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Netflix plie l’échine devant Riyad en retirant une émission critiquant la monarchie saoudienne

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L’émission supprimée est un épisode de Patriot Act with Hasan Minhaj, dans lequel l’humoriste américain critique directement le prince héritier Mohammed ben Salmane dans la foulée du meurtre du chroniqueur saoudien Jamal Khashoggi.

Il se moque aussi des velléités réformatrices de celui qui est le véritable homme fort du pays, et critique la guerre menée par le royaume au Yémen.

« Nous appuyons fortement la liberté artistique à travers le monde et avons retiré cet épisode seulement en Arabie saoudite après avoir reçu une requête légale valide et pour nous conformer à la législation locale », a confirmé un porte-parole de Netflix, confirmant une information d’abord publiée mardi par le Financial Times.

La société américaine précise que cette requête provenait de l’autorité saoudienne des télécommunications, qui appuyait sa requête sur un article de la loi contre les cybercrimes.

L’article en question stipule que « la production, préparation, transmission ou conservation de matériel qui empiète sur l’ordre public, les valeurs religieuses, les moeurs publiques et la vie privée via le réseau télévisé ou informatique » est passible de cinq ans de prison et d’une amende maximale de trois millions de riyals saoudiens (1,1 million de dollars canadiens).

La plateforme de diffusion en ligne a cependant fait savoir que l’émission en question demeure disponible sur son canal You Tube.

Les autorités saoudiennes n’ont pas commenté la situation.

MBS, faux réformateur, vrai dictateur

« Il y a quelques mois, le prince héritier Mohammed ben Salmane, aussi connu comme MBS, était acclamé comme le réformateur dont le monde arabe a besoin », affirme Hasan Minhaj dans l’épisode visé par les autorités saoudiennes. « Mais les révélations entourant le meurtre de Jamal Khashoggi ont détruit cette image. »

À la fin de l’épisode, l’humoriste revient à la charge en déclarant sans détour : « Je milite vraiment pour le changement en Arabie saoudite. Je milite pour la population de l’Arabie saoudite. Il y a des gens en Arabie saoudite qui se battent pour un vrai changement, mais MBS n’est pas l’un d’eux. »

« Et à ceux qui continuent à travailler avec lui, sachez qu’avec chaque entente que vous concluez, vous aidez simplement à solidifier une monarchie absolue sous le couvert du progrès parce que, ultimement, MBS ne modernise pas l’Arabie saoudite », assène en outre Hasan Minhaj. « La seule chose qu’il modernise, c’est la dictature saoudienne. »

Le moment est peut-être venu de réévaluer notre relation avec l’Arabie saoudite. Et je dis ça en tant que musulman, et en tant qu’Américain.

Hasan Minhaj, dans l’épisode censuré
Plan rapproché de Mohammed ben Salmane. Le prince héritier Mohammed ben Salmane, lors d’une conférence organisée par le fonds souverain saoudien, le 23 octobre, à Riyad. Photo : La Presse canadienne / AP/Amr Nabil

Une décision clouée au pilori par le Washington Post

La position de Netflix a été sévèrement critiquée par Karen Attiah, qui supervisait les contributions au Washington Post de Jamal Khashoggi. Dans un message publié sur Twitter, elle a qualifié la position de la société de « scandaleuse ».

M. Khashoggi a été assassiné puis démembré dans le consulat de son pays à Istanbul au début du mois d’octobre. Il a d’abord été un proche collaborateur de la famille royale et des services de renseignement avant de devenir un adversaire du prince héritier saoudien.

Riyad a démenti toute responsabilité pendant plusieurs jours, avant d’imputer le tout à des éléments rebelles qui auraient agi de leur propre chef, sans coordination avec MBS.

La CIA a conclu que ce meurtre ne pouvait pas avoir été commis sans l’aval du prince héritier. Le président Trump a décidé de faire fi de cette conclusion pour préserver l’alliance entre les États-Unis et l’Arabie saoudite, et les retombées économiques que cela entraîne aux États-Unis.

Cela lui a valu une rare rebuffade des sénateurs républicains.

Netflix accusé de nuire à la liberté d’expression dans le royaume

Amnistie internationale a aussi dénoncé la censure de Netflix exercée par le gouvernement saoudien. Il s’agit là d’une « preuve supplémentaire d’une campagne de répression sans répit contre la liberté d’expression », affirme dans un communiqué Samah Hadid, directrice des campagnes pour le Moyen-Orient.

Les autorités ont déjà utilisé les lois contre le cybercrime pour faire taire les dissidents, créant un environnement de peur pour ceux qui osent parler en Arabie saoudite. En se pliant aux demandes des autorités saoudiennes, Netflix risque de faciliter la politique de tolérance zéro du royaume envers la liberté d’expression.

