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30 ans de tramway à Grenoble : quelles leçons pour Québec?

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« Toutes les oppositions avant le tramway sont devenues des approbations après son installation », lance fièrement Michel Destot, maire de Grenoble de 1995 à 2014.

C’est sous son administration que le réseau municipal de tramway a explosé, passant d’une à cinq lignes.

La plus récente, inaugurée en 2015, s’étire vers la banlieue nord. Selon Michel Destot, le tramway a permis d’embellir la ville et de resserrer les liens entre les différents quartiers.

On a pu faire des efforts considérables en matière d’amélioration de la qualité de la vie. On a une meilleure articulation entre les commerces et les lieux de loisirs. Les équipements collectifs sont mieux desservis.

Michel Destot, ancien maire de Grenoble

Deux villes similaires

Avec une population de 450 000 habitants, Grenoble se compare à Québec et ses 580 000 habitants.

La superficie des deux agglomérations est quasi identique, avec 540 kilomètres carrés pour Grenoble et 546 kilomètres carrés pour Québec.

Vue panoramique de la ville de GrenobleLa ville de Grenoble Photo : Radio-Canada / Bruno Giguère

Là où Grenoble se distingue de la capitale nationale, c’est sur le plan de son centre-ville. Avec 8800 habitants au kilomètre carré, il est presque deux fois plus dense que celui de Québec.

Michel Destot y voit une bonne nouvelle pour l’administration Labeaume quand viendra le temps de lancer le chantier du tramway à Québec.

« Vous avez un avantage de ce point-là parce que vous avez des artères plus larges, dit-il. Ce sera plus facile. »

Michel Destot a été maire de Grenoble pendant près de 20 ans.Michel Destot a été maire de Grenoble pendant près de 20 ans. Photo : Radio-Canada / Bruno Giguère

Popularité

La popularité du tramway saute aux yeux à Grenoble. Au-delà des rames bondées aux heures de pointe, les statistiques d’achalandage impressionnent.

Chaque jour, environ 240 000 déplacements sont enregistrés dans les 81 stations, ce qui représente les deux tiers de toute la fréquentation du réseau de Transports de l’agglomération grenobloise (TAG) qui comprend aussi 46 parcours d’autobus.

Une résidente de Grenoble attend le tramway.Une résidente de Grenoble attend le tramway. Photo : Radio-Canada / Bruno Giguère

En 10 ans d’ailleurs, le nombre de déplacements sur le réseau TAG a augmenté de 17,5 % grâce notamment au tramway. En 2018, 87 millions de déplacements ont été enregistrés sur le réseau.

En comparaison, durant la même période, la fréquentation du Réseau de transport de la Capitale (RTC) a augmenté de 9,7 % et le nombre de déplacements plafonne autour de 32 millions annuellement.

Des tarifs compétitifs

Derrière ce succès se cache aussi une grille tarifaire compétitive.

Un passage unique à bord du tramway coûte 1,60 €, soit environ 2,40 $ CA. À titre comparatif, il faut débourser 3,50 $ pour monter à bord d’un autobus du Réseau de transport de la Capitale (RTC).

Le réseau TAG propose aussi un laissez-passer mensuel pour les 18-24 ans à 15 € (22,50 $) et souhaite offrir la gratuité d’ici quelques années.

Yann Mongaburu en entrevueYann Mongaburu est président du Syndicat mixte des transports en commun (SMTC) de Grenoble. Photo : Radio-Canada

« La mobilité, c’est un droit. Il faut permettre à chacun, quel que soit son revenu, de pouvoir se déplacer », tranche Yann Mongaburu, président du Syndicat mixte des transports en commun de l’agglomération grenobloise (SMTC).

Réduire la circulation automobile

Grenoble a aussi adopté plusieurs mesures dissuasives pour limiter la circulation automobile au centre-ville et favoriser les transports collectifs.

La limite de vitesse a été abaissée à 30 km/h dans 80 pour cent des rues de Grenoble.La limite de vitesse a été abaissée à 30 km/h dans 80 % des rues de Grenoble. Photo : Radio-Canada / Bruno Giguère

En 2016, la limite de vitesse a été abaissée à 30 km/h dans 80 % des rues et, dès l’année suivante, la tarification des parcomètres a été décuplée.

Pour contrer le stationnement longue durée, après deux heures, le tarif des parcomètres passe à un euro la minute. À titre d’exemple, se stationner deux heures et demie sur la rue à Grenoble coûte 35 €!

