Connect with us

Headlines

Un agent de la GRC qui soutient avoir été espionné réclame une enquête au premier ministre Trudeau | Enquêtes de Brigitte Bureau

Editor

Published

on

[ad_1]

Le sergent Peter Merrifield reçoit des informations troublantes à l’été 2017.

Il croyait pourtant que l’épisode le plus sombre de sa vie était enfin derrière lui. Après une longue bataille juridique, le policier avait eu gain de cause contre son employeur, en février 2017.

La Cour supérieure de justice de l’Ontario a reconnu la GRC responsable de harcèlement à son endroit. Dans sa décision, la juge a fustigé la police fédérale pour sa conduite scandaleuse. Ses patrons l’avaient pris en grippe pour ses activités politiques. M. Merrifield milite aussi depuis des années pour la syndicalisation des membres de la GRC.

La juge a souligné la crédibilité du sergent Merrifield ainsi que son professionnalisme, maintes fois reconnu dans ses évaluations de rendement au travail.

Victime d’espionnage

En juillet 2017, sa vie est complètement chamboulée.

Un membre de la GRC m’a contacté et m’a demandé de le rencontrer à l’extérieur des bureaux, dans un lieu discret, et de ne pas apporter de téléphone. J’ai trouvé ça un peu inquiétant, a raconté Peter Merrifield à Radio-Canada. L’agent qu’il rencontre est un haut gradé de la GRC.

Ce que ce haut gradé lui révèle alors le sidère. Il avait reçu des informations selon lesquelles un des témoins à mon procès avait été la cible, pendant le procès, d’une enquête de la GRC, relate M. Merrifield. Le procès en question avait commencé en novembre 2014.

Une voiture de la Gendarmerie royale du Canada.Une voiture de la Gendarmerie royale du Canada. Photo : Radio-Canada / Bert Savard

Mais ce n’est pas tout. Peter Merrifield lui-même, et possiblement ses avocats, aurait aussi été mis sous surveillance. Le Groupe du recrutement des sources en Ontario avait été chargé de “vérifier Merrifield et ses amis”. Ce sont ses mots, raconte M. Merrifield, qui travaille toujours pour la GRC et qui agit comme garde du corps de dignitaires. J’en ai eu la nausée, parce que je connais les outils à leur disposition.

L’avocat de Peter Merrifield, John Phillips, a par la suite rencontré le haut gradé en question. Nous avons eu ce même genre de meeting clandestin sans téléphone et dans un lieu discret pour discuter de ce que nous devions faire, nous a expliqué Me Phillips lors d’une entrevue dans son cabinet à Toronto. Nous étions très inquiets, parce qu’il était clair que la cible de l’enquête allait au-delà du témoin et potentiellement jusqu’aux avocats et certainement jusqu’au sergent Merrifield lui-même.

Deux hommes assis à une table répondent à des questions. Peter Merrifield (à droite) et son avocat, John Philips (à gauche). Photo : Radio-Canada

Le haut gradé leur aurait dit que cette enquête n’avait pas été menée pour des raisons légitimes et que les policiers au dossier trouvaient inacceptable d’utiliser les ressources de la GRC à cette fin.

Durant la même période, le BlackBerry de M. Merrifield, fourni par la GRC, affichait souvent le message Uncaught exception: Could not add listener – not permitted by your IT Policy. Cet appareil n’avait pas accès à Internet.

Un appareil Blackberry sur lequel on peut lire un message d'erreur. Un des messages d’erreurs apparus sur le téléphone Blackberry du sergent Merrifield. Photo : Courtoisie – Peter Merrifield

Un expert en cybersécurité que nous avons consulté, Michel Cusin, affirme que ce message d’erreur pourrait découler d’un logiciel qui a été installé de façon cachée ou détournée pour espionner le contenu du téléphone.

Selon M. Cusin, le message peut apparaître quand on tente de désinstaller une telle application. Si toutes les parties du logiciel n’ont pas été supprimées, elles vont continuer d’essayer d’entrer en communication avec l’appareil, générant un message d’erreur. Il affirme que d’autres problèmes peuvent aussi produire ce type de message, comme un logiciel légitime qui aurait connu une défaillance.

