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Les progrès constants du programme spatial chinois

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Un texte de Richard Massicotte, de l’émission Les années lumière

Depuis le lancement réussi de son premier satellite, en 1970, la Chine a graduellement développé un programme spatial complet, avec tous les types de satellites connus, et elle a même lancé des humains dans l’espace en 2003. La prochaine étape de son programme sera d’établir sa propre station spatiale, autour de la Terre.

La particularité du programme spatial chinois réside dans le fait qu’il est totalement contrôlé par l’Armée populaire de libération, donc à l’abri, disent les experts, des aléas des politiques gouvernementales, telles qu’elles peuvent se vivre dans les démocraties occidentales.

Un alunissage « pas si étonnant »

Le robot d'exploration déployé par la sonde lunaire chinoiseSelon la Chine, sa mission d’exploration de la face cachée de la Lune est jusqu’à maintenant un « succès complet ». Photo : Associated Press

Se poser sur un astre sans atmosphère comme la Lune demeure un défi pour quelque puissance spatiale que ce soit. À plus forte raison sur sa face cachée, car il faut compter sur un satellite qui fasse le relais entre la Terre et la Lune, puisque les communications sont impossibles de l’autre côté de notre satellite naturel.

Mais pour Stefan Barensky, analyste du secteur spatial et rédacteur en chef du magazine numérique Aéro Spatium, qui suit le programme spatial chinois depuis plusieurs années, ce n’est pas vraiment étonnant, puisqu’ils s’y sont préparés.

« Les Chinois ont réussi une grande première spatiale sur la Lune, chose qu’on n’avait pas vue depuis très longtemps. Mais la sonde que la Chine a posée sur la face cachée est la doublure d’une sonde qu’elle avait posée sur la face visible, il y a cinq ans », explique-t-il.

Pour Stefan Barensky, la Chine veut devenir l’autre grande puissance mondiale, et son programme spatial n’a d’égal que ses efforts dans tous les domaines technologiques, économiques et autres. Et l’avantage particulier du programme spatial chinois, c’est d’être contrôlé par l’armée. « C’est peut-être plus facile de prendre des décisions quand tout le monde est d’accord », soutient ironiquement M. Barensky.

Un projet de programme spatial qui remonte aux débuts de la Chine populaire

Ce n’est pas d’hier que la République populaire de Chine, créée en 1949, a eu l’idée de développer un programme spatial. À peine sept ans après la fondation de cette nouvelle Chine, son leader, Mao Tsé-Toung, avait compris que pour faire de la Chine un pays moderne, il fallait la doter d’un programme spatial digne de ce nom.

C’est ce que rappelle Isabelle Sourbès-Verger, géographe de l’occupation de l’espace et des politiques spatiales, chercheuse au CNRS en France.

Aujourd’hui, la Chine est peut-être la troisième ou quatrième puissance spatiale, soit derrière les États-Unis et la Russie et peut-être devant ou derrière l’Europe. Les progrès relativement lents du développement du programme spatial chinois sont attribuables à plusieurs facteurs, dont l’arriération de l’économie chinoise et les nombreux soubresauts politiques qu’a connus l’Empire du Milieu jusque dans les années 1970, notamment avec la Révolution culturelle.

Mais pour de nombreux observateurs, dont Isabelle Sourbès-Verger, c’est vers le milieu des années 1980 que le programme spatial chinois commence à se développer de façon plus constante. Par contre, si politiquement la volonté de faire progresser la puissance spatiale chinoise ne s’est pas démentie depuis cette période, les budgets n’ont pas toujours été au rendez-vous.

Selon la géographe, on estime que la Chine consacre entre 7 et 8 milliards de dollars par année au domaine spatial, ce qui est bien peu par rapport à la seule NASA, qui compte sur un budget annuel de 18 milliards de dollars. Un décalage encore difficile à rattraper pour les Chinois, croit l’experte.

Reste à savoir si cet alunissage spectaculaire change la position de la Chine sur l’échiquier spatial. Ce n’est pas encore le cas, croient les experts. En fait, cet exploit pourra conférer à la Chine une certaine reconnaissance internationale, elle qui demeure exclue des grands projets spatiaux internationaux.

