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Il y a un an, l’arrestation de Bruce McArthur ébranlait le Canada

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Ni lui, ni le public, ni même les enquêteurs ne se doutaient de l’étendue du scénario d’horreur qui allait peu à peu se dessiner, alors que s’entamait l’enquête médico-légale la plus complexe de l’histoire de Toronto.

Sous le nez de ses proches, de ses clients, et même de la police de Toronto, le jardinier de 67 ans aurait tué, démembré, puis enterré près d’une dizaine d’hommes dans des bacs à fleurs.

Seule la communauté LGBTQ sonnait l’alarme depuis des années. Des hommes gais, pour la plupart originaires du Moyen-Orient et de l’Asie du Sud, disparaissaient du quartier sans laisser de traces. Retour sur les événements-clés de l’affaire.

Un graphique des dates importantes dans l'affaire McArthurLes dates-clés Photo : Radio-Canada / Camile Gauthier

1951-1990 : Un passé flou

On connaît très peu de détails sur la vie de Bruce McArthur avant les années 2000. Né en 1951 dans la région des Kawarthas, il épouse sa petite amie du secondaire, Janice Campbell, et le couple déménage à Toronto vers le milieu des années 70.

À leur arrivée, Bruce McArthur est embauché comme acheteur-adjoint pour le magasin Eaton. Son collègue de l’époque, John Foot, le décrit comme un jeune homme « jovial et aimé de tous ».

Vieille photo d'un jeune homme bien coiffé.La photo de Bruce McArthur dans son album de finissants de l’école secondaire en 1970. Photo : École Fenelon Falls

Peu après, une vague de meurtres d’hommes homosexuels frappe le quartier gai de Toronto. Entre 1975 et 1978, 14 hommes sont assassinés (Nouvelle fenêtre). Plusieurs des cas présentent des similarités frappantes, mais ne sont jamais élucidés.

L’enquêteur Hank Idsinga de la police de Toronto a dit qu’il serait « peu surpris » si Bruce McArthur était lié à cette affaire, mais aucune preuve ne le démontre pour l’instant. Les détectives ont d’ailleurs rouvert plusieurs de ces enquêtes depuis son arrestation.

Photo de la rue Yonge dans les années 1970 avec de vieilles voitures garées le long de la rue.La taverne St. Charles sur la rue Yonge était l’un des bars gais populaires à Toronto dans les années 1970. Photo : Archives de Toronto

1990-2009 : Des signes de violence

Bruce McArthur entreprend une relation avec un homme « peu avant son divorce, vers la fin des années 90 », selon un rapport présentenciel obtenu par CBC/Radio-Canada. En 1999, il rencontre sa première présumée victime, Skandaraj Navaratnam. Les deux hommes entament éventuellement une relation tumultueuse qui durera plusieurs années. « Skanda avait souvent des relations avec des messieurs plus âgés, comme Bruce », se rappelle son ami Jean-Guy Cloutier.

Le 31 octobre 2001, Bruce McArthur commet son premier délit. Il agresse violemment un travailleur du sexe à l’aide d’un tuyau en métal, mais soutient qu’il ne se souvient pas de l’incident. À la demande de son avocat, la psychiatre Marie-France Dionne soumet un rapport statuant qu’il présente un risque « minimal » de récidive.

Il plaide coupable en 2003. Selon la transcription du tribunal, le juge ne « croit pas qu’il est dans l’intérêt du public que M. McArthur soit incarcéré », et lui impose plutôt une condamnation avec sursis de deux ans avec interdiction de fréquenter le quartier gai.

2010-2014 : Disparitions et première enquête

Le 6 septembre 2010, Skandaraj Navaratnam disparaît du quartier gai de Toronto. L’homme de 40 ans est aperçu pour la dernière fois à la sortie du défunt bar Zipperz vers 2 h du matin en compagnie d’un homme non identifié. Son ami Jean-Guy Cloutier signale sa disparition.

Quelques semaines plus tard, le 29 décembre, Abdulbasir Faizi téléphone à son épouse pour lui dire qu’il travaillera tard. L’homme de 44 ans se rend plutôt au bar gai The Black Eagle, dont il est un habitué. Le lendemain, son cousin signale sa disparition à la police. Sa Nissan Sentra 2002 est retrouvée abandonnée avenue Moore, près de la résidence de Mallory Crescent où Bruce McArthur entreposait son équipement et où les corps démembrés ont éventuellement été retrouvés.

Photo d'un homme avec une barbichette, portant un petit chapeau. Abdulbasir Faizi avait été porté disparu en 2010. Photo : Police de Toronto

Le 25 octobre 2012, le fils de Majeed Kayhan signale sa disparition à la police. L’homme de 58 ans a été vu pour la dernière fois par un ami dans le quartier gai. Quelques semaines plus tard, la police de Toronto décide de lancer le Projet Houston pour enquêter sur les trois disparitions.

Après plusieurs fausses pistes, l’enquête spéciale est abandonnée 18 mois plus tard. La communauté, inquiète, pense qu’un tueur en série pourrait être à l’oeuvre.