Informations sensibles sur Stephen Harper

Après des mois d’efforts à essayer d’en apprendre davantage sur l’espionnage dont il aurait fait l’objet, le sergent Merrifield obtient une rencontre avec sa grande patronne, la commandante de l’Ontario, Jennifer Strachan, en janvier 2018.

Il dit qu’elle a confirmé qu’il y avait eu enquête, mais qu’elle détenait peu de détails. Ce qu’elle savait, c’était que la raison pour lancer cette enquête était une série de lettres envoyées à la GRC par un informateur de police, un civil, qui était aussi un témoin dans mon procès pour harcèlement. Le contenu de ces lettres a été à l’origine de cette enquête lancée par la direction générale de la GRC, explique M. Merrifield.

Les lettres en question font partie d’une déclaration sous serment qui a été déposée, le 4 décembre 2014, dans le procès de M. Merrifield contre la GRC.

L’élément probablement le plus toxique et inquiétant de ces lettres avait trait au premier ministre à l’époque, Stephen Harper, et à sa famille.

Peter Merrifield

Selon nos informations, certains renseignements provenaient de fuites de l’escouade de protection du premier ministre.

L'ancien premier ministre du Canada Stephen Harper pose pour la caméra avec sa famille devant un immeuble en pierre. Stephen Harper, sa femme, Laureen, et leurs deux enfants, Benjamin et Rachel, en 2013. Photo : Facebook/@RtHonStephenHarper

Jennifer Strachan n’a pas voulu commenter sa rencontre avec le sergent Merrifield. Elle a été promue sous-commissaire en septembre 2018.

Les détails de la déclaration sous serment n’ont jamais été rendus publics, parce que la cour a immédiatement mis le document sous scellé.

Mais selon nos sources, l’entourage du premier ministre à l’époque était au courant des renseignements sur la vie privée de Stephen Harper que renfermait la déclaration sous serment et craignait au plus haut point qu’ils ne soient rendus publics.

Peter Merrifield veut savoir si la surveillance dont il aurait fait l’objet était illégale et si le bureau du premier ministre Harper était au courant.

Est-ce que le cabinet du premier ministre est intervenu d’une façon quelconque auprès du ministère de la Justice ou de la GRC?, demande M. Merrifield.

Agissements criminels?

Les agissements que M. Merrifield a portés à notre attention pourraient soulever des questions de droit civil ou criminel, a affirmé le député Murray Rankin dans une entrevue exclusive accordée à Radio-Canada.

C’est la première fois que le porte-parole néo-démocrate en matière de justice parle publiquement de la lettre qu’il a envoyée au ministre de la Sécurité publique, Ralph Goodale, en juin 2018. Les Canadiens méritent de savoir exactement ce qui s’est passé dans ce cas. Je crois que la seule façon d’y arriver, c’est avec une enquête indépendante menée, par exemple, par un juge à la retraite. »

Un homme répond aux questions d'une journaliste lors d'une entrevue. Le porte-parole du Nouveau parti démocratique en matière de justice, Murray Rankin. Photo : Radio-Canada

Le député Rankin, qui est aussi un avocat de formation, est intervenu dans le dossier après des mois d’essais infructueux de la part de Peter Merrifield et de son avocat, John Phillips, pour obtenir une enquête indépendante.

Dans sa lettre au ministre Goodale, le député Rankin écrit : Il n’y a pas de doute qu’une enquête a été lancée [par la GRC]. Ce qui n’est pas connu, c’est l’étendue et l’objectif de l’enquête, et si la vie privée du sergent Merrifield et ses droits ont été violés.

Nous sommes aussi inquiets que la GRC ait utilisé cette enquête pour enfreindre le privilège du secret professionnel entre avocat et client.

Extrait de la lettre de Murray Rankin au ministre de la Sécurité publique, Ralph Goodale

L’avocat John Phillips a réclamé une enquête du ministre de la Sécurité publique dès juillet 2017, aussitôt qu’il a appris que la police fédérale aurait espionné son client et son entourage. L’avocat craint que les activités syndicales de son client puissent avoir donné à la GRC un motif de plus pour le faire surveiller.

M. Merrifield est coprésident de la Fédération de la police nationale, qui pourrait former le premier syndicat des membres de la GRC.

