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Le monde est tellement (moins) violent

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La destruction de la Syrie, les enlèvements immondes de Boko Haram, les tueries de Las Vegas et de Parkland… de quelles preuves supplémentaires avons-nous besoin pour déclarer ce monde malade, détraqué, suicidaire et hyperviolent?

Pourtant, au-delà de nos impressions, ce n’est pas ce que racontent bien des spécialistes qui soulèvent la controverse avec leurs statistiques.

Contrairement à tout ce qu’on imagine, notre monde serait de moins en moins violent. Peut-être même moins violent qu’à toute autre époque de notre histoire? L’idée est dérangeante.

« Oui, on a raison de croire que la violence diminue, soutient Jocelyn Coulon, auteur et chercheur au Centre d’études et de recherches internationales de l’Université de Montréal (CERIUM).

Toutes les études, qu’elles soient statistiques ou autres, démontrent, sur le long terme, que la violence diminue.

Jocelyn Coulon auteur et chercheur au CERIUM

« Ce n’est pas le sentiment que nous avons parce que la violence n’a pas été réduite à zéro, m’a dit de son côté Steven Pinker, psychologue et auteur du best-seller La part d’ange en nous dans lequel il soutient, avec une tonne de statistiques, que la violence est en plein déclin.

Il y a moins de meurtres, moins de guerres, moins de tortures, moins de peines de mort, moins de violences faites aux femmes et aux enfants.

Steven Pinker, psychologue

Dans notre ADN?

On a du mal à y croire. On a plutôt le sentiment que la guerre est profondément inscrite dans notre ADN.

Il suffit de relire certains passages de l’Ancien Testament pour s’en convaincre. Dans le texte de la Genèse, par exemple, on raconte l’histoire de la ville de Sodome, où Dieu soupçonne que des hommes couchent avec d’autres hommes. Dieu, en colère, détruit Sodome. La ville, les hommes, les femmes et même les enfants. Et pas seulement Sodome… toute la région, y compris la ville voisine, Gomorrhe.

Steven Pinker lors de l'entrevue avec Alain Crevier.Steven Pinker, psychologue et auteur de « La part d’ange en nous ». Photo : Radio-Canada

« La Bible est truffée de viols, de meurtres, de tortures et de génocides, raconte Steven Pinker. Dieu dit aux Israélites : quand vous entrez dans un village à conquérir, tuez tous les hommes, toutes les femmes et leurs enfants – elles ne sont pas vierges. Pour les belles jeunes femmes, enfermez-les, rasez-leur la tête, laissez-les pleurer pendant un mois, ensuite, faites-en vos épouses… autrement dit, violez-les. Ce n’est pas spécifique à la Bible. C’était comme ça à l’âge du fer, une époque particulièrement violente. »

Et dire qu’on pensait que ces grands textes ne parlaient que d’amour, de miséricorde et de bonté. En fait, ces textes anciens témoignent de l’idée qu’on se faisait de la violence. On la croyait saine, nécessaire et juste, puisqu’on l’attribuait à Dieu lui-même. Aujourd’hui, il n’y a que les fous de Dieu pour voir dans ces textes lointains un appel à la violence extrême, ou une justification de cette violence.

Imaginez qu’un illuminé mette en place une nouvelle religion au cœur de laquelle l’Être suprême ordonnerait des massacres et le sacrifice de jeunes enfants. Cet illuminé finirait devant un tribunal pour incitation à la haine et à la violence. Ça illustre bien à quel point nos rapports à la violence ont lentement changé au fil des siècles.

Pour la guerre, un basculement particulièrement significatif se serait produit autour de la Première Guerre mondiale où, selon Carl Bouchard, directeur scientifique du CERIUM, la guerre est devenue amorale en Occident.

Carl Bouchard en entrevue avec Alain Crevier.L’historien Carl Bouchard. Photo : Radio-Canada

« Vous allez me répondre que 20 ans plus tard ça donne la Deuxième Guerre mondiale. Malgré tout, on a un processus qui commence à se mettre en place et les normes changent. Et donc, la tolérance à la violence, notamment la violence de guerre, va beaucoup évoluer au 20e siècle. »

Concrètement? On veut civiliser la guerre et la rendre plus humaine si ça se peut. On signe des conventions internationales contre la torture, pour interdire l’utilisation des gaz chimiques, pour le respect des prisonniers. La paix devient une revendication citoyenne et un cri du cœur.

