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Immigration : experts, citoyens touchés et politiciens réclament une marche arrière du gouvernement Legault

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« Dans ces 18 000 dossiers, il y a probablement des travailleurs [de son entreprise] impliqués », a confié Julien Veilleux, vice-président de Rotobec, une entreprise de Chaudière-Appalaches qui fabrique et commercialise des équipements de manutention dans de nombreux pays.

Questionné par Anne-Marie Dussault, l’entrepreneur a avoué avoir des craintes, après le dépôt du projet de loi du gouvernement Legault, qui prévoit de jeter à la poubelle 18 000 demandes non traitées de candidats souhaitant immigrer de manière permanente au Québec.

Près de 5500 personnes, qui ont envoyé un tel dossier, vivraient déjà dans la province, a par ailleurs reconnu le ministère de l’Immigration ces derniers jours.

Vouloir annuler ces demandes va créer « plus d’incertitude », a souligné celui qui emploie près de 70 travailleurs immigrants dans l’une de ses usines québécoises. « Quand on prend des gros outils pour un petit problème, ça crée des dommages collatéraux », a-t-il ajouté.

Des « mesures » demandées au ministre

Comme Julien Veilleux, de nombreux autres experts ont réclamé une marche arrière au ministre Jolin-Barrette, qui a décliné l’invitation de 24/60.

« L’immigration au Québec, c’est la maison des fous d’Astérix », a commenté Denis Hamel, vice-président du Conseil du patronat du Québec.

Se montrant en faveur d’un meilleur système d’immigration pour mieux arrimer les besoins avec le marché du travail, ce que prône ce projet de loi 9, l’homme d’affaires a fait part d’une incertitude dans le milieu professionnel et a souligné un problème de communication de la part du gouvernement.

Trois personnes assisesDenis Hamel (à gauche) a défendu l’utilité du projet de loi, mais a demandé, à l’instar des autres invités, de traiter les 18 000 dossiers toujours en inventaire. Photo : Radio-Canada

« Des entreprises se disent : « Mon Dieu, est-ce que je vais perdre mon travailleur », a-t-il souligné, avant de préciser qu’« il y a quelque chose à faire » pour les personnes déjà installées au Québec.

« On ne peut pas pénaliser les individus et les employeurs », a pour sa part déclaré Véronique Proulx, présidente-directrice générale de Manufacturiers et Exportateurs du Québec, en réclamant « des mesures » pour « les gens [déjà au Québec] qui répondent au marché du travail et qui travaillent ».

Par la suite, le nouveau système Arrima, mis en place le 2 août dernier, mais suspendu en attendant l’adoption du projet de loi, pourrait permettre « de faire ressortir des profils qu’on cherche », a mentionné Anne-Michèle Meggs, une ancienne cadre du ministère de l’Immigration.

En attendant, il y aurait néanmoins, selon Denis Hamel, un risque existe de « perdre des talents ».

L’immigration, c’est un marché mondial. Si on les perd, [les immigrants] vont aller ailleurs.

Denis Hamel, vice-président du Conseil du patronat du Québec

Un stress évoqué par les candidats

Trois témoignages ont notamment illustré cette situation. Domiciliée à Mirabel, avec son conjoint et leurs trois enfants, Virginie Honorat de Martin, qui occupe un emploi à temps plein, doit trouver une solution puisque son permis de travail temporaire expire en mai.

« On était bon, tout devait bien se passer [avant la décision du gouvernement]. C’est très stressant », a-t-elle assuré, tout en demandant au ministre Jolin-Barrette de « regarder au-delà des numéros de dossiers ».

Diplômée en médecine et présente au Québec depuis plus de cinq ans, Fernanda Pérez Guay Juarez a dit être « vraiment dans le noir ». « Je suis angoissée, déçue, fatiguée », a admis la jeune mexicaine sur le plateau d’ICI RDI.

Une jeune femmeÂgée de 30 ans, Fernanda Pérez Gay Juárez a fait ses études à l’Université McGill. Photo : Radio-Canada

« Je ne sais pas quoi faire, je suis désorienté. J’ai fortement choisi Montréal, car c’est la seule ville en Amérique du Nord où je veux habiter », a avoué le violoncelliste Kyran Assing, originaire de Trinidad-et-Tobago, qui habite au Canada depuis plusieurs années.

Eyatalah Tounsi, qui vit en Tunisie et qui occupe un poste de technologue en électronique industrielle, a de son côté raconté les efforts fournis depuis plusieurs années pour répondre aux critères de sélection du Québec. Avant de faire part de son « amertume », puisqu’en raison de l’annulation éventuelle de son dossier, il devrait repasser par exemple de nouveaux tests de français. Son âge, a-t-il confié, pourrait désormais être problématique, a-t-il repris.

« C’est une grande déception », a-t-il ajouté.

« Le projet de loi fait complètement abstraction de la situation humaine des personnes », a commenté Stéphan Reichhold, directeur de la Table de concertation des organismes au service des personnes réfugiées et immigrantes (TCRI).

Les organismes reçoivent des centaines et des centaines d’appels de nouveaux arrivants qui sont inquiets et préoccupés. Plus personne ne comprend le système. C’est la confusion la plus totale.

Stéphan Reichhold, directeur de la TCRI

Des députés à l’unisson contre le ministre Jolin-Barrette

Durant près de deux heures, ces invités ont demandé une réponse rapide du gouvernement, alors que plus de 100 000 postes sont actuellement vacants. « Traitons maintenant les 18 000 dossiers. Le marché a besoin de ces gens-là maintenant », a soutenu l’avocat Guillaume Cliche-Rivard.

