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Plus de 20 ans après la Loi sur l’équité salariale, les inégalités persistent

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Un texte d’Hugo Lavallée, correspondant parlementaire à Québec

Selon le rapport préparé par l’Institut de recherche et d’informations socioéconomiques (IRIS), publié mercredi, la concentration des femmes dans certains domaines d’activité conjuguée à la stagnation des salaires dans l’administration publique québécoise explique en grande partie ces disparités persistantes.

Renverser la tendance, uniquement au sein de l’administration publique québécoise, coûterait à l’État plus de 7 milliards de dollars annuellement, selon des estimations de l’institut de recherche progressiste.

Il y a plus de 20 ans, l’Assemblée nationale imposait aux entreprises et aux organisations gouvernementales de 10 employés et plus l’obligation de mettre en place des programmes d’équité salariale. En vertu de ces programmes, les employeurs devaient identifier les emplois à prédominance féminine et ceux à prédominance masculine, les comparer et combler d’éventuels écarts salariaux.

Le législateur mettait de l’avant quatre critères de comparaison : les qualifications requises, les responsabilités assumées, les efforts nécessaires et les conditions de travail. Il précisait aussi que les écarts salariaux « s’apprécient au sein d’une même entreprise ». En d’autres mots, chaque secteur d’activités a fait l’objet d’une évaluation indépendante, « empêchant la réalisation de l’équité salariale entre les entreprises ou entre les différents secteurs de l’économie ».

Si la loi « a permis certaines améliorations de la position salariale des femmes au Québec », les résultats « restent mitigés », indique le rapport.

Selon des données de l’Institut de la statistique du Québec citées dans le rapport, les femmes gagnaient, en 2016, 90 cents pour chaque dollar gagné par un homme, comparativement à 84 cents en 1998. Les différences demeurent plus élevées, en moyenne, au sein des entreprises privées et dans les milieux de travail non syndiqués.

Selon le rapport écrit par François Desrochers, en collaboration avec Ève-Lyne Couturier, la persistance de ces écarts tient en bonne partie au fait que les femmes sont surreprésentées au sein de l’administration québécoise, et que les salaires y ont augmenté moins rapidement que dans les autres secteurs d’activité.

Depuis 1988, les femmes sont majoritaires au sein du secteur public. Elles comptaient en 2017 pour 63 % des effectifs. Elles sont encore proportionnellement plus nombreuses au sein de l’administration québécoise à proprement parler, qui inclut les réseaux de la santé et de l’éducation.

« Parmi les femmes qui travaillent, il n’y en a jamais eu autant à l’emploi du secteur public. Le secteur public n’a jamais été aussi ségrégué, entre autres parce qu’il n’a jamais eu, en proportion, un aussi petit effectif masculin », explique le rapport.

Or, l’imposition de lois spéciales pour régir les conditions de travail des employés de l’État au cours des dernières années, combinée aux différentes mesures adoptées pour lutter contre les déficits, a entraîné une stagnation des salaires au sein de l’administration publique québécoise.

Alors qu’il n’y a jamais eu autant de femmes à l’emploi de l’administration québécoise et que ce secteur est le seul qui emploie une forte majorité de femmes, le gouvernement du Québec a décidé de contraindre ses employés à accepter une baisse de leur niveau de vie au nom de l’austérité.

Extrait de l’étude de l’IRIS

Ainsi constate-t-on un écart défavorable de 20 % lorsqu’on compare la rémunération directe des employés de l’administration publique à celui des employés des entreprises publiques, une catégorie qui inclut des sociétés d’État comme Hydro-Québec ou Loto-Québec.

L’écart se creuse encore davantage pour atteindre 38 % lorsqu’on s’attarde spécifiquement à la rémunération indirecte. Cela inclut notamment les régimes de retraite et les assurances collectives.

À cela s’ajoutent d’autres avantages consentis aux employés des entreprises publiques qui n’ont pu être pris en compte, faute de données. Par exemple, certaines sociétés d’État remboursent les cotisations aux ordres professionnels, ce qui n’est pas le cas pour les professionnels des réseaux de la santé et de l’éducation.

« Cette stratégie représente un recul non seulement pour la qualité de vie de ces travailleurs et travailleuses, mais également pour la condition des femmes au Québec », conclut François Desrochers.

Il en coûterait annuellement 7,3 milliards de dollars pour combler l’écart salarial qui subsiste entre les employés de l’administration québécoise, majoritairement des femmes, et ceux des entreprises publiques. Une telle injection de fonds publics, précise le rapport, permettrait à elle seule de combler le tiers de toutes les inégalités salariales qui persistent entre les hommes et les femmes au sein du marché du travail québécois.