Samah Hadid, directrice des campagnes pour le Moyen-Orient à Amnistie internationale

« Depuis que le prince héritier Mohammed ben Salmane a pris le pouvoir [de facto, NDLR] en juin 2017, plusieurs défenseurs des droits de la personne, activistes et critiques ont été détenus arbitrairement, ou injustement condamnés à de longues peines de prison simplement pour avoir exercé leur droit à la liberté d’expression », poursuit-elle.

Netflix essuie également de nombreuses critiques pour sa décision sur les réseaux sociaux.

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List of Tourist Attractions Open Now in Ottawa

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With Ontario now in Step 3 of 2021 three-step plan for reopening, museums and other indoor attractions are allowed to reopen with capacity limited to not exceed 50 per cent capacity indoors and 75 per cent capacity outdoors.

Here is a list of Ottawa attractions you can visit starting July 16th.

Do remember to wear masks and buy tickets in advance.

Parliament Hill

Parliament’s Centre Block and Peace Tower are closed for renovation.

You can join for tours of the Senate of Canada Building (2 Rideau Street), House of Commons at West Block (111 Wellington Street) on Parliament Hill, and East Block at East Block (111 Wellington Street) on Parliament Hill.

When: Grounds open; guided tours of Parliament are suspended through the summer of 2021.
Where: 111 Wellington Street, Downtown Ottawa

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Ottawa performer leapfrogs from gymnastics to Broadway to TV

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A new AppleTV+ series set in a magical town that’s stuck in a neverending 1940s musical includes a pair of Ottawa siblings in the cast. 

Warren Yang and his sister, Ericka Hunter, play two of the singing, dancing residents of the village portrayed in Schmigadoon!, a small-screen series that takes its cues from classic musicals like Brigadoon, Wizard of Oz and Sound of Music, and skewers them with the offbeat comedic mastery of Saturday Night Live. 

In fact, you’ll recognize many of the names from SNL, starting with executive producer Lorne Michaels, creator of the late-night, live-comedy sketch show. Schmigadoon! also stars SNL cast member Cecily Strong and comedian Keegan-Michael Key, who hosted SNL in May. They play a New York couple who get lost on a hike and stumble into a strange town where everyone sings and dances. 

For Yang, a relative newcomer to show-biz, the series marks his television debut. For Hunter, the younger of his two older sisters, it’s the latest in a career path that began with dance lessons as a child more than 30 years ago. She attended Canterbury High School, Ottawa’s arts-focused secondary school. 

“Her dream was always to perform,” said Yang, 34, in an interview. “But that was never the path I thought was an option for me.” 

While his sister studied dance, Yang did gymnastics. He was an elite gymnast throughout his youth, ultimately leaving Merivale High School at 16 to train in Montreal, finishing high school through correspondence courses. He was a member of the Canadian National Team and received a scholarship to study at Penn State, majoring in marketing. 

A few years after graduation, Yang was working at an advertising agency in Toronto when he got a call from a Manhattan number. To his astonishment, they asked if he would be interested in auditioning for a Broadway revival of Miss Saigon.

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COVID-19: uOttawa to require vaccination for students living in residence

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Vaccination will be mandatory for students who want to live in residence at the University of Ottawa this year, with proof of vaccination and at least one dose required before move-in, or within two weeks of doing so if they can’t secure a shot before arriving.

Those who can’t receive a vaccine for “health-related reasons or other grounds protected under the Ontario Human Rights Code” will be able to submit a request for accommodation through the university’s housing portal, according to information on the university’s website.

Students with one dose living in residence will also have to receive their second dose “within the timeframe recommended by Ottawa Public Health.”

People who haven’t been granted an exemption and don’t get vaccinated or submit proof of having done so by the deadlines set out by the school will have their residence agreements terminated, uOttawa warns.

“Medical and health professionals are clear that vaccination is the most (effective) means of protecting people and those around them,” reads a statement provided to this newspaper by uOttawa’s director of strategic communications, Patrick Charette.

Article content

“It is precisely for this reason that the University of Ottawa is requiring all students living in residence for the 2021-2022 academic year to be fully vaccinated. The University recognizes that some students may require accommodations for a variety of reasons and will be treating exceptions appropriately.”

Faculty, staff and students are also strongly encouraged to get vaccinated, the statement notes.

“Ensuring a high vaccine coverage in all communities is critical to ensuring an ongoing decline in cases and ending the pandemic. This will be especially important with the return of students to post-secondary institutions in our region in the fall of 2021.”

Neither Carleton University nor Algonquin College is currently mandating vaccination for students living in residence, according to the websites for both schools. But uOttawa isn’t alone in its policy – Western University, Trent University, Durham College and Fanshawe College have all implemented similar requirements. Seneca College, in the GTA, is going even further, making vaccination mandatory for students and staff to come to campus, in-person, for the fall term.

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