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Le taux de natalité en déclin, une urgence nationale en Chine

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L’occidentalisation et la modernisation de la Chine a laissé des traces : au domicile de Deng Lynn et de son mari Lin Yi, les pièces sont spacieuses, résultat de l’accès à des richesses auparavant réservées à l’élite. L’enfant du couple, Han Han, est âgé de 6 ans. Et ce sera le seul qu’aura le couple.

« Tous les deux, nous étions déjà trop âgés pour devenir parents. J’avais presque 40 ans, j’étais épuisé », confie M. Lin.

Employé de jour, incapable de dormir la nuit, l’arrivée d’un jeune enfant nécessite que le père trouve de nouvelles méthodes pour accompagner ce dernier. « Ça demandait beaucoup d’énergie », indique celui qui, en 2014, décide finalement de quitter le poste qu’il occupait alors pour créer une entreprise de jeux pour enfants.

En Chine, on se marie maintenant plus tard; idem pour l’idée de fonder une famille, un geste qui se pose encore très rarement hors mariage dans ce pays aux traditions en la matière encore bien ancrées.

Les jeunes adultes chinois souhaitent aussi profiter davantage de la vie, voyager, compléter leurs études, ou encore favoriser leur carrière.

Les affres du capitalisme

Le coût de la vie vient également peser lourd dans la balance lorsque vient le temps de choisir de fonder une famille. L’urbanisation à grande vitesse de la société chinoise a fait bondir les prix des produits de base, mais aussi des services publics.

Dans ce pays, les soins de santé sont particulièrement onéreux, et les couples comme celui formé par Deng Lynn et Lin Yi doivent constamment surveiller les dépenses en la matière, disent-ils. L’éducation de bonne qualité n’est pas non plus offerte à toutes les bourses.

Selon le Bureau national des statistiques (BNS), on a dénombré 15,23 millions de naissances en Chine l’an dernier, soit un recul annuel d’environ deux millions. L’État a aussi recensé 9,93 millions de décès.

Du côté de la population active, la Chine pouvait compter sur un bassin de main-d’oeuvre de 897,3 millions de personnes l’an dernier, un recul de 4,7 millions par rapport à l’année précédente, mais surtout un déclin qui en est à sa septième année consécutive.

Ce ralentissement se fait déjà sentir : l’économie chinoise a crû de 6,6 % en 2018, selon le BNS. Si ce taux ferait l’envie de tout pays occidental, en Chine, il s’agit du plus faible taux enregistré depuis 28 ans.

Pour le docteur en économie James Liang, le problème serait même double. Outre le ralentissement de la consommation intérieure, la Chine s’apprête à être aux prises avec un vieillissement marqué de sa population.

Selon lui, si Pékin n’agit pas d’ici 40 ans, la Chine comptera alors de 10 à 20 % de jeunes en moins. Cela signifie moins de travailleurs actifs pour financer les soins offerts aux personnes âgées, mais aussi un bassin d’innovation potentielle plus réduit.

« Nous savons que bon nombre d’innovations sont mises au point par les jeunes entrepreneurs – les 20, 30, 40 ans. Ce sont ces personnes qui sont les plus créatives et les plus ouvertes à prendre des risques. Nous avons constaté le même phénomène au Japon », mentionne-t-il.

Portes de sortie?

Comment peut-on inverser un taux de natalité qui sera, de l’avis de M. Liang, « l’un des plus faibles du monde »? L’abolition de la politique de l’enfant unique, en 2016, n’a pas, pour l’instant, réussi à convaincre les Chinoises de faire davantage d’enfants.

« C’est une situation de crise à laquelle [Pékin] doit rapidement s’attaquer », indique le spécialiste. Mais encore? « En offrant des crédits d’impôt aux couples ayant plus qu’un enfant, en plus de construire un grand nombre de garderies pour qu’il soit plus facile, pour les parents, d’y envoyer leurs enfants. »

M. Liang propose également d’assouplir le carcan très rigide de l’éducation chinoise, où les enfants (et leurs parents) consacrent beaucoup de temps et d’efforts à préparer l’examen d’admission à l’université. Celui-ci est très couru, mais aussi particulièrement difficile.

Sans redressement de la population, croit encore le spécialiste, la Chine se fera éventuellement damer le pion par l’Inde comme superpuissance asiatique. Dans le cas contraire, Pékin commandera « probablement la plus innovatrice des grandes économies de la planète ».

Avec les informations d’Anyck Béraud

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Biometric Vaccines Are Here Preceding Forced Digital ID

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The future of vaccines is here, just in time for the coming forced digital ID. This isn’t some sci-fi movie based on some conspiracy theorists’ idea of Revelation where every living being is required to be tagged. Biometric vaccines are real, are in use and have been deployed in the United States.

Biometric vaccines are immunizations laced with digital biometrics, created from merging the tech industry with big pharma. This new form of vaccine injects microchips into the body creating a global ID matrix to track and control every person. Not only has this satanic system already been rolled out, billions may already have been injected unaware.

ID2020 Alliance, a program aimed at chipping every person on earth, has collaborated with GAVI (Global Alliance for Vaccines and Immunizations) to inject these microchips into the body through immunization. 

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Where to Live Now: A data-driven look at Ottawa neighbourhoods

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What does community have to do with buying a house? Do people really want friendly neighbours, or do they just want the most square footage for their buck?

In The Village Effect: How Face-to-Face Contact Can Make Us Healthier, Happier and Smarter, Montreal psychologist Susan Pinker cited a 2010 study conducted at Brigham Young University in Idaho that analyzed relationship data for more than 300,000 people over nearly eight years. She discovered that people who were integrated into their communities had half the risk of dying during that time as those who led more solitary lives. In Pinker’s analysis, integration meant simple interactions such as exchanging baked goods, babysitting, borrowing tools, and spur-of-the-moment visits — exactly the kinds of exchanges we saw grow when COVID-19 forced us all to stay home.

For this year’s real estate feature in the Spring/Summer 2020 print edition, we crunched the numbers to find the neighbourhoods where we think you’re most likely to find such opportunities for engagement. Using data available through the Ottawa Neighbourhood Study (ONS), we chose six indicators that we believed would attract those looking to connect with the people around them. Omitting rural areas, we awarded points to each neighbourhood according to where it landed in the ranking. (In the event of a tie, we used a secondary indicator of the same theme to refine the ranking.) You’ll find the ten neighbourhoods that performed the best according to those six indicators listed below, along with resident profiles and notable destinations in each ’hood — though many have been forced to adapt to COVID-19, most are offering delivery and/or take-out, and we are hopeful they will resume normal operations once it is safe to do so.

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