Connect with us

Headlines

Protection du patrimoine : « Il faut que le gouvernement nous accompagne », disent les municipalités

Published

on

[ad_1]

Un texte d’Anne Marie Lecomte

Dans les jours suivant la destruction de cette maison qui a déjà appartenu à un patriote, le gouvernement nouvellement élu de François Legault a évoqué l’idée de créer un répertoire des biens patrimoniaux à risque. Un exercice que Québec entend mener avec les municipalités.

Pour Jacques Demers, qui préside la Fédération québécoise des municipalités, ces choix collectifs ne pourront se faire sans « écoute » : le gouvernement provincial devra comprendre la réalité des municipalités qui, à leur tour, devront tendre l’oreille aux préoccupations des citoyens.

En matière de patrimoine, le problème du municipal « est souvent monétaire », a expliqué M. Demers en entrevue à l’émission Midi info. « On a à gérer des budgets très restreints ».

Le Québec, rappelle Jacques Demers, n’a pas que de grandes agglomérations : plus de la moitié de ses 1100 municipalités ont une population inférieure à 2000 personnes. « Des villes de plus de 100 000 habitants, il y en a seulement 10 », dit-il. De plus de 25 000 habitants? « Il n’y en a que 45. »

Or, évaluer la valeur patrimoniale d’un site, d’un immeuble, c’est beaucoup plus qu’une question d’argent, reconnaît M. Demers. Il faut notamment évaluer les impacts sur le plan touristique. « Quand on entre dans une ville où il y a du patrimoine, des belles bâtisses, ça a une valeur ».

Il va falloir que le gouvernement nous accompagne dans les choix qu’on va faire. Si on veut faire des choix collectifs, va falloir choisir les endroits et avoir des experts […] pour bien faire ces choix-là.

Jacques Demers, président de la Fédération québécoise des municipalités, au micro de Midi info

Rallier les citoyens

Trop souvent, les citoyens « se braquent » devant le changement qui guette tel ou tel immeuble, poursuit M. Demers, citant l’exemple de la salle paroissiale de Sainte-Catherine-de-Hatley, en Estrie, dont il est le maire. L’annonce de la démolition de la salle, vieille d’une centaine d’années, et la perspective qu’on en construise une nouvelle, avait suscité « un bon débat », se souvient-il.

Mais après que l’administration municipale eut détaillé les coûts de restauration de la vieille salle, seuls trois citoyens ont continué à s’opposer à sa démolition, dit Jacques Demers.

Il faut vraiment être capable de faire suivre les citoyens, de leur expliquer ce qui se passe pour qu’en finalité, eux prennent une décision.

Jacques Demers, président de la Fédération québécoise des municipalités, au micro de Midi info

Qu’est-ce qui mérite d’être conservé?

Yves Bergeron dirige l’Institut du patrimoine de l’Université du Québec à Montréal (UQAM), où il enseigne l’histoire de l’art. « Il y a une foule de choses qui ont une valeur patrimoniale, affirme-t-il. Mais, qu’est-ce qui mérite d’être conservé? C’est toujours le défi! »

En vertu de la Loi sur le patrimoine culturel, entrée en vigueur en octobre 2012, les responsabilités quant à la préservation du patrimoine sont partagées : « Le gouvernement du Québec – le ministère de la Culture – a toujours une responsabilité nationale, explique Yves Bergeron. Mais la nouvelle loi accorde davantage de liberté et de [pouvoir d’] intervention aux municipalités ». D’où la nécessité d’établir un équilibre.

Une maison ancestrale en pierres avec du gazon vert. La maison Charbonneau, construite en 1736, tombe en ruine à Laval. Photo : Ministère de la Culture et des Communications / Jean-François Rodrigue

De plus, les citoyens considèrent désormais que l’État ne peut disposer comme il l’entend du patrimoine. « Aujourd’hui, on ne peut plus faire abstraction de l’acceptabilité sociale », affirme Yves Bergeron.

Ainsi, le sort réservé à la maison René-Boileau, en Montérégie, a fait réagir des citoyens soucieux de sauver du pic des démolisseurs la maison Charbonneau à Laval.

Construite en 1736, elle figure parmi les derniers témoins du Régime français et a été classée au Répertoire du patrimoine culturel du Québec, en 1977. Pourtant, elle tombe en ruine.

Un lieu de mémoire

À Chambly, la destruction de la maison René-Boileau a tant semé la consternation qu’une veillée citoyenne a été tenue devant les décombres. « C’est un pan de l’histoire du Québec, pas seulement de Chambly, qui vient de partir », a déclaré la présidente du Mouvement citoyen de Chambly, Julie Daigneault.

Par la suite, Chambly a annoncé qu’elle reconstruira à l’identique la demeure. Mais des citoyens demandent que le terrain de la demeure ancestrale, ainsi que ses alentours, soient reconnus comme un site archéologique et que des fouilles y soient effectuées, selon des informations du quotidien Le Devoir.

« Le passé historique de la maison va bien au-delà de l’architecture, dit le directeur de l’Institut du patrimoine. Même si elle était reconstruite à l’identique, l’essentiel c’est le discours, la traduction historique; c’est le sens premier de la maison, du lieu, qui compte pour les citoyens. »

« C’est un lieu de mémoire », conclut Yves Bergeron.

