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Élection présidentielle en Ukraine : vers la victoire du populisme?

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Pas moins de 44 candidats convoitent la présidence de l’Ukraine, un record pour ce pays d’Europe de l’Est engagé dans un conflit meurtrier avec la Russie depuis 2014. Or, la légendaire Ioulia Timochenko, le président sortant Petro Porochenko et le comédien Volodymyr Zelensky se démarquent déjà dans les sondages et ont une chance réelle de se démarquer lors du premier tour, prévu le 31 mars prochain.

Mais au-delà de leur rhétorique populiste, que proposent-ils aux Ukrainiens? Même Donald Tusk, le président du Conseil européen, a mis le pays en garde mardi dernier, lors d’un discours devant le Parlement ukrainien à Kiev : « Soyez déterminés à rejeter le leurre du nationalisme radical et du populisme. […] L’Ukraine est trop noble pour avoir besoin de cette drogue qu’est le populisme. »


Ioulia Timochenko, martyre politique ou oligarque corrompue?

Ioulia Timochenko, surnommée la « princesse du gaz », s’est lancée en politique en 1996, après avoir fait fortune dans cette industrie qui, en Ukraine, est étroitement liée à la Russie.

Elle a d’abord été simple députée, puis chef de l’opposition, ministre de l’Énergie, première ministre et candidate à la présidence par deux fois. Une carrière prolifique, qui fut toutefois ponctuée par des accusations de corruption, trois années d’emprisonnement et une grève de la faim, entre autres.

Mme Timochenko est comme un chat, elle a plusieurs vies. Je ne sais pas si elle est rendue à neuf, mais elle est certainement rendue à quatre ou cinq.

Dominique Arel, titulaire de la Chaire en études ukrainiennes de l’Université d’Ottawa

Son visage et surtout sa natte blonde, savamment choisie pour rappeler la coiffure traditionnelle des paysannes ukrainiennes, ont fait le tour de la planète lors de la révolution orange, qui a marqué le rapprochement de l’Ukraine avec l’Occident en 2004.

Or, Mme Timochenko a une histoire beaucoup plus complexe que l’image de pureté toute rurale évoquée par sa couronne tressée, qu’elle a d’ailleurs récemment délaissée.

Ioulia Timochenko et Viktor Ianoukovitch chantent, main sur le coeur, enveloppés d'une écharpe orange.Ioulia Timochenko, lors de la Révolution orange, un mouvement qui accusait la Russie d’avoir manipulé le scrutin présidentiel de 2004 en faveur se son candidat de choix, Viktor Ianoukovitch Photo : AFP/Getty Images / GENYA SAVILOV

« Ioulia Timochenko, c’est un peu la Hillary Clinton ukrainienne », dit Dominique Arel, reprenant la comparaison qu’un dignitaire ukrainien lui a récemment soumise. « Elle est dans le paysage depuis tellement longtemps qu’elle polarise », ajoute-t-il.

Il faut savoir qu’en Ukraine il y a peu de zones grises lorsqu’il s’agit de Mme Timochenko. Soit on la perçoit comme une martyre politique injustement emprisonnée parce qu’elle gênait comme chef de l’opposition, soit on la considère comme une partie prenante d’un système plus que corrompu qui lui a permis de faire fortune.

« Elle est adorée par sa base électorale, ce sont des fanatiques. Mais elle est aussi intensément haïe par d’autres », confirme Olga Onuch, professeure au Département de politique de l’Université de Manchester et experte de l’Ukraine.

« Elle a livré un discours cet été où il était clair qu’elle souhaitait se présenter comme candidate à la présidence, raconte Mme Onuch. C’était une sorte de monologue à la Hugo Chavez où elle a amplement évoqué les flammes de l’enfer et ce genre de choses surréalistes. […] Oui, elle est populiste. Elle use d’un langage coloré. Elle suscite l’émotion chez bien des gens. »

Un homme est torse nu, des inscriptions en cyrilliques sont visibles sur son dos. Ioulia tient un bouquet de fleur et semble surprise.Ioulia Timochenko réagit avec surprise au moment où un protestataire est monté sur scène pour dénoncer ses politiques pendant qu’elle prononçait un discours, le 15 juin dernier. Photo : Reuters / Valentyn Ogirenko

Selon les plus récents sondages, la stratégie de Mme Timochenko semble opérer puisqu’elle se classe parmi les favoris, avec quelque 20 % des intentions de vote. Mais ses positions contradictoires pourraient toutefois se retourner contre elle.

