de la capacité des Néandertaliens à produire du feu en percutant des pierres a été apportée par des archéologues européens.

Pour l’établir, ils ont analysé plusieurs outils datant de 50 000 ans provenant de plusieurs sites en France.

Les anthropologues savaient que les hommes de Néandertal utilisaient le feu relativement couramment au Paléolithique, mais les moyens par lesquels ils l’obtenaient restaient incertains et faisaient l’objet de débats. L’idée généralement admise était qu’ils ne faisaient pas leur propre feu, mais dépendaient des braises naturelles causées par la foudre. C’est donc en 2018 que l’on a appris qu’ils avaient maîtrisé l’art du feu.

C’est aussi cette année que l’on a déterminé que les aptitudes de chasse de ces hommes, qui restaient largement méconnues, étaient plutôt sophistiquées et qu’ils n’étaient pas des chasseurs du dimanche, loin de là. Des anthropologues ont montré qu’ils chassaient à courte distance il y a de cela 120 000 ans, une technique qui exigeait une grande planification, une capacité de camouflage, de même qu’une coopération étroite entre les chasseurs.


10. Une première greffe du visage toute canadienne

Images d'un homme avant et après une transplantation du visage.L’homme est devenu le greffé du visage le plus âgé du monde. Photo : Hôpital Maisonneuve-Rosemont

Une équipe de plus de 100 professionnels de la santé de l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont a réalisé la toute première greffe totale d’un visage au Canada.

Sous la supervision du professeur de chirurgie plastique Daniel Borsuk, cette intervention chirurgicale de 30 heures a permis à Maurice Desjardins, un Gatinois de 64 ans, qui avait été défiguré à la suite d’un accident de chasse, de retrouver un visage.

Ils ont implanté l’ensemble du visage, notamment le nez, son cartilage, les os de la mâchoire, les dents et la bouche. Le tout dans un seul et même greffon.

M. Desjardins est ainsi devenu le greffé du visage le plus âgé du monde.

La toute première greffe partielle du visage a été réalisée en 2005 par des Français, et la première transplantation totale s’est déroulée en 2010, en Espagne. Des équipes américaines, européennes et chinoises ont aussi réussi l’exploit.


11. Percée potentiellement majeure contre l’alzheimer

Le cerveau humain.Le médicament a été testé sur des souris et fonctionne pour éliminer les lésions causées par la maladie d’Alzheimer. Photo : iStock

Des neurologues québécois ont découvert qu’un médicament existant élimine chez la souris les troubles de la mémoire et les lésions cérébrales associées à la maladie d’Alzheimer.

De plus, ce médicament s’est déjà montré non toxique chez l’humain dans un contexte clinique et, par conséquent, pourrait faire rapidement l’objet d’essais cliniques.

Ainsi, dans le cerveau des souris, ce médicament inverse rapidement la perte de mémoire, élimine l’inflammation et enraye l’accumulation de peptide amyloïde prototypique associée à l’alzheimer.

En outre, le VX-765 semble sans danger pour les humains à des doses relativement élevées, et ce, pendant de longues périodes.

Il reste quand même plusieurs étapes à franchir avant de passer du cerveau de la souris au nôtre, notamment un essai clinique pour confirmer qu’il est efficace contre l’alzheimer chez l’humain.


12. Les confins du système solaire redessinés

Représentation artistique de 2018 VG18.Représentation artistique de 2018 VG18. Photo : Carnegie Institution for Science/ Roberto Molar Candanosa

Dans leur quête d’une neuvième planète qui serait située aux limites de notre système solaire, les astrophysiciens ont détecté cette année deux objets célestes très éloignés.

D’abord, en octobre, l’astrophysicien américain Scott Sheppard et ses collègues de l’Institut Carnegie ont annoncé la découverte de l’objet 2015 TG387 surnommé « the Goblin » à environ 80 unités astronomiques.

