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L ‘Homo numericus , une nouvelle espèce hyperconnectée

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Un texte de Janic Tremblay, à Désautels le dimanche 

C’est devenu une scène banale de la vie contemporaine. Tellement qu’on n’y prête plus attention. Des gens installés dans une file d’attente, dans un restaurant, dans les transports en commun, ou même en groupe, tous rivés sur leur téléphone. Ils lisent les nouvelles, jouent au dernier jeu à la mode et écument les réseaux sociaux.

Nous sommes presque tous devenus des Homo numericus. Une espèce connectée en permanence. Cela fascine la professeure Madeleine Pastinelli. L’ethnologue qui enseigne à l’Université Laval se passionne pour la transformation des liens sociaux qui découle du monde numérique. Elle dit que nous ne voulons plus rien manquer de ce qui se passe dans le monde et sur nos réseaux sociaux.

« Sur Facebook, quand on se met à discuter d’une question, une tempête peut se jouer en l’espace de quelques heures. Si on ne se branche pas, on manque ce qui se passe », note l’experte.

Madeleine Pastinelli.                     La professeure Madeleine Pastinelli, de l’Université Laval Photo : Radio-Canada / Janic Tremblay

C’est un peu comme si on était tous devenus des participants de mondes virtuels persistants. On peut cependant se demander à quoi tient ce désir ou cette envie de toujours en être ou toujours y être.

L’ethnologue Madeleine Pastinelli

Évidemment, comme il est devenu courant de le souligner, Homo sapiens est un animal social. Cela explique une partie de notre fascination pour les réseaux comme Facebook, qui nous mettent en relation les uns avec les autres.

Au Canada, près des deux tiers de la population utilisent le réseau social chaque mois. Chaque jour, les utilisateurs peuvent y passer entre 20 minutes et une heure. Instagram intéresse aussi une partie importante de la population. Sans oublier Twitter. Et Snapchat. Et Pinterest. Et Reddit. Et tous les jeux sur mobile.

En additionnant toutes les possibilités, on peut passer une quantité phénoménale d’heures sur notre portable ou tablette à communiquer avec le reste du monde.

Le reportage de Janic Tremblay est diffusé le 13 janvier à l’émission Désautels le dimanche sur ICI PREMIÈRE. Ce reportage est le premier d’une série sur nos vies numériques.

Main basse sur le cerveau

Mais de plus en plus de voix s’élèvent pour dire que ce n’est pas seulement notre besoin intrinsèque d’interagir avec nos semblables ou de se distraire qui nous fait passer autant de temps sur nos téléphones. Le design de tout notre environnement numérique y serait aussi pour beaucoup. L’une des figures de proue de ce mouvement, Tristan Harris, en sait quelque chose. Dans une autre vie, il a été designer d’applications chez Google.

Tristan Harris martèle que nos téléphones et tout l’écosystème des applications sont conçus à l’image des machines à sous. Ils monopolisent notre attention et agissent directement sur notre système de récompense. Il évoque les mises à jour constantes, les alertes à toute heure du jour ou de la nuit, le caractère infini du fil des réseaux sociaux sur lesquels on peut passer des heures et des heures sans jamais arriver au bout.

Tristan Harris est en train de parler, micro en main et confortablement installé dans un fauteuil.Tristan Harris, ancien designer d’applications chez Google, a participé à la soirée « Reset Tech : An Evening With Common Sense » le 14 octobre 2018 à Los Angeles, en Californie. Photo : Getty Images / Joshua Blanchard

Toutes les fois que je vérifie ce qui se passe sur mon téléphone, toutes les fois que je fais défiler le fil d’actualité d’une application de réseaux sociaux, c’est comme si je jouais aux machines à sous et que je me demandais : “qu’y aura-t-il cette fois pour moi?”

Tristan Harris, ancien designer chez Google

À l’Université du Québec à Montréal (UQAM), la professeure Magali Dufour tend à lui donner raison. La spécialiste en cyberdépendance constate que les applications mobiles et la ludification de notre environnement renforcent de plus en plus notre conduite. Pour elle, le monde numérique est beaucoup plus puissant que la télévision, qui ne peut pas agir directement sur les comportements des téléspectateurs.

Elle explique que les réseaux sociaux, notamment, nous procurent de petites décharges régulières de dopamine, l’hormone associée au plaisir.

Magali Dufour.La professeure Magali Dufour, de l’UQAM. Photo : Radio-Canada / Janic Tremblay

Avec les alertes et les mentions J’aime, on reçoit le message que l’on a un bon comportement et que l’on fait des choses intéressantes. Et on aime cet effet-là! Cela peut aider à se sentir mieux au quotidien […]. C’est conçu pour nous donner cette dopamine-là!

