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Droits des Autochtones : Jody Wilson-Raybould en désaccord avec plusieurs ministres

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Selon le haut fonctionnaire fédéral, une rencontre du 17 septembre 2018 entre le premier ministre et l’ancienne ministre de la Justice avait été convoquée en raison de ces tensions entre les membres du Cabinet.

Cette rencontre est aujourd’hui au cœur de l’affaire SNC-Lavalin qui implique le premier ministre Justin Trudeau. Ce dernier aurait fait des pressions sur l’ancienne ministre de la Justice pour qu’elle abandonne une poursuite contre le géant québécois, a révélé le Globe and Mail.

Dans son témoignage devant le Comité de la justice jeudi, pour faire la lumière sur l’affaire SNC-Lavalin, Michael Wernick a affirmé que le premier ministre voulait rencontrer Jody Wilson-Raybould pour discuter de « différences très importantes » entre elle et les autres membres du Cabinet sur la direction que devait prendre la reconnaissance et la mise en place de ce cadre sur les droits des Autochtones.

« Il était au courant des tensions, car il en avait été informé par le Conseil privé et par son personnel, qu’il y avait une sorte d’affrontement entre les ministres au sujet de cette politique », a témoigné le greffier.

Ce cadre doit appuyer les droits des Autochtones, tels qu’ils sont reconnus dans l’article 35 de la Constitution canadienne. Il devrait permettre aux Premières Nations de reconstituer leurs structures de gouvernance en dehors de ce qui est prescrit dans la Loi sur les Indiens.

Selon Michael Wernick, il y avait des opinions très différentes sur des aspects très importants de cette politique. « Nous essayions de trouver une manière, ce que j’appellerais une sorte de conciliation, ou de médiation, qui conviendrait à tous », détaille-t-il.

Michael Wernick, assis à une table, devant un micro.Le greffier du Conseil privé, Michael Wernick, lors de son témoignage devant le comité parlementaire de la justice, jeudi, à Ottawa. Photo : La Presse canadienne / Adrian Wyld

Michael Wernick soutient qu’en septembre, Justin Trudeau s’impatientait en raison de la lenteur des travaux du cadre de reconnaissance, qui faisait déjà l’objet de critiques.

Le greffier du Conseil privé aurait alors lui-même pris en charge le dossier, car le premier ministre Trudeau et son personnel étaient débordés avec les négociations sur le libre-échange avec les États-Unis.

Le 29 novembre, Jody Wilson-Raybould a prononcé un discours à Vancouver où elle a exprimé sa frustration face à la résistance à laquelle elle disait faire face au sein du gouvernement.

« Au sein du gouvernement, lorsque l’on discute de questions relatives aux droits des peuples autochtones, on constate encore que l’accent est trop souvent mis sur le “risque ” – comme quoi le ciel pourrait tomber », a déclaré Wilson-Raybould, selon une transcription du discours.

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Plan rapproché de Mme Bennett s'exprimant devant un micro.Le travail de Carolyn Bennett, ministre des Relations Couronne-Autochtones, a été vivement critiqué dans les consultations sur le cadre de reconnaissance et de mise en œuvre des droits des Autochtones. Photo : La Presse canadienne / Adrian Wyld

Fin août, des chefs des Premières Nations et des experts juridiques ont écrit une lettre à Justin Trudeau pour lui demander de revoir la façon dont sa ministre des Relations Couronne-Autochtones, Carolyn Bennett, gérait le processus de développement du cadre.

Dans cette lettre, les chefs disent préférer avoir comme interlocutrice la ministre Jody Wilson-Raybould, plutôt que Mme Bennett, afin de placer le processus sur « la bonne voie ».

Début septembre, un forum de l’Assemblée des Premières Nations (APN) pour discuter de ce projet s’est avéré un fiasco après que des fonctionnaires du ministère des Relations Couronne-Autochtones ont publié un document de travail préliminaire qui a été jugé insultant par les Premières Nations.

Dans le cadre de ce forum, le chef de l’APN, Perry Bellegarde, a affirmé dans un discours que le gouvernement Trudeau, qui voulait déposer son nouveau projet à l’automne, devait ralentir le processus.