Face au silence du ministre, Peter Merrifield envoie lui-même un courriel au premier ministre Trudeau ainsi qu’aux ministres de la Justice et de la Sécurité publique, en août 2017, pour obtenir une enquête indépendante. L’information qui m’a été fournie par des témoins potentiels indique une implication qui remonte aussi haut que le Bureau du commissaire de la GRC et un lien possible avec le cabinet du premier ministre de l’époque, écrit le sergent Merrifield.

La GRC pour enquêter sur la GRC

La réponse du gouvernement, en septembre 2017, les assomme.

Le ministre Ralph Goodale a transmis leurs allégations contre la GRC… aux avocats de la GRC.

Le ministre de la Sécurité publique et de la Protection civile, Ralph Goodale, en ChambreLe ministre de la Sécurité publique et de la Protection civile, Ralph Goodale Photo : La Presse canadienne / Adrian Wyld

En effet, leurs courriels ont été transférés à James Gorham et Sean Gaudet, les avocats de Justice Canada qui ont défendu la GRC contre Peter Merrifield dans son procès pour harcèlement. Au nom de la GRC, ces mêmes avocats ont fait appel de la décision rendue en faveur de M. Merrifield en février 2017.

Me Phillips n’en revient tout simplement pas : On nous a envoyés aux avocats du ministère de la Justice, ceux-là mêmes qui représentent la partie qu’on accuse. Ça n’a aucun sens. Je ne comprends pas et c’est cette frustration qui fait que le sergent Merrifield et moi sommes assis avec vous.

M. Merrifield renchérit : Y a-t-il des inquiétudes quant à la continuité de la preuve? Absolument. Destruction de preuve? Absolument.

La décision du ministre Goodale de remettre le dossier aux avocats de la GRC est d’autant plus surprenante pour les deux hommes que la GRC a déjà menti au sujet d’une enquête disciplinaire qu’elle avait menée sur Peter Merrifield. Ce dernier l’a appris grâce à une demande d’accès à l’information. Durant le procès, la juge s’en est prise à la GRC pour avoir omis de divulguer toute la preuve.

En réponse à nos questions, le bureau du ministre Goodale a affirmé : M. Merrifield est en litige avec le gouvernement. Par conséquent, il est approprié que les communications relatives à ce litige soient effectuées par l’entremise d’un avocat. Nous ne sommes pas en mesure de commenter davantage pour des raisons de confidentialité et le litige étant toujours devant les tribunaux.

La GRC a aussi invoqué ce litige pour ne pas faire de commentaires.

C’est pas exact, c’est trompeur, réplique le porte-parole néo-démocrate en matière de justice, Murray Rankin. La demande d’appel de la GRC n’a rien à voir avec les allégations d’espionnage illégitime qui sont faites à son endroit.

Malgré un article du magazine Maclean’s sur les allégations de surveillance de Peter Merrifield, en mai 2018, et la lettre du NPD, le mois suivant, aucune enquête indépendante n’a encore été menée.

Le fait que la GRC a peut-être espionné des conversations entre un individu et son avocat… c’est profondément problématique. La possibilité qu’il y ait eu interférence avec des témoins… profondément problématique, affirme le député Rankin pour qui il y a urgence d’agir. Je ne dis pas que c’est arrivé. Je dis tout simplement qu’il y a suffisamment d’éléments pour justifier une enquête.

En tant qu’organisateur syndical, je comprends qu’il n’y a pas beaucoup de patrons qui vont m’envoyer des cartes de Noël, conclut le sergent Merrifield. Mais je tiens pour acquis que nous sommes tout de même liés par le même serment, les mêmes valeurs fondamentales et la même intégrité, requis pour porter l’uniforme et l’insigne. Et ce que cette personne m’a dit, c’est que ce n’est pas tout le monde dans l’organisation qui le voit de la même façon. Et ça secoue vos fondations.

Un inspecteur général nécessaire

Si le sergent Merrifield réclame à court terme une enquête indépendante sur ses allégations, il revendique également la création d’un poste d’inspecteur général pour assurer une véritable surveillance de la GRC, une fois pour toutes.

« Un inspecteur général a le pouvoir d’exiger des preuves, de contraindre des personnes à témoigner et de pousser pour des accusations s’il y a lieu. Tout ça, sans l’influence du commissaire, parce qu’un inspecteur pourrait faire enquête sur tout ce qui touche la GRC, y compris le Bureau du commissaire », dit-il.