Dans le domaine de la conservation du patrimoine, l’actualité n’est pas faite que de mauvaises nouvelles. Le Réseau Patrimoines de l’Université du Québec (RéPUQ) enclenchera ce printemps « un grand projet pour dresser un état des lieux du patrimoine », précise Yves Bergeron.

En juillet dernier, Magog a de son côté donné un exemple d’un projet patrimonial réussi en procédant à l’ouverture de la Maison Merry, construite en 1821 et si bien restaurée qu’elle est maintenant ouverte au public.

[ad_2]

Source link

قالب وردپرس

Headlines

List of Tourist Attractions Open Now in Ottawa

Published

on

By

With Ontario now in Step 3 of 2021 three-step plan for reopening, museums and other indoor attractions are allowed to reopen with capacity limited to not exceed 50 per cent capacity indoors and 75 per cent capacity outdoors.

Here is a list of Ottawa attractions you can visit starting July 16th.

Do remember to wear masks and buy tickets in advance.

Parliament Hill

Parliament’s Centre Block and Peace Tower are closed for renovation.

You can join for tours of the Senate of Canada Building (2 Rideau Street), House of Commons at West Block (111 Wellington Street) on Parliament Hill, and East Block at East Block (111 Wellington Street) on Parliament Hill.

When: Grounds open; guided tours of Parliament are suspended through the summer of 2021.
Where: 111 Wellington Street, Downtown Ottawa

Continue Reading

Headlines

Ottawa performer leapfrogs from gymnastics to Broadway to TV

Published

on

By

A new AppleTV+ series set in a magical town that’s stuck in a neverending 1940s musical includes a pair of Ottawa siblings in the cast. 

Warren Yang and his sister, Ericka Hunter, play two of the singing, dancing residents of the village portrayed in Schmigadoon!, a small-screen series that takes its cues from classic musicals like Brigadoon, Wizard of Oz and Sound of Music, and skewers them with the offbeat comedic mastery of Saturday Night Live. 

In fact, you’ll recognize many of the names from SNL, starting with executive producer Lorne Michaels, creator of the late-night, live-comedy sketch show. Schmigadoon! also stars SNL cast member Cecily Strong and comedian Keegan-Michael Key, who hosted SNL in May. They play a New York couple who get lost on a hike and stumble into a strange town where everyone sings and dances. 

For Yang, a relative newcomer to show-biz, the series marks his television debut. For Hunter, the younger of his two older sisters, it’s the latest in a career path that began with dance lessons as a child more than 30 years ago. She attended Canterbury High School, Ottawa’s arts-focused secondary school. 

“Her dream was always to perform,” said Yang, 34, in an interview. “But that was never the path I thought was an option for me.” 

While his sister studied dance, Yang did gymnastics. He was an elite gymnast throughout his youth, ultimately leaving Merivale High School at 16 to train in Montreal, finishing high school through correspondence courses. He was a member of the Canadian National Team and received a scholarship to study at Penn State, majoring in marketing. 

A few years after graduation, Yang was working at an advertising agency in Toronto when he got a call from a Manhattan number. To his astonishment, they asked if he would be interested in auditioning for a Broadway revival of Miss Saigon.

Continue Reading

Headlines

COVID-19: uOttawa to require vaccination for students living in residence

Published

on

By

Vaccination will be mandatory for students who want to live in residence at the University of Ottawa this year, with proof of vaccination and at least one dose required before move-in, or within two weeks of doing so if they can’t secure a shot before arriving.

Those who can’t receive a vaccine for “health-related reasons or other grounds protected under the Ontario Human Rights Code” will be able to submit a request for accommodation through the university’s housing portal, according to information on the university’s website.

Students with one dose living in residence will also have to receive their second dose “within the timeframe recommended by Ottawa Public Health.”

People who haven’t been granted an exemption and don’t get vaccinated or submit proof of having done so by the deadlines set out by the school will have their residence agreements terminated, uOttawa warns.

“Medical and health professionals are clear that vaccination is the most (effective) means of protecting people and those around them,” reads a statement provided to this newspaper by uOttawa’s director of strategic communications, Patrick Charette.

Article content

“It is precisely for this reason that the University of Ottawa is requiring all students living in residence for the 2021-2022 academic year to be fully vaccinated. The University recognizes that some students may require accommodations for a variety of reasons and will be treating exceptions appropriately.”

Faculty, staff and students are also strongly encouraged to get vaccinated, the statement notes.

“Ensuring a high vaccine coverage in all communities is critical to ensuring an ongoing decline in cases and ending the pandemic. This will be especially important with the return of students to post-secondary institutions in our region in the fall of 2021.”

Neither Carleton University nor Algonquin College is currently mandating vaccination for students living in residence, according to the websites for both schools. But uOttawa isn’t alone in its policy – Western University, Trent University, Durham College and Fanshawe College have all implemented similar requirements. Seneca College, in the GTA, is going even further, making vaccination mandatory for students and staff to come to campus, in-person, for the fall term.

Continue Reading

Chat

Trending