Impression artistique de la planète 2015 TG387.Impression artistique de la planète 2015 TG387 Photo : Insttut Carnegie pour la science

Une unité astronomique est définie comme la distance entre la Terre et le Soleil. À ce jour, l’objet du système solaire le plus éloigné était Éris, situé à environ 96 UA.

Par comparaison, Pluton se trouve à environ 34 UA.

Ensuite, en décembre, la même équipe a détecté un autre objet encore plus loin, l’astre le plus éloigné observé à ce jour dans notre système solaire.

Cet objet nommé 2018 VG18 a reçu le surnom « Farout ». Il est le premier objet de notre système détecté à une distance plus de 100 fois supérieure à celle de la Terre par rapport au Soleil. Il se trouve à une distance d’environ 120 unités astronomiques (UA).

Si les simulations des orbites de ces astres ne prouvent pas la présence d’une autre planète massive, elles représentent cependant une preuve supplémentaire que quelque chose d’énorme se trouve dans le nuage d’Oort, l’extrême limite de notre système solaire, bien au-delà de la ceinture de Kuiper, la dernière ceinture d’astéroïde.


13. Première : des souriceaux nés de deux pères

Un bébé souris né de deux pères biologiques.Un bébé souris né de deux pères biologiques. Photo : Académie chinoise des sciences/Leyun Wang

Le recours à la correction de séquence génomique a permis pour la première fois de créer des souriceaux à partir du matériel génétique de deux mâles.

Cette reproduction inhabituelle réalisée par le généticien Zhi-Kun Li et ses collègues de l’Académie des sciences de Chine s’est déroulée dans un laboratoire.

L’équipe a recueilli les cellules souches de deux mâles et les a utilisées pour produire des embryons, qui ont ensuite été implantés dans des femelles porteuses.

Ces expériences ont été réalisées afin de mieux cerner la raison pour laquelle les mammifères ne se reproduisent que sexuellement, c’est-à-dire à l’aide de deux parents du sexe opposé.

Cette percée pose de nombreuses questions éthiques, et est encore loin d’être applicable à l’humain.

Une chose est certaine, ces travaux améliorent nos connaissances génétiques et aident à mieux comprendre des processus qui pourraient un jour permettre de corriger des malformations congénitales.


14. Des paraplégiques remarchent

Représentation artistique d'un paraplégique participant à l'étude.Représentation artistique d’un paraplégique participant à l’étude. Photo : EPFL/youtube

L’exploit était impensable il y a quelques années. Des stimulations électriques précises à la moelle épinière couplées à une centaine de séances de réadaptation ont permis à trois personnes paraplégiques de remarcher.

Elles réussissent maintenant à contrôler les muscles de leurs jambes, même en l’absence de stimulation électrique.

Ces personnes avaient subi des blessures de la moelle épinière il y a de nombreuses années. Elles sont aujourd’hui capables de marcher à l’aide de béquilles ou d’un déambulateur.

Cette percée réalisée à l’Hôpital universitaire de Lausanne, en Suisse, met en lumière un nouveau cadre thérapeutique de réhabilitation après une blessure de la moelle épinière en combinant une stimulation électrique ciblée de la moelle épinière lombaire et une thérapie de support de poids corporel.

En septembre, Un jeune Américain totalement paralysé des jambes après un accident de motoneige a réussi à marcher avec le seul appui de ses bras et d’un déambulateur, grâce à une autre technique nécessitant également l’implantation d’une électrode.


15. Un cratère d’une fois et demie la superficie de l’île de Montréal découvert au Groenland

Représentation artistique de l’impact de la météorite dans la couche de glace du Groenland.Représentation artistique de l’impact de la météorite dans la couche de glace du Groenland. Photo : Carl Toft

Une gigantesque météorite s’est écrasée au Groenland il y a au moins 12 000 ans, créant un cratère d’une superficie qui fait plus d’une fois et demie celle de l’île de Montréal.