Pour M. Merrifield, c’est la seule façon de venir à bout de la culture toxique de la GRC. « Si nous voulons rétablir l’intégrité de la GRC, nous devons avoir un mécanisme libre de l’influence de la structure même de commandement de la GRC. »

Le porte-parole néo-démocrate en matière de justice, Murray Rankin, est du même avis. Selon lui, les agents de la GRC doivent pouvoir se tourner vers un organisme institutionnel tout à fait indépendant.

« Nous nous engageons à nous assurer que la GRC est un milieu de travail sécuritaire et sain », nous a répondu le bureau du ministre de la Sécurité publique, Ralph Goodale, sans toutefois se prononcer sur la proposition de créer un poste d’inspecteur général. Il indique avoir déjà agi pour combattre le harcèlement en milieu de travail en instaurant notamment, à l’échelle de la fonction publique, « une nouvelle politique qui permet aux parties de convenir d’un enquêteur interne ou externe ».

Le ministre a aussi créé récemment le Conseil consultatif intérimaire de gestion, qui doit offrir des conseils d’experts à la commissaire de la GRC, Brenda Lucki. Mais la grande patronne de la police fédérale est libre de les accepter ou de les rejeter.

[ad_2]

Source link

قالب وردپرس

Headlines

Clark: Preserve Ottawa’s Kilmorie house as a heritage and cultural hub

Editor

Published

on

By

On Thursday, Nov. 14 at 9:30 a.m., the City of Ottawa’s planning committee votes on an application to approve a subdivision for a unique property at 21 Withrow Ave.

Kilmorie, a unique historic property, is situated in the middle of the city, a block off busy Merivale Road. This piece of land is the last remaining evidence of the early settlement of Nepean. It is a landmark for the City View and Nepean community dating back to the 1840s. It is one of the area’s most cherished heritage properties.

Kilmorie house is the second-oldest stone house in Ottawa. The property still contains more than 100 mature trees in a variety of species. To enter this property is a touch of magic in a whirlwind of traffic just a block away.

In 1915, the house was bought by William Wilfred Campbell. Campbell was known as one of Canada’s renowned Confederation Poets. Some famous poems of Campbell’s that were studied in our school days and continue to be enjoyed today are: “Down the Merivale Road,” “Indian Summer” and “The Woods at Kilmorie.” “The Mother,” acclaimed internationally, was read out loud in Parliament. Campbell himself, related to the Royal Family, wrote poetry in these gardens, entertained future prime ministers and coached the young militia preparing to serve in the First World War. He was a fervent Canadian patriot and a renowned artist.

Kilmorie house is the second-oldest stone house in Ottawa. The property still contains more than 100 mature trees in a variety of species.

The City View Community Association and the Kilmorie Heritage Society have been working to save this property as a community hub and an arts and cultural centre. Other educational undertakings could be held in the gardens of heritage flowers and where citizens are welcome to sit to enjoy the surrounding natural beauty.

What does the City of Ottawa think of this idea? It thinks that a subdivision of élite homes that would sell for close to $1 million each, located on a private road, would be better use of this land. And what will happen to the Kilmorie heritage house?  It would be tucked away on a private road, where only this small group of élite homeowners would see it. This house has been a focal point of this area for almost 200 years. Are we just going to let it be hidden forever?

Joan Clark is shown at the estate on Withrow Avenue in 2016. Wayne Cuddington / Postmedia

There are many people who support the preservation of this heritage site. Is the administration of the City of Ottawa acting in a short-sighted manner? Is City Hall more concerned about profit and the taxes to be gleaned from a few more high-priced houses? Has it lost its vision of the future for our young people, who are promoters of green spaces and ecological settings?

Our councillor is currently not active. Who will advocate for us? As citizens of Ottawa, we currently have no representation at City Hall. Councillors have been assigned to help us but do not have the background needed. Our councillor, MP and MPP are all supportive. Many people at City Hall are quietly supportive. We know that they see the merit in what we are trying to accomplish on behalf of our community and our city. Do we really need another subdivision with 14 detached dwellings shoehorned into a unique plot of land that has the potential to be a special setting which values our historic heritage?

Let’s keep Kilmorie in its whole and natural setting.

Continue Reading

Headlines

Ottawa specialty bakery grows beyond owner’s dreams

Editor

Published

on

By

Much like baking, business can be a lot of trial and error before you get it right.