La longue paix

Des soldats en tenue de camouflage dans un char d'assaut.Des soldats italiens de l’OTAN regardent une maison incendiée dans un quartier serbe à Pec, au Kosovo, le 24 juin 1999. Photo : Associated Press / DAVID BRAUCHLI

Des vœux pieux tout ça? J’ai fait la remarque à Jean-Claude Guillebaud, auteur et ancien correspondant de guerre pendant une trentaine d’années.

« Je suis né à la fin de la Deuxième Guerre mondiale. Et je ne me suis pas rendu compte, au fil des années, que nous allions vivre en Europe 70 années de paix. »

Si on met à part la parenthèse yougoslave, qui n’a pas duré très longtemps, c’est la première fois de son histoire depuis plusieurs siècles que l’Europe vit dans la paix pendant sept décennies.

Jean-Claude Guillebaud, ancien correspondant de guerre

« On ne rêve pas, ajoute Jocelyn Coulon. Essentiellement, depuis la création de la bombe atomique, il n’y a pas eu sur la planète de conflit majeur entre les grandes puissances qui détiennent l’arme atomique. »

Jocelyn Coulon en entrevue avec Alain Crevier.Jocelyn Coulon, auteur et chercheur au Centre d’études et de recherches internationales de l’Université de Montréal (CERIUM). Photo : Radio-Canada

Et pour le reste, dit-on, il n’y a plus beaucoup de guerres entre les États. MM. Pinker et Coulon disent même qu’elles ont pratiquement disparu, les guerres entre les États.

Pour sa part, l’exemple que Steven Pinker aime bien donner, c’est celui du traité de paix entre la Colombie et les FARC, en 2016, qui a mis fin, dit-il, à la dernière guerre dans l’hémisphère occidental.

« En fait, 5/6 de la surface de la planète est libre de guerres. Il n’y a pas de guerre en Asie du Sud-Est. Évidemment, il n’y a pas de guerre en Europe occidentale, alors que c’est là que se sont déroulées les pires guerres de l’histoire. Il reste une zone de guerres qui va du Nigeria en passant par le Moyen-Orient jusqu’au Pakistan. C’est là que sont les guerres aujourd’hui. Et ce sont des conflits terribles, particulièrement la guerre civile en Syrie. Mais on oublie qu’avant, les guerres se produisaient partout sur la planète. »

Un incessant sentiment d’insécurité

Des soldats nigérians tenant un drapeau saisi au groupe armé Boko Haram, le 18 mars 2015.Des soldats nigérians tenant un drapeau saisi au groupe armé Boko Haram, le 18 mars 2015. Photo : Reuters / Emmanuel Braun

Pinker, Coulon et tous les autres ont beau plaider le déclin de la violence avec des tonnes de statistiques, on reste quand même avec un sentiment permanent d’insécurité. Pourquoi?

Peut-être est-ce le terrorisme qui a gagné la bataille de la désinformation en bousillant l’image qu’on se fait du monde en semant la peur, le chaos et l’angoisse? Ça occupe tellement de place dans le monde d’aujourd’hui et dans notre imaginaire.

Ou seraient-ce, comme le dit le philosophe Frédéric Lenoir, les médias qui nous rendent hyperconscients de tout ce qui se passe en nous bombardant d’informations 24 heures sur 24?

Frédéric Lenoir en entrevue avec Alain Crevier.Le philosophe français Frédéric Lenoir. Photo : Radio-Canada

« Pour la première fois dans l’histoire de l’humanité, on sait instantanément qu’il y a eu des morts, des crimes ou un attentat terroriste à l’autre bout de la planète. Alors qu’avant il fallait des mois avant que les gens soient au courant de l’information, et généralement ils ne l’étaient jamais.

Ce qui a changé, c’est notre perception de la violence.

Frédéric Lenoir, philosophe

Alors, comment peut-on changer la perception des gens? « Peut-être que les médias devraient mettre moins l’accent sur les événements violents. Ils doivent en parler, c’est nécessaire. Mais on est dans un monde où on affectionne pratiquement l’idée que la violence est partout », avance Jocelyn Coulon.

Steven Pinker aussi s’est longtemps interrogé sur notre nature profonde. « Il y a une vingtaine d’années, j’aurais probablement dit : “que voulez-vous, c’est la nature humaine. Ce serait utopique de vouloir réduire la violence.” Mais lorsque j’ai vu toutes ces statistiques qui prouvent le déclin de la violence, je me suis dit qu’après tout, la nature humaine peut changer. »

J’ai demandé à Jocelyn Coulon, Frédéric Lenoir et Steven Pinker à quelle époque ils auraient aimé naître s’ils avaient le choix. Ils m’ont tous répondu sans aucune hésitation : aujourd’hui.

