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Vos vacances à la plage sont-elles menacées? | Les cartes week-end

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Un texte de Daniel Blanchette Pelletier

Peu d’études se sont intéressées à l’évolution des plages à l’échelle mondiale. Jusqu’à la publication, cette année, d’un rapport d’analyse (Nouvelle fenêtre) basé sur des images satellites saisies de 1984 à 2016.

Une équipe de chercheurs néerlandais a constaté que le quart des plages de sable autour du monde s’érodent à des rythmes variables.

Leurs données contrastent avec les évaluations plus alarmistes selon lesquelles jusqu’à 70 % des plages mondiales montraient des signes d’érosion.

Ces études menées il y a 40 ans n’étaient basées que sur des évaluations et des témoignages, explique Arjen Luijendijk, un expert de l’organisme indépendant Deltares, qui étudie les deltas, les bassins fluviaux et les côtes.

« L’autre raison, poursuit le chercheur néerlandais, c’est que nous avons décidé à plusieurs endroits de nourrir les côtes en sable pour contrer cette érosion. »

Si vous prenez en considération le comportement des plages au fil du temps, la majorité sont stables ou en croissance. Même où la côte est en érosion, l’humain a freiné ou annulé la tendance.

Arjen Luijendijk, Deltares

Selon les images satellites, 24 % des plages s’érodent (en rouge sur la carte), 28 % croissent (en vert) et 48 % sont stables. Ces dernières, qui s’érodent ou croissent à un rythme inférieur à 0,5 mètre par an, ne sont pas représentées sur la carte.

Environ 7 % des plages dans le monde s’érodent à un rythme jugé alarmant de plus de 3 à 5 mètres par an, et 2 % perdent plus de 10 mètres annuellement, selon l’étude.

L’Afrique et l’Australie sont les deux continents où les plages s’érodent davantage qu’elles croissent. Mais à l’échelle locale, certaines vastes plages des États-Unis reculent plus rapidement.

Qu’en est-il au Canada?

Les images satellites de l’étude menée par Deltares dressent un portrait mondial de la situation, mais sans donner une évaluation précise pour le Canada.

Des chercheurs du Laboratoire de dynamique et de gestion intégrée des zones côtières, à Rimouski, confirment cependant que des plages au Québec se transforment, notamment à Sept-Îles, dans La Mitis et à Percé (indiqué sur la carte), dans l’est de la province. L’une d’elles à La Mitis, par exemple, a enregistré un recul de 15 mètres en 2010, l’érosion la plus marquée des vingt dernières années au Québec. Elle s’érode en général de 1,5 mètre par an.

Le chercheur néerlandais n’écarte pas l’hypothèse que des plages disparaissent totalement. « Je ne dis pas que toutes les plages vont disparaître, mais la pression côtière sera définitivement plus forte dans les années à venir avec la montée des eaux entraînée par le réchauffement climatique », précise Arjen Luijendijk.

Le facteur humain

Le bouleversement mondial des plages n’a pas de cause unique. Il est attribué à des facteurs tant naturels qu’humains.

L’extraction de sable, une pratique mondiale soutenue pour répondre aux besoins de l’industrie de la construction, renflouer des plages qui se vident ou même créer des territoires artificiels, est notamment montrée du doigt. Plus de 75 millions de tonnes de sable marin sont extraites chaque année sur les plages.

Certains besoins en sable sont justifiés. « Ce n’est pas noir ou blanc », croit le chercheur néerlandais, qui dénonce cependant que le sable prélevé en Asie serve parfois à construire des plages de toutes pièces pour le plaisir et le tourisme.

En Chine, le dragage du fleuve Yangtze a été partiellement interdit pour limiter l’impact environnemental. Les entrepreneurs se sont cependant tournés vers un lac qui l’alimente pour combler leurs besoins.

En 10 ans, le lac Poyang, plus large source d’eau douce du pays et site de biodiversité, s’est profondément transformé : le canal est désormais plus large et plus profond, et les plages ont été rongées.

La hausse du niveau des océans et les catastrophes naturelles, exacerbées par le réchauffement climatique, pèsent lourd aussi sur la survie des plages. On estime que chaque fois que le niveau marin gagne un centimètre, les côtes et les plages perdent environ un mètre.

Les tempêtes tropicales et les ouragans qui secouent les côtes engloutissent également avec elles une importante quantité de sable en mer. C’est le cas en Floride, et c’est aussi pourquoi les États-Unis sont particulièrement touchés par l’érosion des plages, croit Arjen Luijendijk.