Celui-ci a été récemment découvert sous la glace au moyen d’un radar.

Le côté semi-circulaire du couvert de glace trace le contour du cratère.Le côté semi-circulaire du couvert de glace trace le contour du cratère. Photo : Musée d’histoire naturelle du Danemark

C’est le premier cratère de ce type jamais découvert au Groenland, et sous une couche de glace en général. Il figure parmi les 25 plus grands sur Terre.

L’impact de ce cratère large de 31 kilomètres sous le glacier Hiawatha pourrait avoir eu des répercussions importantes dans la région, et même à une échelle plus large, selon les chercheurs.

« Il se pourrait que les débris projetés dans l’atmosphère aient modifié le climat et fait fondre beaucoup de glace, il pourrait donc y avoir eu un apport soudain d’eau froide dans le détroit de Nares, entre le Canada et le Groenland, qui aurait modifié les courants marins de toute la région », a expliqué John Paden, coauteur de l’étude et professeur associé à l’Université du Kansas.


16. Un premier scanner corporel promet de révolutionner la médecine

Illustration d'un patient dans l'appareil.Illustration d’un patient dans l’appareil. Photo : UC Davis

Les toutes premières images du scanner 3D qui permet d’obtenir une représentation complète d’un corps ont été dévoilées par l’équipe américaine qui l’a mis au point.

L’EXPLORER créé par des scientifiques de l’Université de la Californie à Davis combine deux technologies, la tomographie par émission de positrons (PET scan en anglais) et la tomodensitométrie (CT scan).

L’appareil permet d’obtenir, à partir d’un seul examen, une image complète du corps d’un patient.

Le nouvel appareil capture le rayonnement beaucoup plus efficacement que les autres outils actuellement à la disposition des médecins.Le nouvel appareil capture le rayonnement beaucoup plus efficacement que les autres outils actuellement à la disposition des médecins. Photo : UC Davis

Ses créateurs affirment que leur instrument permettra une petite révolution en médecine.

Le nouvel appareil capture le rayonnement beaucoup plus efficacement que les autres outils actuellement à la disposition des médecins. EXPLORER peut produire une première image en seulement une seconde.

Il est ainsi en mesure d’évaluer simultanément ce qui se passe dans tous les organes et tissus du corps. Il permettra ainsi d’améliorer les diagnostics en suivant plus précisément la propagation du cancer, l’inflammation, l’infection, les troubles immunologiques ou métaboliques et de nombreuses autres maladies.


17. La sonde InSight atteint la surface de Mars

La sonde InSight à la surface de Mars.Le 6 décembre 2018, la sonde InSight a utilisé une caméra placée sur son bras robotique pour prendre un égoportrait d’elle-même et des environs. Photo : NASA

Après un voyage de sept mois et 485 millions de kilomètres parcourus, la sonde de la NASA a atteint avec succès la surface martienne. Son objectif sera de surveiller, pendant une année martienne (686,98 jours terrestres), l’activité sismique de la planète voisine de la Terre. Elle procédera à quelques forages à l’aide d’une perceuse de fabrication allemande qui peut descendre jusqu’à cinq mètres de profondeur dans le sol martien.

Comme la Terre et Mars se sont probablement formées de manière similaire, il y a 4,5 milliards d’années, la NASA espère lever le voile sur les raisons pour lesquelles elles sont si différentes.


18. Lumière sur un neutrino, particule fantôme insaisissable de l’Univers

Illustration d'un trou noir suppermassifLes chercheurs ont déterminé qu’un trou noir supermassif est la source de neutrinos à haute énergie détectés sur Terre. Photo : Reuters

Une équipe internationale constituée d’un millier de chercheurs est parvenue à apercevoir un neutrino, minuscule particule invisible à l’œil nu et insaisissable, dont l’origine est située à des milliards d’années-lumière de la Terre.