« Ioulia Timochenko prétend soutenir l’adhésion de l’Ukraine à l’OTAN et à l’Union européenne, mais cette position va à l’encontre de la ligne de son parti, le Batkivchtchina, et de sa propre rhétorique de campagne populiste », explique Taras Kuzio, professeur au Département de science politique de l’Université nationale de l’Académie Mohyla de Kiev.

En fait, la chef du parti de centre droit se positionne contre les prêts du Fonds monétaire international (FMI) et, surtout, contre les conditions qui y sont accolées, notamment l’augmentation du prix du gaz, qu’elle a plutôt promis d’abaisser considérablement.

Or, pour M. Kuzio, il est impossible de soutenir l’adhésion de l’Ukraine à l’UE et à l’OTAN tout en rejetant les réformes du FMI.

Ioulia Timochenko, comme tous les populistes, est aussi quelqu’un qui dit rarement la vérité, comme Donald Trump, et ses politiques sont très contradictoires, encore une fois comme Donald Trump.

Taras Kuzio, professeur au Département de science politique de l’Université nationale de l’Académie Mohyla de Kiev

Volodymyr Zelensky, le fantasme du président rêvé

Acteur, humoriste, scénariste, réalisateur et producteur, Volodymyr Zelensky, un russophone de 41 ans, est littéralement une star du petit écran en Ukraine. Sa série télé, intitulée Le Serviteur du peuple, dans laquelle il personnifie un professeur d’histoire devenu président, a connu une popularité monstre.

« Ce qui est un peu loufoque, c’est qu’il s’est fait connaître comme l’acteur qui jouait le rôle du président idéal, explique Dominique Arel. C’est une espèce de fantasme du politicien honnête. Et ça lui a donné une popularité particulière en Ukraine. »

« Il a aussi choisi de laisser sa carrière en Russie et de prendre publiquement position pour l’intégrité territoriale de l’Ukraine en 2014 », ajoute M. Arel, précisant que ce geste lui a « fait perdre 90 % de son marché direct » en tant qu’acteur, puisqu’il était extrêmement populaire en Russie.« Ça, évidemment, ça lui a donné une très bonne cote » en Ukraine.

Volodymyr Zelensky s'adresse aux médias entouré de manifestants.Le 8 février, des manifestants ont protesté contre la venue Volodymyr Zelensky (au centre sur la photo), qu’ils ont qualifié de « clown », à Lviv, une ville de l’ouest de l’Ukraine. Photo : Reuters / Mykola Tys

Ainsi, Volodymyr Zelensky récolte à peu près autant sinon plus d’intentions de vote que Ioulia Timochenko, selon les plus récents sondages. Difficile de dire, toutefois, quelles sont les orientations politiques du parti qu’il vient tout juste de fonder et dont le nom reprend d’ailleurs celui de sa populaire série.

« Dans les élections, depuis quelques années à travers l’Occident, on a des candidats qui sortent de nulle part et qui ont la caractéristique de n’avoir aucune expérience politique. C’est l’effet populiste. […] Dans ce sens-là, l’Ukraine s’inscrit dans un courant international », dit Dominique Arel.

Volodymyr Zelensky est complètement populiste, selon moi. Quelles politiques soutient-il? Aucune manière de le savoir.

Olga Onuch, professeure au Département de politique de l’Université de Manchester

Ainsi, le comédien exploite la fatigue et la perte de confiance des Ukrainiens à l’égard de l’élite politique ainsi que leur désir de changement. C’est ce qui se trouve au coeur de sa stratégie, pour le moment. « Plus substantivement, son programme, ce n’est pas clair, justement parce que c’est un candidat populiste », explique Dominique Arel.

« On ne sait pas s’il va vraiment se prononcer sur les questions délicates, sinon que de se présenter comme le type qui a joué dans une série de fiction, jouant justement la carte du chevalier contre la corruption, pour la transparence, pour l’humilité. »

Pourtant, l’acteur, qui est aussi formé en droit, est critiqué pour ses liens étroits avec Igor Kolomoïsky, un oligarque multimilliardaire et propriétaire d’un groupe médiatique qui possède huit chaînes de télévision en Ukraine.