Le reportage d’Alain Crevier est diffusé à Second regard dimanche 20 janvier sur ICI Télé

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List of Tourist Attractions Open Now in Ottawa

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With Ontario now in Step 3 of 2021 three-step plan for reopening, museums and other indoor attractions are allowed to reopen with capacity limited to not exceed 50 per cent capacity indoors and 75 per cent capacity outdoors.

Here is a list of Ottawa attractions you can visit starting July 16th.

Do remember to wear masks and buy tickets in advance.

Parliament Hill

Parliament’s Centre Block and Peace Tower are closed for renovation.

You can join for tours of the Senate of Canada Building (2 Rideau Street), House of Commons at West Block (111 Wellington Street) on Parliament Hill, and East Block at East Block (111 Wellington Street) on Parliament Hill.

When: Grounds open; guided tours of Parliament are suspended through the summer of 2021.
Where: 111 Wellington Street, Downtown Ottawa

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Ottawa performer leapfrogs from gymnastics to Broadway to TV

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A new AppleTV+ series set in a magical town that’s stuck in a neverending 1940s musical includes a pair of Ottawa siblings in the cast. 

Warren Yang and his sister, Ericka Hunter, play two of the singing, dancing residents of the village portrayed in Schmigadoon!, a small-screen series that takes its cues from classic musicals like Brigadoon, Wizard of Oz and Sound of Music, and skewers them with the offbeat comedic mastery of Saturday Night Live. 

In fact, you’ll recognize many of the names from SNL, starting with executive producer Lorne Michaels, creator of the late-night, live-comedy sketch show. Schmigadoon! also stars SNL cast member Cecily Strong and comedian Keegan-Michael Key, who hosted SNL in May. They play a New York couple who get lost on a hike and stumble into a strange town where everyone sings and dances. 

For Yang, a relative newcomer to show-biz, the series marks his television debut. For Hunter, the younger of his two older sisters, it’s the latest in a career path that began with dance lessons as a child more than 30 years ago. She attended Canterbury High School, Ottawa’s arts-focused secondary school. 

“Her dream was always to perform,” said Yang, 34, in an interview. “But that was never the path I thought was an option for me.” 

While his sister studied dance, Yang did gymnastics. He was an elite gymnast throughout his youth, ultimately leaving Merivale High School at 16 to train in Montreal, finishing high school through correspondence courses. He was a member of the Canadian National Team and received a scholarship to study at Penn State, majoring in marketing. 

A few years after graduation, Yang was working at an advertising agency in Toronto when he got a call from a Manhattan number. To his astonishment, they asked if he would be interested in auditioning for a Broadway revival of Miss Saigon.

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COVID-19: uOttawa to require vaccination for students living in residence

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Vaccination will be mandatory for students who want to live in residence at the University of Ottawa this year, with proof of vaccination and at least one dose required before move-in, or within two weeks of doing so if they can’t secure a shot before arriving.

Those who can’t receive a vaccine for “health-related reasons or other grounds protected under the Ontario Human Rights Code” will be able to submit a request for accommodation through the university’s housing portal, according to information on the university’s website.

Students with one dose living in residence will also have to receive their second dose “within the timeframe recommended by Ottawa Public Health.”

People who haven’t been granted an exemption and don’t get vaccinated or submit proof of having done so by the deadlines set out by the school will have their residence agreements terminated, uOttawa warns.

“Medical and health professionals are clear that vaccination is the most (effective) means of protecting people and those around them,” reads a statement provided to this newspaper by uOttawa’s director of strategic communications, Patrick Charette.

Article content

“It is precisely for this reason that the University of Ottawa is requiring all students living in residence for the 2021-2022 academic year to be fully vaccinated. The University recognizes that some students may require accommodations for a variety of reasons and will be treating exceptions appropriately.”

Faculty, staff and students are also strongly encouraged to get vaccinated, the statement notes.

“Ensuring a high vaccine coverage in all communities is critical to ensuring an ongoing decline in cases and ending the pandemic. This will be especially important with the return of students to post-secondary institutions in our region in the fall of 2021.”

Neither Carleton University nor Algonquin College is currently mandating vaccination for students living in residence, according to the websites for both schools. But uOttawa isn’t alone in its policy – Western University, Trent University, Durham College and Fanshawe College have all implemented similar requirements. Seneca College, in the GTA, is going even further, making vaccination mandatory for students and staff to come to campus, in-person, for the fall term.

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