L’exploit de retracer cette particule a été réalisé à partir de l’Ice Cube, un laboratoire installé en Antarctique. Les chercheurs ont également pu remonter jusqu’à sa source : un gigantesque trou noir situé dans une galaxie lointaine. Il aurait été expulsé il y a plus de 4 milliards d’années.

Il a fallu 80 tunnels d’un kilomètre de profondeur, où l’on a introduit 5000 capteurs de lumière, pour intercepter le neutrino.

C’est le 22 septembre 2017 que la bonne nouvelle est venue. Les instruments de l’Ice Cube ont capté un signal particulièrement clair et puissant : celui d’un neutrino extrêmement rapide qui percute le cœur d’un atome. Les scientifiques le décrivent comme un composant fondamental de la matière. Le neutrino est associé à plusieurs phénomènes tels que les réactions nucléaires au centre du Soleil et l’évolution des premières galaxies.


19. La plus ancienne peinture figurative découverte… en Asie

Le dessin d'un animal dans une grotte de la province de Kalimantan,en Indonésie.Le dessin d’un animal dans une grotte de la province de Kalimantan,en Indonésie. Photo : Université Griffith/Pindi Setiawan

La peinture d’un bovidé qui orne une grotte de Bornéo date d’au moins 40 000 ans et devient ainsi « la plus ancienne œuvre figurative connue ».

Cette datation réalisée par l’archéologue québécois Maxime Aubert et ses collègues de l’Université Griffith en Australie confirme que l’art rupestre n’est pas une invention exclusivement européenne.

Ce trésor avait été découvert dans les années 1990, mais seules de récentes percées en matière de datation ont permis de déterminer qu’il s’agissait de la « plus ancienne œuvre figurative connue ».

Elle représente un gros animal de type bovidé, dont on distingue le corps épais et quatre pattes fines. « Probablement un banteng », un bœuf sauvage d’Asie, estime Maxime Aubert.

La bête apparaît dans les tons rouge-orangé, mais les chercheurs soupçonnent que les artistes avaient plutôt choisi le violet. Les pigments auraient viré au cours du temps.


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Trudeau Government Should Turn to Sustainable Floor Heating In Its New Deal

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A consortium has been chosen by Public Services and Procurement Canada (PSPC) to manage the $1.1-billion overhaul of five heating and cooling plants in the National Capital Region. However, this decision has been met with a lot of disapproval by the country’s largest federal public service union.

Early June, the department announced that Innovate Energy has been awarded the 30-year contract “to design, retrofit, maintain and operate the plants,”winning the bid over a rival group that included SNC-Lavalin.

Minister of Environment, Catherine McKenna, said the federal government was “leading by example” in its bid to drastically reduce the amount of greenhouse gas emissions across the country. McKenna noted that by supporting this project, they’re utilizing heating and cooling infrastructure to promote a more environmentally friendly option.

“We’re very proud that our government is working with partners like Innovate Energy to modernize this critical infrastructure,” she said during the announcement at one of the facilities that will be upgraded, the Cliff Heating and Cooling Plant in downtown Ottawa.

The plants would be known as the district energy system and would heat 80 buildings in the area with steam. It is also expected to cool 67 of these buildings with chilled water through more than 14 kilometres of underground pipes.

Under the Energy Services Acquisition Program, PSPC will be tasked with modernizing the outdated technology in the plants to lower emissions and supportgrowth in the eco-friendly technology sector.

During the first stage of the overhaul, the system would be converted from steam to low temperature hot water and then switched from steam to electric chillers—with the estimated completion date being 2025. PSPC notes that the project will reduce current emissions by 63 per cent, the equivalent of removing 14,000 non-eco-friendly cars off the road.

Afterwards, the natural gas powering the plant will then be replaced by carbon-neutral fuel sources, which according to estimated will reduce emissions by a further 28 per cent. The renovation project is bound to save the government an estimated fee of more than $750 million in heating and cooling costs in the next 40 years.

