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Donner son corps à la science

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Un texte d’André Bernard, de Découverte

La lumière des néons inonde l’endroit. Une série de tables métalliques s’alignent dans la pièce. On devine les corps posés dessus à la forme des enveloppes de plastique blanc qui les recouvrent.

On voit des tables sur lesquelles sont posés des corps gardés dans des housses de plastique blanches.Des corps destinés à l’enseignement sont protégés par des housses de plastique. Photo : Radio-Canada

On se croirait à la morgue, à la différence que l’endroit est grouillant de vie. Les techniciennes du laboratoire d’anatomie de l’Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR) s’affairent tout autour. Elles préparent les corps pour les prochains groupes d’étudiants.

Chaque année, ils défilent par centaines dans ce laboratoire d’anatomie. Ils sont étudiants au collège ou à l’université. Ils poursuivent des études techniques ou des formations en médecine.

Les corps deviennent des outils précieux d’apprentissage. Au-delà des illustrations détaillées ou des mannequins, les cadavres offrent le réalisme du corps humain. Rien ne les remplace, selon les étudiants, pour étudier les structures internes, apprécier les variations d’un corps à l’autre, se familiariser avec la texture des tissus et se faire une représentation mentale, en trois dimensions, de la disposition des organes, des os, des muscles et des nerfs qui parcourent le corps.

On voit en gros plan des mains qui manipules des os de la colonne vertébrale.Des étudiants examinent des os dans un cours d’anatomie. Photo : Radio-Canada

Je le dis parfois à certains étudiants, c’est comme une bibliothèque qu’on vous a offerte, une bibliothèque d’images. Profitez-en!

Gilles Bronchti, directeur du département d’anatomie de l’UQTR

Si l’enseignement de l’anatomie représente une bonne part de l’usage qu’on fait des corps, ce n’est pas la seule utilisation. En chirurgie, les cadavres s’avèrent aussi très utiles. Ils permettent entre autres de tester différentes approches ou encore, pour les médecins résidents, de s’entraîner à répéter les gestes chirurgicaux avant de procéder à de véritables opérations.

On voit des étudiants dans un laboratoire qui pratiquent leurs tâches médicales sur des corps disposés sur des tables.Les corps sont de précieux outils d’apprentissage en chirurgie. Photo : Radio-Canada

L’avantage, en se pratiquant sur les cadavres, c’est qu’ensuite, quand on arrive pour le faire sur les patients, on est plus à l’aise, on l’a déjà fait. Ça diminue le facteur stress.

Julien Bernatchez, médecin résident en chirurgie vasculaire à l’Université Laval

L’amélioration des méthodes d’embaumement a permis d’élargir l’usage des corps aussi bien pour l’enseignement en chirurgie qu’au niveau de la recherche. Traditionnellement, les corps sont embaumés à partir d’une solution à base de formol. Cette méthode a pour effet de rigidifier le corps, les organes et les tissus. La méthode est parfaite pour l’enseignement de l’anatomie, mais moins adaptée à la chirurgie puisque les tissus n’ont plus la consistance de ceux d’un être vivant.

C’est fantastique pour apprendre l’anatomie. Les pièces restent en place, les organes sont tous en place, mais la texture est très dure; la peau, ça n’a rien de normal.

Gilles Bronchti, directeur du département d’anatomie de l’UQTR
On voit des parties de cerveaux humains disposés sur des plateaux, dans un laboratoire.Des cerveaux destinés à la dissection. Photo : Radio-Canada

Deux autres méthodes d’embaumement, celle au sel saturé et la méthode Thiel, permettent de conserver certaines propriétés physiques des tissus tout en assurant la conservation des corps à long terme. La méthode au sel saturé permet, par exemple, de bien conserver le cerveau et de préserver sa texture; même chose pour la peau. La méthode Thiel, quant à elle, permet de maintenir une grande flexibilité des articulations et de maintenir la souplesse de certains tissus comme les poumons.

On voit trois solutions dans des contenants transparents.Différentes solutions utilisées pour embaumer les corps. Photo : Radio-Canada

La méthode Thiel, dès qu’elle est arrivée ici, c’était comme une révolution pour nous, parce qu’on avait des corps très souples.

Gilles Bronchti, directeur du département d’anatomie de l’UQTR

Ces méthodes se sont révélées particulièrement utiles pour les travaux du groupe de recherche CAVIAR, qui regroupe des chercheurs canadiens et français. Leur objectif est de mieux comprendre et d’améliorer la ventilation durant les massages cardiaques. L’utilisation du cadavre Thiel, dans leur cas, s’est révélée un bon modèle pour étudier la dispersion de l’air dans le système respiratoire durant les massages cardiaques. Alors que le cadavre est branché à un respirateur artificiel, les poumons se gonflent à nouveau, la cage thoracique se remet à s’ouvrir et à se fermer. Pendant ce temps, des capteurs mesurent les changements de pression.

On voit une équipe qui effectue un massage cardiaque sur un corps. Des tubes et des appareils servent à prendre des mesures.Les corps peuvent servir à mieux comprendre la ventilation durant les massages cardiaques. Photo : Radio-Canada

On a pu démontrer que pendant le massage cardiaque, en fait, on écrase le thorax et les poumons, et que ça induit une fermeture de petites voies aériennes qui sont à l’intérieur du thorax, ce qui va compromettre la qualité de la ventilation.

