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Quand « superinfirmières » et diagnostics médicaux vont de pair à l’extérieur du Québec

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« Le droit de diagnostic est un drôle de fantôme », lance tout de go Damien Contandriopoulos, professeur à la Faculté des sciences infirmières de l’Université de Montréal et à la School of Nursing de l’Université de Victoria.

Selon ce spécialiste, ces infirmières spécialisées ont toujours disposé d’un droit de diagnostiquer certaines maladies et autres problèmes de santé. Les variations tournent plutôt autour du modèle de déploiement de ces praticiennes.

Dans la foulée des démarches de la ministre caquiste de la Santé, Danielle McCann, pour confier davantage de tâches médicales aux infirmières praticiennes spécialisées (IPS) afin de soulager la première ligne des services de santé et désengorger les urgences des cliniques et des hôpitaux, un tour d’horizon d’un océan à l’autre révèle une forte disparité entre les provinces dans ce domaine.

En Ontario, là où l’on compte près de 3000 de ces IPS, l’intégration de ces dernières au réseau de la santé découle d’abord de la nécessité d’offrir des soins de santé en milieu éloigné, là où les médecins ne pouvaient ou ne voulaient pas se rendre.

En 1998, le gouvernement ontarien a créé la « catégorie supérieure » d’infirmières, qui regroupe les trois types de soins pouvant être offerts par ces infirmières praticiennes, soit les soins primaires, les soins de pédiatrie et les soins offerts aux adultes.

Si pour ces trois types de soins, ces superinfimières peuvent établir des diagnostics, prescrire des médicaments et ordonner des examens médicaux, par exemple, les exigences divergent en ce qui concerne la formation obligatoire. À la suite d’un baccalauréat de quatre ans en sciences infirmières, les aspirantes « superinfirmières » doivent cumuler au moins deux années d’expérience dans le milieu avant de suivre soit un an de formation supplémentaire (pour les soins primaires), soit deux années de maîtrise (pour les soins aux adultes et la pédiatrie).

En vertu du régime ontarien, les infirmières praticiennes peuvent gérer des cliniques médicales de façon autonome; on compte ainsi 25 de ces établissements dans cette province. La plupart de ces infirmières collaborent toutefois avec des médecins dans d’autres cliniques, des hôpitaux ou des centres communautaires, par exemple.

Le salaire moyen de ces infirmières varie de 103 000 $ à 135 000 $, selon des recommandations de 2013.

« Obstruction systématique »

Si l’Ontario a fait office de pionnier en matière d’encadrement et de formation des infirmières praticiennes, le Québec et la Colombie-Britannique, les deux dernières provinces à normaliser la pratique, ont emprunté des voies tout à fait différentes, mentionne M. Contandriopoulos.

« En Colombie-Britannique, on leur confie les clientèles dont personne ne veut, ceux que j’appelle les “multipoqués” : les gens souffrant de problèmes de santé mentale, de problèmes de toxicomanie. Au Québec, c’est diamétralement opposé, on leur donne des cas relativement simples. »

Dans les deux cas, l’autre extrémité du spectre médical ne serait pas desservie par les infirmières praticiennes, souligne-t-il.

Pour ce qui est du Québec, le professeur en sciences infirmières soutient que malgré le cadre réglementaire qui interdit aux « superinfirmières » de poser des diagnostics, celles-ci le font tout de même.

Une déclaration corroborée plus tôt, lundi, par la présidente de l’Association des infirmières praticiennes spécialisées du Québec (AIPSQ), Chritine Laliberté. « On le fait déjà [poser des diagnostics], c’est juste qu’on ne peut pas le dire », a-t-elle mentionné.

Selon M. Contandriopoulos, l’imbroglio québécois concernant les infirmières spécialisées s’explique par une « obstruction systématique de la Fédération des médecins omnipraticiens du Québec (FMOQ) et du Collège des médecins », et ce, autant au niveau législatif que réglementaire.

C’est un jeu politique. Québec est probablement en négociations avec le Collège [des médecins] et trouvait que le Collège se traînait les pieds.

Damien Contandriopoulos, professeur en sciences infirmières

Sur les ondes de RDI, lundi, le président du Collège des médecins, Mauril Gaudreault, a assuré que l’opposition de son organisation aux diagnostics posés par des « superinfirmières » portait sur la protection du public, et non pas pour protéger les médecins ou des intérêts corporatistes.

Former… mais avec quel argent?

Si, pour l’instant, la ministre québécoise de la Santé évoque des tâches plus importantes pour 500 « superinfirmières », il est envisageable que Québec appelle à former davantage de ces infirmières praticiennes.

Il y a deux ans, le gouvernement libéral parlait d’un total de 2000 de ces infirmières oeuvrant dans le réseau de la santé d’ici 2024.

À l’époque, l’Ordre des infirmières du Québec estimait que, sans un sérieux coup de barre, la promesse était irréalisable puisqu’il faudrait multiplier par cinq le nombre de diplômées.

Pour Damien Contandriopoulos, une augmentation du nombre d’infirmières praticiennes implique d’importantes réorganisations et de gros montants.

