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Un couple, deux maisons : un nouveau modèle familial?

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Un texte de Christelle D’Amours pour Les Malins

En 2007, Geneviève Groulx et Jean-François Picard se sont rencontrés et sont tombés amoureux. C’était le début d’une histoire qui allait les amener à échanger des voeux d’éternité, puis devenir les parents de quatre garçons, dont ils sont plus que fiers.

Neuf ans plus tard, la routine les a déracinés. Tous deux carriéristes, ils racontent s’être butés à la dure réalité d’élever des enfants, en plus de jongler avec leurs responsabilités familiales et leurs aspirations professionnelles.

On s’entend que le ”crunch” qui est difficile, c’est l’éducation des enfants. Métro, boulot, dodo : on court partout. Moi aussi, je veux que ma carrière fructifie, donc je veux mettre de l’énergie là-dedans. Mais une fois que ça, c’est terminé, il va rester quoi?

Geneviève Groulx

En plus de s’être oubliés dans ce que Geneviève appelle un contexte de chaos, le couple explique en riant qu’ils sont tous les deux dotés de personnalités fortes : un ingrédient non négligeable dans la recette de la « chicane ». Comme tous les couples, ils vivaient des accrochages quotidiens pouvant sembler banals, mais qui, avec le temps, sont venus à bout de leur flamme.

Jean-François, il est marabout le matin. Il n’est pas du monde, c’est effrayant! Puis moi, au contraire, je suis super de bonne humeur!, dit la conjointe de ce dernier avec humour. Juste le fait d’être de bonne humeur, ça l’écoeure.

Ledit « marabout » s’empresse alors de taquiner Geneviève en faisant allusion à son intarissable amour des animaux. Elle, elle en a besoin. Elle aime ça, les animaux. […] Moi, ça ne marche pas là-dedans! Je viens que j’étouffe, avoue-t-il.

Lorsque l’amour ne suffit plus

Après un passage en médiation, puis devant le notaire, Geneviève et Jean-François se séparent, mais ne divorcent pas. Cette situation s’est étalée sur près de quatre mois.

On s’est séparés parce que l’environnement dans lequel on vivait quand on était ensemble, dans la même maison, c’était toxique. On n’était pas bien ni l’un, ni l’autre. Ça créait des chicanes. Avec les enfants, ce n’était pas un environnement qui était sain.

Geneviève Groulx

Une situation difficile pour toute la famille, car à ce moment-là, Geneviève et Jean-François n’envisageaient pas qu’ils puissent à nouveau former un couple. Ce fut une période très sombre aussi pour la mère de famille, qui se rappelle être allée jusqu’au bout de son rouleau. Je n’allais vraiment pas bien, confie-t-elle.

Pourtant, malgré toutes les procédures de séparation qui étaient alors en cours, son mari ne l’a jamais laissée tomber. Il était debout comme un soldat, puis il était comme : ”Je ne te lâche pas!”, évoque Geneviève avec un sourire. C’est là que je suis retombée amoureuse.

Lors d'une entrevue radio, un femme regarde son mari en souriant alors qu'il explique quelque chose au micro.« J’ai trouvé ça tellement précieux de me dire : peu importe ce qui arrive, il est là », se rappelle Geneviève Groulx. Photo : Radio-Canada / Christelle D’Amours

Se donner la chance d’être heureux

Séparés quelques mois, les parents en viennent à la conclusion qu’ils ne sont pas allés au bout de leur histoire. Ils réessaient donc à nouveau la vie commune.Ç’a duré deux semaines, s’esclaffe Jean-François Picard. Ça n’a pas été long, on a dit : ”Non, ça ne fonctionne pas”.

C’est à ce moment que l’idée de faire « maison à part » a germé. Et ce fut une révélation. Pour nous autres, c’est une option qui est arrivée naturellement, ajoute le père.

