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Charges fiscales élevées, moins d’inégalités

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Des recettes fiscales de 155,8 milliards de dollars, c’est l’équivalent de 37,3 % du produit intérieur brut (PIB) du Québec. C’est 3,8 points de pourcentage plus élevé qu’en 1981, mais ce taux est en baisse depuis 2014 et s’éloigne de son sommet de 39,9 % en 2000.

Non seulement la pression fiscale tend à baisser au Québec, mais le recul est plus prononcé qu’ailleurs au pays. Le rapport, dirigé par le fiscaliste Luc Godbout, précise que « la réduction du poids de la fiscalité au Québec depuis son sommet de 2000 (-2,6 points de pourcentage) est supérieure à la réduction ailleurs au Canada (-1,6 point de pourcentage). »

Néanmoins, le Québec conserve un taux de pression fiscale plus grand que la moyenne des membres de l’OCDE et du G7. « Le Québec, est-il écrit dans le rapport, présente plutôt des similitudes avec, notamment, la Belgique et le Luxembourg. […] Lorsqu’on analyse la période de 1981 à 2017, on constate que 20 pays, en plus du Québec, ont vu leur pression fiscale augmenter alors que seulement six ont connu une baisse. »

Si on compare avec les autres provinces au Canada, le Québec demeure l’endroit où la fiscalité est la plus lourde par rapport à son économie. À 37,3 % du PIB, le Québec dépasse la moyenne canadienne, qui est de 33 %, et largement les provinces pétrolières, dont la pression fiscale est la plus faible en raison des revenus importants provenant des ressources.

Cela dit, de 2007 à 2016, le poids de la fiscalité n’a grimpé que d’un point au Québec alors qu’il a augmenté de 2,9 points en Saskatchewan, de 3,8 points en Alberta et de 8,6 points à Terre-Neuve-et-Labrador.

Plus d’impôts, moins de taxes

Le Canada et le Québec misent davantage sur les impôts qu’ailleurs dans le monde. Les impôts sur le revenu représentent 34,1 % des recettes fiscales du Québec, 36,1 % ailleurs au pays, contre 24,2 % en moyenne dans les pays de l’OCDE. Par contre, les revenus fiscaux provenant des taxes représentent 18,7 % au Québec, 17,9 % ailleurs au pays, contre 28,2 % en moyenne chez les membres de l’OCDE.

Même scénario pour les cotisations sociales : 15,7 % au Québec contre 27,3 % dans l’OCDE. Et situation semblable pour le niveau d’impôt sur les sociétés et sur le patrimoine, plus élevés au Québec (14,2 % et 10,1 %) que la moyenne de l’OCDE (10,7 % et 4,7 %).

En revanche, 28 pays de l’OCDE affichent un poids des taxes à la consommation par rapport au PIB plus élevé qu’au Québec.

« Le Québec (7,0 %) se situe sous la moyenne de l’OCDE (9,6 %) et légèrement sous la moyenne du G7 (7,3 %), alors que seulement huit pays, dont le Canada, ont un poids des taxes à la consommation en proportion du PIB inférieur à celui du Québec. » La tendance générale dans l’OCDE est d’augmenter les taxes à la consommation, un mouvement que n’ont pas suivi le Canada, le Québec et les États-Unis.

Taux marginal le plus élevé

Le taux d’imposition des particuliers le plus élevé au Canada se trouve en Nouvelle-Écosse, à 54 %, suivi de l’Ontario à 53,5 % puis du Québec, à 53,3 %. En Suède, il est de 57,1 %. Aux États-Unis, il est à 46,3 %. Et la moyenne de l’OCDE est à 42,8 % alors que certains pays ont des taux extrêmement faibles, surtout les pays d’Europe de l’Est.

« Un contribuable québécois, précise le rapport, voit ses revenus de travail imposés au taux maximal lorsque ceux-ci excèdent 4,2 fois le salaire moyen du Québec, donc pour les revenus qui excèdent 202 800 $. […] Pour 24 des 35 pays membres, le seuil, à partir duquel le taux d’imposition maximal des revenus des particuliers s’applique, est relativement moins élevé qu’au Québec et au Canada. »

L’impôt des entreprises

Le poids des impôts pour les sociétés est à 5,3 % du PIB au Québec. C’est le niveau le plus élevé au Canada et seuls le Luxembourg, la Suède et l’Australie ont des charges en proportion de l’économie qui sont plus élevées si l’on fait des comparaisons avec les membres de l’OCDE. Le Canada sans le Québec est à 4,3 % du PIB. Le Québec se démarque par un niveau plus élevé de taxe sur la rémunération avec les cotisations au Fonds des services de santé. Cela dit, près de la moitié des membres de l’OCDE taxe la rémunération.