2014-2017 : Disparitions et deuxième enquête

Entre 2014 et 2017, Bruce McArthur est interrogé par les policiers, selon une source policière, qui refuse toutefois de nous révéler la raison. L’unité des normes professionnelles de la police de Toronto a d’ailleurs lancé une enquête interne sur la question en mars dernier.

Le 15 août 2015, Soroush Mahmudi est vu pour la dernière fois près de son domicile à Scarborough. L’homme de 50 ans est porté disparu par son gendre. Durant la même période, Kirushna Kumar Kanagaratnam cesse de contacter sa famille au Sri Lanka. Puisque sa demande d’asile a été refusée en appel, ses parents supposent qu’il se cache des autorités pour éviter d’être déporté. Les policiers croient qu’il aurait été assassiné au cours des semaines subséquentes.

Un homme tamoul qui pose devant un arbreKirushna Kumar Kanagaratnam Photo : Famille de Kirushna-Kumar-Kanagaratnam

L’année suivante, Dean Lisowick disparaît. Le travailleur du sexe n’a pas de domicile fixe et n’est jamais porté disparu. Il aurait été tué en 2016 ou en 2017, selon la police.

En avril 2017, Selim Essen disparaît. Les policiers sont chargés du dossier deux semaines plus tard, mais trouvent peu de pistes. La disparition d’Andrew Kisman, en juin, change la donne. Dans les 72 heures, les policiers mettent la main sur des indices cruciaux. Ils mettent sur pied le Projet Prism pour enquêter sur les deux disparitions et passent au peigne fin les relevés bancaires et téléphoniques des hommes.

Rapidement, Bruce McArthur devient une personne d’intérêt. La police surveille ses déplacements dès le mois de septembre et saisit sa camionnette lorsqu’il tente de s’en débarrasser chez un vendeur de pièces usagées. Selon des documents de cour obtenus, ils y trouvent des traces de sang d’Andrew Kinsman.

Bruce McArthur devient le suspect numéro un. À plusieurs reprises durant les mois de novembre et de décembre, les agents pénètrent chez lui à son insu pour copier le disque dur de son ordinateur et fouiller son appartement. Publiquement, ils assurent néanmoins qu’aucune preuve n’indique qu’un tueur en série est à l’oeuvre.

2018 : L’affaire éclate au grand jour

Le 18 janvier 2018, les enquêteurs surveillent toujours Bruce McArthur, mais doivent intervenir lorsqu’un jeune homme pénètre dans son appartement. Le jardinier est arrêté et accusé des meurtres prémédités d’Andrew Kisman et de Selim Essen.

L’affaire sordide fait couler de l’encre aux quatre coins de la planète. Entretemps, la communauté craint le pire. Des photos des trois hommes gais du Projet Houston hantent toujours les vitrines et les poteaux de téléphone du village.

Les détectives saisissent 10 clés USB étiquetées. Le contenu est expurgé dans les demandes de mandats que CBC/Radio-Canada a obtenus. Selon une source policière (Nouvelle fenêtre), des photographies de présumées victimes sont trouvées dans l’ordinateur de Bruce McArthur.

Det.-Sgt. Hank Idsinga is seen after briefing the media at a Toronto property where alleged serial killer Bruce McArthur worked, on February 8, 2018. Toronto's homicide squad has had a difficult year -- the team has had to investigate a record-breaking number of killings in Canada's most populous city, grapple with a rise in deadly gang violence, address criticism about a perceived lack of action in some cases and deal with several high-profile slayings that have strained resources. Heading intLe détective responsable de l’enquête McArthur, Hank Idsinga, arrive à la propriété de Mallory Crescent où les corps des victimes seront plus tard retrouvés. Photo : La Presse canadienne / Chris Young

Les enquêteurs obtiennent des mandats pour fouiller la propriété de Mallory Crescent. Quelques jours plus tard, l’anthropologue médico-légale Kathy Gruspier reçoit une douzaine de bacs à fleurs congelés dans son laboratoire de Toronto. Elle y trouvera les restes de sept corps d’hommes démembrés.

Au cours des semaines suivantes, la liste des victimes présumées s’allonge : Soroush Mahmudi, Majeed Kayhan, Dean Lisowick, Skandaraj Navaratnam, Abdulbasir Faizi, mais une huitième victime n’est toujours pas identifiée. En mars, la police prend la décision hautement inusitée de publier la photo du cadavre. On apprend le mois suivant qu’il s’agit de Kirushna Kumar Kanagaratnam, qui a fui le Sri Lanka à bord du cargo Sun Sea en août 2010.

Au printemps, la police fouille plus de 100 propriétés appartenant à d’anciens clients de McArthur. Ils sont toujours à la recherche d’un huitième corps, celui de Majeed Kayhan. Son cadavre démembré est finalement retrouvé en juillet dans un ravin derrière la propriété de Mallory Crescent. Les policiers annoncent qu’ils ne croient pas qu’il y ait d’autres victimes, même s’ils continuent de réexaminer des cas de disparition non résolus.