En se séparant physiquement, on a réalisé que ce n’est pas parce qu’on ne s’aime pas. On s’aime beaucoup, mais on a des personnalités, des réalités, des objectifs de carrière qui font que vivre sous le même toit devient très problématique.

Geneviève Groulx

Les parents ont donc donné une deuxième chance à leur famille en définissant un nouveau mode de vie qui se déroule désormais sous deux toits. Nos enfants, ils tripent, confie la maman soucieuse du bonheur de ses quatre garçons. Les enfants sont en garde partagée, mais ont aussi droit à des fins de semaine privilègiées avec un seul parent.

L'animatrice de radio Jhade Montpetit tient un micro alors que le couple interviewé se regarde dans les yeux.« On fait vraiment une très belle équipe. Les gens ne nous voient pas l’un sans l’autre », affirme fièrement Geneviève Groulx. Photo : Radio-Canada / Christelle D’Amours

J’ai du temps quand je choisis de passer du temps avec un de mes enfants, j’ai du temps quand je veux en passer avec tous mes enfants, on a du temps quand on passe du temps en famille, tout le monde ensemble, puis, comble du bonheur, j’ai du temps juste pour moi , lance Geneviève, consciente de faire des jalouses parmi ses comparses féminines.

Outre le fait d’avoir plus de temps individuellement, les parents voient en leur modèle une occasion de garder la flamme bien vivante. C’est sûr qu’on ne dort pas ensemble tous les soirs donc, tu sais, notre vie sexuelle n’est pas comme un couple qui vit ensemble tous les jours , explique notre interlocutrice féminine.

Un couple se regarde dans les yeux, attablés devant un micro à l'occasion d'une entrevue radio.Selon Geneviève Groulx : « Ne pas toujours être l’un dans la face de l’autre, ça te permet de mieux comprendre la valeur de cette personne-là ». Photo : Radio-Canada / Christelle D’Amours

Moi, quand il arrive chez nous, c’est comme quand tu fréquentes quelqu’un : tu es tout le temps content, tu as plein de choses à lui raconter!

Geneviève Groulx

Pour le couple, le point le plus positif de ce compromis réside dans leur nouvelle façon de communiquer. On ne se chicane plus depuis qu’on ne vit plus ensemble. Ça arrive qu’on ne soit pas d’accord sur quelque chose, mais quand on n’est pas d’accord, on n’est pas l’un dans la face de l’autre. Tu as le temps de digérer, de réfléchir, de verbaliser, se réjouit Jean-François.

Lors d'une entrevue radio, un homme parle au micro tandis que sa femme fixe la table autour de laquelle ils sont assis.« On se parle plus depuis qu’on n’habite plus ensemble », affirme Jean-François Picard. Photo : Radio-Canada / Christelle D’Amours

Ce n’est pas le rêve, ce n’est pas parfait, renchérit Geneviève. Elle croit néanmoins que son modèle vaut bien celui d’un couple malheureux, mais qui reste tout de même ensemble. Ce que moi je trouve inacceptable des couples qui vivent ensemble, c’est justement de se brimer l’un et l’autre.

Un modèle familial qui fait jaser

Selon Geneviève et Jean-François, la majorité des gens qui composent leur entourage ne contestent pas leur choix. Il y en a beaucoup qui nous disent : “On ne vous a jamais vu aussi heureux”, affirme Geneviève.

Il n’y en a pas de recette magique, ça n’existe pas. Puis des modèles prédéterminés, il n’y en a pas. Moi, je ne crois pas à ça, parce que tout le monde est différent.

Jean-François Picard

N’empêche que le mode de vie de la famille en fait encore sourciller quelques-uns et entraîne des remarques.

Quoiqu’un peu lassée de devoir s’expliquer, Geneviève Groulx défend ses choix la plupart du temps. Les gens trouvent ça drôle, puis quand tu l’assumes – parce que moi je l’assume tout à fait – les gens se disent : ”Ah, ce n’est pas fou”, rapporte-t-elle.

