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Médecins, artisans insoupçonnés de la canonisation des saints

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Pour qu’une personne devienne sainte, deux miracles doivent lui être attribués après sa mort, en plus d’avoir vécu une vie hors de tout reproche.

Le 14 octobre dernier, le pape François a procédé à la canonisation de sept nouveaux saints, dont le pape Paul VI et l’ancien archevêque salvadorien Oscar Romero. En guise de miracle, le premier serait intervenu pour permettre la naissance inespérée d’une petite fille en 2014, le second aurait sauvé de la mort une femme lors de son accouchement.

Pour déterminer si ces évènements sont bel et bien miraculeux, la Congrégation pour la cause des saints, du Vatican, fait régulièrement appel à des médecins ou à des scientifiques pour démontrer qu’aucune explication rationnelle ne peut s’appliquer.

Une femme tient dans ses mains une petite statue de l'ancien archevêque salvadorien Oscar Romero.Oscar Romero aurait été à l’origine de la guérison miraculeuse d’une femme lors de son accouchement. Photo : Reuters / Jose Cabezas

Ces témoignages sont entendus lors d’un procès qui se déroule à Rome.

« Les témoignages des médecins, qui sont très souvent des gens sceptiques aux explications spirituelles, sont là pour deux raisons : prouver que l’on a tenté de guérir la personne malade à l’aide de la médecine et annoncer le pronostic néfaste », raconte Jacalyn Duffin, professeure émérite au Département de philosophie de l’Université Queen’s à Kingston.

Dans les années 1980, l’hématologue de formation a d’ailleurs dû faire l’examen à l’aveugle de moelle osseuse et d’échantillons sanguins. Mme Duffin a rapidement déterminé que ces échantillons provenaient d’une femme, qu’elle était atteinte d’une forme très agressive de leucémie et qu’elle devait être morte.

Or, lors d’examens plus poussés, la docteure Duffin a réalisé que cette femme a eu un premier épisode de rémission, une rechute, puis s’est définitivement remise de sa maladie malgré des pronostics défavorables.

Ce que la médecin ignorait à l’époque, c’est que ces examens étaient commandés par le Vatican dans l’analyse du dossier de Marie Marguerite D’Youville, qui est par la suite devenue la première sainte née en Amérique du Nord.

Cette expérience personnelle a mené Jacalyn Duffin à la rédaction d’un livre, Medical Miracles : Doctors, Saints, and Healing in the Modern World, après avoir épluché les archives secrètes du Vatican.

Processus rigoureux

Au total, 1400 miracles de 1588 à 1999 ont été analysés par la chercheure qui s’intéressait au rôle que la science joue dans l’exercice hautement spirituel qu’est la canonisation des saints.

Malgré les différences entre la médecine de l’époque et celle d’aujourd’hui, Mme Duffin a été impressionnée par la rigueur avec laquelle les dossiers de canonisations sont construits et l’expertise médicale qui y est mobilisée par le Vatican.

« Une chose qui m’a frappée, c’est que les médecins citaient parfois la littérature médicale et scientifique pour justifier leurs avis », raconte Mme Duffin, qui est également historienne de la médecine. « Et les gens qu’ils citaient étaient des grands noms de la médecine de ces époques-là! »

L’Église fait encore appel à des experts de renom lorsque vient le temps de confirmer un miracle.

Mme Duffin cite par exemple le travail de Ronald E. Kleinman, professeur en pédiatrie à la faculté de médecine de Harvard, lors de la canonisation d’une sainte allemande dans les années 1980.

N’y a-t-il pas quelque chose d’ironique à ce que le Vatican se tourne vers des scientifiques lors de la mise sur pied de dossier de canonisation? « Dans les traditions religieuses, notamment la tradition chrétienne, il y a un effort de penser de manière rationnelle la question religieuse », répond Marie-Andrée Roy, professeure au département de science des religions à l’Université du Québec à Montréal.

Pour la professeure, cet exercice de rationalité s’accompagne également d’une volonté de l’Église catholique de légitimer son processus de canonisation.

Ils ont tendance à être prudents pour ne pas crier au miracle trop vite!

Marie-Andrée Roy, professeure au département de science des religions à l’UQAM

De l’étonnement à la méfiance

Environ 95 % des miracles, dans les 229 canonisations analysées par Mme Duffin, sont des guérisons de « maladies physiques », un détail qui lui permet d’attirer l’attention de la communauté médicale sur ses recherches.

« Je suis souvent invitée à faire des conférences devant des auditoires de médecins », raconte l’hématologue, qui souligne que les gens sont souvent impressionnés par l’étendue de sa recherche.

« Ils adorent ça, car je parle de maladies qu’ils connaissent bien et de la manière dont les médecins de l’époque ont tenté d’intervenir », explique-t-elle.