Encore beaucoup de progrès à faire

La sonde lunaire Chang'e 4 est lancée depuis le centre de lancement du satellite Xichang dans la province du Sichuan, au sud-ouest de la Chine, le samedi 8 décembre 2018. Chang’e 4 étudiera cette partie encore inexplorée de la Lune et y mènera des expériences scientifiques. Photo : The Associated Press / Jiang Hongjing

La Chine compte quatre bases de lancement pour ses fusées. Plusieurs d’entre elles ont des normes qui sont en deçà des règles internationales, étant notamment situées près de zones habitées. La base de Xichang, d’où est partie la sonde Chang’e 4, se trouve d’ailleurs dans une zone très peuplée, avec les dangers que cela peut comporter. Mais ça aussi c’est appelé à changer, notamment avec la base de Hainan, située sur l’île du même nom.

Pour ce qui est des lanceurs de l’agence spatiale chinoise, les fusées Longue Marche de différentes générations, on peut y voir une ressemblance avec les premières fusées Ariane, entre autres l’Ariane 4. On utilise encore des ergols, carburants abandonnés par l’Europe et les États-Unis, mais ça aussi c’est en train de changer, dit Stefan Barensky.

« Depuis une quinzaine d’années, la Chine a développé des technologies plus propres, notamment avec des moteurs qui fonctionnent au kérosène et à l’oxygène liquide », souligne-t-il.

Pour ce qui est d’envoyer des humains sur la Lune, on n’y est pas encore, croient les spécialistes, puisque pour la Chine, la priorité spatiale demeure la création de sa propre station spatiale autour de la Terre d’ici quelques années. Mais pour Stefan Barensky, peu importe quand ça se fera, les Chinois enverront un jour des humains sur la Lune.

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Future of Ottawa: Chefs with Kathryn Ferries

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This week in the Future of Ottawa series, we’re taking a deep dive into the bar and restaurant industry—what it’s like now and where it’s headed. Read on for a guest post from Kat Ferries on the future of chefs, or read posts from Quinn Taylor on bars or Justin Champagne on fine dining.

Kat Ferries is Sous-Chef at Stofa Restaurant and a 2020 San Pellegrino North American Young Chef Social Responsibility Award Winner.

Apt613: What is the current landscape for chefs in Ottawa?

Kat Ferries: There is such great talent in Ottawa with so many chefs either being from here originally or have returned after traveling and have since opened some incredible restaurants. Many chefs have focused menus that really highlight their strengths, their heritage, and their passion for food. Dominique Dufour of Gray Jay, Marc Doiron of Town/Citizen, Steve Wall of Supply & Demand, Daniela Manrique Lucca of The Soca Kitchen, and so many more are all cooking up beautiful and delicious food in this city.

If you care to make a prediction… Where is the food industry in Ottawa going for chefs in 2021?

The industry right now is, unfortunately, in a really tough spot. The pandemic has been so devastating on mental, physical and emotional levels for so many and I know that many of my friends in this industry are burning out. There are many discussions happening on work/life balance and what is healthy for everyone. Some may never return to the long, hard hours we are expected to put in day after day and instead opt for a more flexible schedule or hire more staff to lighten the load on everyone, with some even leaving the industry indefinitely. Some may throw themselves back into this industry 10x as hard and create some of the best restaurants and concepts we’ve yet to see. I think all that will happen after the pandemic though.

For this year, it’s mostly about survival and finding happiness in creating what we can in the spaces we have while following all the laws and guidelines from public health officials. I think we will see more chefs creating experiences for guests that we otherwise wouldn’t have: think pop-ups, virtual dinner clubs, cocktail seminars, collabs, etc.

Where in your wildest dreams could the Ottawa culinary community grow in your lifetime?

I would love to see the Ottawa community support more small, local restaurants so our streets are bustling late into the nights like they are in Montreal, New York, or Europe. Having a local restaurant to frequent should be so much more commonplace, where you can enjoy a night out more often than just Friday or Saturday night. I would also love to see many more of our local chefs highlighted for the amazing food they create!

What is the best innovation to take place in your industry since the pandemic started affecting Ottawa?

Turning all our restaurants into mini-markets for customers to enjoy the food and wine of their favourite places at home. We have bottle shops for all your wine, beer and cocktail needs as well as menus that reflect what each restaurant does best. Some have even pivoted to a point where they are 100% a store and have paused any type of “service-style” dining.

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Future of Ottawa: Fine Dining with Justin Champagne

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This week in the Future of Ottawa series, we’re taking a deep dive into the bar and restaurant industry—what it’s like now and where it’s headed. Read on for a guest post from Justin Champagne on the future of fine dining, or read posts from Kathryn Ferries on chefs or Quinn Taylor on bars.

