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Rupture d’un barrage au Brésil : plus de 80 morts et cinq arrestations

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Pour le moment, seules 48 personnes ont été identifiées parmi les victimes. Dans un précédent bilan, les autorités dénombraient 65 morts.

Vendredi dernier, une digue s’est rompue sur le site d’extraction de minerai de fer de Corrego do Feijao, dans l’État du Minas Gerais, dans le sud-est du pays, libérant un torrent de boue qui a emporté des habitations de la localité voisine de Brumadinho, des bâtiments et des installations de la société minière.

À Brumadinho, les hélicoptères poursuivent l’évacuation des corps, suspendus dans des filets.

Les secouristes marchent avec prudence, de peur que leurs jambes s’enfoncent dans cette masse visqueuse dont la toxicité est encore inconnue.

À Corrego do Feijao, faubourg de Brumadinho où était situé le barrage, on se prépare à enterrer les victimes.

Je suis dans un film d’horreur. Ce sont des gens avec qui j’ai grandi. Je ne sais pas comment je vais pouvoir surmonter tout ça

Cleyton Candido, résident de Corrego do Feijao, à l’Agence France Presse

La vague de résidus miniers a aussi contaminé la rivière Paraopeba, qui traverse Brumadinho.

« L’eau de notre rivière était cristalline, mais les compagnies minières ne pensent qu’au profit », déplore à l’Agence France Presse Vanderlei Alves, chauffeur de 52 ans.

Cinq ingénieurs arrêtés

Cinq ingénieurs ont été arrêtés dans la matinée, deux à Sao Paulo et trois autres à Belo Horizonte, capitale du Minas Gerais.

Le parquet a précisé que ces trois derniers étaient des employés de Vale « directement impliqués » dans le processus d’octroi des « licences » qui permettent à la mine d’être en activité.

Les deux autres travaillent pour l’entreprise allemande TÜV SÜD, qui avait délivré en septembre un certificat de stabilité du barrage. Contactée samedi à Berlin, cette société a assuré qu’« aucun défaut n’a été constaté » lors de l’inspection du barrage.

La vache blanche est portée dans un filet. Deux personnes casquées assistent à la scène. L'une est debout, et semble donner des indications pour que l'opération soit menée à bien. L'autre est accroupie.Une vache est suspendue dans les airs de la ville de Brumadinho, suite à la rupture du barrage. Photo : Reuters / Washington Alves

Le parquet compte évaluer la responsabilité pénale de l’entreprise Vale dans la rupture du barrage et a placé sous séquestre dix milliards de reais (3,5 milliards de dollars) d’actifs de la compagnie minière afin de couvrir les dommages causés par l’accident.

La détention préventive des ingénieurs doit durer 30 jours et ils seront tous entendus par le parquet du Minas Gerais, a souligné le parquet, qui a également émis des mandats de perquisition.

Numéro un mondial de la production de minerai de fer, Vale a indiqué dans un communiqué que la compagnie « collabore pleinement avec les autorités ». Le géant minier a aussi indiqué « soutenir les familles affectées de façon inconditionnelle ».

Dix sites de Vale vont être démantelés

Le président de Vale, Fabio Schvartsman, a annoncé que la compagnie allait démanteler des structures comme celle qui a cédé à Brumadinho sur dix de ses sites au Brésil.

Ces interventions réduiront de 40 millions de tonnes la production annuelle de minerai de fer de Vale, soit une baisse de 10 %, a indiqué M. Schvartsman lors d’une conférence de presse à Brasilia, après une réunion avec le ministre des Mines et de l’Énergie et le ministre de l’Environnement.

Les actions de la firme Vale ont plongé lundi de 24 % à la Bourse de Sao Paulo, puis ont repris près de 4 % mardi à la mi-journée.

Près de 4000 barrages à haut risque au Brésil

Dans la foulée du drame de Brumadinho, le ministre chargé du Développement régional, Gustavo Canuto, a annoncé que le Brésil comptait près de 4000 barrages présentant un risque élevé.

Parmi ceux-ci, 205 comportent des déchets minéraux, a-t-il ajouté.

Selon ses dires, le pays n’a pas les ressources suffisantes pour réviser tout de suite l’ensemble de ces barrages. L’État va donc se concentrer sur ceux qui nécessitent les mesures les plus urgentes, a-t-il précisé.

Dans la matinée, le vice-président brésilien Hamilton Mourao a tenu une réunion avec plusieurs ministres pour évaluer un durcissement des normes de sécurité des barrages.

Le gouvernement Bolsonaro semblait pour l’instant plutôt enclin à assouplir les règles en matière de protection de l’environnement et critiquait le zèle des agences publiques chargées des contrôles.