« Les pays qui perdent du sable, surtout sur la côte est et dans le golfe du Mexique, perdent même des îles entières en raison de ces tempêtes », rappelle-t-il. East, une île d’Hawaï, a par exemple été rayée complètement de la carte en octobre par l’ouragan de catégorie 5 Walaka.

La route du sable

Si l’étude néerlandaise a sonné l’alarme sur le sort du quart des plages de la planète, elle révèle aussi qu’autant de plages montrent des signes de croissance, et pas seulement parce que l’humain les renfloue.

Les plages sont des paysages dynamiques, quasiment vivants. Elles évoluent au rythme du vent et des vagues, notamment.

Cette transformation est difficilement perceptible au quotidien, mais devient saisissante avec le temps, comme le montrent ces images satellites captées pendant 30 ans au-dessus de la barrière côtière de Cap Cod, aux États-Unis.

Une animation satellite montrant l'évolution des côtes et des plages. En 30 ans, les plages de Cap Cod sur la côte de la Nouvelle-Angleterre se sont transformées naturellement. Photo : NASA Earth Observatory

Le sable est créé naturellement par la désagrégation de matériaux d’origine minérale, notamment par les glaces et les eaux.

« Il faut des échelles de temps qui vont de plusieurs milliers d’années à plusieurs centaines de milliers d’années », explique le chercheur associé au Centre national de la recherche scientifique, Éric Chaumillon.

Chaque année, les fleuves exportent ensuite les sédiments vers les mers, poursuit le chercheur, qui estime que la nature en déplace une vingtaine de milliards de tonnes par an. Les grains de sable terminent leur course sur les plages.

« Le littoral, c’est un peu comme une autoroute de sable, illustre le professeur en géomorphologie au Département de géographie de l’Université Laval, Patrick Lajeunesse. Si on ne coupe pas le chemin, le sable va continuer à transiter. »

« Normalement, les plages seraient donc en croissance constante, reprend Arjen Luijendijk. Mais avec la construction des barrages, des installations portuaires sur les côtes ou encore le dragage, il y a moins de sable qui arrive sur les plages. »

Résultat : des plages se vident parce que le sable est arrêté ailleurs. D’ailleurs, dans les régions où les plages sont en croissance, des constructions humaines sont en cause.

Cette interruption dans le voyage du sable n’est pas sans conséquence, prévient Christian Fraser du Laboratoire de dynamique et de gestion intégrée des zones côtières de l’Université du Québec à Rimouski.

« C’est peut-être avantageux pour les régions où le sable s’arrête, mentionne-t-il. Mais automatiquement, il y a un déficit. Le sable qui était voué à continuer son voyage un peu plus loin est limité à un endroit et on se retrouve avec des côtes ailleurs en déficit de sable. »

Un mécanisme de défense

Or, les plages de sable représentent un mécanisme de défense naturel contre l’érosion côtière.

« C’est la présence du sable qui dissipe l’énergie des vagues, explique Christian Fraser. Juste diminuer de quelques centimètres l’épaisseur des sédiments fait en sorte que les vagues vont être capable d’atteindre la ligne de rivage plus facilement et contribuer au recul des côtes. »

Lorsqu’on joue sur l’équilibre très sensible de l’épaisseur de sable sur la plage, tout peut changer.

Christian Fraser, Université du Québec à Rimouski

Les ouvrages de protection bâtis par l’homme deviennent alors nécessaires, ce qui crée un effet domino, ajoute le chercheur.

Bloquées par des infrastructures, les vagues qui se jettent sur les côtes retournent à la mer emportant avec elle plus de sable plutôt que de l’étendre sur la plage, ce qui accélère l’érosion.

« Autant sur la terre que dans la mer, la pression augmente, dit Arjen Luijendijk. La construction de villes, où plus de gens veulent habiter, et de ports accroît la pression sur la terre. Et en même temps, les niveaux marins s’élèvent avec les changements climatiques. »

D’où l’importance, selon le chercheur, de surveiller par satellite l’évolution des côtes et des plages pour voir comment et à quel rythme la planète se transforme.

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John Summers: Bell Baker Lawyer Ridicules Motherhood and Society

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Action has always been known to speak louder than words. The actions of John Summers, an Ottawa based lawyer has left a lot of well-meaning citizens dumbfounded and shocked. This is a lawyer who claims to really value human decency and family values with his words but does the complete apparent opposite with his actions.