Or, ces interventions s’accompagnent la plupart du temps par une méfiance quasi généralisée. « Des médecins non croyants pensent que si j’accepte comme vérité ces anciens témoignages, ces dossiers religieux, c’est que je suis en quelque sorte aveuglée par des mensonges ou par un effet placebo », raconte-t-elle.

Cette méfiance, particulièrement celle d’un ancien collègue, lui a d’ailleurs servi de conclusion dans son livre. Après un débat animé sur la possibilité ou non qu’il y ait une explication scientifique aux miracles analysés par Mme Duffin, cet ancien collègue lui a déclaré que « même si on ne trouve jamais une explication scientifique, une explication scientifique existe! »

« J’ai vu à ce moment que quelqu’un de matérialiste, de scientifique, croit tout autant dans une “vérité” et que cette “vérité” n’est pas une croyance », explique-t-elle. « Et les médecins qui n’acceptent pas que les gens qui ont des croyances spirituelles sont des “vérités” pour eux se voient diminués dans notre compréhension de la vie des autres. »

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Ottawa unveils funding for poultry and egg farmers hurt by free-trade deals

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Canadian egg and poultry farmers who’ve lost domestic market share due to two recent free-trade agreements will soon have access to $691 million in federal cash, Canada’s agriculture minister announced Saturday.

Marie-Claude Bibeau shared details of the long-awaited funds in a virtual news conference.

“Today we position our young farmers for growth and success tomorrow,” she said.

The money follows a previously announced $1.75 billion for the dairy sector linked to free-trade deals with Europe and countries on the Pacific Rim, one that came into effect in 2017 and the other in 2018.

The dairy sector funds were to flow over eight years, and the first $345 million payment was sent out last year.

But on Saturday, Bibeau announced a schedule for the remaining payments that will see the money flow over three years — beginning with $468 million in 2020-21, $469 million in 2021-22 and $468 million in 2022-23.

Bibeau said the most recently announced funds for dairy farmers amount to an average farm of 80 cows receiving a direct payment of $38,000 in the first year.

Payments based on formulas

David Wiens, vice-president of the Dairy Farmers of Canada, said the money will help farms make investments for the future.

“I think particularly for the younger farmers who have really struggled since these agreements have been ratified, they can actually now see opportunities, how they can continue to make those investments on the farm so that they can continue on,” he said.

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Employee of Ottawa Metro store tests positive for COVID-19

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Metro says an employee of its grocery store on Beechwood Avenue in Ottawa has tested positive for COVID-19.

The company says the employee’s positive test result was reported on Nov. 25. The employee had last been at work at the Metro at 50 Beechwood Ave. on Nov. 19.

Earlier this month, Metro reported several cases of COVID-19 at its warehouse on Old Innes Road.

Positive test results were reported on Nov. 2, Nov. 6, Nov. 11, and Nov. 19. The first two employees worked at the produce warehouse at 1184 Old Innes Rd. The other two worked at the distribution centre at the same address.

Metro lists cases of COVID-19 in employees of its stores and warehouses on its website

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Tinseltown: Where 50-year-old ‘tough guys’ become youngsters again

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Audy Czigler wears glitter like a Pennsylvania miner wears coal dust. It’s on his face and hands, in his hair and on his clothing. It’s an occupational hazard that he says he just can’t get rid of.

And when he’s sifting through job applications from people wanting to work at his Tinseltown Christmas Emporium on Somerset Street W. in Hintonburg, the glitter is a consideration. For he’s not looking for people who can simply endure it; no, he’s screening for people who revel and carouse in glitter, for those for whom the 10,000th playing of I Saw Mommy Kissing Santa Claus is as refreshing as the first, for those who believe that the 12 days of Christmas last 365 days a year. The believers.

Sure, he has heard the voices of skeptical passersby on the sidewalk outside his shop, especially in the summer months when visions of sugarplums have receded from many people’s minds.

“I hear them out there a few times a day,” he says, “wondering how a Christmas store can possibly survive year-round.

“I want to go out and tell them,” he adds, but his voice trails off as a customer approaches and asks about an ornament she saw there recently, of a red cardinal in a white heart. Where is it?

There’s scant room for sidewalk skeptics now, crowded out by the dozens of shoppers who, since October, have regularly lined up outside the store, patiently biding their time (and flocks) as pandemic-induced regulations limit the shop to 18 customers at a time.

Once inside, visitors will be forgiven for not first noticing the glitter, or even the rendition of Baby, It’s Cold Outside playing on the speakers. For there’s no specific “first thing” you notice. The first thing you notice is EVERYTHING — a floor-to-ceiling cornucopia of festivity, reminiscent perhaps of how the blind man in the Gospel of John may have felt when Jesus rubbed spit and mud in his eyes and gave him sight for the first time.

https://ottawacitizen.com/news/local-news/tinseltown-where-50-year-old-tough-guys-become-youngsters-again

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