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Les jeunes du secondaire de plus en plus accros au vapotage

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Un texte de Vincent Maisonneuve et Charles Ménard

On pourrait facilement les confondre avec un crayon, un marqueur ou une clé USB. Il s’agit plutôt des nouvelles cigarettes électroniques. Elles sont plus fortes en nicotine, elles font très peu de vapeur et elles sont populaires auprès des jeunes.

« C’est un feeling de nicotine, mais ça ne pue pas, ça sent bon », nous explique un jeune de cinquième secondaire de la région de Montréal. « C’est petit, c’est facile à transporter, ça se cache facilement ». Ce jeune estime qu’à son école, le tiers des élèves de son âge ont déjà essayé les nouvelles vapoteuses.

Une adolescente tient une cigarette électronique dans un corridor d'école.Le vapotage est à la hausse dans les écoles secondaire du Canada. Photo : Radio-Canada

Dans les écoles secondaires américaines, près du quart des élèves ont essayé le vapotage. Le phénomène est de plus en plus visible dans les écoles secondaires de Montréal et d’ailleurs au Canada.

Aux États-Unis, le directeur du Service de santé publique des États-Unis parle carrément d’épidémie. L’usage de la cigarette électronique a bondi de 12 % à 21 % entre septembre 2017 et 2018. Au Canada, la consommation de produits de vapotage par des jeunes aurait également connu une croissance importante.

Dans certaines écoles secondaires de Montréal et de Vancouver, les directions ont décidé de restreindre l’accès aux toilettes pour empêcher l’usage de la cigarette électronique.

Quatre cigarettes électroniques de grosseurs variées. Les écoles confisquent de plus en plus de cigarettes électroniques. Photo : Associated Press / Malcolm Denemark

Au cours des derniers mois, le nombre de jeunes qui utilisent les cigarettes électroniques a connu une croissance fulgurante, estime Flory Doucas, directrice de la Coalition québécoise pour le contrôle du tabac. Et les élèves que nous avons rencontrés le confirment. « Cette année, c’est exponentiel », lance un élève de 16 ans de la région de Montréal.

Il y en a beaucoup qui font ça à l’école. Certains [vapotent] dans les toilettes ou dans les casiers. Il y en a qui font ça en classe.

Jeune du secondaire

Et les élèves disent que les professeurs et les directions d’école commencent à peine à s’en rendre compte.

Les nouvelles cigarettes électroniques génèrent beaucoup moins de vapeur. Le vapotage est donc très discret. En plus, on ne compte plus les vidéos où l’on partage différentes techniques de vapotage furtif (stealth vaping) .

On parle de dizaines de milliers de jeunes qui sont tombés dans le piège. C’est difficile de penser que l’on va devenir accro, que l’on est dans un piège de dépendance quand ça goûte la mangue!

Flory Doucas, directrice de la Coalition québécoise pour le contrôle du tabac

Des niveaux inquiétants de nicotine

Produits de vapotageLes produits de vapotage peuvent avoir différentes saveurs. Photo : Émilie Pelletier

Le professeur David Hammond, du Département de santé publique de l’Université de Waterloo, prévient que « les nouvelles cigarettes électroniques contiennent beaucoup de nicotine ». Sur les appareils les plus populaires, une seule cartouche de recharge équivaut à la nicotine d’un paquet de cigarettes. Les dernières données compilées par le professeur Hammond révèlent qu’un nombre croissant de jeunes vapotent sur une base régulière.

La directrice de la Coalition québécoise pour le contrôle du tabac ajoute : « avec la dernière génération d’appareils de vapotage, la quantité de nicotine est si élevée et l’usage est si facile que des gens qui n’ont jamais fumé deviennent accros rapidement. »

À l’Institut national de santé publique du Québec (INSPQ), la conseillère scientifique Annie Montreuil explique que « des études récentes en laboratoire suggèrent que l’usage de nicotine chez les jeunes peut avoir un impact sur le développement du cerveau et entraîner des problèmes d’apprentissage et de mémoire ».

Le vapotage est moins nocif que le tabac, estime l’INSPQ. Mais on ignore encore l’impact du vapotage à long terme. « Les effets à long terme des ingrédients contenus dans le liquide de la cigarette électronique sont mal connus », indique Mme Montreuil. « Par exemple, l’ingrédient principal c’est le propylène glycol. C’est ça qui fait la fausse fumée dans les spectacles. On ne sait pas ce que ça fait de l’inhaler profondément sur une longue période. »

Ce n’est pas nécessaire que les jeunes l’utilisent de façon régulière pour ressentir des symptômes de dépendance.

Annie Montreuil, Conseillère scientifique Institut national de santé publique du Québec

Mieux réglementer les vapoteuses?

Un emballage de cigarette électronique avec un avertissement de santé en anglais. Certains fabricants de cigarettes électroniques ont apposé des avertissements sur leurs emballages. Photo : Associated Press / Seth Wenig

Les fabricants de Juul et Stlth indiquent sur le site que leur produit est destiné aux adultes fumeurs qui souhaitent abandonner le tabac. On peut également y lire que les vapoteuses ne sont pas destinées aux mineurs.

