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Immigration : la CSDM demande au gouvernement Legault de revoir ses plans

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« Je trouve ça terrible de plonger ces enfants et ces familles dans l’instabilité, dans cette inquiétude », confie Stéphanie Bellenger-Heng, conseillère scolaire de Ville-Marie, dans le centre-ville de Montréal.

En compagnie de deux autres élus, qui ont eux aussi vécu ce processus d’immigration, cette dernière va présenter dans les prochains jours une résolution réclamant de « reprendre prioritairement le traitement des dossiers d’immigration des familles dont les enfants sont scolarisés », en réponse à la volonté du ministre de l’Immigration, Simon Jolin-Barrette, détaillée dans son projet de loi présenté la semaine passée.

Au cours des derniers jours, de nombreux candidats à l’immigration, déjà installés au Québec grâce à des permis temporaires, avaient évoqué leur malaise et leur colère.

« On est pas mal certains que des parents d’enfants sont à travers ces 18 000 dossiers », à la fois dans des classes d’accueil, mais également des classes ordinaires, assure Catherine Harel Bourdon, présidente de la plus importante commission scolaire de la province, qui appuie l’initiative de ces conseillers montréalais.

Une décision « rapide et drastique », dénonce la CSDM

La CSDM, qui reconnaît ne pas avoir de données précises en cette matière, invite ainsi le ministre de l’Éducation, Jean-François Roberge, à réagir. « Des enfants sont nés ici, ils ont des rêves ici et notre personnel se dévoue pour leur intégration », reprend Stéphanie Bellenger-Heng.

Affirmant avoir été « un peu étonnée » par la décision « rapide et drastique » du gouvernement, Catherine Harel Bourdon réclame davantage de sensibilité. « Être en attente de papiers, ce n’est pas chose facile. Je suis certaine que les familles tentent d’avoir le plus de stabilité pour leurs enfants », dit-elle.

Cette inquiétude n’est pas positive pour les enfants. Ils sont en train de se créer une vie au Québec. Quand ils restent plusieurs années, ils deviennent Montréalais, Québécois. On est inquiets pour leur avenir et leur réussite scolaire.

Catherine Harel Bourdon, présidente de la CSDM

Près de 6000 personnes concernées

Sur les plus de 18 000 dossiers non traités, de 3700 à 3800 concernent des personnes vivant au Québec au dépôt de leur demande. Cela représenterait de 5500 à 5700 personnes, selon le ministère de l’Immigration, puisque plusieurs personnes peuvent être regroupées dans une même demande.

Des « mesures transitoires » réclamées

Lundi matin, le premier ministre François Legault n’a pas semblé envisager un retour en arrière. « Il faut blâmer le gouvernement libéral », a-t-il plutôt répété, en évoquant les délais d’attente pour les candidats à un Certificat de sélection du Québec (CSQ), un préalable indispensable pour devenir résident permanent puis citoyen canadien.

Le chef du gouvernement québécois a invité les candidats à l’immigration vivant et travaillant déjà dans la province à soumettre une nouvelle demande ou à faire renouveler un permis temporaire, géré par le gouvernement fédéral.

« Ce n’est pas si simple », répond le président de l’Association québécoise des avocats en droit de l’immigration, Me Guillaume Cliche-Rivard.

Rappelant que différents permis de travail ne peuvent être renouvelés indéfiniment, l’avocat montréalais estime que « des mesures transitoires » devraient être ajoutées dans ce projet de loi, « au moins pour les gens au Québec qui ont un emploi ».

« Il serait temps de discuter sérieusement d’un amendement au projet de loi pour prévoir des exceptions, croit-il. C’est le gros bon sens. Il y a des situations qui sont vraiment déchirantes et bouleversantes. Il va falloir qu’il y ait une réaction. »

Comment ça se fait qu’il n’y ait pas d’exceptions pour les gens qui sont déjà au Québec, avec un emploi? S’ils ne sont pas capables de renouveler leur permis, ils vont devoir quitter le pays.

Me Cliche-Rivard, avocat en immigration

Un « contrat moral » brisé, disent des experts

Bien que légalement, selon les experts interrogés par Radio-Canada, rien ne semble empêcher Québec de jeter à la poubelle ces milliers de dossiers, des spécialistes en immigration dénoncent « un contrat moral » brisé.

