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De faux comptes Twitter étrangers contre les pipelines et l’immigration au Canada

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Un texte de Jeff Yates avec Roberto Rocha

Au total, quelque 21 600 messages Twitter de ces faux comptes ont directement visé les Canadiens. De plus, un réseau de comptes automatisés a agi de façon concertée pour amplifier des messages négatifs envers des projets de pipelines canadiens, dont les pipelines Keystone XL et Kinder Morgan.

Twitter a supprimé ces comptes depuis. Le réseau social suspecte qu’ils étaient gérés en Russie, en Iran et au Venezuela.

Dès 2013, 245 de ces faux comptes ont partagé les publications d’activistes, de politiciens et de médias canadiens, notamment concernant les possibles impacts environnementaux des projets et l’opposition citoyenne.

Le plus grand nombre de partages de publications au sujet des pipelines a eu lieu le 24 janvier 2017, alors que le président américain, Donald Trump, signait un décret présidentiel donnant le feu vert aux projets Keystone XL et Dakota Access. En tout, des tweets mentionnant ces pipelines ont été partagés quelque 9240 fois au total au Canada et aux États-Unis.

Même si ces faux comptes et leurs publications ne sont plus disponibles sur Twitter, le réseau social les a rendus publics le 3 février (Nouvelle fenêtre). Cela s’inscrit dans une volonté de Twitter d’être plus transparent et de combattre l’ingérence étrangère lors d’élections.

L’année dernière, Radio-Canada et CBC (Nouvelle fenêtre) rapportaient que de faux comptes russes semblaient avoir tenté de semer la division au Canada en retweetant des messages polémiques à propos d’enjeux controversés comme les réfugiés et l’immigration. Cette nouvelle base de données démontre que des campagnes semblables auraient pu provenir d’autres pays.

Les faux comptes iraniens fustigent les pipelines

Les gestionnaires des faux comptes semblaient bien connaître le débat des pipelines au Canada, partageant les publications de plusieurs de ses figures clés.

L’activiste canadien Mike Hudema, de Greenpeace, figure au huitième rang des comptes les plus partagés par ces comptes. M. Hudema s’est montré farouchement opposé aux pipelines et au développement des sables bitumineux. Les faux comptes éliminés par Twitter ont partagé ses publications 53 fois au total.

Beaucoup de ces faux comptes avaient peu d’abonnés, mais leur comportement indique qu’ils essayaient potentiellement d’amplifier et d’orienter le débat sur Twitter, selon Kate Starbird, professeure adjointe au département du design et de l’ingénierie centré sur l’humain à l’Université de Washington.

Mme Starbird a étudié les discussions en ligne à propos du mouvement Black Lives Matter en 2016. Elle a déterminé que de faux comptes russes avaient réussi à infiltrer des mouvements militants dans les deux camps et les avaient mis en opposition. « Ils essaient de s’immiscer dans une communauté très active politiquement, d’amplifier leurs messages pour avoir l’air d’être un d’eux, puis de graduellement essayer d’orienter le message pour mieux refléter leurs objectifs politiques, affirme-t-elle. Tous les comptes ne réussiront pas, mais une fois de temps en temps, ça fonctionne. »

Même si les faux comptes supprimés par Twitter ont publié relativement peu de tweets au Canada et généré peu de réactions, ils auraient pu quand même représenter une menace s’ils avaient été laissés en ligne, croit Mme Starbird. Elle explique que plusieurs chercheurs avaient détecté des traces de campagnes d’ingérence sur le web il y a quelques années, mais les ont ignorées puisqu’elles étaient à petite échelle. « Ces campagnes étaient probablement importantes à l’époque, mais nous n’avions pas saisi ce qui se passait », reconnaît-elle.

L’Iran, le pétrole et les pipelines

Bien que Twitter ne peut pas confirmer que les 2617 faux comptes iraniens sont liés au gouvernement de ce pays, le réseau social affirme avoir supprimé les comptes pour avoir participé à « une campagne d’influence que nous croyons potentiellement provenir de l’Iran ».

Selon Sami Aoun, professeur à l’Université de Sherbrooke et expert en politique au Moyen-Orient, l’Iran a intérêt à voir les projets de pipelines canadiens et américains achopper. Le gouvernement utilise aussi la propagande sur le web pour en arriver à ses fins, selon lui.

