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Handicap visuel : le Web toujours largement inaccessible au Québec

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Toutes catégories confondues, à peine 17,8 % des sites analysés ont obtenu la note de passage en termes d’accessibilité, selon l’étude de plus de 900 sites québécois réalisée par le Laboratoire de promotion d’accessibilité du web.

L’organisme indique qu’un site qui obtient la note de passage serait navigable par un utilisateur ayant des limitations fonctionnelles significatives sur deux.

« C’est à tout le moins extrêmement désolant », commente Yvon Provencher, agent de développement au Regroupement des aveugles et amblyopes du Montréal métropolitain (RAAMM).

« Oui, les personnes aveugles consultent et ont besoin d’Internet », souligne l’intervenant, qui est lui-même aveugle.

Gros plan d'une plage braille, un outil utiliser par les personnes aveugles pour afficher en braille ce qui est écrit sur l'écran.En plus du lecteur d’écran, certains usagers utilisent un outil qui permet d’afficher en braille ce qui est écrit sur l’écran. Photo : Radio-Canada

L’appareil le plus couramment utilisé est un lecteur d’écran, qui décrit avec une voix robotique chaque élément de la page web consultée. Or, si le site n’est pas conçu adéquatement, le lecteur d’écran est incapable de le déchiffrer.

Par exemple, si le bouton « soumettre » à la fin d’un formulaire n’est pas identifié dans le code de la page Internet, une personne aveugle saura qu’il s’agit d’un élément cliquable, mais elle n’aura aucune idée à quoi le bouton sert.

Sites gouvernementaux

Les sites gouvernementaux obtiennent le meilleur score, quoique assez faible, avec 33 % des sites qui obtiennent la note de passage.

« C’est extrêmement désolant qu’on se retrouve dans une situation comme ça et ça, c’est le meilleur des cas », dénonce Yvon Provencher, d’autant plus que l’ensemble des ministères sont soumis à des normes d’accessibilité depuis plus de sept ans.

Yvon Provencher souligne aussi la piètre performance des municipalités du Québec.

« Les municipalités, ce sont des organismes de services de proximité, c’est à peu près ce qui est le plus près des citoyens, et malgré ça, on se retrouve avec une municipalité sur 50 qui a une note de passage. Accablant, c’est le bon terme qu’on utilise. »

Secteur privé

Du côté des entreprises privées, 18,5 % des sites analysés ont obtenu la note de passage. Dans les sites de commerce électronique, ce score chute à 6,6 %.

Les achats en ligne avec livraison à domicile seraient pourtant un service fort utile pour les personnes souffrant d’un handicap visuel ou autre limitant leur capacité à naviguer sur Internet.

« En conditions hivernales, si on regarde cette année par exemple, si on avait des épiceries qui avaient des sites web avec vraiment une bonne accessibilité, ça éviterait d’avoir à se déplacer et à être confronté à des environnements qui peuvent être extrêmement difficiles à négocier. »

Yvon Provencher estime que les entreprises se privent ainsi de parts de marché importantes puisque le RAAM évalue qu’environ un million de personnes vivent avec des limitations fonctionnelles au Québec.

Qu’est-ce que l’accessibilité du Web?

Selon le Secrétariat du trésor du Québec, « un contenu ou un service offert sur le Web est considéré comme accessible lorsque toute personne, peu importe ses incapacités, peut le comprendre, y naviguer et interagir avec lui ».

Quel est le problème?

La firme CIAO, à Québec, compte trois spécialistes de l’accessibilité web. Ils accompagnent régulièrement les ministères et les entreprises dans l’amélioration de leur site web.

« Ça y va à pas de fourmi, tranquillement, admet Mathieu Thériault. Je crois que c’est un manque de connaissances surtout. Beaucoup de mythes, beaucoup de préjugés que les gens ont comme quoi les personnes aveugles n’utilisent pas de téléphone cellulaire. »

Mathieu Thériault, spécialiste en accessibilité web à la firme CiaoMathieu Thériault, spécialiste en accessibilité web à la firme Ciao Photo : Radio-Canada

Si on croit bon d’offrir un service à une personne sans handicap, pourquoi une personne avec un handicap ne pourrait-elle pas avoir accès au même service?

Mathieu Thériault, spécialiste en accessibilité Web

Selon le programmeur, la solution passe par la sensibilisation, la formation et un meilleur suivi des normes à respecter.

« Les ingénieurs en bâtiment ont à respecter un code du bâtiment, les ingénieurs en informatique à mon avis devraient au moins avoir à vérifier les normes [d’accessibilité] et à s’assurer de leur qualité », illustre-t-il.

Améliorer l’accessibilité d’un site Internet déjà existant peut s’avérer coûteux. Mathieu Thériault recommande donc aux entreprises de se soucier de l’accessibilité dès le départ.

« Si on démarre en début de projet et qu’on fait les bons choix de technologies pour supporter tous nos sites web, ça va être des coûts peut-être de 5 à 10 %, pas plus », soutient-il.

Selon lui, il faudra peut-être aussi un jour s’inspirer de l’Ontario, qui oblige les entreprises de plus de 50 employés à rendre leur site web accessible aux personnes souffrant d’un handicap d’ici 2021.

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Virtual farmer’s market comes to Ottawa

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Ottawa first-ever virtual farmer’s market has begun delivering food from local farms straight to people’s homes.

Farm to Hand is making it easier for people who cannot access their local farmer’s markets to find local, fresh organic food by bringing ordered food right to their doors. 

“The difference between us and the farmers market is really just the convenience and the on-demandness,” Sean Mallia, the co-founder of the business, told CBC Radio’s In Town and Out.