« Il y a un lien implicite entre le gouvernement et les candidats, explique Kamel Beji, professeur à l’Université Laval. En payant les frais, le candidat n’a pas la garantie d’être admis, mais de voir son dossier être traité. »

Même si ces droits exigibles seront remboursés par Québec, comme promis par le ministre Jolin-Barrette, qui a budgété près de 19 millions de dollars à cet effet, « ça envoie un signal vraiment très mauvais », juge-t-il.

« Il va y avoir un problème pour la réputation internationale du Québec », ajoute Micheline Labelle, professeure émérite à l’UQAM, spécialiste des dossiers d’immigration.

« Annuler ces dossiers va causer des dommages à des personnes qui ont parfois pris déjà des engagements ici », reprend-elle, en évoquant une situation « hautement problématique ».

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Record one million job losses in March: StatCan

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OTTAWA — More than one million Canadians lost their jobs in the month of March, Statistics Canada is reporting. The unemployment rate has also climbed to 7.8 per cent, up from 2.2 percentage points since February.

Canada’s national statistics agency released its monthly Labour Force Survey on Thursday, using March 15 to 21 as the sample week – a time when the government began enforcing strict guidelines around social gatherings and called on non-essential businesses to close up shop.

The first snapshot of job loss since COVID-19 began taking a toll on the Canadian economy shows 1.1 million out of work since the prior sample period and a consequent decrease in the employment rate – the lowest since April 1997. The most job losses occurred in the private sector and among people aged 15-24.

The number of people who were unemployed increased by 413,000, resulting in the largest one-month increase in Canada’s unemployment rate on record and takes the economy back to a state last seen in October, 2010.

“Almost all of the increase in unemployment was due to temporary layoffs, meaning that workers expected to return to their job within six months,” reads the findings.

The agency included three new indicators, on top of the usual criteria, to better reflect the impact of COVID-19 on employment across the country.

The survey, for example, excludes the more commonly observed reasons for absent workers — such as vacation, weather, parental leave or a strike or lockout — to better isolate the pandemic’s effect.

They looked at: people who are employed but were out of a job during the reference week, people who are employed but worked less than half their usual hours, and people who are unemployed but would like a job.

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Employee at Ottawa’s Amazon Fulfillment Centre tests positive for COVID-19

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OTTAWA — An employee who works at Amazon’s fulfillment centre on Boundary Road in Ottawa’s east-end has tested positive for COVID-19.

Amazon says it learned on April 3 that an associate tested positive for novel coronavirus and is currently in isolation. The employee last worked at the fulfillment centre on March 19.

Two employees told CTV News Ottawa that management informed all employees about the positive test in a text message over the weekend.

In a statement to CTV News Ottawa, Amazon spokesperson Jen Crowcroft wrote “we are supporting the individual who is recovering. We are following guidelines from health officials and medical experts, and are taking extreme measures to ensure the safety of employees at our site.”

The statement also says that Amazon has taken steps to further protect their employees.

“We have also implemented proactive measures at our facilities to protect employees including increased cleaning at all facilities, maintaining social distance in the FC.”

CTV News Ottawa asked Amazon about the timeline between when the company found out about the positive COVID-19 case and when employees were notified.

In a separate email to CTV News Ottawa, Crowcroft said “all associates of our Boundary Road fulfillment centre in Ottawa were notified within 24 hours of learning of the positive COVID-19 case.”

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Ottawa facing silent spring as festivals, events cancelled

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This is shaping up to be Ottawa’s silent spring — and summer’s sounding pretty bleak, too — as more and more concerts, festivals and other annual events are cancelled in the wake of measures meant to slow the spread of coronavirus.

The province has already banned gatherings of more than five people, and on Monday officials announced city parks, facilities and services will remain shut down until the end of June, nor will any event permits be issued until at least that time.

“This leaves us with no choice but to cancel the festival this year,” Ottawa Jazz Festival artistic director Petr Cancura confirmed Monday.

This was to be the festival’s 40th anniversary, and organizers announced the lineup for the June 19-July 1 event the day after Ottawa’s first confirmed case of COVID-19. 

The Toronto and Montreal jazz festivals had already pulled the plug because of similar restrictions in their cities, so Cancura said the writing was on the wall.

“We have a few contingency plans to keep connecting with our audience and working with our artists,” Cancura said.

People holding tickets to the 2020 festival can ask for a refund or exchange for a 2021 pass.

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