Une affiche sur un poteau montre Zelensky et Kolomoïsky.Sur cette affiche, on peut voir Igor Kolomoïsky derrière le comédien et candidat à la présidence ukrainienne Volodymyr Zelensky. Devant eux, on peut lire : « Serviteur des oligarques ». Photo : AFP/Getty Images / YURI DYACHYSHYN

Petro Porochenko et son virage nationaliste

Le président sortant Petro Porochenko, qui a fait fortune dans l’industrie du chocolat avant de diversifier ses avoirs, a été élu avec 54 % du vote au premier tour de l’élection de 2014, au lendemain de la révolution pro-occidentale du Maïdan. À ce moment, il représentait l’espoir d’une vie nouvelle, de jours meilleurs pour les Ukrainiens.

Cinq ans plus tard, il est usé par le pouvoir et son image est associée à une situation économique difficile, à la guerre qui perdure et à des actions peu convaincantes pour mettre un frein à la corruption, un réel problème en Ukraine. « Peu de haut placés ont été mis en prison pour corruption », confirme le professeur de l’Université de Kiev, Tara Kuzio.

« La corruption, c’est le facteur primordial qui explique le très haut niveau d’impopularité de M. Porochenko, croit également Dominique Arel. Ce n’est pas la façon dont il a mené la guerre, c’est d’abord et avant tout la question de la transparence, la question de la corruption. Le manque de confiance. »

M. Porochenko est présentement troisième dans les sondages, derrière Mme Timochenko et M. Zelensky. Loin d’être sur la voie d’un succès électoral retentissant comme en 2014, il opère donc un virage nationaliste pour gagner à nouveau le coeur des Ukrainiens. « Armée. Langue. Foi. », peut-on lire sur ses affiches électorales placardées à travers le pays.

Le patriarche Bartholomée de Constantinople, au centre, le président de l'Ukraine Petro Porochenko, à sa gauche. Le metropolite lepifani, chef de l'Église orthodoxe de l'Ukraine est à droite du patriarche.Petro Porochenko, à Istanbul, lors de la cérémonie de signature du décret confirmant formellement la création d’une Église ukrainienne indépendante de Moscou Photo : The Associated Press / Emrah Gurel

Il compte donc promouvoir ses réussites en ce sens, comme sa reconstruction d’une armée en déroute, ses politiques linguistiques contraignantes pour les minorités qui favorisent l’ukrainien comme langue nationale, ainsi que sa création d’une église orthodoxe autocéphale, indépendante du pouvoir russe.

Si on le compare à Ioulia Timochenko, « Petro Porochenko use d’un style de populisme différent », affirme Olga Onuch. « Quand on fait référence à des thèmes comme la sécurité, l’armée, la religion, l’identité, la nation, il y a du populisme là-dedans aussi. »

Selon la professeure, « Petro Porochenko n’a pas une base électorale fanatique comme Ioulia Timochenko, mais il est détesté par beaucoup moins de gens », ce qui fait qu’il récolterait probablement plus d’appuis qu’elle lors d’un deuxième tour.

Il est perçu par beaucoup d’électeurs comme la moins mauvaise des options, comme le leader d’une transition menant l’Ukraine hors du giron soviétique.

Taras Kuzio, professeur au Département de science politique de l’Université nationale de l’Académie Mohyla de Kiev

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Residents fear Lincoln Fields revitalization will be just another suburban mall

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Plans are taking shape for the future of Lincoln Fields: demolishing the aging shopping mall, building a new Metro grocery store in the near future and hundreds of rental units in residential towers somewhere down the road.

Neighbourhood groups say they have no problem with intensification, but they want redevelopment done in step with the city’s plans to revitalize Carling Avenue and a new LRT station that will turn the neighbourhood into a transit hub.

“We want it to be pedestrian and transit-friendly,” said Jonathan Morris, president of the Britannia Village Community Association. “This is about a third of the size of LeBreton Flats and it’s also on the LRT. We should give it some serious thought.”