Mais comme les stationnements publics sont peu nombreux, la mesure suscite le mécontentement.

Les Français surnomment Grenoble la « capitale des Alpes ».Les Français surnomment Grenoble la « capitale des Alpes ». Photo : Radio-Canada / Bruno Giguère

L’Automobile Club de Grenoble accuse la mairie d’aller trop loin et de faire preuve de dogmatisme écologique.

Je ne sais pas exactement quelle est la théorie, mais je sais qu’en pratique, les gens ont besoin de leur voiture!

Alain Freyssinet, vice-président de l’Automobile Club de Grenoble

Le maire de Grenoble, Éric Piolle, assure qu’il n’a pas déclaré la guerre à l’auto.

« La question n’est pas de chasser la voiture, mais de donner plus de place aux nouveaux moyens de déplacement », plaide-t-il.

En gagnant la course à la mairie de Grenoble en 2014, Éric Piolle est devenu le premier écologiste élu à la tête d'une ville de plus de 100 000 habitants en France.Éric Piolle est maire de Grenoble depuis 2014. Photo : Radio-Canada / Bruno Giguère

À Québec, l’adoption du projet de loi sur le statut de capitale nationale à l’hiver 2016 a conféré à l’administration municipale un nouveau pouvoir général de taxation.

Le maire Labeaume n’a pas caché son intention de taxer un jour les stationnements de surface au centre-ville.

La mesure aurait inévitablement pour effet d’augmenter le coût du stationnement pour les usagers, voire à inciter certains propriétaires à modifier la vocation des terrains pour lancer des projets immobiliers.

Impossible par contre de savoir à quel moment cette nouvelle taxe sera instaurée.

Un chantier « infernal »

Difficile de passer sous silence les impacts du chantier du tramway. La ligne E, mise en service en 2015, traverse l’un des boulevards les plus fréquentés de Grenoble : l’avenue Jean-Jaurès.

Chantier d'implantation du tramway à Grenoble. Des travailleurs mettent en place des railsChantier d’implantation du tramway à Grenoble Photo : Ville de Grenoble

Les travaux, qui ont duré deux ans, ont complètement paralysé le quartier. De nombreux commerces ont fermé.

La propriétaire de la Brûlerie des Alpes, Patricia Chemin, n’hésite pas à parler d’un chantier « infernal ».

Pour pallier la chute brutale de ses ventes au détail, elle s’est lancée dans la distribution de grains de café en gros.

Les travaux du tram sont très durs. Faut pas se voiler la face. Pour tous les commerces, c’est un passage qui est très difficile.

Patricia Chemin, propriétaire, La Brûlerie des Alpes
Patricia Chemin est propriétaire d'un café sur l'avenue Jean-Jaurès, au centre-ville de Grenoble.Patricia Chemin est propriétaire d’un café sur l’avenue Jean-Jaurès, au centre-ville de Grenoble. Photo : Radio-Canada

Le passage du tramway combiné à l’aménagement de trottoirs élargis et d’une piste cyclable a forcé le retrait de deux voies de circulation dans chaque direction. La moitié des places de stationnement de l’artère ont été supprimées.

Quatre ans après la fin du chantier, le quartier demeure fragilisé et plusieurs locaux commerciaux sont à louer.

Des travaux de rénovation de façades et l’arrivée de nouvelles enseignes laissent cependant présager des jours meilleurs. Selon un fleuriste, l’avenue Jean-Jaurès se transforme pour le mieux.

Tramway à GrenobleTramway à Grenoble Photo : Radio-Canada / Bruno Giguère

« C’est un quartier qui bouge, s’enthousiasme Thomas Parriaut. Il y avait du monde avant quand c’était beaucoup de voitures. Il y a du monde aujourd’hui parce qu’il y a beaucoup de piétons et le tram. »

Malgré les irritants, personne à Grenoble ne semble remettre en question le tramway. Le plus récent projet de prolongement a été lancé sans la moindre opposition.

30 ans de tramway à Grenoble : quelles leçons pour Québec? est le premier de trois reportages diffusés au Téléjournal Québec les 18, 19 et 20 février 2019 sur l’implantation du tramway à Grenoble, une ville comparable à celle de Québec. Nous nous sommes également rendus à Toronto afin d’aborder le fonctionnement d’un tramway dans des conditions hivernales. Ce reportage sera présenté jeudi.

