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Quand la syndicalisation des salariés de la SQDC se joue sur un 2 $

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L’ouverture des 12 points de vente de la SQDC, le 17 octobre dernier, a donné lieu à une véritable course contre la montre entre trois syndicats pour recruter des membres et déposer le plus rapidement possible des requêtes en accréditation.

La raison de cet empressement est bien simple. En vertu de la règle du « guichet fermé », le dépôt d’une requête en accréditation à l’égard d’un groupe de salariés qui n’est pas représenté rend irrecevable toute autre requête déposée le jour qui suit. Autrement dit, c’est premier arrivé, premier servi.

Le 18 octobre, le Syndicat des employés de magasins et de bureaux de la SAQ (SEMB-SAQ), affilié à la CSN, a déposé une requête pour représenter les salariés des 12* établissements de la SQDC.

*Puisque le syndicat des Travailleurs unis de l’alimentation et du commerce (TUAC) avait déjà déposé des requêtes dans quatre succursales (Mirabel, Rosemont, Rimouski et Sainte-Foy), le SEMB-SAQ a dû réduire la portée de sa requête aux huit établissements restants.

Représentativité

Pour être accrédité, le SEMB-SAQ devait avoir vendu des cartes de membres à au moins 35 % des salariés visés par sa requête, et ce, afin d’établir son caractère représentatif. Craignant d’être battu de vitesse par ses concurrents, le SEMB-SAQ a déposé sa requête dès qu’il a eu atteint ce seuil.

Au cours de ses vérifications, le Tribunal administratif du travail (TAT) s’est aperçu que des salariés n’avaient pas payé leur cotisation syndicale initiale de 2 $ au SEMB-SAQ. Leur formule d’adhésion a donc été invalidée.

Comme le syndicat avait vendu tout juste assez de cartes pour prétendre représenter 35 % des travailleurs, il a suffi qu’une seule carte soit invalidée pour que sa requête tombe à l’eau.

Même si le Tribunal devait conclure que cette unité était appropriée, sa requête serait néanmoins rejetée parce que le SEMB-SAQ ne se qualifie pas pour la tenue d’un scrutin secret aux fins de déterminer son caractère représentatif.

Extrait de la décision du Tribunal administratif du travail
Une employée d’une succursale de la SQDC avertit les clients que les tablettes du magasin sont vides.Une employée de succursale de la SQDC au centre-ville de Montréal Photo : Radio-Canada

Empressement

L’erreur qui a amené le SEMB-SAQ à comptabiliser des formules d’adhésion pour lesquelles aucune cotisation n’avait été payée est probablement attribuable à l’empressement avec lequel le syndicat a présenté sa requête générale. C’est du moins ce que laisse entendre le Tribunal.

« Il est possible qu’une erreur se soit glissée, en particulier dans le contexte de la présente campagne de syndicalisation où les choses se sont faites avec précipitation », peut-on lire dans sa décision.

La présidente du SEMB-SAQ, Katia Lelièvre, estime que cette précipitation découlant de la règle du guichet fermé a nui aux travailleurs de la SQDC. Ces derniers n’auraient pas eu assez de temps pour bien analyser ce que chaque syndicat avait à leur offrir.

« Je trouve ça extrêmement triste pour les travailleurs parce qu’ils n’avaient pas l’information pour pouvoir prendre une décision éclairée, puis je pense sincèrement que s’ils l’avaient eue, leur choix aurait été différent », affirme Mme Lelièvre en entrevue à Radio-Canada.

« Agressivité »

Elle ajoute que son syndicat a dû « composer avec l’agressivité des TUAC sur la ligne de syndicalisation ».

« On voulait faire ça dans un cadre beaucoup plus respectueux, mais là, ce qui s’est passé, c’est que les gens se faisaient rencontrer par une autre accréditation qui leur disait : “Signe si tu veux être syndiqué, parce que c’est moi ton syndicat.” […] Ça ressemblait drôlement à un cirque », regrette Katia Lelièvre.

Ç’a été vraiment agressant. En tout cas, ça n’a pas redoré l’image du syndicalisme au Québec pour ces travailleurs-là. Ça, c’est clair.

Katia Lelièvre, présidente, SEMB-SAQ (CSN)
Une gardienne de sécurité se tient debout devant une étagère de produits du cannabis.L’intérieur d’une succursale de la Société québécoise du cannabis Photo : La Presse canadienne / Ryan Remiorz

« Écran de fumée »

De leur côté, les TUAC reprochent à la CSN et au SEMB-SAQ d’avoir induit les salariés de la SQDC en erreur en leur proposant de joindre un syndicat ayant une accréditation provinciale.