There’s no dispute that Lincoln Fields is a dying shopping centre sitting on 16.2 acres of increasingly prime real estate. The mall first opened its doors in 1972. A Loblaws store departed in 1984. Walmart arrived in 1994, occupying 120,000 square feet, and departed in 2016. That space remains empty. A Wendy’s restaurant located just outside the mall was demolished following a fire in November.

The city’s plans for the Lincoln Fields area include converting bus rapid transit lanes into light rail. The Lincoln Fields station is scheduled to open in 2025.

“We’re all excited about the redevelopment. It would be better than what is there now. But we don’t want it to be another Centrum, just a bunch of big box stores,” said Annie Boucher, president of the Lincoln Heights Parkway Community Association. “What’s missing is the city’s vision for how this huge hub will connect to the LRT.”

Two weeks ago, representatives from owner RioCan and Metro met with representatives from six community associations and outlined plans for the shopping centre. A new Metro and Rexall will be built on the site to replace stores in the mall. Wendy’s will also rebuild and Pizza Pizza will remain in its current location, said Terri Andrianopoulos, RioCan vice-president of marketing and communications.

Phase 1 of Lincoln Fields redevelopment. RIO-CAN Rio-Can

Demolition is expected to start in November, although the city has not yet received a demolition application for the mall, said Derrick Moodie, the city’s manager of development review.

Alex Cullen, president of the Belltown Neighbours Community Association, said residents wanted to see “main street frontage” where stores were street-oriented, not separated from the street by parking lots.

Although the number of parking spots will be reduced, there will still be room for hundreds of cars. The two parking lots near former Walmart will lose 103 parking spots, leaving 487. The parking lot in front of the new Metro will have 270 spots, an increase of 30, while the lot near the old Wendy’s will lose 44 spots, leaving 276.

RioCan’s draft master plan shows the two new retail buildings could fit into a larger mixed-use development with high rise apartment buildings and ground-floor retail space, but that’s intended only to illustrate possibilities, Andrianopoulos said.

“This will be determined by the city’s secondary plan process. We will work with the city to explore additional opportunities for growth, but we will not finalize our future intensification plans until their review process is complete.”

The city’s planning policy staff is undertaking the process of creating a secondary plan. The current draft boundary is from about Richmond Road/Maplewood Avenue at the west, Ancaster Avenue to the east, Regina Street to the north and the southern edge of Woodroffe High School to the south, Moodie said.

The study will identify appropriate built form, building heights and density and orientation, specifically frontages along the main roads, and general land uses. “We will examine infill development, differentiating between stable areas and candidates for significant intensification. The study also includes analysis of the transportation network to identify opportunities to enhance the pedestrian environment, safe cycling, and connections to the O-Train station,” said Moodie. He expects consultations will begin this fall, with the plan to be adopted on the same timeline as the new official plan in 2021.

Kathy Vandergrift stands in the Lincoln Fields shopping centre parking lot. Jean Levac / Postmedia News

Residents consider the site to be a barrier to be crossed, said Kathy Vandegrift, vice-president of the Queensway Terrace North Community Association and chairwoman of its planning committee. The shopping centre’s parking lot is a “wasteland,” she said.

“We’re all eager to see revitalization,” Vandegrift said. “The tension now is in the shape of that and how it relate to the neighbourhood around it. It’s a missed opportunity if we don’t do this well.”

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Rideau Canal’s new Flora Footbridge to open Canada Day long weekend

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Residents and visitors will have another option for walking or biking across the Rideau Canal starting this weekend, with the opening of the Flora Footbridge. 

The pedestrian bridge connects Clegg Street in Old Ottawa East to Fifth Avenue at Queen Elizabeth Drive in The Glebe.

Minister of Environment and Climate Change and Ottawa Centre MP Catherine McKenna and Ottawa Mayor Jim Watson were on hand for the announcement, Wednesday. 

The $21-million bridge was originally scheduled for completion in the fall of 2019. Money for the project came through a funding partnership between the Government of Canada, the Province of Ontario, and the City of Ottawa, under the federal Public Transit Infrastructure Fund and the Ontario Municipal Commuter Cycling Program.

Along with improving safety and connectivity between mid-town Ottawa neighbourhoods, the new crossing is expected to shorten commute times and offer a dedicated active and sustainable transportation route to schools, work, entertainmentand shopping sites, such as Lansdowne in The Glebe. 