Six years and many sweets later, Jacqui Okum, owner of Strawberry Blonde Bakery, continues to tinker, even though the concept remains much the same.

More than a decade ago, the new vegan had been working in television in Toronto, however, she quickly ran into a problem: when it came to baked goods, she was left to make her own, as vegan-friendly options at that point were few and far between.

“I found myself making stuff at home because I still wanted to eat everything, but I couldn’t really find it,” Okum said in an interview with OttawaMatters.com.

Wanting to make a change from TV and with her new acumen for baking, Okum decided to enroll in a pastry program at George Brown College, one that included a focus on entrepreneurship.

Okum’s husband then got a job at the University of Ottawa, so she moved to the city and began to make offerings to the public, mostly through market stands like the ones at Lansdowne Park.

While her vegan offerings were popular, she began to get feedback about other products customers were looking for, including gluten-free and nut-free products.

The wheels slowly started turning.

After getting a job at Rainbow Natural Foods, Okum met her original business partner who was baking similar things, and the two decided to “go for it.”

At first, Rainbow allowed the two to bake out of its kitchen for a reasonable rate, but within six months the pair had already outgrown it, with orders surpassing space.

In 2013, the two opened their first shop on Grange Avenue in Hintonburg, which would include vegan-friendly, nut-free and gluten-free products to accommodate all dietary needs — something important to Okum.

“Being vegan myself, I knew what it was like to go somewhere and not have anything, or to have one option and it’s a sad looking option, or a piece of fruit,” Okum said.

“I’m still the person who wants the delicious cupcake or whatever it may be, so I really empathize with people who are celiac or maybe have a nut allergy. I took it really seriously.”

The challenge of making everything “just as good” as other offerings also drove Okum and she takes great pride when someone enjoys something from the bakery and doesn’t realize the limited ingredients.

“There’s nothing better. We get customers all the time where say they’re husband and wife and the wife comes in because she doesn’t want to eat gluten and the husband’s like ‘I don’t want it,’” she said. “And then he comes back and says, ‘My wife forced me to try this,’ but now he wants to come back because it’s so good. That’s the whole point of this business, is to make sure things look and taste similar to conventional bake goods.”

The passion and work to build up the offerings at the bakery has taken on a life of its own since the opening of the Grange Avenue location, which moved to Richmond Road as of two weeks ago, to include a coffee and sitting space. The business has now extended to the suburbs as well, with a Kanata location that opened this past June, with possible lunch offerings on the docket for 2020.

Okum said she couldn’t have dreamed that the venture would have been successful as it’s been so far almost seven years on.

“We have 40 employees, which is crazy to me and to think it was just me and business partner six years ago. It’s been a huge learning curve.”

When it comes to running a business, Okum offered to those looking to go down the same path to keep their minds open and to be flexible.

“What you think might happen isn’t what actually is going to happen but don’t be rigid,” she said, noting the original thought was that the bakery would mostly for wholesale use.

“Be kind to yourself, you’re going to make mistakes,” she said.

Continue Reading

Headlines

How Ottawa’s Nordic Lab is creating new opportunities for Northern art

Editor

Published

on

By

For creators living in under-served Northern communities, geographic isolation and a lack of resources present a barrier to success. But the Nordic Lab — a new initiative at the SAW Gallery in downtown Ottawa — is hoping to empower these artists by offering them a mainstage platform to showcase their craft.

The newly expanded space in downtown Ottawa now hosts artists in residence, showcases Nordic art and provides educational programs geared toward Inuit youth — all the while promoting cultural exchanges between Indigenous and non-Indigenous communities in Canada, Norway and other circumpolar nations.

The SAW Gallery’s curator, Jason St-Laurent, says the Nordic Lab is both a program and a set of physical spaces, though the public will have to wait until the spring of 2020 to view it. St-Laurent says the physical spaces will consist of “screen printing spaces and an artist residency space, which we’re naming after Annie Pootoogook,” the legendary Inuk artist who passed away in 2016.

“We’re all about being the social lubricant of the art world,” says St-Laurent. “We’re not your grandmother’s art institution.”