« C’était tout leur pitch, si on veut, l’écran de fumée qu’ils avaient […] Finalement, ça s’est avéré un pétard mouillé. Non seulement ils n’ont pas eu le 50 + 1, mais ils n’ont même pas eu le 35 % pour avoir un vote dans les succursales », confie le président du conseil provincial des TUAC Québec, Antonio Filato.

Selon lui, ce n’est pas tant la rapidité de la campagne de syndicalisation que la tactique de la CSN qui a empêché les salariés d’avoir accès à toute l’information dont ils avaient besoin pour faire un choix éclairé.

M. Filato explique qu’en présentant une requête provinciale, le SEMB-SAQ « a fermé le guichet aux autres syndicats », les empêchant ainsi de faire des représentations auprès des salariés.

S’ils n’avaient pas fait ça, on aurait pu continuer à être à la porte, continuer à jaser, à dire pourquoi on était bon. Non, ils ont préféré bloquer tout le monde puis venir jouer dans nos talles.

Antonio Filato, président du conseil provincial des TUAC Québec

La faute à l’employeur

Les TUAC et la CSN ne sont pas les seules organisations syndicales à s’intéresser aux travailleurs de la SQDC. Le Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP) a également déposé des requêtes en accréditation pour les représenter.

À l’instar de la CSN, le SCFP souhaitait regrouper tous les salariés de la nouvelle société d’État au sein d’une seule unité syndicale. Le dépôt rapide de quatre requêtes par les TUAC a toutefois contrecarré ses plans.

Un homme se tient debout à l'entrée d'un commerce.Un agent de sécurité garde l’entrée d’une succursale de la SQDC. Photo : Radio-Canada / Charles Contant

Mathieu Dumont, coordonnateur du service de syndicalisation du SCFP, croit lui aussi que la campagne de syndicalisation n’a pas permis aux salariés de la SQDC d’avoir accès à toute l’information dont ils avaient besoin. À son avis, c’est l’employeur qui est à blâmer.

« C’est propre à la stratégie de la SQDC, qui a dit : “Moi, j’ouvre toutes mes succursales en même temps, la même journée, en faisant un stunt.” Ils ont travaillé, comme employeur, à créer cette situation-là, que les trois organisations syndicales se ramassent en même temps dans les stationnements », analyse Mathieu Dumont.

C’est qui est regrettable, c’est que les requêtes en accréditation ont été déposées très rapidement, puis des fois, les gens ont juste eu le temps de parler avec une organisation sur les trois.

Mathieu Dumont, coordonnateur du service de syndicalisation du SCFP

Tout n’est pas joué

Le SCFP ne renonce pas à ses visées provinciales, et ce, même si la CSN et les TUAC ont réussi à accréditer des succursales. Le syndicat a néanmoins revu sa stratégie.

Pour l’instant, il consacre ses efforts dans trois régions où il estime pouvoir mettre la main sur toutes les succursales : 1) Québec-Chaudière-Appalaches; 2) Centre-du-Québec; 3) Montérégie.

La lutte que se livrent les trois syndicats pour représenter les salariés de la SQDC est loin d’être terminée. La plupart des requêtes en accréditation qui ont été déposées au Tribunal administratif du travail sont toujours à l’étude.

Différentes raisons pourraient mener à leur rejet, notamment l’incapacité d’un syndicat à obtenir l’appui d’une majorité absolue des salariés (50 % + 1) ou encore l’absence d’entente entre l’unité de négociation et l’employeur.

Rappelons que les TUAC se sont retirés de la succursale de Sainte-Foy la semaine dernière, faute d’appuis suffisants.

État des requêtes en accréditation à l’égard des salariés de la SQDC

CSN (SEMB-SAQ et Syndicat des employées et employés de la Société québécoise du cannabis)

– Mascouche (approuvé)
– Montréal, boulevard de l’Acadie (en cours)
– Montréal, rue Sainte-Catherine (en cours)
– Trois-Rivières (approuvé)

TUAC

-Rimouski (approuvée)
-Rosemont (approuvée)
-Mirabel (en cours)

SCFP, section locale 5420

– Drummondville (en cours)
– Lebourgneuf (en cours)
– Lévis (en cours)
– Sainte-Foy (en cours)
– Saint-Jean-sur-Richelieu (en cours)

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List of Tourist Attractions Open Now in Ottawa

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With Ontario now in Step 3 of 2021 three-step plan for reopening, museums and other indoor attractions are allowed to reopen with capacity limited to not exceed 50 per cent capacity indoors and 75 per cent capacity outdoors.

