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Brexit : cinq clés pour comprendre où en sont les Britanniques

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1. Où en est le processus?

Les députés britanniques doivent se prononcer mardi sur l’entente intervenue en novembre avec l’UE et approuvée par le cabinet de la première ministre Theresa May.

Le vote devait initialement avoir lieu en décembre, mais Mme May l’a reporté in extremis, sachant qu’elle avait de fortes chances de le perdre. Elle a bien tenté de renégocier avec les Européens en décembre, mais sans résultat.

Les députés doivent obligatoirement voter avant le 21 janvier pour permettre au Parlement européen de se prononcer par la suite.

Or, ils sont toujours aussi divisés sur le projet d’accord négocié par Mme May qu’ils l’étaient avant le congé des Fêtes.

« Quand on regarde de l’extérieur, on se dit que le compte n’y est toujours pas, analyse Pascale Joannin, directrice générale du centre de réflexion proeuropéen Robert Schuman. On a du mal à voir quels seraient les ralliements qu’elle pourrait obtenir. »

On vit la semaine de tous les dangers, avec des rebondissements chaque jour.

Pascale Joannin, directrice générale du centre proeuropéen Robert Schuman

Les dates à venir

  • 15 janvier 2019 : date prévue par Theresa May pour la tenue du vote;
  • 29 mars 2019 (23h GMT) : sortie du Royaume-Uni de l’UE;
  • 30 mars 2019 : début de la période de transition de 21 mois qui permet aux deux parties de préparer leurs futures relations. Entre-temps, les règles actuelles continuent de s’appliquer. En cas de rejet de l’accord (no deal Brexit), cette période de transition ne s’appliquerait pas et toutes les règles qui régissent les relations disparaîtraient du jour au lendemain.
  • 30 décembre 2020 : fin de la période de transition.

2. Pourquoi est-ce si difficile d’en arriver à un accord?

Le Royaume-Uni et l’UE ont convenu de trois principes devant guider les négociations : le maintien des droits des Britanniques installés ailleurs dans l’UE et ceux des citoyens européens résidant dans le Royaume-Uni, le paiement par Londres de tous ses engagements dans le cadre du budget européen et le non-rétablissement d’une frontière dure entre l’Irlande du Nord, qui fait partie du Royaume-Uni, et la République d’Irlande, qui demeure membre de l’UE.

C’est ce dernier point qui pose problème.

Actuellement, les biens et services sont échangés entre les deux nations irlandaises sans restrictions, puisqu’elles sont toutes deux dans l’UE. Mais après le Brexit, ils ne pourraient plus circuler aussi librement.

L’entente proposée par Mme May prévoit que l’Irlande du Nord, mais aussi par extension le Royaume-Uni, continuera de respecter le régime fiscal et douanier de l’UE, afin d’éviter la mise en place d’une vraie frontière, et ce, jusqu’à la signature d’un accord définitif. C’est ce qu’on appelle le « filet de sécurité » (backstop).

« Ça résout la question de la frontière irlandaise, mais ça crée un nouveau problème, même pour les modérés », explique Frédéric Mérand, directeur du Centre d’études et de recherches internationales de l’Université de Montréal (CÉRIUM). « Ils disent : on quitte l’UE pour reprendre le contrôle sur nos institutions, mais ce sont les Européens qui vont pouvoir décider pendant combien de temps leur législation s’appliquera chez nous. »

En effet, la législation européenne, sur laquelle les Britanniques n’auront plus leur mot à dire, continuera de s’appliquer chez eux aussi longtemps qu’ils n’arriveront pas à un accord définitif approuvé par tous les membres de l’UE.

À l'avant-plan, un panneau invitant à une rencontre sur le Brexit et l'avenir de l'Irlande dans l'UE.Un ancien poste frontalier dans le village de Muff, entre Donegal, dans la république d’Irlande, et Londonderry, en Irlande du Nord, le 1er février 2018. Photo : Reuters / Clodagh Kilcoyne

3. Quelles sont les options de Mme May en cas de rejet de l’accord?

  • Tenir un deuxième référendum

« Mme May n’en veut pas, elle dit que ce serait contraire à la démocratie et au vote qui a déjà été exprimé », explique Pascale Joannin.

De plus, soutient-elle, on risque d’aboutir à un résultat semblable à celui de 2016. « On aurait peut-être 52 %-48 % dans l’autre sens, pour rester dans l’UE, mais ça ne réglerait pas les problèmes de division du Royaume-Uni sur cet enjeu. »

Frédéric Mérand pense plutôt que la question serait différente de celle qui a été posée en 2016. « Ce ne serait plus un référendum entre le statu quo et le Brexit, mais plutôt entre l’accord proposé par Mme May et un Brexit dur, c’est-à-dire une sortie de l’UE sans entente. Ce sont les deux seules options qui sont sur la table pour l’instant. »

Pascale Joannin ne croit pas que la première ministre puisse présenter au peuple l’accord rejeté par les députés. « Jouer le référendum contre le Parlement, c’est dangereux », affirme-t-elle.

