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Les détracteurs d’un projet d’Hydro-Québec s’activent dans le Maine

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Un texte de Hugo Lavallée, correspondant parlementaire à Québec

Le plus gros contrat d’exportation jamais décroché de toute son histoire par Hydro-Québec a récemment été signé avec le Massachusetts. Le 25 janvier 2018, l’État de Nouvelle-Angleterre annonçait son intention d’acheter 9,45 térawattheures d’énergie québécoise par année, sur une période de 20 ans.

Une nouvelle ligne devait originellement être construite à travers le New Hampshire pour acheminer cette électricité, mais après avoir essuyé le refus de l’État, le Massachusetts s’est plutôt tourné vers un projet de ligne traversant le Maine, dans lequel Hydro-Québec travaille en partenariat avec la Central Maine Power Company.

La nouvelle ligne de transport s’étendrait sur quelque 340 kilomètres entre le poste des Appalaches, situé à Saint-Adrien-d’Irlande, près de Thetford Mines, et le poste de Lewiston, situé dans le sud de l’État du Maine, soit 103 kilomètres en territoire québécois et 237 kilomètres en territoire américain. Sur la plus grande partie de son trajet, la nouvelle infrastructure longerait des infrastructures existantes, à la fois aux États-Unis et au Canada.

Carte montrant un tracé allant de la frontière du Québec à Lewiston, au Maine.La ligne relierait le poste des Appalaches, près de Thetford Mines, et celui de Lewiston, dans le Maine. Photo : Radio-Canada

La partie n’est toutefois pas gagnée : les opposants s’organisent et ils ont visiblement les moyens de le faire. Ces dernières semaines, une publicité a fait son apparition sur les ondes de plusieurs stations de radio et de télévision.

Une mention au bas de la vidéo indique que le message publicitaire en question a été payé par « Stop the Corridor », un groupe qui se décrit comme une « coalition de citoyens et d’organisations inquiets ». Mais il n’a pas été possible d’en savoir davantage au sujet de cette vidéo.

Des organismes environnementaux, qui appuient pourtant « Stop the Corridor », disent ne pas savoir qui a assumé les coûts de la préparation et de la diffusion de cette publicité. La vidéo réfère à un site Internet, qui réfère lui-même à une boîte postale.

Une bataille rangée

Les opposants du projet s’activent aussi devant les instances réglementaires. Hydro-Québec et Central Maine Power doivent obtenir de nombreux permis avant d’entamer la construction de la ligne; leurs opposants y voient autant d’occasions de faire dérailler le projet.

Devant la Commission des services publics, l’Association des producteurs d’électricité de la Nouvelle-Angleterre a plaidé que la construction de la nouvelle infrastructure créerait des distorsions dans le marché.

« En ce moment, tous les producteurs d’énergie sont en compétition quotidienne pour avoir la possibilité de produire de l’énergie. […] Réserver un segment du marché à l’énergie d’Hydro-Québec aura des conséquences sur tous les autres producteurs d’énergie. Cela va probablement entraîner la fermeture de centrales qui seraient autrement rentables », explique le président de l’Association, Dan Dolan, en entrevue à Radio-Canada.

Un homme dans une salle remplie d'ordinateurs. Dan Dolan, de l’Association des producteurs d’électricité de la Nouvelle-Angleterre, explique pourquoi les membres de son association se questionnent sur les retombées du projet d’Hydro-Québec. Photo : Radio-Canada

Pour aller de l’avant du côté américain, le projet devra recevoir l’approbation des organismes suivants :

  • Département fédéral de l’Énergie;
  • Corps des ingénieurs de l’armée des États-Unis;
  • Département de protection environnementale du Maine;
  • Commission des services publics du Maine;
  • Commission d’aménagement du territoire du Maine.

L’Association des producteurs d’électricité de la Nouvelle-Angleterre, qui s’oppose depuis le début à l’appel de propositions lancé par le Massachusetts, représente 90 % des producteurs d’énergie de la région; la majorité de l’énergie générée par ses membres provient de centrales thermiques.

