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30 ans de tramway à Grenoble : les ambitions du maire Piolle

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Le projet de mobilité durable baptisé « Cœurs de Ville, Cœurs de Métropole » mis de l’avant par le maire Piolle vise à rendre le centre-ville plus accessible et y améliorer la qualité de vie.

En 2017, l’administration a choisi de limiter la vitesse à 30 km/h dans 80 % des rues de Grenoble.

L’année suivante, une zone à circulation limitée voyait le jour au centre-ville. Les propriétaires de voitures doivent maintenant se doter de vignettes spéciales selon l’âge et le modèle de leur véhicule.

Les jours de smog, les autos les plus polluantes ne peuvent entrer en ville sous peine de recevoir une contravention.

Un cycliste sur une piste cyclable, en bordure de la routeUn cycliste sur une piste cyclable, en bordure de la route Photo : Radio-Canada / Bruno Giguère

Des commerçants mécontents

Le projet soulève toutefois la controverse depuis ses débuts, il y a deux ans.

Des commerçants affirment notamment que le centre-ville de Grenoble est moins fréquenté depuis que la mairie multiplie les chantiers pour favoriser les déplacements à pied ou à vélo.

Le restaurateur Marwan Hammadi soutient que le chiffre d’affaires de son commerce a chuté.

Les temps sont durs pour plusieurs commerçants à Grenoble.Les temps sont durs pour plusieurs commerçants à Grenoble. Photo : Radio-Canada / Bruno Giguère

« C’est vrai qu’il abuse le maire », lance Marwan Hammadi derrière le comptoir de son petit casse-croûte du centre-ville de Grenoble.

Il assure ne pas être contre le développement du réseau de tramway, qui s’étend maintenant sur plus de quarante kilomètres au sein de l’agglomération grenobloise.

Mais pour ce qui est du vaste plan de mobilité durable d’Éric Piolle, il ne mâche pas ses mots :« Assez, c’est assez! »

Là, on voit un peu d’égoïsme. Il pense beaucoup à son projet, mais pas au reste!

Marwan Hammadi, restaurateur au centre-ville de Grenoble

Incapable de se payer un employé, Marwan Hammadi dit travailler seul, six jours sur sept.

Une ville moderne

Pour Éric Piolle, l’auto solo doit céder de la place aux transports collectifs et actifs dans les villes modernes et Grenoble en fait partie.

Le maire de Grenoble, Éric PiolleLe maire de Grenoble, Éric Piolle Photo : Radio-Canada

« Les villes s’adaptent aux enjeux du 21e siècle, explique-t-il. Elles ont été conçues après la guerre pour le ‘”tout voiture” et petit à petit, elles grignotent de l’espace public et de la qualité de vie. »

Une multitude de chantiers sont en cours pour aménager des pistes cyclables et de nouvelles places piétonnes. La création de sens uniques vise aussi à donner plus d’espace aux marcheurs et cyclistes.

Des efforts de verdissement et des ajouts de mobilier urbain complètent le projet.

Je suis un optimiste. Nous pouvons y arriver ensemble.

Éric Piolle, maire de Grenoble
Des travaux dans la ville de GrenobleDes travaux dans la ville de Grenoble Photo : Radio-Canada / Bruno Giguère

L’auto « traquée »?

La situation fait bondir le vice-président de l’Automobile Club de Grenoble, Alain Freyssinet.

Selon lui, la voiture est désormais « traquée » par l’administration Piolle et les automobilistes ont raison de déserter le centre-ville, car ils ne sont plus les bienvenus.

Passage piéton à GrenobleUn passage piéton à Grenoble Photo : Radio-Canada / Bruno Giguère

Alain Freyssinet dénonce la disparition des espaces de stationnement au centre-ville avec l’expansion du réseau de tramway et la création de nouveaux aménagements pour favoriser les déplacements à pied et à vélo.