Le chef des opérations de la compagnie Stlth, ajoute prendre ces allégations très au sérieux. Mark Hamdan soutient que l’entreprise n’a aucun intérêt à vendre à des mineurs, que la compagnie a adopté des mesures de contrôle et compte en implanter d’autres. Le dirigeant de Stlth ajoute que les gouvernements devraient resserrer la réglementation.

Ceux qui militent en faveur d’un meilleur contrôle des cigarettes électroniques, comme Flory Doucas, estiment qu’il faut éviter que les jeunes deviennent des cobayes. Les cobayes d’un produit dont on ne connaîtra peut-être les effets sur la santé que dans une vingtaine d’années.

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Ottawa Book Expo 2020 – Authors, Publishers look forward to a top-notch Canadian book fair

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Diversity has always been a complex issue, no matter where you look.Case in point, world-famous writer, Stephen King, has recently come under criticism for his views on diversity. The best-selling author had stated, “I would never consider diversity in matters of art, only quality. It seems to me that to do otherwise would be wrong.” Many criticized the novelist as being out of touch and “ignorant,” but one cannot deny that King’s opinions on diversity, mirror the thoughts of a whole lot of people in the creative industry.

The Toronto Book Expo is coming back in 2020, with a multi-cultural concept that aims to include marginalized authors.  The Expo intends to celebrate literary works of diverse cultural backgrounds, and the entire literary community in Canada is expectant. Book-lovers and writers alike, are invited to three days of uninhibited literary celebration where diverse cultural works will be prioritized. At the event, authors will be allowed to share their culture with a broad audience. The audience will be there specifically to purchase multi-cultural works.

Multicultural literary expos do not come every day. In Canada, there is a noticeable lack of literary events celebrating other cultures. This leads to a significantly lower amount of cultural diversity in the industry. The Toronto Book Expo would aim at giving more recognition to these marginalized voices. Understandably, more recognizable work will be prioritized.

The Toronto Book Expo is making a statement that diversity is needed in the literary community. The statement is truly motivating, especially if you consider the fact that this could mean more culturally diverse works of literature.

There is a lot of noticeable cultural ignorance in literature. This is an issue that needs to be addressed and books are one of the best means of improving multi-cultural diversity in literature. The Toronto Book Expo is going to fully utilize books to fight ignorance in the literary industry.

Real progress cannot be made if there is a substantial amount of ignorant people in the industry. In spite of advancements made in education in recent years, there is still a considerable percentage of adults who remain unable to read and write.The Toronto Book Expo aims to bring awareness to social literacy issues such as illiteracy.

It is important to uphold high literacy levels in the community and to support those who are uneducated. A thriving society cannot be achieved if the community is not able to read their civil liberties and write down their grievances.

The major foundation of a working and dynamic society is entrenched in literature. Literature offers us an understandingof the changes being made to our community.

The event would go on for three days at three different venues. Day 1 would hold at the York University Student & Convention Centre at 15 Library Lane on March 19. Day 2 would be held at the Bram and BlumaAppel Salon Facility on the second floor of the main Toronto Reference Library near Yonge and Bloor Streets in downtown Toronto on March 21 and day 3 of the expo would take place at the internationally famous Roy Thomson Hall.

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A Week In Ottawa, ON, On A $75,300 Salary

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Welcome to Money Diaries, where we’re tackling what might be the last taboo facing modern working women: money. We’re asking millennials how they spend their hard-earned money during a seven-day period — and we’re tracking every last dollar.Attention, Canadians! We’re featuring Money Diaries from across Canada on a regular basis, and we want to hear from you. Submit your Money Diary here.Today: a biologist working in government who makes $75,300 per year and spends some of her money this week on a bathing suit. Occupation: Biologist
Industry: Government
Age: 27
Location: Ottawa, ON
Salary: $75,300
Paycheque Amount (2x/month): $1,930
Gender Identity: Woman

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Ottawa doctor pens nursery rhyme to teach proper handwashing

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An Ottawa doctor has turned to song to teach kids — and adults, for that matter — how to wash their hands to prevent the spread of germs.

Dr. Nisha Thampi, an infectious disease physician at CHEO, the area’s children’s hospital, created a video set to the tune of Frère Jacques and featuring the six-step handwashing method recommended by the World Health Organization.

Thampi’s 25-second rendition, which was co-authored by her daughter and Dr. Yves Longtin, an infectious disease specialist at the Jewish General Hospital in Montreal, is featured in the December issue of The BMJ, or British Medical Journal. 

Thampi said as an infectious disease physician and a mother of two, she thinks a lot about germs at home and school.

“I was trying to find a fun way to remember the stuff,” she said. “There are six steps that have been codified by the World Health Organization, but they’re complex and hard to remember.” 

Thampi said she came up with the idea to rewrite the lyrics to the nursery rhyme on World Hand Hygiene Day in May, when she was thinking about how to help people remember the technique. 

She said studies have shown that handwashing is effective in reducing the risk of diarrhea-related illnesses and respiratory diseases. 

“So I’d say it’s one of the most important and easiest things we can do.”

The video includes such often-overlooked steps as “wash the back,” “twirl the tips around” and “thumb attack,” which pays special attention to the first digit.

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