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Vers un musée national des sciences au Québec?

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Un texte de Jean-François Bouthillette, de l’émission Les années lumière

Neuf musées ont été exclus en 2016 du programme d’aide au fonctionnement des musées du ministère de la Culture – qui estimait que la science n’est pas de sa compétence –, puis sauvés in extremis l’an dernier par un budget d’urgence débloqué par Québec. Ils sont aujourd’hui contraints de demander encore une fois de quoi éviter la faillite.

« C’est invivable! » témoigne Sandra Gauthier, directrice d’Exploramer, un musée voué aux sciences de la mer à Sainte-Anne-des-Monts, en Gaspésie. « C’est comme une école, ou comme une maison de la culture, dit-elle : un musée, ça ne peut pas s’autofinancer. »

Or, si les autres musées peuvent généralement compter sur un financement stable de leur fonctionnement, ce n’est pas le cas des musées de science, qui doivent appeler à l’aide pratiquement tous les ans.

« C’est un peu comme le jour de la marmotte, illustre Mme Gauthier. Chaque année, on doit recommencer le travail de trouver des fonds pour faire fonctionner le musée. » Elle déplore que ce besoin constant de chercher des fonds détourne leurs petites équipes de leurs missions premières : la muséologie et la vulgarisation scientifique.

En 2015, Exploramer avait carrément dû annoncer sa fermeture, faute d’avoir pu obtenir les sommes nécessaires de Québec. C’est finalement un don de la Fondation familiale Trottier qui a permis au musée gaspésien de survivre.

Tous les musées scientifiques du Québec vivent la même situation. On a tous des besoins criants d’argent.

Sandra Gauthier, Exploramer

Un modèle qui marche en France

Le nouveau visage du Fossilarium de Notre-Dame-du-NordLe nouveau visage du Fossilarium de Notre-Dame-du-Nord Photo : Boualem Hadjouti

Sandra Gauthier et d’autres représentants de ces musées en quête d’un financement stable ont proposé une piste de solution, l’an dernier, à leurs interlocuteurs du ministère de la Culture et des Communications et du ministère de l’Économie, de la Science et de l’Innovation.

D’abord, il s’agirait de doter le Québec de son propre musée des sciences, un type d’établissement déjà présent dans 8 provinces canadiennes sur 10, à l’exception du Québec et de l’Île-du-Prince-Édouard.

Ce nouveau musée, ont-ils proposé, pourrait être « éclaté » en plusieurs pavillons dispersés sur le territoire – ceux de leurs musées actuels –, chacun ayant sa spécialité et sa couleur propre. C’est le mode de fonctionnement du Muséum national d’histoire naturelle de France, explique Mme Gauthier, qui est composé d’une quinzaine d’établissements répartis dans l’Hexagone.

Ce modèle, comme d’autres formes de mise en réseau, permettrait à ces petits établissements de partager des ressources de conservation, de design ou encore de marketing, et de réaliser des économies.

Un portrait clair

L'observatoire Aster de Saint-Louis-du-Ha!-Ha!L’observatoire Aster de Saint-Louis-du-Ha!-Ha! Photo : Observatoire Aster

Politiciens et fonctionnaires se sont montrés ouverts à l’idée, rapporte la directrice d’Exploramer. Or, le projet n’est pas allé de l’avant, les autorités souhaitant d’abord conclure le processus d’agrément des musées en cours au Québec, une sorte de démarche d’évaluation de la qualité des centaines de musées, petits et gros, de la province.

Au cabinet de la nouvelle ministre de la Culture et des Communications, Nathalie Roy, on tient le même discours, en reconnaissant que « la mission des musées scientifiques est très importante pour un accès optimal des jeunes à la culture scientifique ».

Son attachée de presse, Brigitte Soucy, souligne que la ministre Roy souhaite trouver rapidement une solution durable au problème de financement des musées de science, et que les ministères de la Culture et de l’Innovation y travaillent actuellement ensemble.

Ils doivent rencontrer les représentants des établissements « en tout début d’année » pour obtenir, avant d’agir, un « portrait global » plus clair de la situation, assure-t-on.