Le quotidien économique Valor a notamment rappelé que l’ex-député Leonardo Quintao, parlementaire très lié au secteur minier et qui sera chargé des relations du gouvernement avec le Sénat, avait fait retirer d’un texte de loi deux dispositifs censés améliorer les contrôles des barrages.

Une catastrophe similaire à celle de vendredi dernier s’était produite en 2015, à une centaine de kilomètres à l’est de Brumadinho, sur une autre exploitation minière de la société Samarco Mineracao, appartenant conjointement à Vale et au groupe BHP.

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List of Tourist Attractions Open Now in Ottawa

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With Ontario now in Step 3 of 2021 three-step plan for reopening, museums and other indoor attractions are allowed to reopen with capacity limited to not exceed 50 per cent capacity indoors and 75 per cent capacity outdoors.

Here is a list of Ottawa attractions you can visit starting July 16th.

Do remember to wear masks and buy tickets in advance.

Parliament Hill

Parliament’s Centre Block and Peace Tower are closed for renovation.

You can join for tours of the Senate of Canada Building (2 Rideau Street), House of Commons at West Block (111 Wellington Street) on Parliament Hill, and East Block at East Block (111 Wellington Street) on Parliament Hill.

When: Grounds open; guided tours of Parliament are suspended through the summer of 2021.
Where: 111 Wellington Street, Downtown Ottawa

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Ottawa performer leapfrogs from gymnastics to Broadway to TV

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A new AppleTV+ series set in a magical town that’s stuck in a neverending 1940s musical includes a pair of Ottawa siblings in the cast. 

Warren Yang and his sister, Ericka Hunter, play two of the singing, dancing residents of the village portrayed in Schmigadoon!, a small-screen series that takes its cues from classic musicals like Brigadoon, Wizard of Oz and Sound of Music, and skewers them with the offbeat comedic mastery of Saturday Night Live. 

In fact, you’ll recognize many of the names from SNL, starting with executive producer Lorne Michaels, creator of the late-night, live-comedy sketch show. Schmigadoon! also stars SNL cast member Cecily Strong and comedian Keegan-Michael Key, who hosted SNL in May. They play a New York couple who get lost on a hike and stumble into a strange town where everyone sings and dances. 

For Yang, a relative newcomer to show-biz, the series marks his television debut. For Hunter, the younger of his two older sisters, it’s the latest in a career path that began with dance lessons as a child more than 30 years ago. She attended Canterbury High School, Ottawa’s arts-focused secondary school. 

“Her dream was always to perform,” said Yang, 34, in an interview. “But that was never the path I thought was an option for me.” 

While his sister studied dance, Yang did gymnastics. He was an elite gymnast throughout his youth, ultimately leaving Merivale High School at 16 to train in Montreal, finishing high school through correspondence courses. He was a member of the Canadian National Team and received a scholarship to study at Penn State, majoring in marketing. 

A few years after graduation, Yang was working at an advertising agency in Toronto when he got a call from a Manhattan number. To his astonishment, they asked if he would be interested in auditioning for a Broadway revival of Miss Saigon.

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COVID-19: uOttawa to require vaccination for students living in residence

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Vaccination will be mandatory for students who want to live in residence at the University of Ottawa this year, with proof of vaccination and at least one dose required before move-in, or within two weeks of doing so if they can’t secure a shot before arriving.

Those who can’t receive a vaccine for “health-related reasons or other grounds protected under the Ontario Human Rights Code” will be able to submit a request for accommodation through the university’s housing portal, according to information on the university’s website.

Students with one dose living in residence will also have to receive their second dose “within the timeframe recommended by Ottawa Public Health.”

People who haven’t been granted an exemption and don’t get vaccinated or submit proof of having done so by the deadlines set out by the school will have their residence agreements terminated, uOttawa warns.

“Medical and health professionals are clear that vaccination is the most (effective) means of protecting people and those around them,” reads a statement provided to this newspaper by uOttawa’s director of strategic communications, Patrick Charette.

Article content

“It is precisely for this reason that the University of Ottawa is requiring all students living in residence for the 2021-2022 academic year to be fully vaccinated. The University recognizes that some students may require accommodations for a variety of reasons and will be treating exceptions appropriately.”

Faculty, staff and students are also strongly encouraged to get vaccinated, the statement notes.

“Ensuring a high vaccine coverage in all communities is critical to ensuring an ongoing decline in cases and ending the pandemic. This will be especially important with the return of students to post-secondary institutions in our region in the fall of 2021.”

Neither Carleton University nor Algonquin College is currently mandating vaccination for students living in residence, according to the websites for both schools. But uOttawa isn’t alone in its policy – Western University, Trent University, Durham College and Fanshawe College have all implemented similar requirements. Seneca College, in the GTA, is going even further, making vaccination mandatory for students and staff to come to campus, in-person, for the fall term.

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