  • Déclencher des élections générales

Si les deux tiers des parlementaires l’appuient, Mme May pourrait décider de quitter le pouvoir et de déclencher des élections. Elle a toutefois déjà soutenu que ce ne serait pas dans l’intérêt national.

  • Retirer l’article 50 du Traité de l’UE (qui régit le départ d’un État membre)

Londres pourrait choisir de rester temporairement dans l’UE. « Jusqu’à la veille, le 28 mars 2019, le pays qui a invoqué l’article 50 peut dire : finalement, je ne l’invoque plus, je ne sors pas de l’UE », précise Mme Joannin.

Cela ne l’empêchera pas de l’invoquer à nouveau plus tard, quand il jugera le moment opportun.

On peut très bien dire : je remballe mon article 50 et je le ressortirai quand je serai prêt.

Pascale Joannin, directrice générale du centre proeuropéen Robert Schuman
Sur leurs pancartes, on peut lire : « Arrêtez la pagaille du Brexit » et « Nous avons déjà le meilleur accord ».Des manifestants anti-Brexit devant le parlement, à Londres, le 11 janvier 2019. Photo : Reuters / Simon Dawson

4. Est-ce possible de retarder la date butoir du 29 mars?

C’est ce que souhaitent plusieurs députés d’opposition, mais aussi des conservateurs, qui reprochent à Mme May de les avoir mis au pied du mur en ne laissant qu’un peu plus de deux mois entre la tenue du vote, le 15 janvier, et l’échéance du Brexit, le 29 mars.

Ils veulent plus de temps pour étudier l’accord existant ou en proposer un autre.

La mise en œuvre de l’article 50 peut être prolongée, mais ce ne pourrait être que pour un maximum de trois mois, estime Pascale Joannin, à cause de la tenue d’élections européennes, en mai.

Puisque le Royaume-Uni a déjà fait part de sa décision de quitter l’UE, ses sièges au Parlement européen ont été redistribués. S’il devait finalement toujours en faire partie, il devrait lui aussi tenir des élections, même si ce n’est que pour quelques mois et il faudrait lui redonner ses sièges. La logistique risque d’être plutôt lourde. Et certains craignent que la campagne soit acrimonieuse.

Le report de l’article 50 est une bien meilleure solution pour gagner du temps, pense Mme Joannin.

Même si l’UE s’est déjà montrée ouverte à un éventuel report, le gouvernement britannique a démenti étudier cette option.

5. Que se passera-t-il s’il n’y a pas d’accord le 29 mars?

« L’accord de retrait que Mme May a négocié avec l’UE n’étant pas adopté, il deviendra caduc, affirme Pascale Joannin. Ça veut dire qu’on irait vers un Brexit sans accord. »

Cela signifie aussi que la période de transition de mars 2019 à décembre 2020, censée donner aux entreprises le temps de s’ajuster, n’existerait plus.

Vue de l'arrivée des camions aux douanes.Des camions arrivent au port de Douvres pour un test en vue d’un Brexit sans accord, le 7 janvier 2019. Photo : Reuters / Peter Nicholls

Du jour au lendemain, les contrôles douaniers seraient rétablis tant pour les biens que les personnes.

C’est l’option que le milieu des affaires redoute plus que tout. « Une absence d’accord est ingérable », a notamment déclaré la principale organisation patronale britannique, tandis que la Banque d’Angleterre anticipe un possible effondrement de la livre, une chute du PIB et une remontée du taux de chômage et de l’inflation.

Puisqu’il n’y aurait pas d’ententes commerciales liant le Royaume-Uni à l’UE ni au reste du monde, ce sont les règles de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) qui s’appliqueraient par défaut. La mise en place de ces nouvelles règles ne se fera toutefois pas sans heurts, disent les opposants au Brexit.

« Ça va perturber grandement le Royaume-Uni et perturber les gens qui commercent le plus avec lui », croit Pascale Joannin.

On ouvre la porte au grand inconnu.

Pascale Joannin, directrice générale du centre pro-européen Robert Schuman

Pour les partisans de la sortie de l’UE, qui soutiennent que mieux vaut pas d’accord du tout qu’un mauvais accord, ces peurs sont exagérées et un départ, même sans entente, représente plutôt une opportunité.

C’est pour ça que les gens ont voté et il ne faut pas succomber à l’angoisse, dit notamment un des chefs de file des sympathisants du Brexit, Boris Johnson, prédisant que la situation reviendra rapidement à la normale.

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Starbucks permanently closing Byward market location on Jan. 31

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The Byward Market Starbucks is closing permanently at the end of January.

“It is with heavy hearts that we must announce the permanent closure of our store on January 31,” the coffee shop said in an Instagram post.