Les neuf musées de science reconnus, mais non soutenus, dans leur fonctionnement par le ministère de la Culture et des Communications du Québec (MCC) :

  • L’observatoire Aster, à Saint-Louis-du-Ha! Ha!, au Bas-Saint-Laurent;
  • Le Centre de la biodiversité du Québec, à Bécancour, au Centre-du-Québec;
  • Le Centre d’interprétation des mammifères marins de Tadoussac, sur la Côte-Nord;
  • Le Cosmodôme, à Laval;
  • Exploramer, à Sainte-Anne-des-Monts, en Gaspésie;
  • Le Fossilarium, à Notre-Dame-du-Nord, en Abitibi;
  • Le Musée Armand-Frappier, à Laval;
  • Le Parc de la rivière des Mille-Îles, à Laval;
  • Le Zoo sauvage de Saint-Félicien, au Lac-Saint-Jean*.


*Le Zoo de Saint-Félicien n’a pas joint sa voix à celles des huit autres musées dans ce dossier.

Deux musées de science sont toujours financés dans leur fonctionnement par le MCC, pour des raisons dites « historiques » :

  • La Maison Léon-Provancher, à Cap-Rouge;
  • Le Musée de la nature et des sciences de Sherbrooke.


Certains établissements sont financés par la Sépaq :

  • L’Aquarium du Québec, à Québec;
  • Le Musée d’histoire naturelle du parc national de Miguasha.

Le Centre des sciences de Montréal est un établissement fédéral, financé par Ottawa.

Espace pour la vie, qui regroupe le Biodôme, l’Insectarium, le Jardin botanique et le Planétarium, est financé par la Ville de Montréal.

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More groups join in support of women in STEM program at Carleton

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OTTAWA — Major companies and government partners are lending their support to Carleton University’s newly established Women in Engineering and Information Technology Program.

The list of supporters includes Mississauga-based construction company EllisDon.

The latest to announce their support for the program also include BlackBerry QNX, CIRA (Canadian Internet Registration Authority), Ericsson, Nokia, Solace, Trend Micro, the Canadian Nuclear Safety Commission, CGI, Gastops, Leonardo DRS, Lockheed Martin Canada, Amdocs and Ross.

The program is officially set to launch this September.

It is being led by Carleton’s Faculty of Engineering and Design with the goal of establishing meaningful partnerships in support of women in STEM.  

The program will host events for women students to build relationships with industry and government partners, create mentorship opportunities, as well as establish a special fund to support allies at Carleton in meeting equity, diversity and inclusion goals.

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VR tech to revolutionize commercial driver training

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Serious Labs seems to have found a way from tragedy to triumph? The Edmonton-based firm designs and manufactures virtual reality simulators to standardize training programs for operators of heavy equipment such as aerial lifts, cranes, forklifts, and commercial trucks. These simulators enable operators to acquire and practice operational skills for the job safety and efficiency in a risk-free virtual environment so they can work more safely and efficiently.

The 2018 Humboldt bus catastrophe sent shock waves across the industry. The tragedy highlighted the need for standardized commercial driver training and testing. It also contributed to the acceleration of the federal government implementing a Mandatory Entry-Level Training (MELT) program for Class 1 & 2 drivers currently being adopted across Canada. MELT is a much more rigorous standard that promotes safety and in-depth practice for new drivers.

Enter Serious Labs. By proposing to harness the power of virtual reality (VR), Serious Labs has earned considerable funding to develop a VR commercial truck driving simulator.

The Government of Alberta has awarded $1 million, and Emissions Reduction Alberta (ERA) is contributing an additional $2 million for the simulator development. Commercial deployment is estimated to begin in 2024, with the simulator to be made available across Canada and the United States, and with the Alberta Motor Transport Association (AMTA) helping to provide simulator tests to certify that driver trainees have attained the appropriate standard. West Tech Report recently took the opportunity to chat with Serious Labs CEO, Jim Colvin, about the environmental and labour benefits of VR Driver Training, as well as the unique way that Colvin went from angel investor to CEO of the company.

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Next-Gen Tech Company Pops on New Cover Detection Test

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While the world comes out of the initial stages of the pandemic, COVID-19 will be continue to be a threat for some time to come. Companies, such as Zen Graphene, are working on ways to detect the virus and its variants and are on the forefronts of technology.

Nanotechnology firm ZEN Graphene Solutions Ltd. (TSX-Venture:ZEN) (OTCPK:ZENYF), is working to develop technology to help detect the COVID-19 virus and its variants. The firm signed an exclusive agreement with McMaster University to be the global commercializing partner for a newly developed aptamer-based, SARS-CoV-2 rapid detection technology.

This patent-pending technology uses clinical samples from patients and was funded by the Canadian Institutes of Health Research. The test is considered extremely accurate, scalable, saliva-based, affordable, and provides results in under 10 minutes.

Shares were trading up over 5% to $3.07 in early afternoon trade.

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