La professeure Magali Dufour

Elle précise que ces technologies sont encore relativement nouvelles et que son champ de recherche est toujours en développement. De nombreuses questions demeurent sans réponse. Mais, elle tient tout de même à rappeler que le fondateur d’Apple, Steve Jobs, avait bien compris le potentiel addictif de ces technologies et empêchait ses jeunes enfants de les utiliser.

Perdre le contrôle

Le champ d’étude de Magali Dufour, c’est le pain quotidien de Miguel Therriault, coordonnateur des services professionnels au centre Le Grand Chemin, qui vient en aide aux adolescents aux prises avec des dépendances de tous ordres, dont la cyberdépendance.

Il explique que, depuis quatre ans, le centre reçoit des adolescents en crise dont la santé est compromise par les écrans. Ceux des jeux vidéo, mais aussi ceux des téléphones. Il pose un regard très critique sur le monde numérique et les applications de nos téléphones.

Ce ne sont pas des objets neutres. Ils ont été conçus pour qu’on en fasse une utilisation compulsive.

Miguel Therriault, du centre Le Grand Chemin
Miguel Therriault pose devant une affiche du centre.Miguel Therriault, coordonnateur des services professionnels au centre Le Grand Chemin Photo : Radio-Canada / Janic Tremblay

Il explique notamment qu’il y a des boucles addictives dans la plupart des médias sociaux. Il cite Facebook, où l’on peut toujours rafraîchir le fil d’actualités d’un simple balayage de l’écran. On peut faire défiler du contenu sans fin sur à peu près toutes les plateformes sociales. Il mentionne aussi YouTube, qui lance automatiquement une nouvelle vidéo quand la précédente se termine. Une façon supplémentaire de nous faire passer plus de temps que prévu sur le site.

Il y a évidemment une finalité financière derrière tout cela. Plus vous passez du temps sur la plateforme, plus cela fait monter le prix des publicités et plus c’est payant pour les réseaux sociaux.

Miguel Therriault, du centre Le Grand Chemin

Certains utilisateurs paient un plus lourd tribut que les autres pour financer les bénéfices de Facebook et autres acteurs du web social. Ce sont ceux qui développent une forme ou une autre de cyberdépendance.

C’est le cas de Zachary, 18 ans. Ce sont ses problèmes de consommation de drogue et sa dépendance aux écrans qui l’ont mené au centre Le Grand Chemin. L’an dernier, il a commencé le cégep et a abandonné ses cours après deux semaines d’école. Il passait cinq heures par jour en face de différents écrans et consultait son téléphone de façon quasi permanente.

Le visage souriant de Zachary.Zachary, 18 ans, a déjà été cyberdépendant. Photo : Radio-Canada / Janic Tremblay

« J’étais en dépression. Dès que je me levais, je prenais mon téléphone et je faisais défiler des images ou des statuts sur des réseaux sociaux. Je pouvais passer des journées complètes au lit sur mon téléphone. Je ne faisais plus de sport. Je ne voyais plus mes amis. Je désirais seulement rester sur mes écrans », raconte Zachary.

Il dit ne pas avoir eu de pensées suicidaires en tant que telles, mais admet qu’il aurait voulu disparaître ou s’endormir et ne jamais se réveiller. Aujourd’hui, il va beaucoup mieux, mais il sait qu’il devra lutter contre l’attrait que les écrans exercent sur lui.

Mathis, 16 ans, a aussi développé une dépendance envers les drogues et les écrans. Dès le début de l’adolescence, il passait l’essentiel de son temps sur ses consoles de jeu. Il ne dormait que cinq ou six heures par nuit et ne trouvait le sommeil qu’en regardant des vidéos sur son téléphone, lesquelles continuaient de jouer jusqu’à son réveil.

Il pouvait facilement passer 10 heures par jour à jouer, à regarder des séries sur Netflix et à fureter sur Facebook et les autres réseaux sociaux. Il ne savait même pas qu’il était cyberdépendant.

J’étais toujours sur mes écrans. J’avais besoin d’être stimulé avec ça. J’ai eu de grands conflits avec ma mère, qui me demandait 100 fois par jour de laisser mes écrans de côté. La cyberdépendance, je ne savais même pas que ça existait. Je l’ai réalisé en arrivant au centre.

Mathis

Quel avenir pour nos cerveaux?

