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Le glyphosate et les pesticides « tueurs d’abeilles » de plus en plus présents dans l’eau au Québec

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Le Québec peine à freiner la croissance de l’utilisation des pesticides. Plusieurs produits, parmi les plus à risque pour l’environnement et la santé, sont encore omniprésents dans les cours d’eau agricoles de la province.

Les résultats montrent une tendance à la hausse des concentrations de l’herbicide glyphosate dans les milliers d’échantillons prélevés entre 2015 et 2017.

« L’augmentation est significative », note l’auteure du rapport, Isabelle Giroux, directrice de l’information sur les milieux aquatiques au ministère de l’Environnement, en entrevue à Radio-Canada.

Près de 98 % des prélèvements ont révélé la présence de glyphosate, tout en respectant les critères de qualité de l’eau dans la plupart des cas.

Explosion de l’utilisation du glyphosate

Le glyphosate est l’herbicide le plus appliqué dans le monde pour éliminer les mauvaises herbes et le Québec ne fait pas exception.

Entre 1992 et 2016, la superficie des champs de maïs et de soya traités avec cet herbicide a été multipliée par 10.

En 2016, 1 750 000 hectares ont reçu du glyphosate, soit 36 fois la taille de l’île de Montréal.

L’auteure du rapport écrit : « Puisque les superficies totales de maïs et de soya sont de 745 000 hectares [au Québec], on en déduit que le produit a pu être utilisé plus d’une fois sur les champs en culture ou encore à une dose plus élevée que la dose moyenne ».

Évolution des concentrations de glyphosate dans différentes rivières.Évolution des concentrations de glyphosate dans différentes rivières. Photo : Rapport du MELCC

« On est inquiets, réagit Nadine Bachand, chargée de projet Pesticides et produits toxiques chez Équiterre. Il faut vraiment aller vers une interdiction des substances les plus dangereuses et on demande à ce que le glyphosate soit placé sur une liste de pesticides à usage restreint au Québec. »

C’est un échec des stratégies qu’on a mises en place jusqu’ici.

Nadine Bachand, chargée de projet Pesticides et produits toxiques chez Équiterre.

Le gouvernement du Québec s’est donné comme objectif de réduire de 25 % l’impact des pesticides sur la santé et l’environnement d’ici 2021 par rapport à 2006-2008, mais c’est le contraire qui est en train de se produire.

Les pesticides « tueurs d’abeilles » dépassent les normes

Notre journaliste tient dans ses mains une poignée de grains de pesticides néonicotinoïdes. Des pesticides néonicotinoïdes utilisés au Canada Photo : Radio-Canada

Non seulement les insecticides néonicotinoïdes se retrouvent dans près de 100 % des échantillons, mais en plus, ils dépassent la plupart du temps les critères de qualité de l’eau pour la protection des espèces aquatiques, constate le rapport.

Entre 2015 à 2017, deux des trois insecticides « tueurs d’abeilles » ont dépassé les normes dans 79 à 100 % des cas. Le troisième dans 30 % des cas.

Depuis 2011, au Québec, presque toutes les semences de maïs et la moitié des semences de soya sont traitées avec des néonics. Une étude a démontré que beaucoup d’agriculteurs les utilisent inutilement.

L’utilisation des néonics sera encadrée dès avril 2019 au Québec. Les agriculteurs devront obtenir la prescription d’un agronome pour en faire l’usage.

Quelques bonnes nouvelles

L’herbicide atrazine est moins présent qu’avant dans les échantillons d’eau. Considéré par le gouvernement comme le pesticide le plus à risque, à la fois pour la santé et l’environnement, il a tout de même été détecté dans 95,7 % des échantillons en 2017.

Les concentrations de dicamba et de 2,4-D sont aussi à la baisse.

Après un record en 2014, les quantités de pesticides vendues au Québec ont diminué en 2015 et 2016 pour atteindre leur niveau de 2013. On commercialise encore plus de 4000 tonnes d’ingrédients actifs par année dans la province.

Autre bonne nouvelle, le ministère de l’Environnement a accepté, sans tarder, de nous accorder une entrevue avec la fonctionnaire responsable du rapport, ce qui n’avait pas été possible lors de la précédente publication, en 2015.

Des traces de pesticides dans les puits d’eau potable

Une agricultrice se protège avant d'épandre des pesticides.Les agriculteurs sont les premiers touchés par les effets des pesticides. Photo : Radio-Canada / Thomas Gerbet

En 2015 et 2016, 52 puits individuels ont été échantillonnés par le ministère près de champs en cultures de maïs et de soya. Des pesticides ont été détectés dans sept puits (13,5 %).

