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Institut Confucius : le Nouveau-Brunswick soupçonne de l’ingérence chinoise dans ses écoles

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[Ce] n’est pas une action contre le peuple chinois, mais une action contre un gouvernement qui ne représente pas les valeurs de notre pays.

Dominic Cardy, ministre de l’Éducation

L’Institut Confucius est un établissement public à but non lucratif qui vise à faire des partenariats avec différentes instances académiques et gouvernementales dans le monde. Il a fait son entrée au Nouveau-Brunswick il y a une dizaine d’années.

Le programme financé en grande partie par le gouvernement chinois promeut la culture et l’enseignement du mandarin. Au Nouveau-Brunswick, 28 écoles anglophones accueillent des enseignants de l’Institut Confucius.

Plus de 5000 élèves ont participé au programme au Nouveau-Brunswick en 2016, selon l’Institut Confucius du Nouveau-Brunswick.

Plaintes contre l’Institut Confucius

Dominic Cardy dit avoir reçu cinq plaintes d’élèves qui ont assisté aux classes de l’Institut Confucius. Ils peignent un portrait sombre de la liberté d’expression dans les salles de cours.

L’un d’eux a essayé de discuter sur la question de la reconnaissance de Taïwan et le professeur lui a répondu qu’il lui était interdit d’avoir cette discussion, relate M. Cardy. Les enseignants ne sont pas autorisés à parler des enjeux « difficiles » en vertu de leur contrat, spécifie le ministre.

La Fredericton High School La Fredericton High School est l’une des 28 écoles dans lesquelles le programme de l’Institut Confucius est enseigné. Photo : Radio-Canada / Nicolas Steinbach

On interdit la propagande politique dans nos salles de classe pour les partis politiques canadiens, alors pour moi, c’est bizarre si on fait une exception pour le Parti communiste chinois qui est responsable d’un grand nombre d’atrocités historiques, affirme Dominic Cardy.

« Représentants » du Parti communiste chinois

La directrice de l’Institut Confucius du Nouveau-Brunswick est à la fois fonctionnaire du gouvernement du Nouveau-Brunswick et du gouvernement chinois. Elle a donc accès au carnet d’adresses du gouvernement provincial, souligne le ministre Cardy.

Ça me pose un problème et c’est pour ça qu’on a commencé le processus de retrait du programme.

Dominic Cardy
Dominic Cardy, ministre de l'Éducation du Nouveau-Brunswick, en entrevue.Dominic Cardy se dit inquiet de la situation entourant l’Institut Confucius au Nouveau-Brunswick. Photo : Radio-Canada / Nicolas Steinbach

Le ministre de l’Éducation s’inquiète de la filiation entre les professeurs de l’Institut Confucius et le Parti communiste chinois. Ce sont les représentants du parti, ils sont payés par une organisation qui s’appelle la Hanban qui est liée au ministère de l’Éducation, qui est lié au comité central du Parti communiste, dit-il.

Le SCRS sur la piste

Le Service canadien du renseignement de sécurité (SCRS) a dénoncé l’Institut Confucius il y a une dizaine d’années.

Une photo du rapport du Service canadien de renseignement et de sécurité, publié en 2006.Agrandir l’imageLe Service canadien du renseignement de sécurité a dénoncé l’Institut Confucius il y a plus de 10 ans. Photo : Radio-Canada

Le chef du bureau Asie-Pacifique du SCRS, Michel Juneau-Katsuya, compare l’Institut Confucius à un cheval de Troie. Le gouvernement chinois l’utilise afin de transmettre un certain savoir, mais aussi afin de faire des activités de renseignement et d’espionnage.

En 2012, un fonctionnaire du gouvernement du Nouveau-Brunswick informe le SCRS d’une demande inusitée d’un employé de l’Institut Confucius. Il souhaite obtenir une adresse courriel lui permettant d’accéder au carnet d’adresses et à la banque de données du gouvernement, relate M. Juneau-Katsuya. La requête est finalement refusée.

Michel Juneau-Katsuya, ancien agent du Service canadien du renseignement de sécurité (SCRS).Michel Juneau-Katsuya, ancien agent du Service canadien du renseignement de sécurité (SCRS). Photo : Radio-Canada

Programme surveillé de près

Lorsque l’Institut Confucius s’implante dans la province en 2008, Shawn Graham est premier ministre du Nouveau-Brunswick. Aujourd’hui consultant pour des entreprises chinoises, il retrace les débuts de l’Institut.