« Nous avons encore beaucoup d’inquiétudes et de questions », prévient M. Dolan, qui promet aussi de faire pression sur les élus de la législature à Augusta.

Le promoteur du projet, Central Maine Power, ne s’inquiète toutefois pas outre mesure. « Ça va affecter leurs revenus, c’est pour ça qu’ils s’opposent si fortement. […] Les organismes réglementaires vont analyser les arguments et les analyses qui leur seront soumis et vont rendre des décisions sur la base des faits », prédit son porte-parole, John Carroll.

Des communautés divisées

Pancarte sur laquelle on peut lire « No CMP Corridor ».Des opposants au projet d’Hydro-Québec au Maine se font de plus en plus entendre. Photo : Radio-Canada / Mathieu Potvin

Au-delà des entreprises énergétiques, des voix opposées au projet se font aussi entendre dans les villages où passera la nouvelle ligne électrique. Les communautés sont divisées.

À Jackman, tout près de la frontière québécoise, des affiches portant la mention « No CMP corridor » sont visibles devant plusieurs demeures. Le pasteur Deke Sawyer a réuni autour de lui un groupe d’opposants : « Tout semble beau sur papier, jusqu’à ce que vous creusiez et que vous découvriez que le diable se cache dans les détails », dit-il. Il craint que le paysage ne soit défiguré et que cela ait un impact négatif sur le tourisme dans la région.

« Nous sommes une destination de choix pour tout le pays. Les gens viennent ici chasser, pêcher, faire de la motoneige ou de la randonnée », énumère la conseillère municipale du village de Caratunk, Elizabeth Caruso.

Duane Hanson, qui habite tout près de l’endroit où la ligne sera construite, s’insurge.

C’est un stratagème pour faire de l’argent, c’est tout. Ce n’est pas pour améliorer la qualité du service.

Duane Hanson, résident du Maine

À The Forks, le village voisin, l’aubergiste Joseph Christopher tient un discours tout à fait différent. « La forêt vierge qu’ils décrivent est en fait une forêt industrielle, régulièrement coupée à blanc, dit-il. Je suis un homme de développement économique et d’environnement. Si on importe du Canada de grandes quantités d’énergie renouvelable en Nouvelle-Angleterre, on pourra s’acheter des voitures électriques et bénéficier de tarifs commerciaux d’électricité plus faibles, ce qui va favoriser le développement économique. »

Un homme avec une chemise bleu et blanche.Joseph Christopher croit que la ligne d’Hydro-Québec est une bonne nouvelle pour les Américains. Photo : Radio-Canada

Il fait valoir que la construction de la ligne à proprement parler entraînera aussi d’importantes retombées locales et permettra à la région de se développer.

Tony Marple, qui habite plus au sud, ne comprend pas non plus le mouvement d’opposition.

Analyser le projet en se demandant simplement quels bénéfices le Maine en tirera est étroit d’esprit. […] Les gens se cherchent des raisons de ne pas appuyer le projet, sans considérer la situation dans son ensemble.

Tony Marple, résident du Maine

L’homme, qui se décrit comme un fervent écologiste, croit qu’il y a urgence d’agir pour lutter contre les changements climatiques et que l’énergie du Canada est essentielle pour y parvenir.

Ces derniers mois, cinq villages qui avaient initialement appuyé le projet ont retiré leur soutien, mais la majorité des communautés situées le long de la ligne projetée demeurent favorables au projet.

Bureaux de CMPRéalisé par la société Central Maine Power (CMP) et Hydro-Québec, le projet constitue l’option de rechange pour le Massachusetts, qui a refusé le projet. Photo : Radio-Canada / Mathieu Potvin

Pour s’assurer du soutien du plus grand nombre de communautés possible, Central Maine Power et Hydro-Québec sont d’ailleurs prêtes à délier les cordons de leurs bourses et à investir dans des projets de développement socioéconomique.