Le cadre de reconnaissance des droits autochtones rencontrait alors de plus en plus d’opposition venant des Autochtones.

Dans son témoignage jeudi, Michael Wernick a félicité Carolyn Bennett et l’a défendue contre les critiques « virulentes » émanant des médias sociaux.« Au nom de la ministre Bennett, je suis profondément blessé par le fait que sa réputation a été malmenée ces derniers temps », a déclaré M. Wernick.

« Il n’y a pas eu de Canadien qui ait travaillé plus fort sur la réconciliation autochtone que l’honorable Carolyn Bennett », a-t-il ajouté.

Des paroles en l’air

Dans un discours prononcé le 13 septembre à l’Université de la Saskatchewan, Jody Wilson-Raybould a semblé s’en prendre au document de travail sur le cadre des droits des Autochtones élaboré par le ministère de Carolyn Bennett.

« Il y a beaucoup de paroles en l’air… trop souvent, nous voyons la tendance –surtout en politique– à utiliser des mots importants qui ont une signification et une importance réelles, sans précaution », a-t-elle déclaré, selon une transcription de son discours.

« Nous voyons le mot “reconnaissance” appliqué à des idées qui maintiennent le déni. Nous voyons “autogouvernance” utilisé pour faire référence à des idées ou des processus qui maintiennent le contrôle sur les autres », ajoutait-elle.

Selon Michael Wernick, la réunion entre le premier ministre Trudeau et Mme Wilson-Raybould, le 17 septembre, marquait le début de la fin des efforts pour présenter le cadre de travail à l’automne.

Il a ajouté que la question avait ensuite été renvoyée au sous-comité du Cabinet chargé de la réconciliation, puis au Cabinet.

« Il a été décidé de ne pas appliquer le cadre des droits et de la reconnaissance », a-t-il déclaré.

Le bureau de la ministre Bennett a indiqué que le gouvernement était toujours déterminé à « mettre en place le cadre » tout en préconisant d’autres changements de politique. Le bureau se base sur une déclaration sur la question émise en décembre 2018.

Pour sa part, le greffier du Conseil privé a déclaré que le Cabinet avait décidé de se concentrer sur la législation sur les langues autochtones, qui a été déposée fin janvier, et sur la législation relative au bien-être des enfants autochtones, qui n’a pas encore été présentée.

Pas de réprimandes

Michael Wernick a également démenti, jeudi, un article paru dans le Globe and Mail qui soutient qu’il aurait réprimandé en privé Jody Wilson-Raybould pour ses discours sur les droits des peuples autochtones.

« Je vous le dis, ça ne s’est pas passé », fait-il valoir.

Le haut fonctionnaire a déclaré qu’il connaissait l’ancienne ministre de la Justice depuis 15 ans et la considérait comme une « partenaire, une alliée et une amie ».

Il a ajouté que Jody Wilson-Raybould n’avait jamais voulu assumer de rôle au sein du Cabinet dans le domaine des Affaires autochtones, car elle ne voulait pas être « l’agente des Indiens ». « Nous avons parcouru le chemin ensemble… à travers de nombreux épisodes du voyage vers la réconciliation autochtone », a soutenu le greffier.

Avec les informations de Jorge Barrera de CBC

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City staff propose ‘gold belt’ to hem in future Ottawa development

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The City of Ottawa is about to have a second marathon debate about where to allow future suburbs to be built, and this time staff propose hemming in development by creating what’s being dubbed the “gold belt.”

Eight months after city council decided to expand the urban boundary by 1,281 hectares to help house a growing population, senior city planners have released the map of which properties should be developed — and which property owners stand to see values soar if their lands are rezoned. 

They include areas north of Kanata on March Road, near the future Bowesville O-Train station in the south end, and at the southern edge of Orléans.

Scoring rural properties on such things as how close they are to transit and how costly it would be to build pipes and roads proved a challenge over the past several months, however.

“The easy land has been gobbled up in years past, in previous boundary expansions,” said Coun. Scott Moffatt, who belongs to a group of councillors that meets about the new official plan. “So now we’re looking at those leftover pieces and where we can [grow], knowing council was clear we would not be touching agricultural lands.”

270 hectares short of goal

Staff struggled to come up with all 1,281 hectares council approved adding in May 2020 because they had too many issues with “sub-optimal” lands.

