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Aide médicale à mourir : un examen de la constitutionnalité de la loi fédérale réclamé

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« Il en va de la protection de droits fondamentaux pour l’ensemble des citoyens », plaident-ils dans un communiqué émis mardi, pressant la ministre québécoise de la Justice, Sonia LeBel, et à sa collègue à la Santé, Danielle McCann, « d’envisager sans tarder cette démarche ».

Adoptée en avril 2016 dans la foulée de l’arrêt Carter de la Cour suprême, puis entrée en vigueur deux mois plus tard, la loi fédérale C-14 sur l’aide médicale à mourir est réservée aux personnes dont la mort est « raisonnablement prévisible ».

Or, a rappelé le bâtonnier du Québec, Paul-Matthieu Grondin, en entrevue à l’émission 24/60, ce critère établi par le gouvernement fédéral n’était pas pris en compte dans la décision du plus haut tribunal du pays, en février 2015.

En décriminalisant l’aide médicale à mourir, la Cour suprême a appelé à « considérer les souffrances » des personnes, a-t-il souligné.

La requête, également portée par la Chambre des notaires du Québec, l’Ordre des infirmières et infirmiers du Québec, l’Ordre des pharmaciens du Québec ainsi que l’Ordre des travailleurs sociaux et des thérapeutes conjugaux et familiaux du Québec, ne vise pas un cas en particulier et renvoie à la constitutionnalité de la loi, précise Me Grondin.

« On peut en tant que collectivité prendre le fardeau sur nous plutôt que ce soient les citoyens eux-mêmes qui aient ce fardeau, ajoute-t-il toutefois. On a un rôle sociétal en tant qu’ordre professionnel. C’est dans les situations comme ça, qui sont difficiles, où on veut assurer pleinement notre rôle de protéger le public, car c’est notre mission. »

Cette démarche vise essentiellement à éviter que des citoyens, souvent des personnes vulnérables, aient à payer des frais judiciaires pour arriver à faire reconnaître leur droit fondamental de mourir dans la dignité.

Extrait du communiqué émis par un collectif de six ordres professionnels

Depuis la semaine dernière, les Québécois Jean Truchon et Nicole Gladu, tous deux atteints de graves maladies dégénératives incurables, se battent en cour pour obtenir l’aide médicale à mourir, mais d’autres recours sont intentés en Ontario et Colombie-Britannique, indique Me Grondin.

Nicole Gladu et Jean Truchon, deux personnes qui souhaitent obtenir l'aide médicale à mourir.Nicole Gladu et Jean Truchon souhaitent obtenir l’aide médicale à mourir. Photo : La Presse canadienne/Paul Chiasson/Radio-Canada/Geneviève Garon

Ils contestent notamment la constitutionnalité de la loi fédérale, plus précisément sa disposition sur la mort « raisonnablement prévisible ».

Le Cabinet de la ministre LeBel a décliné la demande d’entrevue de Radio-Canada parce que « la cause est toujours devant les tribunaux ».

La semaine dernière, le premier ministre François Legault s’est dit prêt à élargir l’accès à l’aide médicale à mourir.

Priorité à la loi fédérale

Pourquoi demander un renvoi de la législation fédérale, mais pas de la loi québécoise concernant les soins en fin de vie, que contestent aussi M. Truchon et Mme Gladu?

« Parce que la loi fédérale porte d’abord sur la criminalisation ou la décriminalisation [de l’acte], a expliqué Me Grondin à la Presse canadienne. Il faut que tout le monde sache ce qui est criminel ou pas, estime-t-il.

« Une fois que l’on aura une réponse à cette question-là, on va probablement pouvoir harmoniser la loi provinciale dans les procédés », a-t-il poursuivi.

Me Grondin a par ailleurs expliqué à Radio-Canada que les six ordres professionnels interpelaient le gouvernement provincial pour des raisons « techniques ».

« Le gouvernement fédéral a voté sa propre loi en suivi à [l’arrêt] Carter. On serait étonné que le fédéral aille demander à la Cour suprême de se positionner sur la constitutionnalité de sa propre loi suite à une déclaration d’inconstitutionnalité, a-t-il expliqué, ajoutant que le gouvernement du Québec pouvait exiger que la constitutionnalité de la loi fédérale soit examinée à fond par la Cour d’appel.

« La loi fédérale [C-14] a été adoptée après le jugement Carter de la Cour suprême. Il va donc falloir se repositionner sur la question de la constitutionnalité de cette loi », a estimé Me Grondin.

Le collectif d’ordres professionnels a par le passé appelé le gouvernement libéral de Philippe Couillard à contester la constitutionnalité de C-14, mais leur demande était restée lettre morte.