La vision était d’offrir plus d’opportunités à nos étudiants avec l’objectif de créer un étudiant international, soutient M. Graham.

Shawn Graham, ancien premier ministre du Nouveau-Brunswick.Shawn Graham, ancien premier ministre du Nouveau-Brunswick. Photo : Radio-Canada / Nicolas Steinbach

Shawn Graham affirme que les cours de l’Institut Confucius étaient surveillés de près à l’époque. Je n’ai jamais entendu, alors que j’étais premier ministre, de rapports des districts scolaires qui indiquent que les enseignants ne suivaient pas les instructions en place.

Abandonner un programme aujourd’hui parce que deux ou trois étudiants se sont plaints qu’ils ne pouvaient pas parler de politique chinoise en salle de classe, je pense qu’il serait préférable de faire une révision du programme à la place, estime Shawn Graham

Comment voulez-vous envoyer votre premier message à la Chine?, lance-t-il. Le Nouveau-Brunswick doit demeurer prudent en cette période de tensions diplomatiques.

Crainte de représailles

Michel Juneau-Katsuya craint que le Nouveau-Brunswick ne subisse les contrecoups d’un divorce avec la Chine.

L’Université de Calgary voulait offrir un diplôme honorifique au dalaï-lama il y a quelques années. Le lendemain, la Chine indiquait que tous les diplômes en provenance de l’Université de Calgary n’allaient plus être reconnus en Chine et elle invitait ses étudiants à la quitter, ce qui a été une perte économique importante pour l’Université de Calgary, relate l’expert en renseignement.

C’est la carte qu’ils vont jouer et le gouvernement du Nouveau-Brunswick risque d’en faire les frais.

Michel Juneau-Katsuya

C’est exactement à ce genre d’intimidation à laquelle il faut s’opposer, martèle Michel Juneau-Katsuya, qui souhaite voir le gouvernement fédéral jouer son rôle.

La fin de l’Institut Confucius?

Malgré la demande des partis d’opposition de réviser le programme, Dominic Cardy n’a pas l’intention de faire marche arrière.

On a besoin de prendre des actions, on a déjà fait les recherches, on a déjà les preuves et les expériences vécues par les autres États et les autres pays, clame le ministre de l’Éducation. Nous allons retirer l’Institut Confucius de nos écoles.

Il dit avoir déjà informé les membres du Cabinet et le premier ministre Blaine Higgs de son intention. Il étudie maintenant les clauses contractuelles entre la province et l’Institut. Le retrait du programme pourrait avoir lieu dès la fin de l’année scolaire en cours.

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Ottawa sets monthly record for total COVID-19 cases with 99 new cases on Friday

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Sixteen days into October, Ottawa has already set the record for most cases of COVID-19 in a single month.

Ottawa Public Health reported 99 new cases of COVID-19 in Ottawa today, and three more deaths linked to novel coronavirus.

Ontario’s Ministry of Health had reported 108 new cases of COVID-19, but there is sometimes a lag in COVID-19 case reporting between Ontario and Ottawa Public Health. On Wednesday, Ontario reported 39 new cases in Ottawa, while Ottawa Public Health reported 45 new cases.

There have been 1,511 laboratory-confirmed cases of COVID-19 in Ottawa in October, surpassing the September record of 1,413 new cases.

Since the first case of COVID-19 on March 11, there have been 5,908 laboratory-confirmed cases of COVID-19 in Ottawa, including 301 deaths.

Across Ontario, there are 712 new cases of COVID-19 on Friday. Health Minister Christine Elliott reported 213 new cases in Toronto, 135 in Peel Region and 62 in York Region.

HOSPITALIZATIONS IN OTTAWA

One more person was admitted to an Ottawa hospital with COVID-19 related illnesses on Friday.

Ottawa Public Health reports 47 people are currently in hospital with COVID-19, including eight in the intensive care unit.

ACTIVE CASES OF COVID-19 IN OTTAWA

The number of active cases of COVID-19 increased on Friday.

There are 792 active cases of COVID-19 in Ottawa, up from 777 active cases on Thursday.

A total of 4,806 people have recovered after testing positive for COVID-19.

The number of active cases is the number of total laboratory-confirmed cases minus the numbers of resolved cases and deaths. A case is considered resolved 14 days after known symptom onset or positive test result.

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Ottawa mayor rejects possible return of Ottawa-Gatineau border checkpoints, ‘I really don’t think they work’

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Mayor Jim Watson does not want to see police checkpoints return to the five interprovincial crossings between Ottawa and Gatineau, saying “I really don’t think they work.”