Le ministère a retrouvé neuf produits différents, dont le glyphosate, l’atrazine et des néonicotinoïdes. « Les concentrations mesurées sont faibles et respectent largement les normes », précise le rapport.

Les agriculteurs utilisent les pesticides pour lutter contre les mauvaises herbes et les insectes ravageurs afin d’obtenir de meilleurs rendements, limiter les pertes et gagner du temps.

Les producteurs qui vivent à proximité des champs sont aussi les premiers touchés par les effets de ces produits.

L’UPA demande un véritable plan vert agricole

Dans un communiqué de presse visant à réagir à ce nouveau rapport, jeudi, l’Union des producteurs agricoles (UPA) réclame une augmentation significative des budgets gouvernementaux dévolus à la recherche, l’accompagnement et le transfert de connaissances en agroenvironnement.

« L’actualité des dernières semaines démontre que les Québécois s’interrogent sur le recours aux pesticides en agriculture, dit le président de l’UPA, Marcel Groleau. Les producteurs agricoles du Québec souhaitent donner suite à ce questionnement. »

L’industrie des pesticides critique le rapport du ministère

« Les concentrations de tous les pesticides dans l’eau demeurent très faibles », souligne le PDG de CropLife Canada, Pierre Petelle, qui représente les manufacturiers et les distributeurs, comme Bayer – qui a racheté Monsanto – ou Syngenta.

Le représentant de l’industrie critique la méthodologie utilisée : « Le gouvernement a modifié le seuil de mesure de la présence de néonics dans l’eau depuis son dernier rapport. Changer les seuils, sans raison valable, est totalement injuste pour les agriculteurs. »

Malgré la façon déroutante dont les données sont rapportées, il ressort que les producteurs québécois utilisent les néonics d’une manière responsable et qui ne menace pas l’environnement.

Pierre Petelle, PDG de CropLife.

En ce qui concerne le glyphosate, Pierre Petelle affirme qu’il a « un très faible niveau de toxicité », précisant que « l’utilisation du glyphosate apporte d’importants avantages au Québec, en contribuant notamment à la conservation des sols, à la séquestration du carbone et à la réduction des gaz à effet de serre ». Et d’ajouter : « Nous encourageons l’industrie et les producteurs agricoles à travailler ensemble pour s’assurer que tous les pesticides, y compris le glyphosate, sont utilisés selon les directives qui figurent sur leur étiquette, afin d’atténuer les risques et de protéger la santé des humains et de l’environnement. »

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Ottawa sets monthly record for total COVID-19 cases with 99 new cases on Friday

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Sixteen days into October, Ottawa has already set the record for most cases of COVID-19 in a single month.

Ottawa Public Health reported 99 new cases of COVID-19 in Ottawa today, and three more deaths linked to novel coronavirus.

Ontario’s Ministry of Health had reported 108 new cases of COVID-19, but there is sometimes a lag in COVID-19 case reporting between Ontario and Ottawa Public Health. On Wednesday, Ontario reported 39 new cases in Ottawa, while Ottawa Public Health reported 45 new cases.

There have been 1,511 laboratory-confirmed cases of COVID-19 in Ottawa in October, surpassing the September record of 1,413 new cases.

Since the first case of COVID-19 on March 11, there have been 5,908 laboratory-confirmed cases of COVID-19 in Ottawa, including 301 deaths.

Across Ontario, there are 712 new cases of COVID-19 on Friday. Health Minister Christine Elliott reported 213 new cases in Toronto, 135 in Peel Region and 62 in York Region.

HOSPITALIZATIONS IN OTTAWA

One more person was admitted to an Ottawa hospital with COVID-19 related illnesses on Friday.

Ottawa Public Health reports 47 people are currently in hospital with COVID-19, including eight in the intensive care unit.

ACTIVE CASES OF COVID-19 IN OTTAWA

The number of active cases of COVID-19 increased on Friday.

There are 792 active cases of COVID-19 in Ottawa, up from 777 active cases on Thursday.

A total of 4,806 people have recovered after testing positive for COVID-19.

The number of active cases is the number of total laboratory-confirmed cases minus the numbers of resolved cases and deaths. A case is considered resolved 14 days after known symptom onset or positive test result.

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Ottawa mayor rejects possible return of Ottawa-Gatineau border checkpoints, ‘I really don’t think they work’

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Mayor Jim Watson does not want to see police checkpoints return to the five interprovincial crossings between Ottawa and Gatineau, saying “I really don’t think they work.”