« Les Iraniens tentent de court-circuiter les sanctions américaines en vendant leur pétrole en Asie. Pour garder un certain avantage en Chine et en Inde, il se peut qu’ils essaient d’empêcher le Canada de développer des pipelines, qui pourraient permettre au Canada d’avoir un meilleur accès à ces marchés », explique M. Aoun, directeur de l’Observatoire du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord de la Chaire Raoul-Dandurand de l’Université du Québec à Montréal.

L’année dernière, le Congrès américain avait constaté que de faux comptes tentaient d’influencer le débat sur les pipelines (Nouvelle fenêtre) au Canada et aux États-Unis. Plus de 9000 publications sur de nombreux réseaux sociaux liés à l’ingérence politique russe avaient été identifiées par un comité de la Chambre des représentants.

La stratégie d’Ottawa

La décision de Twitter de dévoiler la liste de ces faux comptes et leurs publications est survenue moins d’une semaine après que le gouvernement du Canada ait mis en place une série de mesures pour combattre l’ingérence étrangère visant les élections au pays.

En vue du scrutin d’octobre, la ministre des Institutions démocratiques, Karina Gould, a annoncé le 30 janvier la création du Groupe de travail sur les menaces en matière de sécurité et de renseignement visant les élections (MSRE). Ce groupe comprend :

  • le Service canadien du renseignement de sécurité (SCRS);
  • la Gendarmerie royale du Canada (GRC);
  • le Centre de sécurité des télécommunications (CST)
  • Affaires mondiales Canada (AMC).

Il a pour mandat entre autres de surveiller les tentatives d’ingérence étrangères sur le web.

« Bien que les médias sociaux et les plateformes numériques ont créé des endroits qui permettent aux Canadiens de dialoguer à propos d’enjeux importants, elles ont aussi été manipulées pour propager de la désinformation, créer la confusion et exploiter les divisions sociales, affirme Amy Butcher, porte-parole de la ministre Gould. Nous nous attendons à ce que ces [réseaux sociaux] prennent des mesures concrètes pour combattre la manipulation. »

Par ailleurs, l’année dernière, le Centre de sécurité des télécommunications a publié un rapport détaillant les cybermenaces potentielles visant la démocratie canadienne. Les réseaux de faux comptes automatisés et les campagnes d’influence sur les réseaux sociaux faisaient partie des menaces identifiées. Joint pour commenter cette nouvelle tentative, un porte-parole du CST a affirmé que l’agence « ne peut pas commenter des acteurs potentiels de menaces, leurs activités ou quelconque opération du CST ».

Kate Starbird pense quant à elle que l’ingérence politique est l’affaire de tous. « Si vous êtes un être humain sur cette Terre et vous passez du temps en ligne, j’assume que vous allez voir tôt ou tard quelque chose qui provient d’une des campagnes d’influences présentement en place », soutient-elle.

Ailleurs dans le monde

Plusieurs pays occidentaux s’inquiètent de l’ingérence étrangère sur les réseaux sociaux.

Pendant la campagne présidentielle de 2016 aux États-Unis, une vaste campagne liée à l’Internet Research Agency (IRA), une « usine à trolls » basée à Saint-Pétersbourg et réputée proche du Kremlin a été déterrée par de nombreux chercheurs, journalistes et agences gouvernementales américaines.

En février 2018, 13 ressortissants russes liés à l’IRA ont été inculpés par le procureur spécial Robert Mueller pour avoir participé à une possible tentative d’influence sur la politique américaine.

Les comptes automatisés russes ont amplifié la crainte de l’immigration

En plus de la possible campagne d’influence iranienne, une série de faux comptes russes ont aussi tenté de viser les Canadiens, cette fois-ci avec des messages qui cherchaient à amplifier les craintes de l’immigration et les théories conspirationnistes.

Une bonne partie de ces messages semblent avoir été publiés en réaction à des sujets d’actualité, comme la tuerie de la mosquée de Québec, en janvier 2017, ou l’annonce du président Trump de vouloir bloquer l’arrivée de citoyens de certains pays à forte majorité musulmane.

Dans la plupart des cas, le même tweet, souvent copié d’un vrai compte, a été amplifié par l’ensemble du réseau de faux comptes. Ces messages, par exemple, ont été propagés de multiples fois (traduction libre de l’anglais).