Le taux d’imposition combiné sur les sociétés est passé de 30,9 % en 2008 à 26,7 % aujourd’hui au Québec, en baisse, comme c’est le cas dans 19 pays de l’OCDE. À noter que le président Trump a fortement réduit le taux d’imposition des entreprises, passant de 39,3 % en 2008 à 25,8 % aujourd’hui. Le pays dont les impôts sur les sociétés sont les plus élevés est la France, à 34,4 %. Les plus faibles sont l’Irlande toujours, et les pays de l’Est.

Le poids de la fiscalité pour vous

Cela dit, une fois pris en compte les impôts, les cotisations et les prestations, le bilan 2018 de la fiscalité démontre que les charges fiscales tendent à être moins élevées au Québec que la moyenne de l’OCDE.

Trois exemples :

  • une personne célibataire qui touche le salaire moyen a un taux de charge fiscale nette de 25,3 % contre 25,5 % en moyenne dans l’OCDE;
  • une famille monoparentale avec 2 enfants, qui gagne les deux tiers du salaire moyen, a une charge fiscale nette négative en raison des prestations qu’elle reçoit : taux de – 39,7 % contre un taux positif de 1,8 % en moyenne dans l’OCDE;
  • et puis un couple avec 2 enfants avec un membre qui gagne le salaire moyen et l’autre qui gagne le tiers du salaire moyen, aura un taux de charge fiscale nette de 6,2 % alors que la moyenne de l’OCDE est à 16,3 %.

Profil des contribuables québécois

Le tiers des Québécois ne gagnent pas 20 000 $ par année. Voici le profil des contribuables québécois pour l’année 2015, qu’on retrouve dans le bilan de la fiscalité :

34 % = 0 à 19 999 $
14 % = 20 000 à 29 999 $
23 % = 30 000 à 49 999 $
22 % = 50 000 à 99 999 $
6 % = 100 000 $ et plus

Le bilan précise que « les 20 % des contribuables ayant déclaré les revenus les plus élevés se sont partagés plus de la moitié des revenus totaux déclarés (51,2 %) et ont payé 70,0 % du total de l’impôt sur le revenu versé par les contribuables au gouvernement du Québec. »

Il est à noter que 95,9 % des impôts sont payés par les 50 % de contribuables dont les revenus sont les plus élevés au Québec. Ce taux est de 97 % en Ontario, de 97,2 % aux États-Unis.

Sur un total de 6,56 millions de déclarations de revenus en 2015, on compte 2,35 millions de déclarations non imposables. C’est 35,9 % de toutes les déclarations soumises.

« Les statistiques sur les contribuables imposables et non imposables doivent être analysées avec précaution, est-il écrit dans l’étude.

Parmi les contribuables non imposables, il y a notamment ceux qui restent au foyer et sont à la charge de leur conjoint(e) ainsi que les bénéficiaires de prestations de l’État. Il y a aussi les étudiants travaillant à temps partiel ou encore l’été seulement. Dans ce dernier cas, même si les étudiants gagnent trop peu pour avoir de l’impôt à payer, à la fin de l’année, ils produisent néanmoins une déclaration afin de récupérer les retenues à la source qui ont été prélevées sur leur paie ou encore pour obtenir le crédit d’impôt pour la solidarité. »

Le 1 %

Il y a 20 ans, il fallait gagner plus de 125 000 $ dans une année pour faire partie du club des 1 % les plus riches du Québec. En 2015, c’était 221 000 $.

« Selon les statistiques fiscales, la proportion du revenu total détenue par ce groupe de contribuables croît dans le temps et aurait atteint 11 % en 2015. Le pourcentage du total de l’impôt du Québec à payer de ce groupe croît aussi dans le temps pour atteindre 17,9 % en 2015. »

Le Québec est considéré comme une société où les inégalités sont généralement plus faibles qu’ailleurs en Amérique du Nord. Le Québec est 11e au classement des membres de l’OCDE alors que des pays comme l’Islande, la Finlande, le Danemark sont les plus égalitaires, alors que les États-Unis, la Turquie, le Chili et le Mexique sont les plus inégalitaires.