Furthermore, the implementation of radiant floor heating in Ottawa by the federal government would be an additional step in driving its agenda for a more eco-friendly state.

According to the U.S. Department of Energy’s Energy Savers website, radiant floor heating has a lot of benefits and advantages over alternate heat systems and can cut heating costs by 25 to 50 per cent.

“It is more efficient than baseboard heating and usually more efficient than forced-air heating because no energy is lost through ducts,” the website states.

Radiant floor heating provides an equal amount of heat throughout a building, including areas that are difficult to heat, such as rooms with vaulted ceilings, garages or bathrooms. Consideringit warms people and objects directly—controlling the direct heat loss of the occupant—radiant floor heating provides comfort at lower thermostat settings.

“Radiators and other forms of ‘point’ heating circulate heat inefficiently and hence need to run for longer periods to obtain comfort levels,” reports the Residential Energy Services Network (RESNet).

Radiant heating is a clean and healthy option—a perfect choice for those with severe allergies—as it doesn’t rely on circulating air, meaning there are no potentially irritating particles blowing around the room. Additionally, it is more energy efficient, aesthetically pleasing with wall radiators or floor registers and virtually noiseless when in operation.

“They draw cold air across the floor and send warm air up to the ceiling, where it then falls, heating the room from the top down, creating drafts and circulating dust and allergens.”

It is important for the leadership in Ottawa to equally drive the adoption of radiant floor heating as doing this would lead to increased usage in residential buildings—and even government-owned buildings.

However, in October, the Public Service Alliance of Canada (PSAC), a representative body of employees of the plants,began a campaign target at the government against their decision to use a public-private partnership (P3) for the retrofitting project, citing concerns about costs and safety.

According to the union, outside employees won’t be bound to the same health and safety standards of government workers and that typically P3 projects cost a lot more than traditional public financing deals.

The union demands that the government scraps the proposed project and meet PSAC members and experts to brainstorm on a new way forward that would ensure federal employees continue to operate and maintain the plants.

However, parliamentary secretary to public services and procurement minister, Steve MacKinnon said that the union officials have consulted him but that after conducting an analysis, the P3 option was still the best for the job.

“We didn’t have (to) sacrifice on safety or health — we didn’t have to sacrifice on job security,” he said.

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Steps to becoming a Data Scientist

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Data science has become one of the most in-demand career paths in this century, according to Business Insider. With the amount of information being circulated online, it has created a huge demand for storing, interpreting and implementing big data for different purposes—hence the need for a data scientist.

Today, there too much information flying around for regular people to process efficiently and use. Therefore, it has become the responsibility of data scientists to collect, organize and analyze this data. Doing this helps various people, organizations, enterprise businesses and governments to manage, store and interpret this data for different purposes.

Though data scientists come from different educational backgrounds, a majority of them need to have a technical educational background. To pursue a career in data science, computer-related majors, graduations and post graduations in maths and statistics are quite useful.

Therefore, the steps to becoming a data scientist are quite straightforward.  After obtaining a bachelor’s degree in an IT related field—such as computer science, maths or physics—you can also further your education by obtaining a master’s degree in a data science or any other related field of study. With the necessary educational background, you can now search for a job and obtain the required experience in whichever filed you choose to invest your acquired skills.

Here are the necessary steps to be taken to become a data scientist.

Step 1: Obtain the necessary educational requirements

As earlier noted, different educational paths can still lead to a career in data science. However, it is impossible to begin a career in data science without obtaining a collegiate degree—as a four-year bachelor’s degree is really important. However, according to a report by Business Insider, over 73% of data scientist in existence today have a graduate degree and about 38% of them hold a Ph.D. Therefore, to rise above the crowd and get a high-end position in the field of data science, it is important to have a Master’s degree or a Ph.D.—and with various online data science masters program, obtaining one is quite easy.

