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Internet haute vitesse : le difficile engagement de la CAQ

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Un texte de Mathieu Dion, correspondant parlementaire à Québec

Dans les mois à venir, Québec annoncera 89 projets qui visent à brancher 100 000 foyers à un service Internet haute vitesse de qualité, confirme le ministère de l’Économie et de l’Innovation.

En campagne électorale, la Coalition avenir Québec (CAQ) s’est engagée à débloquer 400 millions de dollars pour développer l’accès à Internet haute vitesse. Les coûts pour rendre le service accessible à tous les Québécois sont estimés à un milliard de dollars. Près de la moitié des fonds sont attendus du gouvernement fédéral.

Québec dépend donc d’Ottawa pour améliorer son réseau Internet. À moins d’un an des élections fédérales, il compte exercer des pressions afin que les investissements nécessaires soient au rendez-vous dans le prochain budget du gouvernement Trudeau.

Ainsi, on ignore si le gouvernement fédéral acceptera de financer ces projets et quel sera le montant de sa contribution. De nombreuses discussions avec Ottawa doivent être finalisées avant la signature des conventions d’aide financière.

La marche à suivre pour répondre aux exigences d’Ottawa se révèle complexe. D’ailleurs, la majorité des projets soumis jusqu’ici par différentes communautés du Québec n’ont pas été retenus par le fédéral.

« On veut discuter avec le fédéral pour élargir l’acceptabilité de certains modèles d’affaires pour être capable de faire la mise en place plus rapidement », explique le responsable du dossier au gouvernement caquiste, Gilles Bélanger.

Ça fait 15 ans qu’on parle d’Internet haute vitesse en région.

Gilles Bélanger, adjoint parlementaire au ministre de l’Économie et de l’Innovation

Quand une MRC prend les choses en main

Bien qu’ils soient à proximité de Trois-Rivières, certains secteurs de la MRC de Bécancour, dans le Centre-du-Québec, ont un réseau Internet d’un autre siècle.

En 2016, la MRC a pris les choses en main en commençant à déployer une fibre optique publique sur son territoire. Le projet de 16 millions de dollars est financé sur 20 ans par le prélèvement de 48 $ par année sur chaque compte de taxes.

Ça a pris du leadership de notre monde municipal d’aller directement sur le compte de taxes. […] Nos élus ont répondu à un besoin criant de la population.

Daniel Béliveau, directeur général de la MRC de Bécancour

Une entreprise de télécommunications, partenaire de la MRC pour le projet, branche les résidences à la fibre optique, fournit le service Internet et verse des redevances pour le maintien de l’infrastructure.

La concurrence créée par l’arrivée de ce nouveau fournisseur aurait, en contrepartie de la hausse du fardeau fiscal, entraîné une chute des prix des services Internet offerts dans la région.

« La clé pour nos citoyens, se targue le directeur général de la MRC Daniel Béliveau, est de ne pas avoir attendu [les gouvernements] et de s’être pris en main. »

La MRC de Bécancour prévoit déployer jusqu'en 2022 quelque 900 kilomètres de fibre optique sur son territoire.La MRC de Bécancour prévoit déployer jusqu’en 2022 quelque 900 kilomètres de fibre optique sur son territoire. Photo : Radio-Canada

La MRC compte maintenant se faire rembourser un peu moins de la moitié des 16 millions de dollars par l’intermédiaire des programmes gouvernementaux. Tout indique que son projet fera partie de ceux acceptés par le ministère de l’Économie et de l’Innovation.

M. Béliveau croit que le modèle d’affaires de Bécancour peut faire « des petits un peu partout au Québec ».

Un modèle qui inspire

La spécialiste du web Michelle Blanc félicite la MRC de Bécancour d’avoir ainsi privilégié le déploiement d’une fibre optique dans le cadre d’un partenariat avec le privé.

Malgré son coût élevé, la technologie permet de conduire rapidement une importante quantité de données numériques, nettement plus que les câbles coaxiaux en cuivre.

En promettant de la fibre optique, on sait qu’elle sera bonne pour 20 ans.

Michelle Blanc, spécialiste du web
La fibre optique, un très mince filament constitué de verre ou de plastique, est le moyen privilégié pour conduire une importante quantité de données numériques à très haute vitesse. Sa capacité est nettement supérieure à celle des câbles coaxiaux en cuivre.La fibre optique, un très mince filament constitué de verre ou de plastique, est le moyen privilégié pour conduire une importante quantité de données numériques à très haute vitesse. Sa capacité est nettement supérieure à celle des câbles coaxiaux en cuivre. Photo : Radio-Canada

Mme Blanc juge toutefois que la MRC de Bécancour, qui a développé une réelle expertise, constitue une exception.

Elle suggère que le gouvernement reprenne ce modèle à son compte et qu’il déploie la fibre optique « à la grandeur du Québec », en partenariat avec des firmes de télécommunications.

« Pourquoi continuer de subventionner, alors qu’on peut financer et tirer une partie de profits? », demande-t-elle.

Le gouvernement caquiste compte plutôt continuer de soutenir les MRC dans leurs projets comme il le fait présentement. Il n’est pas question d’installer de la fibre optique sur tout le territoire, cela coûterait trop cher.