La trentenaire compare d’ailleurs sa situation matrimoniale à la façon dont le divorce était perçu lorsqu’elle était plus jeune. C’était bizarre d’avoir une amie dont les parents n’habitaient pas ensemble. Ça faisait jaser beaucoup, puis aujourd’hui, il n’y a plus personne qui réagit à ça, dit-elle. Je pense vraiment que mes enfants, quand ils auront des enfants, [notre modèle familial] va être commun.

Plan rapproché d'un couple qui regarde un interlocuteur qui n'est pas visible dans la photo. Tous deux on des visages sérieux, les doigts devant la bouche.« Il y a trop de monde qui vivent ensemble, puis tu passes ton temps à demander des concessions à l’autre », conteste Geneviève Groulx. Photo : Radio-Canada / Christelle D’Amours

Geneviève et Jean-François espèrent que leur histoire incitera d’autres couples à ne pas mettre la hache tout de suite dans leur famille. C’est quoi de se donner une chance? Tu sais, on aurait chacun un conjoint. Nos enfants passeraient la fin de semaine avec de nouveaux conjoints. Là, ils passent la fin de semaine avec leurs parents. À Noël, on est en famille, rappelle notre interlocutrice.

Les gens ne sont pas habitués à ça. Mais au bout du compte, on fait ça pour nous autres, pas pour les autres.

Jean-François Picard

Modèle familial en émergence ou pas, ce qui importe pour la famille Picard-Groulx, c’est son propre bonheur. Ce qui est important, c’est que ça marche pour nous autres, ça marche pour les enfants, puis c’est tout. Le reste, ce n’est pas grave, assure le père en haussant les épaules.

Le couple n’écarte pas la possibilité de cohabiter éventuellement, mais pas dans un avenir rapproché. On ne finira pas chacun de notre côté!, s’empresse de dire Geneviève.

On va se tomber sur les nerfs dans la même place quand on va être vieux, c’est sûr , prédit Jean-François en riant. On va se lancer des patates pilées, lui répond sa conjointe en lui jetant un regard complice.

Un couple se regarde droit dans les yeux en souriant.« On a une espèce de complicité qui est bien au-delà des amoureux. Sauf qu’on n’arrivait pas à vivre ensemble », conclut Geneviève Groulx. Photo : Radio-Canada / Christelle D’Amours



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Ottawa Tourism temporarily halts marketing in China

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Ottawa Tourism has hit the pause button on new marketing efforts in China—at least for now.

This comes amid increasing tensions between Canada and China.

On Monday, a Chinese court re-sentenced Canadian Robert Schellenberg to death in a sudden retrial of a drug-smuggling case.

It follows the detention of two Canadians in China that many believe was triggered by the December arrest of Huawei’s chief financial officer.

It says “Desination Canada and Ottawa Tourism are continuing to monitor the situation.”

An estimated 41,000 Chinese visitors came to Ottawa in 2017.

Ottawa Tourism launched an incentive program to try and attract Chinese tourists to the Capital.  It says it plans on resuming marketing efforts in China but there’s no date as of yet.

China is the third largest inbound market to Canada and the third-largest international market for Ottawa after the U.S. and U.K.



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Reel justice prevails: This B.C. man won a 30-year battle to fish in a public lake

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Rick McGowan started fishing in Stoney Lake and Minnie Lake in B.C.’s Interior in the 1960s when he was 14 years old. The lakes were a good stopping point along Stoney Lake Road, a gravel route the McGowan family travelled almost daily from Merritt to a fishing resort on Paradise Lake owned by Rick’s parents, Hughie and Ruby.