Justin Champagne went to culinary school at Northwest Culinary Academy of Vancouver. He got his start in fine dining restaurants at C Restaurant under Chef Robert Clark, then at Hawksworth Restaurant under Chef Eligh. He staged at three-Michelin-starred Atelier Crenn under Chef Dominque Crenn before moving to Ottawa and spending five years at Atelier, working his way up to Sous-Chef. He’s now the Head Chef of Bar Lupulus.

Apt613: What is the current landscape of fine dining restaurants in Ottawa?

Justin Champagne: Ottawa punches well above its weight class when it comes to quality restaurants in general. Fine dining is no exception to that—we have some amazing chefs here that are doing really great things. We also have some phenomenal sommeliers in town that are a huge factor when it comes to a guest’s experience in a fine dining restaurant. While there are some fantastic fine dining restaurants in town I do believe there’s room for more, and definitely room for more creativity and unique styles of cooking! I think we’ll see more small fine dining restaurants opening up, “micro-restaurants” where there’s maybe 20 seats. This will be over the next few weeks as the industry did take a big hit financially with COVID-19, but we still have a lot of great young chefs who have the fire inside of them to open their own location!

If you care to make a prediction… Where is fine dining going in Ottawa in 2021?

I’m not sure it’ll be 2021 or 2022 with the way the vaccine rollout and stay-at-home order is going, but I do expect there to be a wave of people looking to go out to fine dining restaurants. We’ve been cooped up cooking for ourselves or ordering takeout for over a year now. People are getting antsy and ready to go out and have fantastic meals again with exceptional wine and not have to worry about doing all the dishes afterwards!

Where in your wildest dreams could fine dining go in Ottawa in your lifetime?

That’s the fun part about “fine dining,” it can go anywhere and it can mean many things. Fine dining is about amazing service and well thought out, unique food that the kitchen spent hours fussing over, being meticulous in execution. Outside of that, you can have a lot of fun and be creative in different ways. My wildest dream I guess is that fine dinning restaurants begin to thrive and are able to charge without backlash the kind of prices that they need to charge in order to keep the lights on and pay their staff a proper living wage!!

What is the best innovation to take place in your industry since the pandemic started affecting Ottawa?

I’m not sure if I would really say there’s been a best “innovation” in my industry during the pandemic, but I will say that seeing the “adaptability” by all the restaurants in Ottawa has been incredibly inspiring. Ottawa’s food scene has always been a tight-knit community, “everyone helping everyone” kind of mentality. And this pandemic has really helped show that—restaurants helping restaurants through all of this!

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Ottawa’s Giant Tiger chain celebrating 60 years in business

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OTTAWA — An Ottawa staple, along with what might be the most famous cat in Canada, are celebrating a milestone Monday.

Giant Tiger is 60 years old.

“It all started with a very simple idea,” says Alison Scarlett, associate VP of communications at Giant Tiger. “Help Canadians save money every single day. Bring them products that they want and need. When you focus on those core principals, it really is quite simple to succeed.”

In 1961, Gordon Reid opened the first Giant Tiger in Ottawa’s ByWard Market. The company now has more than 260 locations across Canada and employs roughly 10,000 people.

“If you were at our store on opening day 60 years ago, the in store experience would be a little bit different from your local Giant Tiger store today. So that’s changed. A lot of our products and offerings have changed or expanded as Canadian consumers wants and needs have changed or expanded,” says Scarlett.

The homegrown department store continues to be a favourite for many shoppers looking to for the best deals on everyday products.

Helen Binda has been shopping here for decades.

“Many years. I can’t remember when. I’ve always loved Giant Tiger. It’s always been a good store for me.”

“I think its amazing and I think that we need more department stores,” says shopper Fay Ball. “And if it’s Canadian, all the better.”

The Canadian-owned family discount store carries everything from clothing to groceries, as well as everyday household needs. They’ve also expanded their online store and like most retailers provide curbside pickup during the pandemic.

“Doing what is right for our customers, associates, and communities. That has enabled us to be so successful for all of these years,” says Scarlett.

To celebrate, Giant Tiger is hosting a virtual birthday party at 7 p.m. Monday with live musical performances from some iconic Canadian artists.

You can visit their Facebook page to tune in. 

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