La cyberdépendance ne touche qu’un très petit nombre d’internautes. Moins de 5 %. Cela ne veut pas dire pour autant que les autres 95 % n’ont rien à craindre. Parlez-en à la professeure Véronique Bohbot, du Centre de recherche de l’hôpital Douglas. Pour cette spécialiste de la mémoire, de grandes questions se posent quant aux conséquences à long terme de cet univers qui stimule à outrance notre système de récompense.

Véronique BohbotLa professeure Véronique Bohbot, du Centre de recherche de l’hôpital Douglas Photo : Radio-Canada / Janic Tremblay

Je ne suis pas sur les réseaux sociaux parce que je ne veux pas surstimuler mon système de récompense. Je cherche à protéger mon cerveau.

La professeure Véronique Bohbot

Il faut savoir que la chercheuse utilise la navigation dans les espaces virtuels pour comprendre quelles parties du cerveau sont impliquées dans les processus de mémorisation. Or, il y a deux façons de naviguer : à l’aide de la stratégie spatiale, qui fait appel à l’hippocampe, et de la stratégie de stimulus-réponse, qui repose sur une autre région du cerveau, les noyaux caudés.

Pour une expérience, elle a fait jouer des non-joueurs pendant 90 heures à un jeu vidéo de tir à la première personne, où la navigation se fait principalement à l’aide de la stratégie stimulus-réponse et des noyaux caudés. Grâce à un appareil d’imagerie médicale, elle a mesuré l’hippocampe des participants avant et après l’expérience. Elle a constaté qu’il s’était atrophié. Or, elle rappelle qu’une atrophie de l’hippocampe peut nous rendre plus vulnérables à la dépression, aux maladies psychiatriques et à l’alzheimer plus tard dans la vie.

Ce qui l’inquiète, c’est que la stratégie de navigation de stimulus-réponse repose sur le système de récompense. Celui-là même que les technologies numériques stimulent constamment.

« Les études de la psychologue américaine Jean Twenge montrent que l’utilisation de téléphones intelligents est associée à une augmentation de la dépression et du suicide chez les adolescents. D’autres recherches démontrent une atrophie corticale chez des jeunes de 9 et 10 ans qui sont de grands utilisateurs de téléphones », explique l’experte.

Selon Véronique Bohbot, cela signifie qu’il peut y avoir un coût sérieux à nos capacités mentales si l’on stimule trop notre système de récompense avec les technologies numériques, car l’hippocampe est connecté à un réseau cortical important, y compris le lobe frontal, impliqué dans la planification, la prise de décision et l’inhibition.

« On sait déjà que des jeunes n’arrivent pas à contrôler leur dépendance aux gadgets électroniques, parce que cela stimule trop leur système de récompense », souligne Véronique Bohbot.

Pour eux, c’est comme si on leur donnait des cadeaux de Noël toutes les cinq minutes, tous les jours de leur vie. Est-ce qu’ils vont se développer normalement? Est-ce que ce sont des gens qui auront un jour des problèmes cognitifs?

La professeure Véronique Bohbot

Cette question demeure sans réponse. Comme beaucoup d’autres d’ailleurs. La science relative à l’impact des nouvelles technologies sur notre cerveau et notre santé est encore nouvelle, et les données sont insuffisantes dans certains cas. Bien des chercheurs et spécialistes interviewés dans le cadre de ce reportage plaident cependant en faveur de la précaution et de la vigilance.

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Canadian Tech Calling: Moon and Mars and Mobile Phones

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Canadian technological know-how is helping develop reliable mobile communications for next-generation space missions, including manned missions to the Moon, Mars and beyond.

With many eyes here on Earth now focused on Mars, following the successful journey of ‘Percy’, the roving space exploration vehicle more formally known as Perseverance that is now cruising the Martian landscape, the continued role of Canadian researchers and technologists in space exploration has also drawn more attention.

A team of researchers at Simon Fraser University is working to make LTE/4G and Wi-Fi communications systems on the Moon a reality, along with others in the U.S. and Canada, under the umbrella of the Artemis Program at NASA.

That project will see the return of human beings to the Moon by 2024, and then to the surface of Mars after that.

As part of those efforts, NASA selected Nokia Bell Labs to build a test network and communications infrastructure to build interoperability standards among future cellular and Wi-Fi networks, so that all types of devices can be connected and support Artemis.

The network must provide critical communication capabilities for many different data transmission applications, including command and control functions; real-time navigation and remote control of surface rovers; as well as the streaming of high definition video, applications that are all vital to long-term human presence on a lunar or planetary surface.

“It sounds like far-out stuff, building networks on the Moon, Mars and even further out in our solar system,” says Stephen Braham, the director of the PolyLAB for Advanced Collaborative Networking at SFU. “But we’re actually testing Nokia’s technology right now.”

