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Sécurité des Canadiens en zones hostiles : « Il y a un ajustement à faire »

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M. Woodman, un géologue d’expérience originaire d’Halifax, a été enlevé mardi dernier par un groupe armé alors qu’il se trouvait sur un site d’exploration minière à Tiabangou, dans la province de Yagha, dans le nord-est du Burkina Faso.

Son corps a été retrouvé deux jours plus tard dans la province voisine d’Oudalan, située dans la région instable du Sahel, frontalière avec le Mali et le Niger, où le groupe armé Ansarul Islam est particulièrement actif.

Dans un bref communiqué, la société minière canadienne Progress Minerals, pour laquelle M. Woodman travaillait, a dénoncé l’attaque, mais n’a pas donné plus de détails sur les circonstances entourant la mort du géologue, qui a pourtant plus de 30 ans d’expérience, dont 20 ans en Afrique de l’Ouest.

« Une décision corporative »

Mais pour Benoît La Salle, président de la société canadienne Windiga Énergie, active dans le domaine du développement durable dans plusieurs pays africains, dont le Burkina Faso, une part de la responsabilité incombe à l’employeur.

« La zone où M. Woodman se trouvait est une zone connue pour être très risquée, qu’il faut éviter à tout prix », explique M. La Salle, qui a également été président de la société minière québécoise Semafo, de 1994 à 2012. « La décision de poursuivre les opérations d’exploration dans une région dangereuse est clairement une décision corporative. Et cela vient avec ses risques… », a-t-il ajouté.

Toujours selon M. La Salle, la sécurité peut être assurée tant que les employés suivent les protocoles en place pour se protéger en tout temps, même à l’extérieur des installations. Cela concerne notamment les déplacements, les voyages, les endroits à fréquenter ou pas, etc.

Il y a quelques années, le Burkina Faso était un pays très sécuritaire, il y a donc un ajustement à faire maintenant que le pays est plus dangereux.

Benoît La Salle, président de la société canadienne Windiga Énergie

Dans une analyse publiée en 2018, le centre de réflexion International Crisis Group (ICG) affirme que le nord du Burkina Faso a été la cible de plus de 80 attaques ayant fait plus de 270 morts en trois ans.

Ces attaques seraient principalement le fait d’Ansarul Islam, « un groupe créé en décembre 2016 et qui bénéficie d’un fort ancrage au niveau local, tout en entretenant des liens avec d’autres groupes au Mali ».

En août dernier, deux attaques meurtrières ont visé des installations de la compagnie Semafo, qui compte 1200 salariés, dont 85 expatriés, dans ses sites de Mana et Boungou au Burkina Faso, tuant cinq gendarmes burkinabés chargés d’assurer la sécurité de la mine et un employé.

Dans un courriel, Alain Mélanson, vice-président des ressources humaines chez Semafo, assure que la compagnie a renforcé ses mesures de sécurité suite à ces attaques. « La sécurité de tous nos employés demeure notre priorité, a-t-il affirmé. Nous continuons de suivre de très près la situation au Burkina Faso avec nos partenaires. »

« Une cible incroyable »

Pour M. La Salle, les entreprises canadiennes qui travaillent dans la région sont bien informées des risques grâce à plusieurs sources, dont l’ambassade du Canada, ainsi que des sites Internet spécialisés en matière de sécurité dans l’Afrique de l’Ouest.

Aujourd’hui, les deux principaux dangers qui minent la région sont le terrorisme et le banditisme. « Cette zone qui se trouve entre le Burkina Faso, le Mali et le Niger représente en plus la route de la contrebande de drogue vers l’Europe, donc il faut être encore plus prudent », explique M. La Salle.

C’est comme si tu t’en vas marcher dans un territoire de chasse à l’orignal en plein mois d’octobre et que tu te promènes camouflé pour voir des lapins : tu risques de prendre des plombs dans la jambe, tu deviens une cible incroyable.

Benoît La Salle, président de la société canadienne Windiga Énergie

Isabelle Brissette, chef de la sûreté mondiale et de la résilience des affaires chez Rio Tinto, parle quant à elle de l’importance d’évaluer la « tolérance » des entreprises face aux risques.

« Il y a eu des moments chez Rio Tinto où on a décidé de ne pas opérer dans certaines zones, parce qu’on a jugé que la façon de gérer les menaces mettait quand même encore à risque la vie ou l’intégrité physique de nos employés », affirme Mme Brissette. « Donc, oui, c’est un choix de compagnie », ajoute-t-elle.

Elle souligne aussi l’importance de collaborer avec les communautés locales pour éviter certains types de risques, dont le banditisme, le blocage de routes, etc.

Certaines entreprises n’évaluent peut-être pas assez les dangers, mais si on veut envoyer des employés dans des zones à haut risque, il faut prendre ça très au sérieux.