  • Le 9 septembre 2015 : « Il est maintenant temps de porter le blâme : #Alyan et le mythe d’un #Canada « généreux »! #CriseRéfugiés #Réfugiés »
  • Le 28 janvier 2017 : « Le Canada veut accueillir des “réfugiés” musulmans non vérifiés qui ont été arrêtés dans des aéroports américains »
  • Le 15 juillet 2017 : « Le mondialiste Trudeau demande aux Américains de se débarrasser de leurs frontières et du slogan “l’Amérique en premier” »

De faux comptes liés à la Russie ont aussi partagé des messages d’au moins 24 Canadiens qui faisaient la promotion de la conspiration QAnon. Cette théorie complotiste avance qu’un membre de l’administration Tump publie secrètement des messages sur le forum anonyme 8chan, se faisant passer pour un certain « Q ».

Cette personne a fait une panoplie d’affirmations sans fondement. En octobre 2017, elle indiquait que la candidate à la présidentielle américaine, Hillary Clinton, était sur le point d’être arrêtée et jetée devant un tribunal militaire. Depuis maintenant un an, cette personne laisse croire que M. Trump déclenchera sous peu « la Tempête » (« The Storm »), une sorte de coup d’État interne qui vise à expier les ennemis de « l’État profond » (« Deep state ») du gouvernement américain. En dépit des promesses de « Q » dans quelque 2600 publications, aucune de ces prédictions ne s’est avérée.

L’arrivée de cette conspiration américaine au Canada en a fait sourciller plusieurs. Des slogans de QAnon ont été repérés lors de manifestations des gilets jaunes dans de nombreuses villes canadiennes en fin 2018.

Méthodologie

Nous avons téléchargé et analysé 9,6 millions de publications provenant de faux comptes rendus publics par Twitter. (Nouvelle fenêtre)

Pour isoler les publications qui visaient les Canadiens, nous avons utilisé 67 mots-clés en anglais contenant le nom de personnalités canadiennes connues (Justin Trudeau, Andrew Scheer, Ezra Levant), des lieux (Toronto, Alberta), des organismes (Kinder Morgan, CBC, NPD), en plus de mots-clics populaires, comme #cdnpoli, #onpoli et #polqc.

Ces tweets ne représentent pas nécessairement tous ceux qui parlent du Canada, et certains messages qui visent des Américains ont pu se retrouver dans cette base de données.

Le code utilisé pour analyser les tweets se retrouve sur GitHub (Nouvelle fenêtre) (en anglais seulement).

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Virtual farmer’s market comes to Ottawa

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Ottawa first-ever virtual farmer’s market has begun delivering food from local farms straight to people’s homes.

Farm to Hand is making it easier for people who cannot access their local farmer’s markets to find local, fresh organic food by bringing ordered food right to their doors. 

“The difference between us and the farmers market is really just the convenience and the on-demandness,” Sean Mallia, the co-founder of the business, told CBC Radio’s In Town and Out.

“[Often times a] person wants to make the purchase but they don’t have the time on Saturdays to go to the farmers market. Everyone wants to eat local … so when it’s easy for them to do it, it just happens.” In Town and Out No time to drive to the farmer’s market but really want to eat local?

Connecting farmers with people 

The online platform allows farmers to list all their own products, and buyers can have the goods delivered. 

“What we really are trying to do is build that connection between farmer and consumer,” Mallia said. “When people fill up a cart … they’re not just filling a cart full of food, they’re filling a cart full of farmers and farms and their stories.”

Mallia said the aim is to connect people to the “vibrant food ecosystem” around them, and to local support farmers.

The virtual market is currently limited to the Ottawa area as a pilot project, but Mallia, 21, said the company is looking to expand.

“[We chose Ottawa because] Ottawa really cares. Ottawa really thinks about local [food] and thinks about sustainability,” he said. “It just made sense to come out of Ottawa.”

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Denley: Stonebridge and Mattamy show compromise is possible over development in Ottawa

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In Ottawa, development proposals too often end up in acrimony and trips to the provincial planning tribunal. That’s why it’s so refreshing to see Mattamy Homes and residents of the south Nepean suburb of Stonebridge work together to resolve a dispute in a way that’s likely to lead to a victory for both sides.

A little over a year ago, Mattamy created an uproar in the golf course community when it announced a plan to build 158 new homes on golf course lands and alter the Stonebridge course to make it shorter and less attractive to golfers. To residents, it looked like the first step in a plan to turn most, or all, of the course into housing.