Cette loi avait été adoptée un an après que la Cour suprême du Canada, dans une décision unanime, eut jugé contraire à la Charte canadienne des droits et libertés, et donc inconstitutionnel, d’avoir une prohibition totale de l’aide médicale à mourir.

Le tribunal avait laissé un an aux gouvernements fédéral et provinciaux pour réécrire leur loi en respectant les nouveaux paramètres décrétés par la Cour.

Québec a adopté en 2014 la Loi concernant les soins de fin de vie, qui comprennent les soins palliatifs et l’aide médicale à mourir.

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Federal Budget 2021: Ottawa adds $1B to broadband fund for rural, remote communities

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The federal government will add $1 billion to a fund for improving high-speed communications in rural and remote areas of Canada, bringing the total to $2.75 billion by 2026, the Liberals said Monday in their first full budget since the pandemic began last year.

The money is going to the Universal Broadband Fund, which is designed to support the installation of “backbone” infrastructure that connects underserved communities to high-speed internet.

It’s one of many government and private-sector initiatives that have gained urgency since the pandemic began, as Canadians became more dependent on internet service for applications ranging from e-learning to daily business operations.

Ottawa says the additional money will keep it on track to have high-speed broadband in 98 per cent of the country by 2026, and 100 per cent by 2030.

Money spent on high-speed communications will be good for a recovering economy, said Pedro Antunes, chief economist at the Conference Board of Canada, a non-partisan think-tank.

The latest data from Statistics Canada says there were about five million people working from home during the pandemic, up from about two million prior to that, Antunes said in an interview.

“That’s a quarter or so of the workforce,” he added. “And I think a fair number of those people are going to continue to work from home, at least in some part-time way.”

Improved connections to high-speed broadband and mobile communications will add to the productive capacity of the economy overall, especially as it reaches beyond Canada’s cities, Antunes said.

He said there’s been a “real issue” with economic growth outside major urban centres and the improved connectivity “is something that can help stimulate that.”

The Universal Broadband Fund was initially mentioned in the 2019 budget, though specifics were not available until last November’s fiscal update.

The $1-billion top-up to the broadband fund announced today is in addition to $1.75 billion promised to the fund by the federal government’s November fiscal update.

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COVID-19: What you need to know for April 19

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Provincewide

  • Per today’s government report, there are 4,447 new cases in Ontario, for a total of 421,442 since the pandemic began; 2,202 people are in hospital, 755 of them in intensive care, and 516 on ventilators. To date, 7,735 people have died.
  • According to data from the Ministry of Health and Long-Term Care, there are 40 outbreaks in long-term-care facilities, 36 confirmed active cases of positive residents, and 127 confirmed active cases of positive staff. To date, there have been 3,755 confirmed resident deaths and 11 confirmed staff deaths.
  • Per the government’s report on Ontario’s vaccination program, as of 7 p.m. yesterday, Ontario has administered 66,897 new doses of COVID-19 vaccines, for a total of 3,904,778 since December 2020. 3,212,768 people have received only one dose, and 346,005 people have received both doses.

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Federal budget 2021 highlights: Child care, recovery benefits, OAS increases – everything you need to know

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The federal government’s first budget in more than two years certainly looks the part: At 739 pages, it is a hefty document chock full of billions in new spending.

Those funds will be spread among a number of key groups – students, seniors, parents and small-business owners, to name a few – as Ottawa looks to bolster Canada’s recovery from COVID-19 but also plan for life beyond the pandemic.

To that end, the deficit is projected to hit $354.2-billion in the 2020-21 fiscal year, which just ended – better than expected about five months ago, given the economy’s resilience over the winter months. It is estimated to fall to $154.7-billion this fiscal year, before dropping further in the years to come as pandemic spending recedes from view.

Here are some of the highlights from Monday’s budget.

The budget outlines tens of billions of dollars in federal subsidies for a national child-care program, a promise the Liberal Party has made in some form since the early 1990s. Child-care supports became a point of national debate during pandemic lockdowns as parents with young children struggled to juggle work and family responsibilities.

In total, the government proposes spending as much as $30-billion over the next five years, and $8.3-billion each year after that, to bring child-care fees down to a $10-a-day average by 2026. The proposal, which requires negotiation with the provinces and territories, would split subsidies evenly with those governments and targets a 50-per-cent reduction in average child-care fees by the end of 2022.

The federal program is largely modelled on Quebec’s subsidized child-care system, implemented in the 1990s in an effort to increase women’s access to the labour market. Since then, labour participation rates for women aged 25 to 54 in the province have grown to exceed the national average by four percentage points.

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