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Projet minier controversé près d’un esker : une étude du BAPE serait nécessaire

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Le nouveau ministre de l’Environnement Benoit Charrette devait trancher dans les jours à venir et annoncer ses intentions : utiliser ou non son pouvoir discrétionnaire pour demander que le BAPE examine le projet de la compagnie Sayona mining.

La minière australienne n’a jamais caché sa volonté d’éviter cet examen plus approfondi afin de démarrer rapidement ses activités, dès la fin 2019. Il faut dire que sur le marché, la demande est forte pour le lithium utilisé dans la fabrication des batteries de véhicules électriques.

En réalité, le Plan d’exploitation de la mine, que nous avons consulté, laisse entendre qu’une étude du BAPE sera nécessaire. En effet, la capacité maximale d’extraction du projet dépasse les 2000 tonnes par jour, ce qui, selon la loi, rend automatique un examen du BAPE.

Une étude systématique du BAPE

Dans un tableau fourni par la minière au ministère de l’Environnement, on découvre qu’à la septième année d’exploitation, 775 000 tonnes de minerai seront extraites, soit une capacité de 2123 tonnes par jour.

Tableau inclus dans des documents fournis au ministère de l'Environnement par la minière.Tableau inclus dans des documents fournis au ministère de l’Environnement par la minière. Photo : Radio-Canada / SNC-Lavalin/Projet Authier Lithium

Dans ces conditions, il n’y a plus de pouvoir discrétionnaire du ministère qui tienne, selon l’avocat en droit de l’environnement, Marc Bishai. « Le ministre n’a pas d’autre choix que d’exiger que l’entreprise suive la procédure obligatoire », plaide-t-il.

Le cabinet Belanger Avocats, auquel appartient Me Bishai, a fait parvenir un avis légal au ministre Benoit Charette, lundi, au nom de citoyens préoccupés par le projet minier Authier Lithium.

On demande au ministre de l’Environnement de confirmer notre compréhension, selon laquelle le projet est effectivement assujetti à la procédure de manière obligatoire et non discrétionnaire.

Marc Bishai, avocat représentant le Comité citoyen de protection des l’esker.

Le Comité citoyen de protection de l’Esker, qui mène la mobilisation avec l’organisme Pour que le Québec ait meilleure mine, a obtenu les documents de la minière en vertu d’une demande d’accès à l’information auprès du ministère de l’Environnement.

Il n’a pas été possible de joindre un représentant de Sayona mining pour obtenir une réaction aux nouvelles informations.

Le cabinet du ministre de l’Environnement nous a, quant à lui, répondu que Benoit Charrette « annoncera et expliquera ses intentions en temps et lieu ».

Le nouveau ministre et sa prédécesseure MarieChantal Chassé ont entretenu le mystère sur leurs intentions depuis l’élection de la Coalition avenir Québec, en refusant de s’engager en faveur d’un examen du BAPE.

En campagne électorale, le chef de la CAQ François Legault avait plaidé pour que les projets miniers soient autorisés plus rapidement, afin que le Québec soit un joueur plus compétitif sur les marchés. Dans le même temps, il avait aussi répété que les projets miniers doivent absolument obtenir une acceptabilité sociale.

Que donne de plus une évaluation du BAPE?

Qu’il y ait ou non un examen du Bureau d’audiences publiques sur l’environnement, les projets sont toujours analysés, au final, par les fonctionnaires. Mais, de par sa neutralité, le BAPE offre des couches supplémentaires d’évaluation. Son examen, qui détermine ses recommandations au gouvernement, va plus en profondeur. Pour ce faire, les entreprises doivent soumettre davantage d’études. Tous les ministères concernés soumettent des questions et des commentaires. Une étude du BAPE comporte aussi des consultations publiques.

Mobilisation à Québec

Une vaste délégation de groupes citoyens, d’organismes environnementaux et d’artistes emmenés par le poète et chanteur Raôul Duguay s’apprêtent à se rassembler sur la colline Parlementaire, mercredi, pour exiger une évaluation du projet par le BAPE.

Une motion de Québec solidaire sera aussi appuyée le même jour par le Parti libéral du Québec et le Parti québécois.

Lorsqu’elle était au pouvoir, l’ex-ministre libérale de l’Environnement Isabelle Melançon avait annoncé son intention d’exiger une étude du BAPE.

Même les députés caquistes élus en Abitibi-Témiscamingue, Pierre Dufour et Suzanne Blais, se sont publiquement déclarés en faveur d’une évaluation du BAPE.

Inquiétudes pour « la meilleure eau potable au monde »

Vue sur un ruisseau près d'Amos entouré de neige et de sapins. De petits flocons tombent du ciel.L’excès d’eau accumulé dans l’esker Saint-Mathieu-Berry s’écoule et forme des ruisseaux d’une eau cristalline que les habitants d’Amos continuent de venir puiser pour l’eau de Pâques. Photo : Radio-Canada / Emmanuelle Latraverse

La mine à ciel ouvert de la compagnie Sayona ferait un kilomètre de longueur, 600 mètres de largeur et 200 mètres de profondeur. Elle serait située sur le territoire du village de La Motte, à 30 kilomètres d’Amos, mais surtout très près de l’esker Saint-Mathieu-Berry, un long cordon de sable et de gravier, hérité de la fonte des glaciers, qui filtre l’eau qui s’y accumule avant de s’écouler dans une rivière souterraine.

L’eau de l’esker qui alimente la région d’Amos, en Abitibi, et l’usine d’eau Eska a déjà obtenu le titre de « meilleure eau potable au monde ».