“[Often times a] person wants to make the purchase but they don’t have the time on Saturdays to go to the farmers market. Everyone wants to eat local … so when it’s easy for them to do it, it just happens.” In Town and Out No time to drive to the farmer’s market but really want to eat local?

Connecting farmers with people 

The online platform allows farmers to list all their own products, and buyers can have the goods delivered. 

“What we really are trying to do is build that connection between farmer and consumer,” Mallia said. “When people fill up a cart … they’re not just filling a cart full of food, they’re filling a cart full of farmers and farms and their stories.”

Mallia said the aim is to connect people to the “vibrant food ecosystem” around them, and to local support farmers.

The virtual market is currently limited to the Ottawa area as a pilot project, but Mallia, 21, said the company is looking to expand.

“[We chose Ottawa because] Ottawa really cares. Ottawa really thinks about local [food] and thinks about sustainability,” he said. “It just made sense to come out of Ottawa.”

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Denley: Stonebridge and Mattamy show compromise is possible over development in Ottawa

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In Ottawa, development proposals too often end up in acrimony and trips to the provincial planning tribunal. That’s why it’s so refreshing to see Mattamy Homes and residents of the south Nepean suburb of Stonebridge work together to resolve a dispute in a way that’s likely to lead to a victory for both sides.

A little over a year ago, Mattamy created an uproar in the golf course community when it announced a plan to build 158 new homes on golf course lands and alter the Stonebridge course to make it shorter and less attractive to golfers. To residents, it looked like the first step in a plan to turn most, or all, of the course into housing.

It’s easy to see why residents were upset. When people pay a premium for a lot backing onto a golf course, there is certainly an implication that the lot will continue to back onto a golf course, but without a legally binding guarantee, it’s no sure thing.

Mattamy’s situation was understandable, too. This is a tough time to be in the golf course business in Ottawa. There are too many courses and not enough golfers so it’s no surprise that golf course owners would find the idea of turning a course into a housing development to be attractive, doubly so when the golf course is owned by a development company.

This is a tough time to be in the golf course business in Ottawa. There are too many courses and not enough golfers so it’s no surprise that golf course owners would find the idea of turning a course into a housing development to be attractive.

In the face of the local opposition, Mattamy withdrew its development application. When things cooled down, the company, the neighbours and the city started to work together on finding a solution that would satisfy everyone.

With the city-sponsored help of veteran planning consultant Jack Stirling, they came up with an unusual idea that will still let Mattamy develop its desired number of homes, in exchange for a promise to operate the course for at least 10 years and redesign it so that it remains attractive to golfers.

At the end of the 10 years, Mattamy can sell the course to the community for $6 million. To raise the money, the community working group is proposing a special levy to be paid by Stonebridge homeowners starting in 2021. The amount will range from $175 a year to $475 a year, depending on property values.

If the deal is approved by a majority of homeowners, Mattamy gets its development and a way out of the money-losing golf business. Homeowners get certainty about no future development. They can choose to keep the course going or retain the 198 acres as green space. It’s not a cheap solution, but it keeps their community as it is and preserves property values.

If a majority of homeowners backs the deal, both the levy and redevelopment will still need to be approved by the city, something scheduled for late this fall.

Stonebridge Community Association president Jay McLean was part of the working group that prepared the proposal and he’s pleased with the outcome. The community’s number one goal was preserving green space, and the deal will accomplish that, he says. Mattamy division president Kevin O’Shea says the deal “gives the community the certainty they are looking for.”

As useful as this deal could be for Stonebridge residents, it doesn’t provide a template to resolve a somewhat similar dispute in Kanata North, where the owner of the Kanata Lakes golf course wants to work with a group of local developers to replace the course with housing. In Kanata, a longstanding legal agreement saying the community has to have 40 per cent open space strengthens residents’ situation. In Stonebridge, there was no legal impediment to developing the whole course.

Golf course communities have become an anachronism in a city intent on intensifying within the urban boundary. Redeveloping those lands for housing is in sync with the city’s planning goals, but it’s not politically saleable to homeowners who thought they had a deal. If it goes ahead, the Stonebridge plan shows there is a reasonable middle ground.

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City eyes five big themes for Ottawa’s new official plan

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As Ottawa maps out its future for the next 25-plus years, city staff propose focusing on five major areas, including the places we live and the ways we move around the capital.

A staff report to the city’s planning committee lays out five themes for future public consultations, before city council finalizes the plan.

1. Growth Management: City staff say Ottawa should focus on building up, rather than out. Staff also suggest the city provide direction on the type of new housing developments, rather than focusing on the number of units in a development, to encourage a wider variety of housing types.

2. Mobility: Staff say the city should encourage active transportation — like walking and cycling — and transit use by better co-ordinating land use and transportation planning. The report also encourages designing streets to better accomodate pedestrians and cyclists, as well as improving connections to the O-Train and Transitway.

3.  Urban and Community Design: Because Ottawa is a major city and the nation’s capital, staff say the design of our city’s buildings and skyline should be a higher calibre to reflect that status. Staff also suggest the city provide high-level direction for better designed parks and public spaces.

4. Climate, Energy and Public Health: Staff say residents’ health must be foundational to the city’s new official plan, with policies contributing to creating more inclusive, walkable, and sustainable communities.

5. Economic Development: Because much of Ottawa’s employment is knowledge-based, the city suggests those employment spaces could be better integrated into neighbourhoods and along main streets and transit nodes, instead of being isolated in business parks. City staff also suggest the city encourage more business incubation and identify opportunities to increase local food production.

The city’s new official plan will map out the city’s growth to 2046. The five themes and the plan’s high-level policy direction will go before the city’s planning committee, next week.

Public consultation and fine-tuning is expected to happen before city council approves the final version of the new official plan in 2021.

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