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List of Tourist Attractions Open Now in Ottawa

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With Ontario now in Step 3 of 2021 three-step plan for reopening, museums and other indoor attractions are allowed to reopen with capacity limited to not exceed 50 per cent capacity indoors and 75 per cent capacity outdoors.

Here is a list of Ottawa attractions you can visit starting July 16th.

Do remember to wear masks and buy tickets in advance.

Parliament Hill

Parliament’s Centre Block and Peace Tower are closed for renovation.

You can join for tours of the Senate of Canada Building (2 Rideau Street), House of Commons at West Block (111 Wellington Street) on Parliament Hill, and East Block at East Block (111 Wellington Street) on Parliament Hill.

When: Grounds open; guided tours of Parliament are suspended through the summer of 2021.
Where: 111 Wellington Street, Downtown Ottawa

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Ottawa performer leapfrogs from gymnastics to Broadway to TV

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A new AppleTV+ series set in a magical town that’s stuck in a neverending 1940s musical includes a pair of Ottawa siblings in the cast. 

Warren Yang and his sister, Ericka Hunter, play two of the singing, dancing residents of the village portrayed in Schmigadoon!, a small-screen series that takes its cues from classic musicals like Brigadoon, Wizard of Oz and Sound of Music, and skewers them with the offbeat comedic mastery of Saturday Night Live. 

In fact, you’ll recognize many of the names from SNL, starting with executive producer Lorne Michaels, creator of the late-night, live-comedy sketch show. Schmigadoon! also stars SNL cast member Cecily Strong and comedian Keegan-Michael Key, who hosted SNL in May. They play a New York couple who get lost on a hike and stumble into a strange town where everyone sings and dances. 

For Yang, a relative newcomer to show-biz, the series marks his television debut. For Hunter, the younger of his two older sisters, it’s the latest in a career path that began with dance lessons as a child more than 30 years ago. She attended Canterbury High School, Ottawa’s arts-focused secondary school. 

“Her dream was always to perform,” said Yang, 34, in an interview. “But that was never the path I thought was an option for me.” 

While his sister studied dance, Yang did gymnastics. He was an elite gymnast throughout his youth, ultimately leaving Merivale High School at 16 to train in Montreal, finishing high school through correspondence courses. He was a member of the Canadian National Team and received a scholarship to study at Penn State, majoring in marketing. 

A few years after graduation, Yang was working at an advertising agency in Toronto when he got a call from a Manhattan number. To his astonishment, they asked if he would be interested in auditioning for a Broadway revival of Miss Saigon.

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COVID-19: uOttawa to require vaccination for students living in residence

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Vaccination will be mandatory for students who want to live in residence at the University of Ottawa this year, with proof of vaccination and at least one dose required before move-in, or within two weeks of doing so if they can’t secure a shot before arriving.

Those who can’t receive a vaccine for “health-related reasons or other grounds protected under the Ontario Human Rights Code” will be able to submit a request for accommodation through the university’s housing portal, according to information on the university’s website.

Students with one dose living in residence will also have to receive their second dose “within the timeframe recommended by Ottawa Public Health.”

People who haven’t been granted an exemption and don’t get vaccinated or submit proof of having done so by the deadlines set out by the school will have their residence agreements terminated, uOttawa warns.

“Medical and health professionals are clear that vaccination is the most (effective) means of protecting people and those around them,” reads a statement provided to this newspaper by uOttawa’s director of strategic communications, Patrick Charette.

Article content

“It is precisely for this reason that the University of Ottawa is requiring all students living in residence for the 2021-2022 academic year to be fully vaccinated. The University recognizes that some students may require accommodations for a variety of reasons and will be treating exceptions appropriately.”

Faculty, staff and students are also strongly encouraged to get vaccinated, the statement notes.

“Ensuring a high vaccine coverage in all communities is critical to ensuring an ongoing decline in cases and ending the pandemic. This will be especially important with the return of students to post-secondary institutions in our region in the fall of 2021.”

Neither Carleton University nor Algonquin College is currently mandating vaccination for students living in residence, according to the websites for both schools. But uOttawa isn’t alone in its policy – Western University, Trent University, Durham College and Fanshawe College have all implemented similar requirements. Seneca College, in the GTA, is going even further, making vaccination mandatory for students and staff to come to campus, in-person, for the fall term.

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