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Survente de sièges : Air Canada ne dit pas tout à ses clients

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Selon un ancien agent du service à la clientèle et un agent formateur toujours à l’emploi du transporteur, la politique d’Air Canada obligerait ses employés à ne pas prévenir les voyageurs, dès leur arrivée au comptoir, qu’ils risquent de ne pas avoir de place dans l’avion.

Air Canada demanderait plutôt à ses employés de diriger malgré tout les passagers vers la porte d’embarquement où ils n’apprendront qu’à la dernière minute qu’il n’y a pas de place pour eux dans l’appareil.

« Ce n’est jamais amusant d’avoir à mentir aux gens, de les duper », a déclaré un ancien agent du service à la clientèle, qui a travaillé au comptoir d’enregistrement d’Air Canada à l’aéroport international de Vancouver pendant plusieurs mois avant de démissionner, il y a un peu plus d’un an.

La survente est une pratique répandue dans l’industrie de l’aviation. Elle consiste à vendre plus de billets qu’il n’y a de places disponibles dans l’avion afin de compenser pour les voyageurs qui ne se présentent finalement pas à l’aéroport.

Cette pratique est autorisée au Canada et ne vise que les voyageurs qui n’ont pas payé pour réserver leur siège au préalable ou qui profitent des aubaines de dernière minute.

Or, Air Canada manquerait de transparence dans son application, selon un agent de services à la clientèle qui est aujourd’hui devenu formateur chez Air Canada.

On voit un comptoir dans un aéroport au dessus duquel on peut lire Air Canada.Les clients qui se présentent au comptoir d’enregistrement seraient tous dirigés vers la porte d’embarquement même si l’avion est plein. Photo : Radio-Canada / Martin Toulgoat

« J’explique aux nouveaux agents qu’ils ne pourront gérer des confrontations toute la journée au comptoir », raconte le formateur qui a lui aussi requis l’anonymat.

« Je leur dis : “Si quelqu’un a les lettres GTE [pour Gate] sur sa carte d’embarquement, cela signifie qu’il n’a pas de siège. Mais si tu leur expliques ça, ils vont s’énerver. Alors, envoyez-les à la porte d’embarquement.” », dit-il.

Je forme les gens à duper les passagers.

Propos d’un agent formateur du service à la clientèle d’Air Canada qui a requis l’anonymat

Le jour où il s’est entretenu avec l’équipe de CBC, il a dit avoir dirigé des douzaines de clients d’Air Canada vers une porte d’embarquement en sachant pertinemment qu’ils n’avaient pas de siège.

Son ex-collègue de la billetterie de Vancouver avait aussi été clairement prévenu, lors de sa formation, de ne pas informer les clients au comptoir d’enregistrement qu’il n’y avait pas de place pour eux dans l’appareil.

Il affirme avoir quitté son emploi parce qu’il n’en pouvait plus d’induire des clients en erreur toute la journée.

Ils étaient stricts à ce sujet. Nous sommes formés pour leur dire qu’ils n’ont pas à s’inquiéter.

Propos d’un ex-agent de service à la clientèle d’Air Canada ayant requis l’anonymat

L’homme raconte par exemple l’histoire d’une famille excitée de voler pour la première fois. Mais à leur arrivée, leurs cartes d’embarquement n’avaient pas de place assignée.

« Je me sentais mal à l’aise, mais j’ai dû dire qu’ils allaient faire un bon voyage et les pousser jusqu’à la porte d’embarquement », relate l’ex-agent du service à la clientèle.

« Ils n’ont jamais embarqué. C’était le dernier vol de la journée. »

Selon l’ancien agent d’Air Canada qui s’est entretenu avec CBC, la façon de s’assurer d’avoir bel et bien un siège dans un avion est de se connecter au site Internet d’Air Canada 24 heures avant le vol pour réserver son siège ou encore de payer des frais pour la sélection des places au moment de l’achat de votre billet.

Air Canada affirme agir dans les règles

Interrogée par l’équipe d’enquête de CBC sur ses politiques en cas de survente, Air Canada a refusé d’accorder une entrevue au micro ou à la caméra.

Le transporteur a cependant réagi dans un courriel où la porte-parole de l’entreprise, Angela Mah, a rejeté plusieurs de ces allégations.

Selon elle, « la survente de billets représente moins de 1 % des réservations. », écrit Mme Mah qui précise qu’Air Canada a transporté 51 millions de passagers l’an dernier.

Or, même si 1 % de 51 millions représente tout de même 510 000 billets vendus en trop, seule une fraction de ces billets survendus entraînent un refus d’embarquement, précise-t-elle. Elle affirme par ailleurs que plusieurs millions de clients par année ne se présentent pas à l’embarquement.

La survente est « une pratique courante chez de nombreuses compagnies aériennes du réseau international pour s’assurer que le nombre maximal de sièges est atteint sur un vol »,dit-elle.

Des voyageurs récupèrent leurs bagages à l'aéroport d'Ottawa, en 2017.Des voyageurs récupèrent leurs bagages à l’aéroport d’Ottawa, en 2017. Photo : La Presse canadienne / Justin Tang

Qui plus est, explique-t-elle, « la survente est bénéfique pour les clients en maintenant des tarifs bas et en permettant aux compagnies aériennes d’exploiter des routes moins fréquentées. »

La clientèle d’affaires d’abord

Pour Fred Lazar, analyste de l’industrie du transport aérien et professeur agrégé d’économie à la Schulich School of Business de l’Université York, une bonne partie des problèmes de survente s’explique par le fait qu’Air Canada se concentre sur la clientèle d’affaires du pays.