Some institutions provide data science programs with courses that will equip students to analyze complex sets of data. These courses also involve a host of technical information about computers, statistics, data analysis techniques and many more. Completing these programs equips you with the necessary skills to function adequately as a data scientist.

Additionally, there are some technical—and computer-based degrees—that can aid you begin a career in data science. Some of them include studies in, Computer Science, Statistics, Social Science, Physics, Economics, Mathematics and Applied Math. These degrees will imbibe some important skills related to data science in you—namely, coding, experimenting, managing large amounts of data, solving quantitative problems and many others.

Step 2: Choose an area of specialization

There rarely exists an organization, agency or business today that doesn’t require the expertise of a data scientist. Hence, it is important that after acquiring the necessary education to start a career as a data scientist, you need to choose an area of specialization in the field you wish to work in.

Some of the specializations that exist in data science today include automotive, marketing, business, defence, sales, negotiation, insurance and many others.

Step 3: Kick start your career as a data scientist

After acquiring the necessary skills to become a data scientist, it is important to get a job in the filed and company of your choice where you can acquire some experience.

Many organizations offer valuable training to their data scientists and these pieces of training are typically centred around the specific internal systems and programs of an organization. Partaking in this training allows you learn some high-level analytical skills that were not taught during your various school programs—especially since data science is a constantly evolving field.

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Artificial intelligence pioneers win tech’s ‘Nobel Prize’

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Computers have become so smart during the past 20 years that people don’t think twice about chatting with digital assistants like Alexa and Siri or seeing their friends automatically tagged in Facebook pictures.

But making those quantum leaps from science fiction to reality required hard work from computer scientists like Yoshua Bengio, Geoffrey Hinton and Yann LeCun. The trio tapped into their own brainpower to make it possible for machines to learn like humans, a breakthrough now commonly known as “artificial intelligence,” or AI.

Their insights and persistence were rewarded Wednesday with the Turing Award, an honor that has become known as technology industry’s version of the Nobel Prize. It comes with a $1 million prize funded by Google, a company where AI has become part of its DNA.

The award marks the latest recognition of the instrumental role that artificial intelligence will likely play in redefining the relationship between humanity and technology in the decades ahead.

Artificial intelligence is now one of the fastest-growing areas in all of science and one of the most talked-about topics in society,” said Cherri Pancake, president of the Association for Computing Machinery, the group behind the Turing Award.

Although they have known each other for than 30 years, Bengio, Hinton and LeCun have mostly worked separately on technology known as neural networks. These are the electronic engines that power tasks such as facial and speech recognition, areas where computers have made enormous strides over the past decade. Such neural networks also are a critical component of robotic systems that are automating a wide range of other human activity, including driving.

Their belief in the power of neural networks was once mocked by their peers, Hinton said. No more. He now works at Google as a vice president and senior fellow while LeCun is chief AI scientist at Facebook. Bengio remains immersed in academia as a University of Montreal professor in addition to serving as scientific director at the Artificial Intelligence Institute in Quebec.

“For a long time, people thought what the three of us were doing was nonsense,” Hinton said in an interview with The Associated Press. “They thought we were very misguided and what we were doing was a very surprising thing for apparently intelligent people to waste their time on. My message to young researchers is, don’t be put off if everyone tells you what are doing is silly.” Now, some people are worried that the results of the researchers’ efforts might spiral out of control.

While the AI revolution is raising hopes that computers will make most people’s lives more convenient and enjoyable, it’s also stoking fears that humanity eventually will be living at the mercy of machines.

Bengio, Hinton and LeCun share some of those concerns especially the doomsday scenarios that envision AI technology developed into weapons systems that wipe out humanity.

But they are far more optimistic about the other prospects of AI empowering computers to deliver more accurate warnings about floods and earthquakes, for instance, or detecting health risks, such as cancer and heart attacks, far earlier than human doctors.

“One thing is very clear, the techniques that we developed can be used for an enormous amount of good affecting hundreds of millions of people,” Hinton said.

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