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Une commission d’enquête réclamée sur les prêtres pédophiles au Québec

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Un texte de Catherine Kovacs

France Bédard affirme s’être fait violer par un prêtre en 1965 lorsqu’elle avait 17 ans. Cela s’est passé l’été, alors qu’elle travaillait dans un presbytère dans la région de Québec.

France BédardFrance Bédard Photo : Radio-Canada

« Je devais éteindre les lumières le soir; j’ai voulu éteindre celle dans la chambre du vicaire; il m’a agrippé le bras, m’a forcé sur son lit, raconte-t-elle. Je lui disais “non, non, je suis mineure”. Il m’a dit “c’est à soir que tu vas connaître c’est quoi un homme”. »

Peu de temps après, elle tombe enceinte et donne son enfant en adoption. C’est la honte.

« Je ne voulais pas que ça se sache, je me sentais coupable, explique-t-elle. Je voulais sauver le prêtre, je l’ai fait pêcher. Il fallait que lui continue sa vie et que moi, je m’arrange. C’est comme ça les victimes, on a honte et on a peur. »

Plusieurs années plus tard, elle se rend à Québec pour rencontrer le cardinal Marc Ouellette. « Il a refusé de me voir. Je me suis sentie hautement trahie », précise-t-elle.

France Bédard a poursuivi son agresseur au criminel, mais il est mort 12 jours avant le procès.

En 2008, elle a fondé une association pour venir en aide aux victimes de prêtres et sera à l’écoute de gens blessés jusqu’en 2017. « J’avais trois fois plus d’hommes que de femmes, j’en ai entendu des centaines », raconte Mme Bédard.

Des recours collectifs

L’avocat Alain Arsenault défend des victimes de prêtres. Il souligne qu’encore aujourd’hui, des hommes de 75 ans et plus se présentent à son bureau.

Alain Arsenault dans son bureau. L’avocat Alain Arsenault défend des victimes de prêtres. Photo : Radio-Canada

Ils me disent : vous êtes la première personne à qui j’en parle. Ma femme n’est pas au courant.

Alain Arsenault, avocat

Des hommes qui ont gardé le secret. Ils se sont fait agresser par des prêtres alors qu’ils étaient enfants. Ça se passait bien souvent dans des institutions dirigées par des ecclésiastiques.

En 2013, Alain Arsenault a gagné le recours collectif contre les frères de Sainte-Croix; une entente hors cour de plus de 15 millions de dollars pour 206 victimes.

Ce n’est pas la seule congrégation fautive, affirme-t-il. Il y a eu des recours également contre les Clercs de Saint-Viateur.

Les frères Oblats sont sur la liste et, tout récemment, un recours collectif a été déposé contre les frères du Sacré-Cœur à Granby.

Délai de prescription à revoir

« J’espère que les gens ne sont pas naïfs. Encore aujourd’hui, il y a des religieux qui abusent d’enfants, estime Alain Arsenault. Présentement, j’ai 536 victimes et ça implique 100 prêtres. Avec la firme Kugler Kandestin, on a 800 victimes en tout et ce n’est que la pointe de l’iceberg. »

Pour une personne qui dénonce, neuf se taisent.

Alain Arsenault

Me Arsenault plaide pour une commission d’enquête, même si ce sera douloureux. « Les gens vont être capables de s’exprimer et on va voir l’ampleur du phénomène », selon l’avocat.

Alain Arsenault juge qu’il faut aussi s’attaquer au délai de prescription au civil selon lequel les victimes peuvent poursuivre leur agresseur au Québec. Présentement, ce délai est de 30 ans.

Souvent, les victimes attendent 40, 50 et même 60 ans pour dénoncer la personne qui les a agressées. Il est alors trop tard pour entamer une poursuite. Le gouvernement caquiste a promis d’étudier cette situation.

« Ce sont des prédateurs »

Sébastien Richard est une victime des frères de Sainte-Croix. C’est lui qui a été le porte-parole du recours collectif, déposé le 23 mars 2009. Il s’est fait agresser par le même prêtre à trois reprises alors qu’il n’avait que 14 ans. Il étudiait au Collège Notre-Dame à Montréal.

Sébastien Richard.Sébastien Richard est l’une victime des frères de Sainte-Croix. Photo : Radio-Canada

« J’étais en retard dans mes études, le frère Claude Hurtubise s’est offert pour me donner des cours dans sa chambre », raconte-t-il.

« C’était d’abord des attouchements. La deuxième fois, il a mis ses mains dans mon pantalon pour atteindre mon pénis. La troisième fois, il avait éjaculé dans son pantalon alors que mes mains s’y trouvaient. »

Tout cet épisode est relaté dans le livre qu’il a écrit en 2015: Religieux et pédophiles.

« Ce sont des prédateurs, précise-t-il. Ces gens-là réussissent à voir ceux qui sont en mal d’affection. » Le prêtre ne s’est jamais excusé pour ses gestes et a tout nié en cour. Par la suite, il a été envoyé un certain moment au Rwanda.