“Due to the changes in the economic climate since the start of the pandemic, Starbucks Canada has made some difficult decisions to close certain stores across the country whose business have been most effected by COVID-19. Unfortunately, our store fell into that category.”

Starbucks is to close up to 300 locations by the end of March, the chain announced earlier this month, accelerating its “transformation strategy” in response to changing consumer habits during the pandemic.

The chain expects to complete theplanned store closures by the end of its second quarter. The restructuring includes adding new drive-thru locations, expanding delivery and a pilot of curbside pick up-only locations.

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Statistics Canada says wholesale sales rose in November, manufacturing sales down

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OTTAWA — Canadian wholesale sales grew for the seventh consecutive month in November to hit a record high, while manufacturing sales fell for the month.

Manufacturing sales dropped 0.6 per cent to $53.7 billion in November, Statistics Canada reported Tuesday.

CIBC senior economist Royce Mendes said factory sales took a breather in November, but he added that the decline seemed to have been narrowly driven by a few categories, noting that only five of 21 industries saw lower sales for the month.

“Declines were most prevalent in the auto and aerospace sectors,” Mendes wrote in a brief report.

“Lower prices for lumber and wood products also pulled down sales of wood products, which have been benefiting recently from strong demand for building.”

The data provided a snapshot of the economy for November, however the increased restrictions to slow the spread of the pandemic in some provinces since then are expected to have taken a deeper toll on the economy.

“Since November, restrictions have increased in provinces with the largest manufacturing centers, pointing to further subdued performances going forward,” TD Bank economist Omar Abdelrahman wrote.

“Although manufacturing was deemed essential by all provinces, the sector will face headwinds from the drop in domestic demand seen elsewhere in the economy.”

The transportation equipment industry fell 9.1 per cent to $8.9 billion in November, while aerospace production fell 23.8 per cent to $1.2 billion and motor vehicle sales slipped 5.7 per cent to $4.3 billion.

Wood product manufacturing sales fell 4.1 per cent to $3.3 billion in November on lower sales in the sawmills and wood preservation industry.

Overall manufacturing sales in constant dollars fell 0.6 per cent.

Meanwhile, Statistics Canada said Tuesday wholesale sales rose 0.7 per cent to an all-time high of $67.4 billion as five of seven subsectors reported stronger sales.

The gains were led by the machinery, equipment and supplies subsector and the building material and supplies subsector. 

The machinery, equipment and supplies group rose 2.8 per cent to $14.3 billion, while building material and supplies rose 1.1 per cent to $10.2 billion.

Wholesale trade in volume terms rose 0.9 per cent in November.

The data for November came ahead of the Bank of Canada’s interest rate decision and monetary policy report on Wednesday. 

The central bank is widely expected to keep its key interest on hold at 0.25 per cent.

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Retail sales rise 1.3 per cent to $55.2 billion in November as online shopping surges

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OTTAWA — Retail sales climbed for the seventh straight month in November as Black Friday deals and a rush to order online gifts early to avoid shipping delays pushed sales up 1.3 per cent to $55.2 billion, Statistics Canada said Friday. 

But the federal agency’s unofficial early estimate for December appeared to dampen the retail momentum.

It said sales for the last month of 2020 – typically the peak of the holiday shopping season – potentially fell by as much as 2.6 per cent. 

Retail expert Farla Efros said it’s not surprising the sales would taper off in December given the heavy discounting offered on Black Friday in November, as well as Amazon’s decision to move its Prime Day to mid-October. 

“Most people took the opportunity to do their shopping early and get those deals,” said Efros, president of HRC Retail Advisory.

In addition, Toronto and the Peel region went into lockdown in late November, followed by the entire province of Ontario on Boxing Day.

Efros said those restrictions likely negatively impacted retail sales throughout December. 

Meanwhile, the latest Statistics Canada figures show a strong growth in online shopping in November.

Retail e-commerce sales for November were up 75.9 per cent from the same month a year earlier, the agency said. 

“The rise in sales coincided with retailers urging online shoppers to buy early to avoid shipping delays, as well as promotional events such as Black Friday,” Statistics Canada said in its release. 

Royce Mendes, senior economist at CIBC Capital Markets, said in a client note that the growth in e-commerce sales was likely led by households staying at home more as COVID-19 cases were rising.

He said numbers don’t include “some of the largest online retailers, which the survey doesn’t capture.”

Food and beverage store sales were up 5.9 per cent in November, even as about three per cent of all retailers were closed at some point in the month as restrictions tightened amid a resurgence in COVID-19 cases.

Efros pointed out that restaurants in some areas were forced to close in November, likely leading to the  increase in retail food sales at grocery stores. 

She said food price inflation may have also pushed the sales figures higher as well. 

Meanwhile, sales at auto parts dealers fell in November for the first time since April, as truck sales declined four per cent from November 2019, and passenger car sales tumbled 20.5 per cent compared with the same month last year.

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