The province stocked both lakes with rainbow trout, and Minnie Lake was the place to catch a fish to brag about, five or even eight pounds. “Minnie Lake has always had a great ecosystem for providing big fish,” says McGowan. “It had a lot of shrimp and invertebrates for the fish to feed on.” The lakes were surrounded by land owned in part by the Woodward family, founders of an eponymous department store chain, but were themselves Crown property and a popular spot for residents, including neighbouring First Nations.

One day—McGowan figures around 1988—the family found the gate to Stoney Lake Road closed and padlocked. It was the start of a 30-year dispute, pitting local anglers against wealthy landowners, public interests against private, and culminating in a recent court decision that could set a precedent for public access to Crown-owned waters.

Today, the owner of that gate is American billionaire Stan Kroenke, who owns a stable of professional sports teams including the NBA’s Denver Nuggets and the NHL’s Colorado Avalanche, and who is married to a Wal-Mart heir. He bought the Douglas Lake Ranch in 2003 and has been snapping up adjacent land ever since. He’s now the largest private landowner in B.C., with rights to almost 500,000 hectares of deeded and Crown grazing land under his Douglas Lake Cattle Company.

RELATED: What it feels like to go lobster fishing in P.E.I.

After years of disputes over access, which included RCMP arrests for trespassing and a failed petition from the Nicola Valley Fish and Game Club—of which McGowan is a member—the Douglas Lake Cattle Company sued the club. Lawyers asked a judge to clarify whether Stoney Lake Road is public, whether the public should be permitted access to the lakes and who owns the fish.

Douglas Lake Cattle Company did not get the answers it wanted when B.C. Supreme Court Justice Joel Groves rendered his decision in early December. Stoney Lake Road is public; the lakes must be reopened for catch-and-release fishing; and the fish are wild, even if the lakes are stocked, the judge found.

More than a mundane court ruling, the decision is being received as a declaration affirming public rights to cherished water bodies at a time when private interests are rapidly closing them off. The court heard that the company dammed Stoney and Minnie lakes to make them bigger, partially flooding the road in the process. The company, which operates several private fishing lodges, argued that the new expanded borders of the lakes were private. The ranch also put large rocks and logs on the road “to make it impossible to pass,” writes Groves.

All the while, the province knew. In 1996, the district highways manager wrote a letter to Douglas Lake ranch manager Joe Gardner, asking him to remove the locked gate and install a cattle guard. Gardner did not comply. “Mr. Gardner has acted, as manager of the DLCC, as someone who is above the law,” writes Groves.

RELATED: As the Arctic Ocean melts, the fishing talks begin

Groves had harsh words for the province, the second defendant in the case: “The province did not respond to this apparent unlawful act. Over 20 years, a privately held corporation, owning a large swath of land, prohibited the public from driving on the public road and the province did nothing.”

The government came in for even greater rebuke in a scathing epilogue to the decision—a rare document Groves presented in court after his ruling. In it, Groves writes that “it makes no sense to me that the Crown would retain ownership of the lakes, only for there to be no access.” He urges the province to re-examine its trespassing laws and “guarantee access to this precious public resource.”

Christopher Harvey, lawyer for the Nicola Valley club, says he hopes this ruling will spur the province to protect right of access to public lands. “It is the easiest thing in the world for a landowner to put up a private property sign and just lock a gate over a public road,” Harvey says. “Ninety-nine per cent of the public will assume it is private property.”

B.C.’s natural resources ministry says it’s reviewing the judgment before deciding its next steps, while a lawyer representing Kroenke’s company says it is considering all options, including appeal. Neither Kroenke nor ranch manager Gardner agreed to an interview.

The gate to Stoney Lake Road isn’t the only one with a lock. There is legal action in the works over access to Corbett Lake, another Crown lake partially on Douglas Lake Cattle Company property. McGowan, now 66, sees this as his fight to ensure his eight-year-old granddaughter can fish in Crown lakes, just like he did as a boy. “The locking and blocking access to public lakes all over B.C. is escalating like an epidemic,” he says. “If we don’t stop it, you’re not going to go off the blacktop without paying someone to go there.”