Dr Jean-Christophe Richard, pneumologue au Centre hospitalier Annecy Genevois, en France

En plus des projets de recherche actuels à l’UQTR, d’autres vont bientôt s’amorcer, dont un projet en thanatologie criminalistique. Le projet consiste à évaluer la décomposition des corps en milieu naturel en vue d’améliorer les méthodes de recherche et d’identification des restes d’une victime.

Comment faire don de son corps?

La majorité des départements d’anatomie des universités québécoises peuvent recevoir des corps destinés à la science. Certains critères s’imposent (Nouvelle fenêtre) au moment de faire don de son corps, dont le poids du corps qui ne doit pas dépasser 90,7 kilos (200 lbs); il ne doit pas être embaumé ni avoir subi une autopsie; il doit contenir tous ses organes vitaux (le don d’organes n’est pas compatible avec le don de corps); le corps ne doit pas avoir été endommagé par un accident majeur ni avoir été porteur d’une maladie contagieuse.

Le reportage d’André Bernard et Hélène Morin est diffusé à l’émission Découverte, dimanche, à 18 h 30, à ICI Radio-Canada Télé.

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List of Tourist Attractions Open Now in Ottawa

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With Ontario now in Step 3 of 2021 three-step plan for reopening, museums and other indoor attractions are allowed to reopen with capacity limited to not exceed 50 per cent capacity indoors and 75 per cent capacity outdoors.

Here is a list of Ottawa attractions you can visit starting July 16th.

Do remember to wear masks and buy tickets in advance.

Parliament Hill

Parliament’s Centre Block and Peace Tower are closed for renovation.

You can join for tours of the Senate of Canada Building (2 Rideau Street), House of Commons at West Block (111 Wellington Street) on Parliament Hill, and East Block at East Block (111 Wellington Street) on Parliament Hill.

When: Grounds open; guided tours of Parliament are suspended through the summer of 2021.
Where: 111 Wellington Street, Downtown Ottawa

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Ottawa performer leapfrogs from gymnastics to Broadway to TV

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A new AppleTV+ series set in a magical town that’s stuck in a neverending 1940s musical includes a pair of Ottawa siblings in the cast. 

Warren Yang and his sister, Ericka Hunter, play two of the singing, dancing residents of the village portrayed in Schmigadoon!, a small-screen series that takes its cues from classic musicals like Brigadoon, Wizard of Oz and Sound of Music, and skewers them with the offbeat comedic mastery of Saturday Night Live. 

In fact, you’ll recognize many of the names from SNL, starting with executive producer Lorne Michaels, creator of the late-night, live-comedy sketch show. Schmigadoon! also stars SNL cast member Cecily Strong and comedian Keegan-Michael Key, who hosted SNL in May. They play a New York couple who get lost on a hike and stumble into a strange town where everyone sings and dances. 

For Yang, a relative newcomer to show-biz, the series marks his television debut. For Hunter, the younger of his two older sisters, it’s the latest in a career path that began with dance lessons as a child more than 30 years ago. She attended Canterbury High School, Ottawa’s arts-focused secondary school. 

“Her dream was always to perform,” said Yang, 34, in an interview. “But that was never the path I thought was an option for me.” 

While his sister studied dance, Yang did gymnastics. He was an elite gymnast throughout his youth, ultimately leaving Merivale High School at 16 to train in Montreal, finishing high school through correspondence courses. He was a member of the Canadian National Team and received a scholarship to study at Penn State, majoring in marketing. 

A few years after graduation, Yang was working at an advertising agency in Toronto when he got a call from a Manhattan number. To his astonishment, they asked if he would be interested in auditioning for a Broadway revival of Miss Saigon.

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COVID-19: uOttawa to require vaccination for students living in residence

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Vaccination will be mandatory for students who want to live in residence at the University of Ottawa this year, with proof of vaccination and at least one dose required before move-in, or within two weeks of doing so if they can’t secure a shot before arriving.

Those who can’t receive a vaccine for “health-related reasons or other grounds protected under the Ontario Human Rights Code” will be able to submit a request for accommodation through the university’s housing portal, according to information on the university’s website.

Students with one dose living in residence will also have to receive their second dose “within the timeframe recommended by Ottawa Public Health.”

People who haven’t been granted an exemption and don’t get vaccinated or submit proof of having done so by the deadlines set out by the school will have their residence agreements terminated, uOttawa warns.

“Medical and health professionals are clear that vaccination is the most (effective) means of protecting people and those around them,” reads a statement provided to this newspaper by uOttawa’s director of strategic communications, Patrick Charette.

Article content

“It is precisely for this reason that the University of Ottawa is requiring all students living in residence for the 2021-2022 academic year to be fully vaccinated. The University recognizes that some students may require accommodations for a variety of reasons and will be treating exceptions appropriately.”

Faculty, staff and students are also strongly encouraged to get vaccinated, the statement notes.

“Ensuring a high vaccine coverage in all communities is critical to ensuring an ongoing decline in cases and ending the pandemic. This will be especially important with the return of students to post-secondary institutions in our region in the fall of 2021.”

Neither Carleton University nor Algonquin College is currently mandating vaccination for students living in residence, according to the websites for both schools. But uOttawa isn’t alone in its policy – Western University, Trent University, Durham College and Fanshawe College have all implemented similar requirements. Seneca College, in the GTA, is going even further, making vaccination mandatory for students and staff to come to campus, in-person, for the fall term.

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