SFU’s PolyLAB for Advanced Collaborative Networking is doing some of that work at its Exploration Wireless Communications testbed at Vancouver’s Harbour Centre, in collaboration with the Canadian Space Agency (CSA).

“(This is) what will allow us to build the ladder of technology standards needed to get cellular networks off Earth and into the solar system,” Braham said in a statement.

NASA and the CSA handed that critical testing to Braham and the scientists at PolyLAB, the Canadian component of what’s called the Exploration Wireless Communications (ExWC).

“Before space agencies can adopt these technologies, we need to prove we can operate between multiple vendors and different agencies, which is why NASA and CSA supports the ExWC testbed,” he continued.

The ExWC testbed launched back in 2018, testing high-speed wireless communications systems for space use, including 5G-forward LTE solutions and advanced Wi-Fi.

The SFU radio transmission systems, in the lab and on masts in the mountains in B.C. and the Yukon, are tested with various vendors and leading telecom providers, such including Vancouver-based Star Solutions and Sierra Wireless, another local company, as well as international telecommunications firms like Nokia.

Braham and associate professor Peter Anderson, who directs the SFU Telematics Research Laboratory that includes PolyLAB, both have extensive track records working on communication systems for NASA and the Canadian Space Agency (CSA).

It includes extensive research on very early cellular and Wi-Fi networks in the Canadian High Arctic, where advanced field communications systems were set up to support the SETI Institute and Mars Institute-lead NASA Haughton-Mars Project (HMP) up on Devon Island. 

That’s where Braham and his team tested the technology (developed in Canada) that became a big part of modern Wi-Fi, LTE, and now 5G technology, in order to meet up-front needs on human lunar missions if not all manned space flights.

From those early beginnings, the SFU team has now worked with other collaborators for the ongoing design and development of Canada’s prototype lunar/Mars surface communication networking systems, specifically the ExoMars rover, including Canadian space technology company MDA and the Canadian Communications Research Centre.

Braham is also an Associate Member on the Consultative Committee for Space Data Systems (CCSDS), supporting CSA during discussions and development of international standards for computing, networking, and communications in space. He also worked for many years as a member of the CSA’s nine-member Space Exploration Advisory Committee (SEAC), providing community leadership and representation in aspects of human space exploration in Canada.

But, when space agency officials announced recently that a Canadian will be aboard when NASA returns to the Moon in 2023, well, Braham was not named as that astronaut.

Nevertheless, with his and his team’s help, that astronaut will make Canada the second country in history to have someone travel into deep space and fly around the Moon.

And maybe use a mobile phone to call us and tell us all about it.

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Canadian Consumer Coalition Calls for Affordable Internet on National Day of Action

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Tomorrow, Tuesday, March 16, a national day of action will be staged by Canadian consumer advocates, social justice groups, telecom policy experts, digital activists, and independent ISPs, or Internet Service Providers.

In a series of scheduled virtual events, there will be calls for the federal government and telecom regulators to take action and ensure affordable Internet and wireless services are available to all Canadians.

The free online event is open to the public, and planners and scheduled participants in the Day of Action for Affordable Internet hope consumers themselves will them in urging a range of actions be taken by the federal government, the CRTC and the country’s Competition Bureau.

Advocating for a more affordable Internet will be: ACORN Canada; Brookfield Institute for Innovation + Entrepreneurship; activist and author Cory Doctorow; Canada Research Chair in Internet and E-Commerce Law Michael Geist; The Internet Society Canada Chapter; OpenMedia; Public Interest Advocacy Centre; Ryerson Leadership Lab; Samuelson-Glushko Canadian Internet Policy and Public Interest Clinic; and TekSavvy Solutions.

And while a lack of competition has long been cited as a reason for high prices in Canada, the fact that a majority of subscribers stick with the ‘Big Three’ is also a stumbling block to leveling the playing field, at  least price-wise.

Canada’s Competitive Network Operators, a trade organization made up of Internet and telecommunications service providers that own/operate telecommunications networks across the country, is also fighting for a fair Internet pricing and accessibility structure.

Pandemic Pressures

Affordable Internet activists point out that, throughout the current COVID-19 crisis, reliable and affordable connectivity became even more essential. So did many things, in fact: many we had never deemed as so important, relevant or even as noteworthy as high speed Internet.

“The affordability and accessibility of the [I]nternet has never been more critical,” says Franca Palazzo, one of the event participants and the executive director of the Internet Society, Canada Chapter. “More than ever, we are being asked to work, learn and connect online.”