Fabricating lies about another person in the court of law is an offence that law practitioners tend to frown upon. However, John Summers did not only fabricate lies to keep Raymond from seeing his mother, Dezrin Carby-Samuels but also went ahead to blatantly pursue a negative agenda against an elderly woman. Dezrin is a woman who has had her fair share of abuse from both her husband, Horace and daughter, Marcella. She and her son Raymond saw the law courts as their last resort in their quest for justice to prevail. However, the complete opposite is what they obtained thanks to John Summers’ apparent campaign of manipulation of court procedure and deception

The era where lawyers were deemed as honest and truthful is long gone as is being shown being John Summers. For a lawyer to be able to produce a non-truthful and deceitful affidavit claiming that Raymond  suffers from “mental illness” when that is not the case shows the lengths that lawyers of John Summers’ calibre are willing to go in order to try twist court procedure to their advantage at the possible expense of human life or the perpetuation of human suffering.

John Summers also claimed that his client, Horace Carby-Samuels was ignorant of the procedures adopted by courts which is the reason why his client could not file any defence. However, Horace Carby-Samuels happens to be the same person who had enough belief in his legal capabilities that he decided to do away with the services of his lawyer in order to represent himself during a legal battle against both the Government of Canada and his union during the 1990’s.

There are certain values and ethics that keep society together and differentiate humans from other living things in the world and respect for the elderly happens to be among such things. However, if for the love of money a lawyer who has sworn to always ensure that justice prevails is able to trample on the fundamental human rights of a sick mother and her son, then something definitely is wrong somewhere. The basic things like empathy and love for humanity that makes us human are now being thrown away just for the love of money.

Where did humanity really go wrong? How can the life of an elderly woman be exchanged for a few bucks? Since when did humans become so cruel to one another? These are questions that beg to be answered but can’t and the behavioural patterns of people like John Summers also makes it even more difficult to understand. If a lawyer can lie under oath against an elderly woman just to please his client, then the world is really about to come to an end.

With Dezrin being unable to walk, speak or even write, the fraudulent activities being perpetuated by John Summers will only help in negatively impact her health. The behaviour of John Summers is bad for society and humanity and should be condemned in no uncertain terms.  

One report from a reliable source alleges that Dezrin died four months ago as a result of evil actions of John Summers.

Mr. Summers had no business practicing law anywhere in Canada for the torture he has put this elderly black woman since 2016.

John Summers can be regarded as little more than a handsome demon.

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Record one million job losses in March: StatCan

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OTTAWA — More than one million Canadians lost their jobs in the month of March, Statistics Canada is reporting. The unemployment rate has also climbed to 7.8 per cent, up from 2.2 percentage points since February.

Canada’s national statistics agency released its monthly Labour Force Survey on Thursday, using March 15 to 21 as the sample week – a time when the government began enforcing strict guidelines around social gatherings and called on non-essential businesses to close up shop.

The first snapshot of job loss since COVID-19 began taking a toll on the Canadian economy shows 1.1 million out of work since the prior sample period and a consequent decrease in the employment rate – the lowest since April 1997. The most job losses occurred in the private sector and among people aged 15-24.

The number of people who were unemployed increased by 413,000, resulting in the largest one-month increase in Canada’s unemployment rate on record and takes the economy back to a state last seen in October, 2010.

“Almost all of the increase in unemployment was due to temporary layoffs, meaning that workers expected to return to their job within six months,” reads the findings.

The agency included three new indicators, on top of the usual criteria, to better reflect the impact of COVID-19 on employment across the country.

The survey, for example, excludes the more commonly observed reasons for absent workers — such as vacation, weather, parental leave or a strike or lockout — to better isolate the pandemic’s effect.

They looked at: people who are employed but were out of a job during the reference week, people who are employed but worked less than half their usual hours, and people who are unemployed but would like a job.

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Employee at Ottawa’s Amazon Fulfillment Centre tests positive for COVID-19

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OTTAWA — An employee who works at Amazon’s fulfillment centre on Boundary Road in Ottawa’s east-end has tested positive for COVID-19.

Amazon says it learned on April 3 that an associate tested positive for novel coronavirus and is currently in isolation. The employee last worked at the fulfillment centre on March 19.

Two employees told CTV News Ottawa that management informed all employees about the positive test in a text message over the weekend.

In a statement to CTV News Ottawa, Amazon spokesperson Jen Crowcroft wrote “we are supporting the individual who is recovering. We are following guidelines from health officials and medical experts, and are taking extreme measures to ensure the safety of employees at our site.”

The statement also says that Amazon has taken steps to further protect their employees.

“We have also implemented proactive measures at our facilities to protect employees including increased cleaning at all facilities, maintaining social distance in the FC.”

CTV News Ottawa asked Amazon about the timeline between when the company found out about the positive COVID-19 case and when employees were notified.

In a separate email to CTV News Ottawa, Crowcroft said “all associates of our Boundary Road fulfillment centre in Ottawa were notified within 24 hours of learning of the positive COVID-19 case.”

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