À un an des prochaines élections municipales en France, il prévient Éric Piolle que la voix des automobilistes se fera entendre.

On le voit avec le mouvement des gilets jaunes, la voiture est devenue un sujet principal, un sujet d’intérêt général. Je pense qu’ils seront obligés d’en tenir compte.

Alain Freyssinet, vice-président de l’Automobile Club de Grenoble

Un « moment d’efforts »

Le président du Syndicat mixte des transports en commun de l’agglomération grenobloise (SMTC), Yann Mongaburu, est bien conscient de l’impact des chantiers sur les commerçants et les Grenoblois.

« Toute phase de travaux représente un moment d’efforts », concède-t-il.

Un tramway dans le centre-ville de GrenobleUn tramway dans le centre-ville de Grenoble Photo : Radio-Canada / Bruno Giguère

Il se dit cependant convaincu qu’une fois le réaménagement complété d’ici 2020, le centre-ville sera beaucoup plus invitant pour les touristes et les résidents.

Ces travaux-là, ils ont pour vocation, et nous en avons la conviction, de permettre au centre-ville de battre plus fort demain.

Yann Mongaburu, Syndicat mixte des transports en commun de l’agglomération grenobloise (SMTC)

Yann Mongaburu croit que « l’urgence climatique » commande une action robuste des villes pour favoriser la mobilité durable et réduire nos émissions de gaz à effet de serre.

« La vraie question c’est le compte à rebours climatique, dit-il. Ça ne se joue pas ailleurs, ça se joue dans chacune de nos villes et il faut du courage pour être à la hauteur. »

Des faillites annoncées?

De son côté, Marwan Hammadi prévient que l’absence d’un programme de compensation municipal pour la durée des chantiers commence à peser lourd.

L’organisation d’événements ponctuels par l’administration Piolle pour attirer la population en ville n’aurait pas permis de pallier la baisse de ses ventes.

La ville de Grenoble en France La ville de Grenoble en France Photo : Radio-Canada / Bruno Giguère

Il ne doute pas de la volonté de la mairie à changer les choses pour le mieux, mais il se demande s’il tiendra le coup encore longtemps.

« Je peux y croire, mais attendre… Si on a moins d’activité, combien de temps? »

La Chambre de commerce et d’industrie (CCI) de Grenoble affirme pour sa part dans son bilan de 2018 que le chiffre d’affaires des commerces de détail grenoblois a bel et bien reculé de 0,8 % l’an dernier, mais un repli de 0,2 % a aussi été enregistré à l’échelle de la France.

La baisse de la confiance des ménages continue de plomber les ventes dans les commerces de proximité.

Difficile pour l’instant d’affirmer si la hausse de pouvoir d’achat attendue avec les baisses de cotisations annoncées par le gouvernement Macron permettra d’inverser la tendance en 2019.

30 ans de tramway à Grenoble : les ambitions du maire Piolle est le troisième de trois reportages diffusés au Téléjournal Québec les 18, 19 et 20 février 2019 sur l’implantation du tramway à Grenoble, une ville comparable à celle de Québec. Nous nous sommes également rendus à Toronto afin d’aborder le fonctionnement d’un tramway dans des conditions hivernales. Ce reportage sera présenté le jeudi.

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Ottawa Book Expo 2020 – Authors, Publishers look forward to a top-notch Canadian book fair

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Diversity has always been a complex issue, no matter where you look.Case in point, world-famous writer, Stephen King, has recently come under criticism for his views on diversity. The best-selling author had stated, “I would never consider diversity in matters of art, only quality. It seems to me that to do otherwise would be wrong.” Many criticized the novelist as being out of touch and “ignorant,” but one cannot deny that King’s opinions on diversity, mirror the thoughts of a whole lot of people in the creative industry.