Earlier this week, Gatineau Mayor Maxime Pedneaud-Jobin told the Ottawa Citizen that police checkpoints could return to the Ottawa-Gatineau border at “any time,” with the final decision in the hands of the Quebec Government. Earlier this month, Dr. Brigitte Pinard of the Centre Integre de sante et de services sociaux de l’Outaouais said border checkpoints were “possible,” adding “right now, our message is to limit large gatherings.”

When asked by CTV Morning Live host Leslie Roberts about the possibility of police checkpoints returning to the Ontario-Quebec border, Watson said he did not think they worked back in the spring.

“There were so many gaps when the police were not there, and people just figured out I’ll go at an earlier time or a later time. We saw police officers sticking their heads in the car with no masks, so that was not healthy for those individuals,” said Watson Friday morning.

“It’s a costly expense when our police are stretched already to the limit trying to do the work, to have them set up at five different bridge points potentially 24 hours a day would cost hundreds of thousands of dollars every month and I think the money is better spent.”

On April 1, Gatineau Police and the Surete du Quebec set up checkpoints along the Ottawa-Gatineau border to limit non-essential trips into Gatineau. Gatineau Police estimated the random police checkpoints between April 1 and May 17 cost the service more than $400,000.

Mayor Watson tells CTV Morning Live that the Quebec Government’s decision to move Gatineau into the “red zone” two days after Ontario moved Ottawa to a modified Stage 2 should help.

“We are a close relationship and when things happen in Gatineau there’s often a trickle effect over here and I think the fact that we’re both in the red zone, and Quebec of course is the worst hit province, at least levels the playing field for our restaurants and bars,” said Watson.

“I think in the past what had happened was our restaurants and bars would close and then the ones in Gatineau would stay open, and then people from Ottawa would go over there irresponsibly, in my opinion, and then come back potentially with the virus and spread it here.”

While border checkpoints would limit the non-essential travel across the Ottawa-Gatineau border, Watson says that’s not the way to beat COVID-19.

“The message is very clear, stick to your household. This is not the time to have an AirBNB party or a keg party in your backyard, or have 20 people or 30 people in for an engagement party. I know a lot of these get-togethers are important socially for people and emotionally, but we have to ask people to be reasonable and responsible, and this is not the year to do those kinds of things.”

Roberts asked the mayor if he would have a conversation about border checkpoints with Gatineau’s mayor.

“I had it the first go-around, but at the end of the day I also respect their jurisdiction and their autonomy. It is the province that would have to impose that, not the municipality,” said Watson.

“From our perspective, we don’t think it’s an effective use of resources. We want to continue to get the message across that we can win this battle against COVID-19 if we socially distance, we wear a mask, we actually follow the simple rules that are put forward.”

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Ottawa woman breaks 14-day quarantine rule to work at long-term care home: police

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OTTAWA — A 53-year-old Ottawa woman is facing charges under the federal Quarantine Act after Ottawa police say she failed to self-isolate for 14 days after travelling abroad and returned to work at a long-term care home.

Ottawa Police say information was received indicating that an Ottawa woman had travelled abroad. She returned to Canada on Sept. 26, so she was required under federal law to quarantine for 14 days, until Oct. 9

“The woman decided not to respect this order and went to work on Sept. 30 at a long-term health facility in Ottawa,” police said in a news release. “When management was apprised of the situation, she was immediately sent home. The facility immediately activated mitigating self-isolation and cleaning protocols and informed all persons that had been in contact with the subject.”

Police say none of the residents of the long-term care facility have tested positive for COVID-19 as a result of the woman attending work.

Ottawa police say this is the first person they have charged under the Quarantine Act during the pandemic.

The woman is charged with failing to comply with entry condition under section 58 of the Quarantine Act and cause risk of imminent death or serious bodily harm under section 67 of the Quarantine Act.

The maximum penalty for causing risk of imminent death or serious bodily harm is a $1 million fine and three years in prison. For failing to self-isolate for 14 days, she faces a $750,000 fine and up to six months in jail.

Police did not release the name of the woman, nor where she worked. The woman is due in court on Nov. 24.

Ottawa Mayor Jim Watson’s office issued a statement following the announcement of the charges.

“Mayor Watson was disturbed to learn about the alleged carelessness of the individual in question. This type of reckless behaviour could have harmed their colleagues, and more importantly, the residents of the long term care home. We must all do our part to limit the spread of COVID-19 in our community.”

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