While it is true that many of our fellow Canadians are struggling to make ends meet during this pandemic, and they struggle, the coalition says, to pay some of the highest telecom bills in the world (while others can’t even get high-quality reliable connections), it is also true that many of us are using our high-speed connections more than ever with no increase in cost or decrease in service as a result of our pandemic-related stay-at-home, work-at-home or school-at-home activities.

The big three providers in Canada – Bell, Rogers and Telus – are among those companies that lifted data caps on cable and fibre-based residential Internet services; it’s a corporate goodwill gesture made as a result of pandemic and public pressures. The caps have been lifted until the end of June, where and when possible. (The Liberal government has directed the country’s largest telecom providers to cut specific cellphone prices in general.)

Not everyone is eligible for the pandemic discounts, however: some folks still using cellular (where, for example, high speed networking is not available) for their Internet connections are unable to get discounts because, the telecoms say, bandwidth and capacity would be threatened if caps were removed from cellular service.

“The digital divide in Canada is sometimes portrayed as exclusively a rural-urban divide,” says Sam Andrey, the director of policy and research at Ryerson Leadership Lab, where research and analysis into Internet usage is conducted. “But even in Canada’s largest cities, there are persistent gaps in access to digital services, devices and affordable [I]nternet at sufficient speeds that map onto other socioeconomic inequities, including income, age, race and ability,” he adds.

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Brim Financial Raises $25M Series B to transform the way people bank and shop

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TORONTO, March 16, 2021 /PRNewswire/ – Brim Financial (Brim), a Canadian next-generation Fintech company and certified credit card issuer, today announced the close of a $25M Series B, co-led by Desjardins Group and US-based EPIC Ventures with strong participation from Canadian and US based investors including goeasy Ltd., White Owl and Impression Ventures.

Brim’s state-of-the-art technology stack and credit cards infrastructure leverages the company’s ability to directly access the payment rails as an issuer, enabling Brim to deliver a fundamentally transformative ecosystem of financial products for consumers and businesses.

The Series B financing will bolster Brim’s Platform as a Service (PaaS). Brim’s B2B2C strategy enables any bank, credit union, fintech or large commercial partner to seamlessly roll out Brim’s financial products platform, credit cards and integrated buy-now pay-later solutions, mobile and digital banking, and behavior-driven customer engagement, all embedded with a best-in-class globally open loyalty and rewards ecosystem available in real-time at all merchants worldwide. With Brim’s Platform as a Service, partners have the ability to customize every element of the platform and leverage Brim’s end-to-end services, on a modular and turnkey basis.

Our technology stack powers banking, loyalty and integrated e-commerce on a single platform, with the customer experience at the center of it all” said Rasha Katabi, CEO and Founder of Brim Financial. “Today’s digital environment has brought a new sense of urgency for institutions to assess how they will interact with their customers. We are well positioned to be at the forefront of this transformation that’s shaping the way we live, connect and engage for decades to come, and we’re excited to be working with investors who share the same vision.”

Brim has expanded beyond the direct-to-consumer space enabling large partners to leverage their digital first platform, suite of credit cards and financial products, and a globally open rewards and e-commerce ecosystem. Brim seamlessly integrates buy-now pay-later capabilities in all of its revolving consumer and business credit card products, providing ultimate flexibility for customers with a uniquely and strongly differentiated ecosystem.

“We’re thrilled to be part of Brim’s next chapter. There is tremendous potential in the industry, both in Canada and in the US, and Brim is uniquely positioned to deliver a significant and much needed transformation.” said Ryan Hemingway, Managing Director at EPIC Ventures. “Brim is combining banking and commerce like we haven’t seen in North America.”

Merged with its scalable technology platform, Brim has the largest open loyalty and rewards ecosystem as Brim’s technology stack directly leverages the global payment network. Brim’s Loyalty and Rewards are live at all points of sale globally, both in physical stores and online.  Any merchant can be live and part of the ecosystem in less than 3 minutes.

“Brim’s platform delivers industry-leading payments technology to their customers at an astonishing pace,” Martin Brunelle, Vice-President, Growth, Acquisitions and Development at Desjardins Group.  “Desjardins has earmarked $100 M to invest in technology companies and investment funds who can support our different business units in their digital transformation needs.  We’re very excited to be partnering with Brim.”

With its platform built entirely from the ground up and directly on the global payment network, Brim is positioned to transform the future of the credit card industry and digital banking products with the world’s largest open loyalty and rewards ecosystem. Brim has notably on-boarded hundreds of merchants to its rewards ecosystem since its launch, and rapid expansion will continue to be a key focus for the company going forward.

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