Tam-Ca Vo-Van stands in her bright, document-arrayed office during our interview. (Joshua Soucie)

Tam-Ca Vo-Van, the SAW Gallery’s director, says the Nordic Lab has been a long time in the making: “We have collaborated often with different Nordic embassies on special presentations. Things just came together, and our curator, Jason St-Laurent, thought of putting in place this Nordic Lab, which would bring together artists from Nordic countries and the North of Canada, and also from Ottawa, in a sort of triangular zone of collaboration.”

“We were involved, for about two years, in major renovations — an expansion of our space,” says Vo-Van, referring to the tripling of the gallery’s space to its current 15,000 square foot home in Arts Court. “We didn’t have our programming spaces for about two years, so we relaunched our facilities at the end of July, but the Nordic Lab wasn’t ready at that time, so we delayed the opening.”

The director describes the Nordic Lab as a research and production space that SAW is making available to its visiting artists. The program is also an educational space that the gallery hopes will invite artists-in-residence to get involved with the local community through initiatives such as community art projects or workshops.

The gallery’s curator and director allowed us to get a shot of the Nordic Lab’s contemporary artist-in-residence studio space while it is still under construction. (Joshua Soucie)

“At the moment, we’re working on a collaboration with an Inuit children’s centre as well as the City of Ottawa, more specifically the Community Arts and Social Engagement program, to put together workshops [for various age groups] that are coming up in November,” says Vo-Van. “With the Nordic Lab, we really wanted to involve the local Inuit community. The Nordic Lab initiative has an artistic mandate but also an educational one. We want to involve youth in artmaking. We really want to contribute to the well-being of the community in which we live, and we really believe the transfer of traditional knowledge is beneficial, especially for youth that are marginalized.”

For its Nordic Lab, the SAW Gallery will be installing semi-automated screen printing presses, which St-Laurent describes as “octopus presses” because their many arms make it simple to accomplish large-scale editions of projects, such as the simultaneous production of T-shirts, bags or prints: “Normally, when you’re hand-making it, it can take forever, but with this semi-automated press, you can do 500 no problem.”

“We’re launching a project called the SAW Art and Protest Initiative,” says St-Laurent, explaining that the project will help elevate the visual impact of political actions or protests by pairing organized social movements with artists to devise visual campaigns through merchandise that will be funded and produced by the SAW Gallery. “SAW, in its beginnings in ’73, was a bunch of activists, feminists and queers coming together to create something where people can see themselves reflected all across the gallery. We kind of wanted to go back to our activist roots, and normally, we can’t apply for funding for political anything, so now we’re using the profits from the bar to invest in our projects.”

SAW Gallery curator Jason St-Laurent. (Joshua Soucie)

The bar to which St-Laurent is referring is known as Club SAW, where gallery-goers are invited to grab a drink to sip on as they view the pieces laid out throughout the gallery. 

Despite the delay in the launch of the Nordic Lab’s physical spaces, the program is well underway. In the fall of 2018, they welcomed their first artist-in-residence, Sobey Art Award-shortlisted artist Joi T. Arcand. Club SAW therefore features a neon sign that was commissioned by the gallery over the course of Arcand’s residency. 

During her residency, Arcand took on a hybrid role with the gallery, becoming the Nordic Lab’s first program director. Arcand says she looks forward to seeing some of the international partnerships she has helped foster come to life as she moves on to her next residency at Toronto’s Harbourfront Centre.

Joi Arcand’s neon signs hang on the wall of Club SAW. (Joshua Soucie)

On November 7, SAW will be hosting an afterparty in collaboration with the National Gallery of Canada for the launch of the Àbadakone | Continuous Fire | Feu continuel exhibition, which will be showcasing the works of over 70 Indigenous artists from around the world. At their afterparty, the Nordic Lab’s second artist-in-residence, Norwegian Sámi artist Elle Márjá Eira, will be performing Joiks, which the artist describes as Europe’s oldest singing tradition.

“Joik is still a living art, and I always say that Joik is my heart language,” says Márjá Eira. “I will perform a Joik, a piece from the Norwegian feature film The 12th Man,directed by Harald Zwart. I composed that piece together with film music composer Christophe Beck. […] I hope that the audience is able to capture my feelings and stories, and that they somehow come into my world. My universe is completely different from yours.”

With its emphasis on community building and spotlight on Northern art, the Nordic Lab’s programming is sure to give its event participants chills.

Continue Reading

Chat

Trending