Des tractations se poursuivent présentement à huis clos entre différents intervenants locaux dans l’espoir de présenter, dès la semaine prochaine, un projet d’entente à la Commission des services publics. On attend aussi avec impatience que la nouvelle gouverneure de l’État se prononce sur le projet. Janet Mills s’y est jusqu’ici montrée plutôt favorable, mais elle ne s’est pas encore engagée formellement à le soutenir.

Objection des groupes environnementaux

Si l’opposition des entreprises gazières n’a rien d’étonnant, celle de certains groupes environnementaux surprend davantage. La Conservation Law Foundation est plutôt favorable au projet, mais le Conseil des ressources naturelles du Maine s’y oppose farouchement, en arguant que le contrat signé entre Hydro-Québec et le Massachusetts n’augmentera pas la production d’énergie propre en Amérique du Nord.

Un homme en chemise verte, dehors en hiver.Nick Bennett travaille pour le Conseil des ressources naturelles du Maine. Il estime qu’Hydro-Québec n’est pas assez transparente dans ses démarches. Photo : Radio-Canada

« C’est un simple jeu de passe-passe. Hydro-Québec va vendre au Massachusetts de l’énergie qu’elle vend présentement à l’Ontario et à l’État de New York parce que ça lui rapportera plus. […] Hydro-Québec nous demande de détruire notre environnement sans qu’il y ait de réels bénéfices pour le climat », fait valoir Nick Bennett, qui travaille comme scientifique pour le Conseil. Il accuse aussi la société d’État québécoise ne manquer de transparence : « Hydro-Québec a refusé de participer à tous les processus de consultation publique », déplore-t-il.

Hydro-Québec rejette en bloc les reproches dont elle fait l’objet : « Hydro-Québec a d’importants surplus; ce qui nous manque, ce sont des lignes de transport pour acheminer cette énergie additionnelle vers nos marchés. […] L’an dernier seulement, de nos réservoirs, on a déversé l’équivalent de 10 térawattheures d’énergie, c’est certainement des livraisons qu’on aurait pu faire vers nos marchés d’exportation si on avait eu une capacité de transport additionnelle », riposte la porte-parole d’Hydro-Québec, Lynn St-Laurent.

Une femme avec une chemise noire.Lynn St-Laurent, porte-parole d’Hydro-Québec, défend le projet d’Hydro-Québec au Maine. Photo : Radio-Canada

La société d’État ne s’étonne guère de voir ses adversaires s’activer sur le terrain : « Manifestement, les entreprises qui profitent de l’état actuel des choses, les gazières qui profitent parfois de congestion [sur le réseau électrique], de prix élevés, particulièrement en hiver, ne veulent pas cette quantité additionnelle d’énergie propre et fiable arriver en Nouvelle-Angleterre. »

Quant au manque de transparence allégué : « Il faut comprendre que les parties qui souhaitent qu’Hydro-Québec soit présente, c’est pour dévier la conversation. » Elle rappelle que les instances réglementaires américaines doivent uniquement effectuer « un examen de l’infrastructure de transport ».

Mme St-Laurent ajoute au sujet des groupes environnementaux : « On ne comprend pas leur position, dans un contexte de changements climatiques. »

« C’est décourageant de voir un soi-disant groupe de défense de l’environnement s’opposer à un projet comme celui-ci », renchérit John Carroll, de Central Maine Power.

Les deux partenaires se disent optimistes d’obtenir toutes les autorisations nécessaires.

En dépit de l’opposition qui s’exprime, les différents organismes réglementaires qui doivent délivrer des permis ont une marche à suivre très précise et sont, en théorie, à l’abri des pressions qui s’exercent de part et d’autre.

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List of Tourist Attractions Open Now in Ottawa

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With Ontario now in Step 3 of 2021 three-step plan for reopening, museums and other indoor attractions are allowed to reopen with capacity limited to not exceed 50 per cent capacity indoors and 75 per cent capacity outdoors.

Here is a list of Ottawa attractions you can visit starting July 16th.