Here is a list of Ottawa attractions you can visit starting July 16th.

Do remember to wear masks and buy tickets in advance.

Parliament Hill

Parliament’s Centre Block and Peace Tower are closed for renovation.

You can join for tours of the Senate of Canada Building (2 Rideau Street), House of Commons at West Block (111 Wellington Street) on Parliament Hill, and East Block at East Block (111 Wellington Street) on Parliament Hill.

When: Grounds open; guided tours of Parliament are suspended through the summer of 2021.
Where: 111 Wellington Street, Downtown Ottawa

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Ottawa performer leapfrogs from gymnastics to Broadway to TV

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A new AppleTV+ series set in a magical town that’s stuck in a neverending 1940s musical includes a pair of Ottawa siblings in the cast. 

Warren Yang and his sister, Ericka Hunter, play two of the singing, dancing residents of the village portrayed in Schmigadoon!, a small-screen series that takes its cues from classic musicals like Brigadoon, Wizard of Oz and Sound of Music, and skewers them with the offbeat comedic mastery of Saturday Night Live. 

In fact, you’ll recognize many of the names from SNL, starting with executive producer Lorne Michaels, creator of the late-night, live-comedy sketch show. Schmigadoon! also stars SNL cast member Cecily Strong and comedian Keegan-Michael Key, who hosted SNL in May. They play a New York couple who get lost on a hike and stumble into a strange town where everyone sings and dances. 

For Yang, a relative newcomer to show-biz, the series marks his television debut. For Hunter, the younger of his two older sisters, it’s the latest in a career path that began with dance lessons as a child more than 30 years ago. She attended Canterbury High School, Ottawa’s arts-focused secondary school. 

“Her dream was always to perform,” said Yang, 34, in an interview. “But that was never the path I thought was an option for me.” 

While his sister studied dance, Yang did gymnastics. He was an elite gymnast throughout his youth, ultimately leaving Merivale High School at 16 to train in Montreal, finishing high school through correspondence courses. He was a member of the Canadian National Team and received a scholarship to study at Penn State, majoring in marketing. 

A few years after graduation, Yang was working at an advertising agency in Toronto when he got a call from a Manhattan number. To his astonishment, they asked if he would be interested in auditioning for a Broadway revival of Miss Saigon.

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COVID-19: uOttawa to require vaccination for students living in residence

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Vaccination will be mandatory for students who want to live in residence at the University of Ottawa this year, with proof of vaccination and at least one dose required before move-in, or within two weeks of doing so if they can’t secure a shot before arriving.

Those who can’t receive a vaccine for “health-related reasons or other grounds protected under the Ontario Human Rights Code” will be able to submit a request for accommodation through the university’s housing portal, according to information on the university’s website.

Students with one dose living in residence will also have to receive their second dose “within the timeframe recommended by Ottawa Public Health.”

People who haven’t been granted an exemption and don’t get vaccinated or submit proof of having done so by the deadlines set out by the school will have their residence agreements terminated, uOttawa warns.

“Medical and health professionals are clear that vaccination is the most (effective) means of protecting people and those around them,” reads a statement provided to this newspaper by uOttawa’s director of strategic communications, Patrick Charette.

Article content

“It is precisely for this reason that the University of Ottawa is requiring all students living in residence for the 2021-2022 academic year to be fully vaccinated. The University recognizes that some students may require accommodations for a variety of reasons and will be treating exceptions appropriately.”

Faculty, staff and students are also strongly encouraged to get vaccinated, the statement notes.

“Ensuring a high vaccine coverage in all communities is critical to ensuring an ongoing decline in cases and ending the pandemic. This will be especially important with the return of students to post-secondary institutions in our region in the fall of 2021.”

Neither Carleton University nor Algonquin College is currently mandating vaccination for students living in residence, according to the websites for both schools. But uOttawa isn’t alone in its policy – Western University, Trent University, Durham College and Fanshawe College have all implemented similar requirements. Seneca College, in the GTA, is going even further, making vaccination mandatory for students and staff to come to campus, in-person, for the fall term.

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