L’étude précise ceci : « au Québec, à l’Île-du-Prince-Édouard et au Nouveau-Brunswick, l’intervention des gouvernements contribue à réduire les inégalités de revenus dans une proportion de 35 %. »

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List of Tourist Attractions Open Now in Ottawa

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With Ontario now in Step 3 of 2021 three-step plan for reopening, museums and other indoor attractions are allowed to reopen with capacity limited to not exceed 50 per cent capacity indoors and 75 per cent capacity outdoors.

Here is a list of Ottawa attractions you can visit starting July 16th.

Do remember to wear masks and buy tickets in advance.

Parliament Hill

Parliament’s Centre Block and Peace Tower are closed for renovation.

You can join for tours of the Senate of Canada Building (2 Rideau Street), House of Commons at West Block (111 Wellington Street) on Parliament Hill, and East Block at East Block (111 Wellington Street) on Parliament Hill.

When: Grounds open; guided tours of Parliament are suspended through the summer of 2021.
Where: 111 Wellington Street, Downtown Ottawa

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Ottawa performer leapfrogs from gymnastics to Broadway to TV

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A new AppleTV+ series set in a magical town that’s stuck in a neverending 1940s musical includes a pair of Ottawa siblings in the cast. 

Warren Yang and his sister, Ericka Hunter, play two of the singing, dancing residents of the village portrayed in Schmigadoon!, a small-screen series that takes its cues from classic musicals like Brigadoon, Wizard of Oz and Sound of Music, and skewers them with the offbeat comedic mastery of Saturday Night Live. 

In fact, you’ll recognize many of the names from SNL, starting with executive producer Lorne Michaels, creator of the late-night, live-comedy sketch show. Schmigadoon! also stars SNL cast member Cecily Strong and comedian Keegan-Michael Key, who hosted SNL in May. They play a New York couple who get lost on a hike and stumble into a strange town where everyone sings and dances. 

For Yang, a relative newcomer to show-biz, the series marks his television debut. For Hunter, the younger of his two older sisters, it’s the latest in a career path that began with dance lessons as a child more than 30 years ago. She attended Canterbury High School, Ottawa’s arts-focused secondary school. 

“Her dream was always to perform,” said Yang, 34, in an interview. “But that was never the path I thought was an option for me.” 

While his sister studied dance, Yang did gymnastics. He was an elite gymnast throughout his youth, ultimately leaving Merivale High School at 16 to train in Montreal, finishing high school through correspondence courses. He was a member of the Canadian National Team and received a scholarship to study at Penn State, majoring in marketing. 

A few years after graduation, Yang was working at an advertising agency in Toronto when he got a call from a Manhattan number. To his astonishment, they asked if he would be interested in auditioning for a Broadway revival of Miss Saigon.

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COVID-19: uOttawa to require vaccination for students living in residence

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Vaccination will be mandatory for students who want to live in residence at the University of Ottawa this year, with proof of vaccination and at least one dose required before move-in, or within two weeks of doing so if they can’t secure a shot before arriving.

Those who can’t receive a vaccine for “health-related reasons or other grounds protected under the Ontario Human Rights Code” will be able to submit a request for accommodation through the university’s housing portal, according to information on the university’s website.

Students with one dose living in residence will also have to receive their second dose “within the timeframe recommended by Ottawa Public Health.”

People who haven’t been granted an exemption and don’t get vaccinated or submit proof of having done so by the deadlines set out by the school will have their residence agreements terminated, uOttawa warns.

“Medical and health professionals are clear that vaccination is the most (effective) means of protecting people and those around them,” reads a statement provided to this newspaper by uOttawa’s director of strategic communications, Patrick Charette.

Article content

“It is precisely for this reason that the University of Ottawa is requiring all students living in residence for the 2021-2022 academic year to be fully vaccinated. The University recognizes that some students may require accommodations for a variety of reasons and will be treating exceptions appropriately.”

Faculty, staff and students are also strongly encouraged to get vaccinated, the statement notes.

“Ensuring a high vaccine coverage in all communities is critical to ensuring an ongoing decline in cases and ending the pandemic. This will be especially important with the return of students to post-secondary institutions in our region in the fall of 2021.”

Neither Carleton University nor Algonquin College is currently mandating vaccination for students living in residence, according to the websites for both schools. But uOttawa isn’t alone in its policy – Western University, Trent University, Durham College and Fanshawe College have all implemented similar requirements. Seneca College, in the GTA, is going even further, making vaccination mandatory for students and staff to come to campus, in-person, for the fall term.

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