Un sketch de cour qui montre cinq personnesUn dessin de cour de Bruce McArthur. De gauche à droite : l’avocat de la défense James Miglin, McArthur, un greffier qui lit les accusations, la juge Rebecca Rutherford et l’avocat de la défense Michael Cantlon Photo : Pam Davies

En octobre, la police de Toronto met sur pied une unité spéciale pour les personnes disparues. La mesure est demandée depuis longtemps par des militants et des membres de la communauté LGBTQ, qui accusent la police d’avoir trop attendu avant de prévenir le public de la présence d’un possible tueur en série.

Le 22 octobre, Bruce McArthur renonce à son droit d’avoir une enquête préliminaire. Le mois suivant, un juge de la Cour supérieure de l’Ontario fixe la date du procès au 6 janvier 2020.

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List of Tourist Attractions Open Now in Ottawa

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With Ontario now in Step 3 of 2021 three-step plan for reopening, museums and other indoor attractions are allowed to reopen with capacity limited to not exceed 50 per cent capacity indoors and 75 per cent capacity outdoors.

Here is a list of Ottawa attractions you can visit starting July 16th.

Do remember to wear masks and buy tickets in advance.

Parliament Hill

Parliament’s Centre Block and Peace Tower are closed for renovation.

You can join for tours of the Senate of Canada Building (2 Rideau Street), House of Commons at West Block (111 Wellington Street) on Parliament Hill, and East Block at East Block (111 Wellington Street) on Parliament Hill.

When: Grounds open; guided tours of Parliament are suspended through the summer of 2021.
Where: 111 Wellington Street, Downtown Ottawa

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Ottawa performer leapfrogs from gymnastics to Broadway to TV

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A new AppleTV+ series set in a magical town that’s stuck in a neverending 1940s musical includes a pair of Ottawa siblings in the cast. 

Warren Yang and his sister, Ericka Hunter, play two of the singing, dancing residents of the village portrayed in Schmigadoon!, a small-screen series that takes its cues from classic musicals like Brigadoon, Wizard of Oz and Sound of Music, and skewers them with the offbeat comedic mastery of Saturday Night Live. 

In fact, you’ll recognize many of the names from SNL, starting with executive producer Lorne Michaels, creator of the late-night, live-comedy sketch show. Schmigadoon! also stars SNL cast member Cecily Strong and comedian Keegan-Michael Key, who hosted SNL in May. They play a New York couple who get lost on a hike and stumble into a strange town where everyone sings and dances. 

For Yang, a relative newcomer to show-biz, the series marks his television debut. For Hunter, the younger of his two older sisters, it’s the latest in a career path that began with dance lessons as a child more than 30 years ago. She attended Canterbury High School, Ottawa’s arts-focused secondary school. 

“Her dream was always to perform,” said Yang, 34, in an interview. “But that was never the path I thought was an option for me.” 

While his sister studied dance, Yang did gymnastics. He was an elite gymnast throughout his youth, ultimately leaving Merivale High School at 16 to train in Montreal, finishing high school through correspondence courses. He was a member of the Canadian National Team and received a scholarship to study at Penn State, majoring in marketing. 

A few years after graduation, Yang was working at an advertising agency in Toronto when he got a call from a Manhattan number. To his astonishment, they asked if he would be interested in auditioning for a Broadway revival of Miss Saigon.

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COVID-19: uOttawa to require vaccination for students living in residence

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Vaccination will be mandatory for students who want to live in residence at the University of Ottawa this year, with proof of vaccination and at least one dose required before move-in, or within two weeks of doing so if they can’t secure a shot before arriving.

Those who can’t receive a vaccine for “health-related reasons or other grounds protected under the Ontario Human Rights Code” will be able to submit a request for accommodation through the university’s housing portal, according to information on the university’s website.

Students with one dose living in residence will also have to receive their second dose “within the timeframe recommended by Ottawa Public Health.”

People who haven’t been granted an exemption and don’t get vaccinated or submit proof of having done so by the deadlines set out by the school will have their residence agreements terminated, uOttawa warns.

“Medical and health professionals are clear that vaccination is the most (effective) means of protecting people and those around them,” reads a statement provided to this newspaper by uOttawa’s director of strategic communications, Patrick Charette.

Article content

“It is precisely for this reason that the University of Ottawa is requiring all students living in residence for the 2021-2022 academic year to be fully vaccinated. The University recognizes that some students may require accommodations for a variety of reasons and will be treating exceptions appropriately.”

Faculty, staff and students are also strongly encouraged to get vaccinated, the statement notes.

“Ensuring a high vaccine coverage in all communities is critical to ensuring an ongoing decline in cases and ending the pandemic. This will be especially important with the return of students to post-secondary institutions in our region in the fall of 2021.”

Neither Carleton University nor Algonquin College is currently mandating vaccination for students living in residence, according to the websites for both schools. But uOttawa isn’t alone in its policy – Western University, Trent University, Durham College and Fanshawe College have all implemented similar requirements. Seneca College, in the GTA, is going even further, making vaccination mandatory for students and staff to come to campus, in-person, for the fall term.

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