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B.C. First Nations leaders lend their support to Wet’suwet’en hereditary chiefs at Smithers rally

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First Nations leaders from communities across B.C. gathered in Smithers Wednesday in support of the Wet’suwet’en hereditary leadership following last week’s RCMP enforcement of an injunction to allow access to their territory by a pipeline company.

“You are in charge of your land, make no mistake about it. We are in charge of our land. And at times, we need to rely on each other for support,” said Murray Smith from Lax Kw’alaams near Prince Rupert.

Smith and others from the Tsimshian nation said they came to show support after the Wet’suwet’en hereditary chiefs stood with them, in their territory, when they were standing in opposition to the Pacific Northwest LNG project on Lelu Island.

“Today’s show of support from our neighbours and allies… proves the Wet’suwet’en do not stand alone,” said Wet’suwet’en hereditary chief Na’Moks.

“We the hereditary chiefs are the title holders and maintain authority and jurisdiction to make decisions on our unceded lands.”

Wet’suwet’en hereditary Chief NaMoks speaks to media following their meeting with RCMP members and Coastal GasLink representatives in Smithers, B.C., on Jan. 10. (Chad Hipolito/Canadian Press)

The First Nations leaders spent Tuesday in closed door meetings with the hereditary leadership to talk about what happened at the Gidimt’en checkpoint last week. It was one of two checkpoints that was established on a remote stretch of forest service road in the nation’s traditional territory to prevent access by Coastal GasLink workers.

14 arrested

Fourteen people were arrested Jan. 7 when the RCMP moved in to enforce an interim injunction to allow pipeline workers access through the checkpoint.

Coastal GasLink, owned by TransCanada Corp., says it needs access to the road and bridge in order to meet construction deadlines on a natural gas pipeline from the northeastern part of the province to the coast. Coastal GasLink said it turned to the courts for an injunction as a last resort to get access on the territory where the Unist’ot’en have long operated a checkpoint.

TransCanada has made agreements with elected chiefs and councils along the route of the pipeline and the company has stated in court filings that it has all the necessary approvals to go ahead with its work.

The hereditary chiefs acknowledge that agreements have been signed with elected leadership but say they are the ones that need to consent to this kind of project being built on their traditional territories, according to their own laws, and that band councils only have jurisdiction over the reserve lands.

Agreement made under duress, says chief

At Wednesday’s rally, leaders from other B.C. nations expressed their support for the hereditary leaders to continue asserting themselves on the land, saying the approvals for these projects happen according to laws and rules that are not of their making.

“We’re playing with their rule book, the rule book that they change all the time,” said Ronnie West, from the nearby Lake Babine Nation.

Reconciliation cannot be done at the end of a gun.– Wayne Christian

“So how do we do it? How are we going to win this game?”

The hereditary chiefs spent three days in meetings with the RCMP last week to come to an agreement about next steps with the injunction. Chief Na’Moks said at Wednesday’s rally that agreement was made under duress, to protect the people at the Unist’ot’en checkpoint and settlement from experiencing the kind of enforcement action seen at Gidimt’en.

“Reconciliation cannot be done at the end of a gun,” said Wayne Christian, a chief from the Secwepemc nation.

“The world is watching what’s going on here. Our way of life is being attacked.”

Wayne Christian, a chief from the Secwepemc nation, attended meetings in Smithers this week to show support for the Wet’suwet’en hereditary chiefs. (Shuswap Tribal Council)

Earlier this week, the RCMP said it will be conducting a review of its enforcement action at Gidimt’en and has since established a temporary detachment on the land to keep a presence in the area.

As it stands, the interim injunction for Coastal GasLink remains in effect. Further court documents are due for filing at the end of January and the matter has yet to go to trial.

Wet’suwet’en hereditary chiefs maintain they are opposed to the pipeline going through the territory and have not yet announced what their next moves might be.



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