Instead, they recommended converting 1,011 hectares of rural land to urban for now to meet provincial requirements, and then spending the next five years studying three options for making up the 270-hectare shortfall.

That opens the door to creating an entirely new suburb. 

For instance, one option involves a huge parcel near the Amazon warehouse southeast of the city where the Algonquins of Ontario envision a community of 35,000 to 45,000 people called Tewin, which they would build with developers Taggart.

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How an Ottawa woman built a majestic snow dragon in her front yard

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OTTAWA — You may sometimes feel winter drag on, but one Ottawa woman is not letting that dim her creativity.

Dr. Mary Naciuk is family doctor and rural emergency room physician. She spent some of her free time this weekend building a majestic snow dragon in front of her south Ottawa home.

“It’s just fun to get outside and do something creative,” she told CTV News on Sunday.

There was plenty of snow to use, after Ottawa saw a record 21 cm of snow on Saturday.

She said that after her husband cleared the driveway, the pile of snow left behind lent itself to being turned into a magnificent dragon, but it takes more than just the right kind of snow to make a sculpture like this.

Naciuk tells CTV News a shovel, a butter knife, a spoon and even a blowtorch were used to give the dragon its sharp edges and defined scales.

“Anything pointy with a small detail is really hard to do with just your fingers or the butter knife and spoon I was using, so (the blowtorch) just makes a fine point,” she said.

Her son tweeted about it on Saturday and Naciuk says many people have stopped to take a look.

My mom has reached the pass me a blowtorch and shovel and watch me make a snow dragon stage of the pandemic

(I was only allowed to shovel piles of snow) pic.twitter.com/aphZotpHiC — Tom Naciuk (@NaciukThomas) January 16, 2021

“A lot of people stop on their way to the ice rink and have a look and take pictures. It’s kind of fun,” she said.

It was a welcome relief to spend some time working on something creative outdoors, Naciuk said.

“Get outside, get some exercise, clear your mind, do something that is not COVID for a few hours. It obeys all the rules. It was great,” she said, adding that the dragon took her about five hours to build.

She’s been on the front lines of the COVID-19 pandemic for months. 

“It’s been a steep learning curve. It’s been exhausting,” she said. “A lot of the time is learning how to deliver care to people and maintain all the precautions that we need to. That’s been hard. A lot of people are not able to work from time to time, so we fill a lot of extra shifts. It’s been a lot more hours of work than it used to be, that’s for sure.”

Naciuk returns to work on Monday after a weekend of respite but says if the conditions are right—a nice mild day, a good snowfall, and some free time—another sculpture may well appear.

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Keeping the vaccines flowing, staying at home, and a new American President: Five stories to watch this week

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OTTAWA — The rollout of COVID-19 vaccines in Ottawa continues, but there are questions about supply. How are police and bylaw handling the new stay-at-home order? And, a day of prayer for a beloved spiritual leader.

CTVNewsOttawa.ca looks at five stories to watch this week.

Vaccine rollout continues

Residents of Ottawa will continue to roll up their sleeves for COVID-19 vaccines but there are new questions about how much supply the city will have.

Last week, it was announced that Pfizer would be cutting shipments of its COVID-19 vaccine to Canada in half over the next month because of an expansion of its European factory. That means it’s unclear how many additional doses Ottawa will be receiving in the coming weeks.

On Saturday, Mayor Jim Watson told the CTV News at Six that between 5,800 and 6,000 doses were expected in the city on Tuesday, but now he’s unsure if that will be delivered.

The City’s vaccination teams have visited all 28 of the city’s long-term care homes and are expected to begin working with residents and staff of the city’s high-risk retirement homes soon.

Will COVID-19 cases keep climbing?

It has now been three weeks since the provincewide shutdown began in Ontario and it remains to be seen if Ottawa’s curve will start to bend toward lower rates.

The number of active cases of COVID-19 in Ottawa more than doubled in the first two weeks of January and the number of people in hospitals nearly quadrupled. However, the number of new cases per 100,000 residents over a seven-day period has been slowly dropping in the past few days.

It is still too early to tell whether the stay-at-home order that came into effect on Jan. 14 has had any effect on transmission.

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