It’s easy to see why residents were upset. When people pay a premium for a lot backing onto a golf course, there is certainly an implication that the lot will continue to back onto a golf course, but without a legally binding guarantee, it’s no sure thing.

Mattamy’s situation was understandable, too. This is a tough time to be in the golf course business in Ottawa. There are too many courses and not enough golfers so it’s no surprise that golf course owners would find the idea of turning a course into a housing development to be attractive, doubly so when the golf course is owned by a development company.

This is a tough time to be in the golf course business in Ottawa. There are too many courses and not enough golfers so it’s no surprise that golf course owners would find the idea of turning a course into a housing development to be attractive.

In the face of the local opposition, Mattamy withdrew its development application. When things cooled down, the company, the neighbours and the city started to work together on finding a solution that would satisfy everyone.

With the city-sponsored help of veteran planning consultant Jack Stirling, they came up with an unusual idea that will still let Mattamy develop its desired number of homes, in exchange for a promise to operate the course for at least 10 years and redesign it so that it remains attractive to golfers.

At the end of the 10 years, Mattamy can sell the course to the community for $6 million. To raise the money, the community working group is proposing a special levy to be paid by Stonebridge homeowners starting in 2021. The amount will range from $175 a year to $475 a year, depending on property values.

If the deal is approved by a majority of homeowners, Mattamy gets its development and a way out of the money-losing golf business. Homeowners get certainty about no future development. They can choose to keep the course going or retain the 198 acres as green space. It’s not a cheap solution, but it keeps their community as it is and preserves property values.

If a majority of homeowners backs the deal, both the levy and redevelopment will still need to be approved by the city, something scheduled for late this fall.

Stonebridge Community Association president Jay McLean was part of the working group that prepared the proposal and he’s pleased with the outcome. The community’s number one goal was preserving green space, and the deal will accomplish that, he says. Mattamy division president Kevin O’Shea says the deal “gives the community the certainty they are looking for.”

As useful as this deal could be for Stonebridge residents, it doesn’t provide a template to resolve a somewhat similar dispute in Kanata North, where the owner of the Kanata Lakes golf course wants to work with a group of local developers to replace the course with housing. In Kanata, a longstanding legal agreement saying the community has to have 40 per cent open space strengthens residents’ situation. In Stonebridge, there was no legal impediment to developing the whole course.

Golf course communities have become an anachronism in a city intent on intensifying within the urban boundary. Redeveloping those lands for housing is in sync with the city’s planning goals, but it’s not politically saleable to homeowners who thought they had a deal. If it goes ahead, the Stonebridge plan shows there is a reasonable middle ground.

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City eyes five big themes for Ottawa’s new official plan

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As Ottawa maps out its future for the next 25-plus years, city staff propose focusing on five major areas, including the places we live and the ways we move around the capital.

A staff report to the city’s planning committee lays out five themes for future public consultations, before city council finalizes the plan.

1. Growth Management: City staff say Ottawa should focus on building up, rather than out. Staff also suggest the city provide direction on the type of new housing developments, rather than focusing on the number of units in a development, to encourage a wider variety of housing types.

2. Mobility: Staff say the city should encourage active transportation — like walking and cycling — and transit use by better co-ordinating land use and transportation planning. The report also encourages designing streets to better accomodate pedestrians and cyclists, as well as improving connections to the O-Train and Transitway.

3.  Urban and Community Design: Because Ottawa is a major city and the nation’s capital, staff say the design of our city’s buildings and skyline should be a higher calibre to reflect that status. Staff also suggest the city provide high-level direction for better designed parks and public spaces.

4. Climate, Energy and Public Health: Staff say residents’ health must be foundational to the city’s new official plan, with policies contributing to creating more inclusive, walkable, and sustainable communities.

5. Economic Development: Because much of Ottawa’s employment is knowledge-based, the city suggests those employment spaces could be better integrated into neighbourhoods and along main streets and transit nodes, instead of being isolated in business parks. City staff also suggest the city encourage more business incubation and identify opportunities to increase local food production.

The city’s new official plan will map out the city’s growth to 2046. The five themes and the plan’s high-level policy direction will go before the city’s planning committee, next week.

Public consultation and fine-tuning is expected to happen before city council approves the final version of the new official plan in 2021.

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