Do remember to wear masks and buy tickets in advance.

Parliament Hill

Parliament’s Centre Block and Peace Tower are closed for renovation.

You can join for tours of the Senate of Canada Building (2 Rideau Street), House of Commons at West Block (111 Wellington Street) on Parliament Hill, and East Block at East Block (111 Wellington Street) on Parliament Hill.

When: Grounds open; guided tours of Parliament are suspended through the summer of 2021.
Where: 111 Wellington Street, Downtown Ottawa

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Ottawa performer leapfrogs from gymnastics to Broadway to TV

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A new AppleTV+ series set in a magical town that’s stuck in a neverending 1940s musical includes a pair of Ottawa siblings in the cast. 

Warren Yang and his sister, Ericka Hunter, play two of the singing, dancing residents of the village portrayed in Schmigadoon!, a small-screen series that takes its cues from classic musicals like Brigadoon, Wizard of Oz and Sound of Music, and skewers them with the offbeat comedic mastery of Saturday Night Live. 

In fact, you’ll recognize many of the names from SNL, starting with executive producer Lorne Michaels, creator of the late-night, live-comedy sketch show. Schmigadoon! also stars SNL cast member Cecily Strong and comedian Keegan-Michael Key, who hosted SNL in May. They play a New York couple who get lost on a hike and stumble into a strange town where everyone sings and dances. 

For Yang, a relative newcomer to show-biz, the series marks his television debut. For Hunter, the younger of his two older sisters, it’s the latest in a career path that began with dance lessons as a child more than 30 years ago. She attended Canterbury High School, Ottawa’s arts-focused secondary school. 

“Her dream was always to perform,” said Yang, 34, in an interview. “But that was never the path I thought was an option for me.” 

While his sister studied dance, Yang did gymnastics. He was an elite gymnast throughout his youth, ultimately leaving Merivale High School at 16 to train in Montreal, finishing high school through correspondence courses. He was a member of the Canadian National Team and received a scholarship to study at Penn State, majoring in marketing. 

A few years after graduation, Yang was working at an advertising agency in Toronto when he got a call from a Manhattan number. To his astonishment, they asked if he would be interested in auditioning for a Broadway revival of Miss Saigon.

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COVID-19: uOttawa to require vaccination for students living in residence

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Vaccination will be mandatory for students who want to live in residence at the University of Ottawa this year, with proof of vaccination and at least one dose required before move-in, or within two weeks of doing so if they can’t secure a shot before arriving.

Those who can’t receive a vaccine for “health-related reasons or other grounds protected under the Ontario Human Rights Code” will be able to submit a request for accommodation through the university’s housing portal, according to information on the university’s website.

Students with one dose living in residence will also have to receive their second dose “within the timeframe recommended by Ottawa Public Health.”

People who haven’t been granted an exemption and don’t get vaccinated or submit proof of having done so by the deadlines set out by the school will have their residence agreements terminated, uOttawa warns.

“Medical and health professionals are clear that vaccination is the most (effective) means of protecting people and those around them,” reads a statement provided to this newspaper by uOttawa’s director of strategic communications, Patrick Charette.

Article content

“It is precisely for this reason that the University of Ottawa is requiring all students living in residence for the 2021-2022 academic year to be fully vaccinated. The University recognizes that some students may require accommodations for a variety of reasons and will be treating exceptions appropriately.”

Faculty, staff and students are also strongly encouraged to get vaccinated, the statement notes.

“Ensuring a high vaccine coverage in all communities is critical to ensuring an ongoing decline in cases and ending the pandemic. This will be especially important with the return of students to post-secondary institutions in our region in the fall of 2021.”

Neither Carleton University nor Algonquin College is currently mandating vaccination for students living in residence, according to the websites for both schools. But uOttawa isn’t alone in its policy – Western University, Trent University, Durham College and Fanshawe College have all implemented similar requirements. Seneca College, in the GTA, is going even further, making vaccination mandatory for students and staff to come to campus, in-person, for the fall term.

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