Earlier this week, Gatineau Mayor Maxime Pedneaud-Jobin told the Ottawa Citizen that police checkpoints could return to the Ottawa-Gatineau border at “any time,” with the final decision in the hands of the Quebec Government. Earlier this month, Dr. Brigitte Pinard of the Centre Integre de sante et de services sociaux de l’Outaouais said border checkpoints were “possible,” adding “right now, our message is to limit large gatherings.”

When asked by CTV Morning Live host Leslie Roberts about the possibility of police checkpoints returning to the Ontario-Quebec border, Watson said he did not think they worked back in the spring.

“There were so many gaps when the police were not there, and people just figured out I’ll go at an earlier time or a later time. We saw police officers sticking their heads in the car with no masks, so that was not healthy for those individuals,” said Watson Friday morning.

“It’s a costly expense when our police are stretched already to the limit trying to do the work, to have them set up at five different bridge points potentially 24 hours a day would cost hundreds of thousands of dollars every month and I think the money is better spent.”

On April 1, Gatineau Police and the Surete du Quebec set up checkpoints along the Ottawa-Gatineau border to limit non-essential trips into Gatineau. Gatineau Police estimated the random police checkpoints between April 1 and May 17 cost the service more than $400,000.

Mayor Watson tells CTV Morning Live that the Quebec Government’s decision to move Gatineau into the “red zone” two days after Ontario moved Ottawa to a modified Stage 2 should help.

“We are a close relationship and when things happen in Gatineau there’s often a trickle effect over here and I think the fact that we’re both in the red zone, and Quebec of course is the worst hit province, at least levels the playing field for our restaurants and bars,” said Watson.

“I think in the past what had happened was our restaurants and bars would close and then the ones in Gatineau would stay open, and then people from Ottawa would go over there irresponsibly, in my opinion, and then come back potentially with the virus and spread it here.”

While border checkpoints would limit the non-essential travel across the Ottawa-Gatineau border, Watson says that’s not the way to beat COVID-19.

“The message is very clear, stick to your household. This is not the time to have an AirBNB party or a keg party in your backyard, or have 20 people or 30 people in for an engagement party. I know a lot of these get-togethers are important socially for people and emotionally, but we have to ask people to be reasonable and responsible, and this is not the year to do those kinds of things.”

Roberts asked the mayor if he would have a conversation about border checkpoints with Gatineau’s mayor.

“I had it the first go-around, but at the end of the day I also respect their jurisdiction and their autonomy. It is the province that would have to impose that, not the municipality,” said Watson.

“From our perspective, we don’t think it’s an effective use of resources. We want to continue to get the message across that we can win this battle against COVID-19 if we socially distance, we wear a mask, we actually follow the simple rules that are put forward.”

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Ottawa woman breaks 14-day quarantine rule to work at long-term care home: police

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OTTAWA — A 53-year-old Ottawa woman is facing charges under the federal Quarantine Act after Ottawa police say she failed to self-isolate for 14 days after travelling abroad and returned to work at a long-term care home.

Ottawa Police say information was received indicating that an Ottawa woman had travelled abroad. She returned to Canada on Sept. 26, so she was required under federal law to quarantine for 14 days, until Oct. 9

“The woman decided not to respect this order and went to work on Sept. 30 at a long-term health facility in Ottawa,” police said in a news release. “When management was apprised of the situation, she was immediately sent home. The facility immediately activated mitigating self-isolation and cleaning protocols and informed all persons that had been in contact with the subject.”

Police say none of the residents of the long-term care facility have tested positive for COVID-19 as a result of the woman attending work.

Ottawa police say this is the first person they have charged under the Quarantine Act during the pandemic.

The woman is charged with failing to comply with entry condition under section 58 of the Quarantine Act and cause risk of imminent death or serious bodily harm under section 67 of the Quarantine Act.

The maximum penalty for causing risk of imminent death or serious bodily harm is a $1 million fine and three years in prison. For failing to self-isolate for 14 days, she faces a $750,000 fine and up to six months in jail.

Police did not release the name of the woman, nor where she worked. The woman is due in court on Nov. 24.

Ottawa Mayor Jim Watson’s office issued a statement following the announcement of the charges.

“Mayor Watson was disturbed to learn about the alleged carelessness of the individual in question. This type of reckless behaviour could have harmed their colleagues, and more importantly, the residents of the long term care home. We must all do our part to limit the spread of COVID-19 in our community.”

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