The Toronto Book Expo is coming back in 2020, with a multi-cultural concept that aims to include marginalized authors.  The Expo intends to celebrate literary works of diverse cultural backgrounds, and the entire literary community in Canada is expectant. Book-lovers and writers alike, are invited to three days of uninhibited literary celebration where diverse cultural works will be prioritized. At the event, authors will be allowed to share their culture with a broad audience. The audience will be there specifically to purchase multi-cultural works.

Multicultural literary expos do not come every day. In Canada, there is a noticeable lack of literary events celebrating other cultures. This leads to a significantly lower amount of cultural diversity in the industry. The Toronto Book Expo would aim at giving more recognition to these marginalized voices. Understandably, more recognizable work will be prioritized.

The Toronto Book Expo is making a statement that diversity is needed in the literary community. The statement is truly motivating, especially if you consider the fact that this could mean more culturally diverse works of literature.

There is a lot of noticeable cultural ignorance in literature. This is an issue that needs to be addressed and books are one of the best means of improving multi-cultural diversity in literature. The Toronto Book Expo is going to fully utilize books to fight ignorance in the literary industry.

Real progress cannot be made if there is a substantial amount of ignorant people in the industry. In spite of advancements made in education in recent years, there is still a considerable percentage of adults who remain unable to read and write.The Toronto Book Expo aims to bring awareness to social literacy issues such as illiteracy.

It is important to uphold high literacy levels in the community and to support those who are uneducated. A thriving society cannot be achieved if the community is not able to read their civil liberties and write down their grievances.

The major foundation of a working and dynamic society is entrenched in literature. Literature offers us an understandingof the changes being made to our community.

The event would go on for three days at three different venues. Day 1 would hold at the York University Student & Convention Centre at 15 Library Lane on March 19. Day 2 would be held at the Bram and BlumaAppel Salon Facility on the second floor of the main Toronto Reference Library near Yonge and Bloor Streets in downtown Toronto on March 21 and day 3 of the expo would take place at the internationally famous Roy Thomson Hall.

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A Week In Ottawa, ON, On A $75,300 Salary

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Welcome to Money Diaries, where we’re tackling what might be the last taboo facing modern working women: money. We’re asking millennials how they spend their hard-earned money during a seven-day period — and we’re tracking every last dollar.Attention, Canadians! We’re featuring Money Diaries from across Canada on a regular basis, and we want to hear from you. Submit your Money Diary here.Today: a biologist working in government who makes $75,300 per year and spends some of her money this week on a bathing suit. Occupation: Biologist
Industry: Government
Age: 27
Location: Ottawa, ON
Salary: $75,300
Paycheque Amount (2x/month): $1,930
Gender Identity: Woman

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Ottawa doctor pens nursery rhyme to teach proper handwashing

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An Ottawa doctor has turned to song to teach kids — and adults, for that matter — how to wash their hands to prevent the spread of germs.

Dr. Nisha Thampi, an infectious disease physician at CHEO, the area’s children’s hospital, created a video set to the tune of Frère Jacques and featuring the six-step handwashing method recommended by the World Health Organization.

Thampi’s 25-second rendition, which was co-authored by her daughter and Dr. Yves Longtin, an infectious disease specialist at the Jewish General Hospital in Montreal, is featured in the December issue of The BMJ, or British Medical Journal. 

Thampi said as an infectious disease physician and a mother of two, she thinks a lot about germs at home and school.

“I was trying to find a fun way to remember the stuff,” she said. “There are six steps that have been codified by the World Health Organization, but they’re complex and hard to remember.” 

Thampi said she came up with the idea to rewrite the lyrics to the nursery rhyme on World Hand Hygiene Day in May, when she was thinking about how to help people remember the technique. 

She said studies have shown that handwashing is effective in reducing the risk of diarrhea-related illnesses and respiratory diseases. 

“So I’d say it’s one of the most important and easiest things we can do.”

The video includes such often-overlooked steps as “wash the back,” “twirl the tips around” and “thumb attack,” which pays special attention to the first digit.

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