Me Cliche-Rivard et Mme MeggsMe Cliche-Rivard a demandé au ministre Jolin-Barrette de traiter rapidement ces 18 000 dossiers pour répondre à la pénurie de main-d’oeuvre. Photo : Radio-Canada

« L’incertitude, ce n’est pas bon pour les gens, pour les entreprises et pour les investissements », a résumé Véronique Proulx, appuyée par les députés de l’opposition.

Tous ont dénoncé la fermeté du gouvernement et du ministre de l’Immigration, accusés par la députée péquiste, Catherine Fournier, d’« enfouir sous le tapis » ces dossiers et de faire preuve « d’improvisation ».

« Il crée la panique, la détresse et la colère chez des dizaines de milliers de personnes », a rétorqué son homologue solidaire, Andrés Fontecilla.

De son côté, l’ex-ministre libérale, Dominique Anglade, a évoqué « l’échec » de Simon Jolin-Barrette. « J’ai rarement vu un projet de loi susciter autant de controverses au bout d’une semaine », a-t-elle avancé.

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Ottawa Book Expo 2020 – Authors, Publishers look forward to a top-notch Canadian book fair

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Diversity has always been a complex issue, no matter where you look.Case in point, world-famous writer, Stephen King, has recently come under criticism for his views on diversity. The best-selling author had stated, “I would never consider diversity in matters of art, only quality. It seems to me that to do otherwise would be wrong.” Many criticized the novelist as being out of touch and “ignorant,” but one cannot deny that King’s opinions on diversity, mirror the thoughts of a whole lot of people in the creative industry.

The Toronto Book Expo is coming back in 2020, with a multi-cultural concept that aims to include marginalized authors.  The Expo intends to celebrate literary works of diverse cultural backgrounds, and the entire literary community in Canada is expectant. Book-lovers and writers alike, are invited to three days of uninhibited literary celebration where diverse cultural works will be prioritized. At the event, authors will be allowed to share their culture with a broad audience. The audience will be there specifically to purchase multi-cultural works.

Multicultural literary expos do not come every day. In Canada, there is a noticeable lack of literary events celebrating other cultures. This leads to a significantly lower amount of cultural diversity in the industry. The Toronto Book Expo would aim at giving more recognition to these marginalized voices. Understandably, more recognizable work will be prioritized.

The Toronto Book Expo is making a statement that diversity is needed in the literary community. The statement is truly motivating, especially if you consider the fact that this could mean more culturally diverse works of literature.

There is a lot of noticeable cultural ignorance in literature. This is an issue that needs to be addressed and books are one of the best means of improving multi-cultural diversity in literature. The Toronto Book Expo is going to fully utilize books to fight ignorance in the literary industry.

Real progress cannot be made if there is a substantial amount of ignorant people in the industry. In spite of advancements made in education in recent years, there is still a considerable percentage of adults who remain unable to read and write.The Toronto Book Expo aims to bring awareness to social literacy issues such as illiteracy.

It is important to uphold high literacy levels in the community and to support those who are uneducated. A thriving society cannot be achieved if the community is not able to read their civil liberties and write down their grievances.

The major foundation of a working and dynamic society is entrenched in literature. Literature offers us an understandingof the changes being made to our community.

The event would go on for three days at three different venues. Day 1 would hold at the York University Student & Convention Centre at 15 Library Lane on March 19. Day 2 would be held at the Bram and BlumaAppel Salon Facility on the second floor of the main Toronto Reference Library near Yonge and Bloor Streets in downtown Toronto on March 21 and day 3 of the expo would take place at the internationally famous Roy Thomson Hall.

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A Week In Ottawa, ON, On A $75,300 Salary

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Welcome to Money Diaries, where we’re tackling what might be the last taboo facing modern working women: money. We’re asking millennials how they spend their hard-earned money during a seven-day period — and we’re tracking every last dollar.Attention, Canadians! We’re featuring Money Diaries from across Canada on a regular basis, and we want to hear from you. Submit your Money Diary here.Today: a biologist working in government who makes $75,300 per year and spends some of her money this week on a bathing suit. Occupation: Biologist
Industry: Government
Age: 27
Location: Ottawa, ON
Salary: $75,300
Paycheque Amount (2x/month): $1,930
Gender Identity: Woman

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Ottawa doctor pens nursery rhyme to teach proper handwashing

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An Ottawa doctor has turned to song to teach kids — and adults, for that matter — how to wash their hands to prevent the spread of germs.

Dr. Nisha Thampi, an infectious disease physician at CHEO, the area’s children’s hospital, created a video set to the tune of Frère Jacques and featuring the six-step handwashing method recommended by the World Health Organization.

Thampi’s 25-second rendition, which was co-authored by her daughter and Dr. Yves Longtin, an infectious disease specialist at the Jewish General Hospital in Montreal, is featured in the December issue of The BMJ, or British Medical Journal. 

Thampi said as an infectious disease physician and a mother of two, she thinks a lot about germs at home and school.

“I was trying to find a fun way to remember the stuff,” she said. “There are six steps that have been codified by the World Health Organization, but they’re complex and hard to remember.” 

Thampi said she came up with the idea to rewrite the lyrics to the nursery rhyme on World Hand Hygiene Day in May, when she was thinking about how to help people remember the technique. 

She said studies have shown that handwashing is effective in reducing the risk of diarrhea-related illnesses and respiratory diseases. 

“So I’d say it’s one of the most important and easiest things we can do.”

The video includes such often-overlooked steps as “wash the back,” “twirl the tips around” and “thumb attack,” which pays special attention to the first digit.

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