La compagnie tente de calmer les inquiétudes des citoyens ou encore de la Ville d’Amos en expliquant que les puits d’eau d’Eska sont à 13 kilomètres et ceux d’Amos, à 19 km.

Il est impossible que des eaux souterraines dans l’esker soient contaminées d’une quelconque manière par le projet.

Extrait d’un document d’information publié par Sayona en janvier 2019.

« Le projet n’est pas situé sur l’esker et Sayona ne circulera jamais sur l’esker », rassure l’entreprise dans ses communications aux citoyens.

Une mine à quelques dizaines de mètres de l’esker

Carte du projet minier. La partie bleue en haut à droite représente l'esker.Carte du projet minier. La partie bleue en haut à droite représente l’esker. Photo : Sayona/SNC-Lavalin

Dans un premier temps, la minière avait parlé d’une distance de 500 mètres séparant son projet de l’esker. Or, le rapport de consultations publié par la compagnie le 2 octobre démontre que la mine à ciel ouvert sera plutôt située à environ 150 mètres.

La compagnie affirme que son projet n’affectera d’aucune façon la qualité de l’eau de l’esker, puisqu’il est isolé par une remontée du socle rocheux.

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Ottawa Book Expo 2020 – Authors, Publishers look forward to a top-notch Canadian book fair

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Diversity has always been a complex issue, no matter where you look.Case in point, world-famous writer, Stephen King, has recently come under criticism for his views on diversity. The best-selling author had stated, “I would never consider diversity in matters of art, only quality. It seems to me that to do otherwise would be wrong.” Many criticized the novelist as being out of touch and “ignorant,” but one cannot deny that King’s opinions on diversity, mirror the thoughts of a whole lot of people in the creative industry.

The Toronto Book Expo is coming back in 2020, with a multi-cultural concept that aims to include marginalized authors.  The Expo intends to celebrate literary works of diverse cultural backgrounds, and the entire literary community in Canada is expectant. Book-lovers and writers alike, are invited to three days of uninhibited literary celebration where diverse cultural works will be prioritized. At the event, authors will be allowed to share their culture with a broad audience. The audience will be there specifically to purchase multi-cultural works.

Multicultural literary expos do not come every day. In Canada, there is a noticeable lack of literary events celebrating other cultures. This leads to a significantly lower amount of cultural diversity in the industry. The Toronto Book Expo would aim at giving more recognition to these marginalized voices. Understandably, more recognizable work will be prioritized.

The Toronto Book Expo is making a statement that diversity is needed in the literary community. The statement is truly motivating, especially if you consider the fact that this could mean more culturally diverse works of literature.

There is a lot of noticeable cultural ignorance in literature. This is an issue that needs to be addressed and books are one of the best means of improving multi-cultural diversity in literature. The Toronto Book Expo is going to fully utilize books to fight ignorance in the literary industry.

Real progress cannot be made if there is a substantial amount of ignorant people in the industry. In spite of advancements made in education in recent years, there is still a considerable percentage of adults who remain unable to read and write.The Toronto Book Expo aims to bring awareness to social literacy issues such as illiteracy.

It is important to uphold high literacy levels in the community and to support those who are uneducated. A thriving society cannot be achieved if the community is not able to read their civil liberties and write down their grievances.

The major foundation of a working and dynamic society is entrenched in literature. Literature offers us an understandingof the changes being made to our community.

The event would go on for three days at three different venues. Day 1 would hold at the York University Student & Convention Centre at 15 Library Lane on March 19. Day 2 would be held at the Bram and BlumaAppel Salon Facility on the second floor of the main Toronto Reference Library near Yonge and Bloor Streets in downtown Toronto on March 21 and day 3 of the expo would take place at the internationally famous Roy Thomson Hall.

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A Week In Ottawa, ON, On A $75,300 Salary

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Welcome to Money Diaries, where we’re tackling what might be the last taboo facing modern working women: money. We’re asking millennials how they spend their hard-earned money during a seven-day period — and we’re tracking every last dollar.Attention, Canadians! We’re featuring Money Diaries from across Canada on a regular basis, and we want to hear from you. Submit your Money Diary here.Today: a biologist working in government who makes $75,300 per year and spends some of her money this week on a bathing suit. Occupation: Biologist
Industry: Government
Age: 27
Location: Ottawa, ON
Salary: $75,300
Paycheque Amount (2x/month): $1,930
Gender Identity: Woman

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Ottawa doctor pens nursery rhyme to teach proper handwashing

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An Ottawa doctor has turned to song to teach kids — and adults, for that matter — how to wash their hands to prevent the spread of germs.

Dr. Nisha Thampi, an infectious disease physician at CHEO, the area’s children’s hospital, created a video set to the tune of Frère Jacques and featuring the six-step handwashing method recommended by the World Health Organization.

Thampi’s 25-second rendition, which was co-authored by her daughter and Dr. Yves Longtin, an infectious disease specialist at the Jewish General Hospital in Montreal, is featured in the December issue of The BMJ, or British Medical Journal. 

Thampi said as an infectious disease physician and a mother of two, she thinks a lot about germs at home and school.

“I was trying to find a fun way to remember the stuff,” she said. “There are six steps that have been codified by the World Health Organization, but they’re complex and hard to remember.” 

Thampi said she came up with the idea to rewrite the lyrics to the nursery rhyme on World Hand Hygiene Day in May, when she was thinking about how to help people remember the technique. 

She said studies have shown that handwashing is effective in reducing the risk of diarrhea-related illnesses and respiratory diseases. 

“So I’d say it’s one of the most important and easiest things we can do.”

The video includes such often-overlooked steps as “wash the back,” “twirl the tips around” and “thumb attack,” which pays special attention to the first digit.

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