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List of Tourist Attractions Open Now in Ottawa

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With Ontario now in Step 3 of 2021 three-step plan for reopening, museums and other indoor attractions are allowed to reopen with capacity limited to not exceed 50 per cent capacity indoors and 75 per cent capacity outdoors.

Here is a list of Ottawa attractions you can visit starting July 16th.

Do remember to wear masks and buy tickets in advance.

Parliament Hill

Parliament’s Centre Block and Peace Tower are closed for renovation.

You can join for tours of the Senate of Canada Building (2 Rideau Street), House of Commons at West Block (111 Wellington Street) on Parliament Hill, and East Block at East Block (111 Wellington Street) on Parliament Hill.

When: Grounds open; guided tours of Parliament are suspended through the summer of 2021.
Where: 111 Wellington Street, Downtown Ottawa

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Ottawa performer leapfrogs from gymnastics to Broadway to TV

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A new AppleTV+ series set in a magical town that’s stuck in a neverending 1940s musical includes a pair of Ottawa siblings in the cast. 

Warren Yang and his sister, Ericka Hunter, play two of the singing, dancing residents of the village portrayed in Schmigadoon!, a small-screen series that takes its cues from classic musicals like Brigadoon, Wizard of Oz and Sound of Music, and skewers them with the offbeat comedic mastery of Saturday Night Live. 

In fact, you’ll recognize many of the names from SNL, starting with executive producer Lorne Michaels, creator of the late-night, live-comedy sketch show. Schmigadoon! also stars SNL cast member Cecily Strong and comedian Keegan-Michael Key, who hosted SNL in May. They play a New York couple who get lost on a hike and stumble into a strange town where everyone sings and dances. 

For Yang, a relative newcomer to show-biz, the series marks his television debut. For Hunter, the younger of his two older sisters, it’s the latest in a career path that began with dance lessons as a child more than 30 years ago. She attended Canterbury High School, Ottawa’s arts-focused secondary school. 

“Her dream was always to perform,” said Yang, 34, in an interview. “But that was never the path I thought was an option for me.” 

While his sister studied dance, Yang did gymnastics. He was an elite gymnast throughout his youth, ultimately leaving Merivale High School at 16 to train in Montreal, finishing high school through correspondence courses. He was a member of the Canadian National Team and received a scholarship to study at Penn State, majoring in marketing. 

A few years after graduation, Yang was working at an advertising agency in Toronto when he got a call from a Manhattan number. To his astonishment, they asked if he would be interested in auditioning for a Broadway revival of Miss Saigon.

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COVID-19: uOttawa to require vaccination for students living in residence

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Vaccination will be mandatory for students who want to live in residence at the University of Ottawa this year, with proof of vaccination and at least one dose required before move-in, or within two weeks of doing so if they can’t secure a shot before arriving.

Those who can’t receive a vaccine for “health-related reasons or other grounds protected under the Ontario Human Rights Code” will be able to submit a request for accommodation through the university’s housing portal, according to information on the university’s website.

Students with one dose living in residence will also have to receive their second dose “within the timeframe recommended by Ottawa Public Health.”

People who haven’t been granted an exemption and don’t get vaccinated or submit proof of having done so by the deadlines set out by the school will have their residence agreements terminated, uOttawa warns.

“Medical and health professionals are clear that vaccination is the most (effective) means of protecting people and those around them,” reads a statement provided to this newspaper by uOttawa’s director of strategic communications, Patrick Charette.

Article content

“It is precisely for this reason that the University of Ottawa is requiring all students living in residence for the 2021-2022 academic year to be fully vaccinated. The University recognizes that some students may require accommodations for a variety of reasons and will be treating exceptions appropriately.”

Faculty, staff and students are also strongly encouraged to get vaccinated, the statement notes.

“Ensuring a high vaccine coverage in all communities is critical to ensuring an ongoing decline in cases and ending the pandemic. This will be especially important with the return of students to post-secondary institutions in our region in the fall of 2021.”

Neither Carleton University nor Algonquin College is currently mandating vaccination for students living in residence, according to the websites for both schools. But uOttawa isn’t alone in its policy – Western University, Trent University, Durham College and Fanshawe College have all implemented similar requirements. Seneca College, in the GTA, is going even further, making vaccination mandatory for students and staff to come to campus, in-person, for the fall term.

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