“By connecting our neighbourhoods and helping people get around Ottawa on foot, by bike or on transit, we are making our communities safer and healthier, supporting local businesses, and protectingour environment,” said McKenna. “After years of planning, community involvement and coordination among the city, the province and our government, it’s great to see the Flora Footbridge becoming a reality for people living near or travelling along the Rideau Canal.” 

The bridge will also link up with pathways connecting to Ottawa’s O-Train Confederation Line at Hurdman and Lees Transit Stations. 

“The whole community has been eagerly anticipating the completion of the Flora Footbridge,” added Watson. “Thanks to the great work of City staff and Pomerleau construction crews, we are able to open it ahead of schedule, providing a new way for residents and visitors to cross the canal without using a car, and making it easier for everyone to get out and experience Ottawa to the fullest.” 

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Ottawa city council extends transit fare freeze until after LRT opens

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One week after learning the Confederation Line would miss its June 30 deadline, Ottawa city councillors on Wednesday voted unanimously to delay a scheduled OC Transpo fare increase once again, this time until after the light-rail train has opened to riders.

A majority of council, however, refused to entertain a proposal to reduce transit fares for that period put forward by one councillor, a request that triggered a heated and lengthy debate around the council table.

Council had previously approved a transit fare freeze until July 1, 2019, after finding out the $2.1-billion LRT system wouldn’t launch in 2018.

The builder of the east-west line, the Rideau Transit Group (RTG), has since missed two other handover dates. No new deadline for the train — delayed now for more than a year — has been announced.

At city council’s meeting on Wednesday, Coun. Allan Hubley, who chairs the transit commission, put forward a motion proposing that the city implement the 2019 fare changes “on the first day of the month following the opening of O-Train Line 1 to transit customers.” Mayor Jim Watson seconded Hubley’s motion.

WATCH (March 4, 2019): Ottawa city councillors, staff invited to experience LRT simulator
Continuing the fare freeze until August 1 would cost the city about $328,000, according to the text of the motion; pushing it until September 1 would cost the city a total of $616,000.

The city will initially use funds from the municipality’s transit capital reserve to foot that bill, but the motion also directed the city manager try and recoup the costs of continuing the fare freeze from RTG.

Councillor’s request to explore fare reduction triggers heated debate; proposal defeated

Coun. Diane Deans proposed an amendment to Hubley’s motion, asking staff to look into and report back on the feasibility of reducing OC Transpo fares beginning on Sept. 1, 2019 and deducting the cost of that fare reduction from the city’s cheque to RTG.

“The fare reduction should be commensurate with the reduction in service reliability and remain in place until such time as Phase 1 LRT is fully operational,” Deans’ motion read.

The LRT delays have strained Ottawa’s bus system, leading to widespread delays and cancellations throughout the winter. A number of route changes and detours were implemented in anticipation of the LRT’s launch.

Deans argued that OC Transpo riders aren’t getting what they’re paying for right now and the city needs to “show some respect”  to its “severely inconvenienced” transit customers.

“When I go to the grocery store and buy a pound of grapes, if I only get half a pound, I don’t expect to pay for a pound. And it’s the same principle. If I’m not getting the full service, I don’t expect to pay for the full service,” she told reporters after council’s meeting.

A quarter of city council backed Deans’ proposal, including councillors Rick Chiarelli, Theresa Kavanagh, Shawn Menard, Rawlson King and Catherine McKenney. Carol Anne Meehan, who called the state of the city’s public transit system a “disgrace,” expressed some support for Deans’ idea but didn’t vote in favour in the end.

Other members of council fervently opposed a fare reduction, including the mayor. Watson claimed that reducing fares by 30 per cent would cost taxpayers $29 million over six months and argued that the city won’t improve its bus service by lowering fees while it waits for LRT.

Hubley said the city would be “gambling” if it reduced fares at a higher cost with no guarantee that RTG would agree to foot that bill. Coun. Keith Egli, for his part, described the proposal as “a shell game.”

“It’s a sham. It’s not going to fix the problem,” Egli said. “It sounds really good but at the end of the day it doesn’t fix the issue, which is people’s frustration with the service.”

Deans’ amendment was defeated 6-18.

“I don’t think it goes far enough just to say, ‘I’ll tell you what, the service is so unreliable we won’t charge you more for it,’” Deans told reporters.

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