Isabelle Brissette, chef de la sûreté mondiale chez Rio Tinto

Les pays qui octroient les permis miniers sont tenus d’assurer la sécurité des installations et des employés des entreprises minières, mais la « faiblesse de l’appareil sécuritaire burkinabé est peut-être l’une des raisons pour lesquelles le pays est devenu une cible plus facile », selon ICG.

La Canadienne originaire de Sherbrooke Edith Blais et son compagnon italien, Lucas Tacchetto, sont portés disparus depuis la mi-décembre, alors qu’ils faisaient la route entre Bobo-Dioulasso et Ouagadougou.

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List of Tourist Attractions Open Now in Ottawa

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With Ontario now in Step 3 of 2021 three-step plan for reopening, museums and other indoor attractions are allowed to reopen with capacity limited to not exceed 50 per cent capacity indoors and 75 per cent capacity outdoors.

Here is a list of Ottawa attractions you can visit starting July 16th.

Do remember to wear masks and buy tickets in advance.

Parliament Hill

Parliament’s Centre Block and Peace Tower are closed for renovation.

You can join for tours of the Senate of Canada Building (2 Rideau Street), House of Commons at West Block (111 Wellington Street) on Parliament Hill, and East Block at East Block (111 Wellington Street) on Parliament Hill.

When: Grounds open; guided tours of Parliament are suspended through the summer of 2021.
Where: 111 Wellington Street, Downtown Ottawa

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Ottawa performer leapfrogs from gymnastics to Broadway to TV

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A new AppleTV+ series set in a magical town that’s stuck in a neverending 1940s musical includes a pair of Ottawa siblings in the cast. 

Warren Yang and his sister, Ericka Hunter, play two of the singing, dancing residents of the village portrayed in Schmigadoon!, a small-screen series that takes its cues from classic musicals like Brigadoon, Wizard of Oz and Sound of Music, and skewers them with the offbeat comedic mastery of Saturday Night Live. 

In fact, you’ll recognize many of the names from SNL, starting with executive producer Lorne Michaels, creator of the late-night, live-comedy sketch show. Schmigadoon! also stars SNL cast member Cecily Strong and comedian Keegan-Michael Key, who hosted SNL in May. They play a New York couple who get lost on a hike and stumble into a strange town where everyone sings and dances. 

For Yang, a relative newcomer to show-biz, the series marks his television debut. For Hunter, the younger of his two older sisters, it’s the latest in a career path that began with dance lessons as a child more than 30 years ago. She attended Canterbury High School, Ottawa’s arts-focused secondary school. 

“Her dream was always to perform,” said Yang, 34, in an interview. “But that was never the path I thought was an option for me.” 

While his sister studied dance, Yang did gymnastics. He was an elite gymnast throughout his youth, ultimately leaving Merivale High School at 16 to train in Montreal, finishing high school through correspondence courses. He was a member of the Canadian National Team and received a scholarship to study at Penn State, majoring in marketing. 

A few years after graduation, Yang was working at an advertising agency in Toronto when he got a call from a Manhattan number. To his astonishment, they asked if he would be interested in auditioning for a Broadway revival of Miss Saigon.

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COVID-19: uOttawa to require vaccination for students living in residence

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Vaccination will be mandatory for students who want to live in residence at the University of Ottawa this year, with proof of vaccination and at least one dose required before move-in, or within two weeks of doing so if they can’t secure a shot before arriving.

Those who can’t receive a vaccine for “health-related reasons or other grounds protected under the Ontario Human Rights Code” will be able to submit a request for accommodation through the university’s housing portal, according to information on the university’s website.

Students with one dose living in residence will also have to receive their second dose “within the timeframe recommended by Ottawa Public Health.”

People who haven’t been granted an exemption and don’t get vaccinated or submit proof of having done so by the deadlines set out by the school will have their residence agreements terminated, uOttawa warns.

“Medical and health professionals are clear that vaccination is the most (effective) means of protecting people and those around them,” reads a statement provided to this newspaper by uOttawa’s director of strategic communications, Patrick Charette.

Article content

“It is precisely for this reason that the University of Ottawa is requiring all students living in residence for the 2021-2022 academic year to be fully vaccinated. The University recognizes that some students may require accommodations for a variety of reasons and will be treating exceptions appropriately.”

Faculty, staff and students are also strongly encouraged to get vaccinated, the statement notes.

“Ensuring a high vaccine coverage in all communities is critical to ensuring an ongoing decline in cases and ending the pandemic. This will be especially important with the return of students to post-secondary institutions in our region in the fall of 2021.”

Neither Carleton University nor Algonquin College is currently mandating vaccination for students living in residence, according to the websites for both schools. But uOttawa isn’t alone in its policy – Western University, Trent University, Durham College and Fanshawe College have all implemented similar requirements. Seneca College, in the GTA, is going even further, making vaccination mandatory for students and staff to come to campus, in-person, for the fall term.

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