« Legault n’y arrivera pas »

Le premier ministre François Legault répète qu’il parviendra à rendre accessible Internet haute vitesse à tous les Québécois en quatre ans.

Cependant, Gilles Bélanger se veut plus prudent en évoquant « une bonne partie dans un premier mandat ». Il croit en outre que certaines régions pourraient être plus accessibles par satellite.

L’expérience de la MRC de Bécancour montre en effet qu’offrir Internet haute vitesse à tout le territoire constitue une mission difficile.

Le directeur général de la MRC, Daniel Béliveau, affirme : « [François] Legault n’y arrivera pas. Juste en main-d’œuvre et en permis, c’est irréaliste. Quand on pense réaliser un projet comme celui-là en deux ans, c’est [plutôt] entre cinq et six ans dans les faits ».

Le ministère de l’Économie et de l’Innovation prévoit lancer un nouvel appel de projets en 2019.

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List of Tourist Attractions Open Now in Ottawa

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With Ontario now in Step 3 of 2021 three-step plan for reopening, museums and other indoor attractions are allowed to reopen with capacity limited to not exceed 50 per cent capacity indoors and 75 per cent capacity outdoors.

Here is a list of Ottawa attractions you can visit starting July 16th.

Do remember to wear masks and buy tickets in advance.

Parliament Hill

Parliament’s Centre Block and Peace Tower are closed for renovation.

You can join for tours of the Senate of Canada Building (2 Rideau Street), House of Commons at West Block (111 Wellington Street) on Parliament Hill, and East Block at East Block (111 Wellington Street) on Parliament Hill.

When: Grounds open; guided tours of Parliament are suspended through the summer of 2021.
Where: 111 Wellington Street, Downtown Ottawa

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Ottawa performer leapfrogs from gymnastics to Broadway to TV

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A new AppleTV+ series set in a magical town that’s stuck in a neverending 1940s musical includes a pair of Ottawa siblings in the cast. 

Warren Yang and his sister, Ericka Hunter, play two of the singing, dancing residents of the village portrayed in Schmigadoon!, a small-screen series that takes its cues from classic musicals like Brigadoon, Wizard of Oz and Sound of Music, and skewers them with the offbeat comedic mastery of Saturday Night Live. 

In fact, you’ll recognize many of the names from SNL, starting with executive producer Lorne Michaels, creator of the late-night, live-comedy sketch show. Schmigadoon! also stars SNL cast member Cecily Strong and comedian Keegan-Michael Key, who hosted SNL in May. They play a New York couple who get lost on a hike and stumble into a strange town where everyone sings and dances. 

For Yang, a relative newcomer to show-biz, the series marks his television debut. For Hunter, the younger of his two older sisters, it’s the latest in a career path that began with dance lessons as a child more than 30 years ago. She attended Canterbury High School, Ottawa’s arts-focused secondary school. 

“Her dream was always to perform,” said Yang, 34, in an interview. “But that was never the path I thought was an option for me.” 

While his sister studied dance, Yang did gymnastics. He was an elite gymnast throughout his youth, ultimately leaving Merivale High School at 16 to train in Montreal, finishing high school through correspondence courses. He was a member of the Canadian National Team and received a scholarship to study at Penn State, majoring in marketing. 

A few years after graduation, Yang was working at an advertising agency in Toronto when he got a call from a Manhattan number. To his astonishment, they asked if he would be interested in auditioning for a Broadway revival of Miss Saigon.

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COVID-19: uOttawa to require vaccination for students living in residence

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Vaccination will be mandatory for students who want to live in residence at the University of Ottawa this year, with proof of vaccination and at least one dose required before move-in, or within two weeks of doing so if they can’t secure a shot before arriving.

Those who can’t receive a vaccine for “health-related reasons or other grounds protected under the Ontario Human Rights Code” will be able to submit a request for accommodation through the university’s housing portal, according to information on the university’s website.

Students with one dose living in residence will also have to receive their second dose “within the timeframe recommended by Ottawa Public Health.”

People who haven’t been granted an exemption and don’t get vaccinated or submit proof of having done so by the deadlines set out by the school will have their residence agreements terminated, uOttawa warns.

“Medical and health professionals are clear that vaccination is the most (effective) means of protecting people and those around them,” reads a statement provided to this newspaper by uOttawa’s director of strategic communications, Patrick Charette.

Article content

“It is precisely for this reason that the University of Ottawa is requiring all students living in residence for the 2021-2022 academic year to be fully vaccinated. The University recognizes that some students may require accommodations for a variety of reasons and will be treating exceptions appropriately.”

Faculty, staff and students are also strongly encouraged to get vaccinated, the statement notes.

“Ensuring a high vaccine coverage in all communities is critical to ensuring an ongoing decline in cases and ending the pandemic. This will be especially important with the return of students to post-secondary institutions in our region in the fall of 2021.”

Neither Carleton University nor Algonquin College is currently mandating vaccination for students living in residence, according to the websites for both schools. But uOttawa isn’t alone in its policy – Western University, Trent University, Durham College and Fanshawe College have all implemented similar requirements. Seneca College, in the GTA, is going even further, making vaccination mandatory for students and staff to come to campus, in-person, for the fall term.

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