Cette clientèle d’élite qui voyage beaucoup exige un réseau international de vols étendu et paie souvent des tarifs très élevés pour pouvoir modifier leur vol de dernière minute.

La compagnie aérienne va se plier en quatre pour les accommoder, même si ça veut dire chasser quelques passagers de la compagnie et supporter la mauvaise publicité pendant un court moment.

Fred Lazar, analyste de l’industrie du transport aérien et professeur agrégé d’économie à la Schulich School of Business de l’Université York

Les passagers les plus susceptibles d’être supplantés ou expulsés d’un vol sont selon lui ceux qui voyagent peu souvent et en classe économique.

Compensations monétaires

Les passagers qui sont expulsés d’un vol ont néanmoins des recours. Les compagnies aériennes doivent en effet chercher des volontaires pour renoncer à leur siège avant de refuser l’embarquement de quiconque sur un avion.

Les passagers qui sont involontairement expulsés ou privés de leur vol ont droit, en vertu des règles en vigueur, à une indemnisation pouvant atteindre 1350 $ selon la compagnie aérienne, la destination et la durée du retard.

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‘Too soon to celebrate’ Ottawa’s low case count, says Etches

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Ottawa Public Health (OPH) logged just 11 new cases of COVID-19 on Tuesday, the lowest daily total since Sept. 1.

Because of the lag between testing and reporting, the low number could simply reflect low turnout at the city’s testing sites on weekends — all month, new case counts have been lower on Tuesdays and Wednesdays. 

During a virtual news conference Tuesday, the city’s medical officer of health Dr. Vera Etches said she doesn’t read too much into a single day’s report.

“I don’t think we can make too much of 11. Actually, it could be a lot higher tomorrow — I would expect that, on average,” she said. “It’s too soon to celebrate.”

Provincewide, public health officials reported 1, 249 new cases Tuesday.

OPH also declared 62 cases resolved Tuesday, lowering the number of known active cases in the city to 462. Two more people have died, both in care homes currently experiencing outbreaks, raising the city’s COVID-19 death toll to 361. 

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Santa Claus isn’t coming to Ottawa’s major malls this year

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Santa Claus may still be coming to town this Christmas, but he won’t be dropping by any of Ottawa’s major malls, thanks to the COVID-19 pandemic.

On Friday, Cadillac Fairview said Santa won’t be making an appearance at any of its 19 malls across Canada, including Rideau Centre in downtown Ottawa. On Tuesday, Bayshore and St. Laurent shopping centres confirmed they, too, are scrapping the annual tradition.

“Due to the evolution of the situation in regards to COVID-19, we have made the difficult decision to cancel our Santa Program and Gift Wrap Program this year,” Bayshore spokesperson Sara Macdonald wrote in an email to CBC.

Macdonald said parent company Ivanhoé Cambridge cancelled all holiday activities “due to the rising number of COVID-19 cases across the country.”

Macdonald said families that had already booked an appointment to visit Santa will receive an email with more information.  

Virtual visits with Santa

Rideau Centre said based on customer research and discussions with public health officials, its North Pole is going online this year.

“Children will be able to have a private chat with Santa,” said Craig Flannagan, vice-president of marketing for Cadillac Fairview. “You’ll also be able to join a 15-minute storytime with Santa over Facebook Live.” 

At Place d’Orléans Shopping Centre, visitors are invited to take a “selfie with Santa” — actually, a life-size cutout of Santa Pierre, the man who’s been playing Santa at the east end mall for years.

“We understand that this is not ideal, but in lieu of this tradition we will be doing what we can to maintain and encourage holiday cheer,” according to a statement on the mall’s Facebook page.

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Ottawa Bylaw breaks up two large parties in Ottawa over the weekend

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OTTAWA — Ottawa Bylaw is investigating social gatherings of more than 10 people in private homes across Ottawa last weekend.

Mayor Jim Watson tells Newstalk 580 CFRA that Ottawa Bylaw broke-up two house parties over the weekend, with 20 to 25 people at each party.

“That’s the kind of stupidity that angers me, that’s where the bulk of the transmissions are taking place, if we exclude the tragedy of the long-term care homes; it’s these house parties with unrelated people,” said Watson on Newstalk 580 CFRA’s Ottawa at Work with Leslie Roberts.

“The message doesn’t seem to be getting through, particularly to some young people who think they’re invincible.”

In a statement to CTV News Ottawa, Bylaw and Regulatory Services Director Roger Chapman says, “There are still ongoing investigations from this past weekend that could result in charges.”

Chapman says recent investigations led to two charges being issued for social gatherings of more than 10 people in a private residence in contravention of the Reopening Ontario Act.

“In one case, up to 30 individuals were observed attending a house party in Ward 18 on Oct. 24,” said Chapman.

“The second charge was issued following a house party in Ward 16 on Oct. 31, where up to 16 individuals were observed to be in attendance.”

The fine is $880 for hosting an illegal gathering.

Alta Vista is Ward 18, while Ward 16 is River Ward.

Ottawa Bylaw has issued 24 charges for illegal gatherings since the start of the pandemic.

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