« Pour former ces infirmières, on doit leur trouver des locaux universitaires, mais aussi embaucher des professeurs, et le ministère de l’Éducation n’a jamais vraiment délié les cordons de la bourse » en ce sens, a noté le spécialiste.

Une fois formées, ces infirmières devront aussi être embauchées pour travailler dans des cliniques, des hôpitaux ou des centres intégrés universitaires de santé et services sociaux, ce qui suppose là encore des injections monétaires, alors que le milieu de la santé peine déjà à restreindre la croissance de ses dépenses.

« Je crois qu’il y aura de plus en plus d’IPS à l’avenir », a pourtant assuré M. Contandriopoulos. Reste à trouver l’argent, a-t-il conclu.

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List of Tourist Attractions Open Now in Ottawa

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With Ontario now in Step 3 of 2021 three-step plan for reopening, museums and other indoor attractions are allowed to reopen with capacity limited to not exceed 50 per cent capacity indoors and 75 per cent capacity outdoors.

Here is a list of Ottawa attractions you can visit starting July 16th.

Do remember to wear masks and buy tickets in advance.

Parliament Hill

Parliament’s Centre Block and Peace Tower are closed for renovation.

You can join for tours of the Senate of Canada Building (2 Rideau Street), House of Commons at West Block (111 Wellington Street) on Parliament Hill, and East Block at East Block (111 Wellington Street) on Parliament Hill.

When: Grounds open; guided tours of Parliament are suspended through the summer of 2021.
Where: 111 Wellington Street, Downtown Ottawa

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Ottawa performer leapfrogs from gymnastics to Broadway to TV

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A new AppleTV+ series set in a magical town that’s stuck in a neverending 1940s musical includes a pair of Ottawa siblings in the cast. 

Warren Yang and his sister, Ericka Hunter, play two of the singing, dancing residents of the village portrayed in Schmigadoon!, a small-screen series that takes its cues from classic musicals like Brigadoon, Wizard of Oz and Sound of Music, and skewers them with the offbeat comedic mastery of Saturday Night Live. 

In fact, you’ll recognize many of the names from SNL, starting with executive producer Lorne Michaels, creator of the late-night, live-comedy sketch show. Schmigadoon! also stars SNL cast member Cecily Strong and comedian Keegan-Michael Key, who hosted SNL in May. They play a New York couple who get lost on a hike and stumble into a strange town where everyone sings and dances. 

For Yang, a relative newcomer to show-biz, the series marks his television debut. For Hunter, the younger of his two older sisters, it’s the latest in a career path that began with dance lessons as a child more than 30 years ago. She attended Canterbury High School, Ottawa’s arts-focused secondary school. 

“Her dream was always to perform,” said Yang, 34, in an interview. “But that was never the path I thought was an option for me.” 

While his sister studied dance, Yang did gymnastics. He was an elite gymnast throughout his youth, ultimately leaving Merivale High School at 16 to train in Montreal, finishing high school through correspondence courses. He was a member of the Canadian National Team and received a scholarship to study at Penn State, majoring in marketing. 

A few years after graduation, Yang was working at an advertising agency in Toronto when he got a call from a Manhattan number. To his astonishment, they asked if he would be interested in auditioning for a Broadway revival of Miss Saigon.

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COVID-19: uOttawa to require vaccination for students living in residence

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Vaccination will be mandatory for students who want to live in residence at the University of Ottawa this year, with proof of vaccination and at least one dose required before move-in, or within two weeks of doing so if they can’t secure a shot before arriving.

Those who can’t receive a vaccine for “health-related reasons or other grounds protected under the Ontario Human Rights Code” will be able to submit a request for accommodation through the university’s housing portal, according to information on the university’s website.

Students with one dose living in residence will also have to receive their second dose “within the timeframe recommended by Ottawa Public Health.”

People who haven’t been granted an exemption and don’t get vaccinated or submit proof of having done so by the deadlines set out by the school will have their residence agreements terminated, uOttawa warns.

“Medical and health professionals are clear that vaccination is the most (effective) means of protecting people and those around them,” reads a statement provided to this newspaper by uOttawa’s director of strategic communications, Patrick Charette.

Article content

“It is precisely for this reason that the University of Ottawa is requiring all students living in residence for the 2021-2022 academic year to be fully vaccinated. The University recognizes that some students may require accommodations for a variety of reasons and will be treating exceptions appropriately.”

Faculty, staff and students are also strongly encouraged to get vaccinated, the statement notes.

“Ensuring a high vaccine coverage in all communities is critical to ensuring an ongoing decline in cases and ending the pandemic. This will be especially important with the return of students to post-secondary institutions in our region in the fall of 2021.”

Neither Carleton University nor Algonquin College is currently mandating vaccination for students living in residence, according to the websites for both schools. But uOttawa isn’t alone in its policy – Western University, Trent University, Durham College and Fanshawe College have all implemented similar requirements. Seneca College, in the GTA, is going even further, making vaccination mandatory for students and staff to come to campus, in-person, for the fall term.

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