Sébastien Richard demande lui aussi la tenue d’une commission d’enquête. « Si on veut avoir un portrait complet de la situation, on ne peut passer à côté d’une commission d’enquête, estime-t-il. On y est, on est rendu là. Ça fait longtemps qu’on est rendu là. »

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Ottawa Book Expo 2020 – Authors, Publishers look forward to a top-notch Canadian book fair

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Diversity has always been a complex issue, no matter where you look.Case in point, world-famous writer, Stephen King, has recently come under criticism for his views on diversity. The best-selling author had stated, “I would never consider diversity in matters of art, only quality. It seems to me that to do otherwise would be wrong.” Many criticized the novelist as being out of touch and “ignorant,” but one cannot deny that King’s opinions on diversity, mirror the thoughts of a whole lot of people in the creative industry.

The Toronto Book Expo is coming back in 2020, with a multi-cultural concept that aims to include marginalized authors.  The Expo intends to celebrate literary works of diverse cultural backgrounds, and the entire literary community in Canada is expectant. Book-lovers and writers alike, are invited to three days of uninhibited literary celebration where diverse cultural works will be prioritized. At the event, authors will be allowed to share their culture with a broad audience. The audience will be there specifically to purchase multi-cultural works.

Multicultural literary expos do not come every day. In Canada, there is a noticeable lack of literary events celebrating other cultures. This leads to a significantly lower amount of cultural diversity in the industry. The Toronto Book Expo would aim at giving more recognition to these marginalized voices. Understandably, more recognizable work will be prioritized.

The Toronto Book Expo is making a statement that diversity is needed in the literary community. The statement is truly motivating, especially if you consider the fact that this could mean more culturally diverse works of literature.

There is a lot of noticeable cultural ignorance in literature. This is an issue that needs to be addressed and books are one of the best means of improving multi-cultural diversity in literature. The Toronto Book Expo is going to fully utilize books to fight ignorance in the literary industry.

Real progress cannot be made if there is a substantial amount of ignorant people in the industry. In spite of advancements made in education in recent years, there is still a considerable percentage of adults who remain unable to read and write.The Toronto Book Expo aims to bring awareness to social literacy issues such as illiteracy.

It is important to uphold high literacy levels in the community and to support those who are uneducated. A thriving society cannot be achieved if the community is not able to read their civil liberties and write down their grievances.

The major foundation of a working and dynamic society is entrenched in literature. Literature offers us an understandingof the changes being made to our community.

The event would go on for three days at three different venues. Day 1 would hold at the York University Student & Convention Centre at 15 Library Lane on March 19. Day 2 would be held at the Bram and BlumaAppel Salon Facility on the second floor of the main Toronto Reference Library near Yonge and Bloor Streets in downtown Toronto on March 21 and day 3 of the expo would take place at the internationally famous Roy Thomson Hall.

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A Week In Ottawa, ON, On A $75,300 Salary

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Welcome to Money Diaries, where we’re tackling what might be the last taboo facing modern working women: money. We’re asking millennials how they spend their hard-earned money during a seven-day period — and we’re tracking every last dollar.Attention, Canadians! We’re featuring Money Diaries from across Canada on a regular basis, and we want to hear from you. Submit your Money Diary here.Today: a biologist working in government who makes $75,300 per year and spends some of her money this week on a bathing suit. Occupation: Biologist
Industry: Government
Age: 27
Location: Ottawa, ON
Salary: $75,300
Paycheque Amount (2x/month): $1,930
Gender Identity: Woman

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Ottawa doctor pens nursery rhyme to teach proper handwashing

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An Ottawa doctor has turned to song to teach kids — and adults, for that matter — how to wash their hands to prevent the spread of germs.

Dr. Nisha Thampi, an infectious disease physician at CHEO, the area’s children’s hospital, created a video set to the tune of Frère Jacques and featuring the six-step handwashing method recommended by the World Health Organization.

Thampi’s 25-second rendition, which was co-authored by her daughter and Dr. Yves Longtin, an infectious disease specialist at the Jewish General Hospital in Montreal, is featured in the December issue of The BMJ, or British Medical Journal. 

Thampi said as an infectious disease physician and a mother of two, she thinks a lot about germs at home and school.

“I was trying to find a fun way to remember the stuff,” she said. “There are six steps that have been codified by the World Health Organization, but they’re complex and hard to remember.” 

Thampi said she came up with the idea to rewrite the lyrics to the nursery rhyme on World Hand Hygiene Day in May, when she was thinking about how to help people remember the technique. 

She said studies have shown that handwashing is effective in reducing the risk of diarrhea-related illnesses and respiratory diseases. 

“So I’d say it’s one of the most important and easiest things we can do.”

The video includes such often-overlooked steps as “wash the back,” “twirl the tips around” and “thumb attack,” which pays special attention to the first digit.

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