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Les sanctions internationales sont-elles efficaces?

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L’Iran et la Corée du Nord ont été sanctionnés par le Conseil de sécurité des Nations unies parce qu’on considère qu’ils menacent le maintien de la paix et la sécurité internationales. Il s’agit donc de sanctions multilatérales, que tous les États membres de l’ONU sont tenus de respecter.

Ces mesures prennent habituellement la forme d’embargos sur le commerce d’armes, d’interdictions de voyager et de gel des avoirs pour des personnes ciblées.

Dans le cas des sanctions unilatérales, comme celles visant le Venezuela et la Syrie, c’est un État, ou un groupe d’États, qui décide d’influencer le comportement jugé problématique d’un autre État. Les États-Unis en imposent, mais aussi le Canada, l’Union européenne, la Chine et la Russie, entre autres.

La sanction économique est devenue un instrument utilisé de manière massive.

Charlotte Beaucillon, professeur de droit international et européen à l’Université de Lille

« Elle fait partie de la boîte à outils de la diplomatie contemporaine », précise-t-elle.

En ce qui concerne les raisons pour lesquelles on impose des sanctions unilatérales, les critères sont moins restreints que pour celles de l’ONU. Ainsi, les États-Unis ont sanctionné le Venezuela « pour faire pression sur le régime Maduro afin qu’il se détourne du pouvoir autoritaire et de la mauvaise gestion économique » et le Nicaragua « pour combattre les pires abus du régime Ortega […], y compris le démantèlement des institutions démocratiques ainsi que des violations des droits de la personne », selon le département d’État américain.

Dans le cas des sanctions unilatérales, « on assume beaucoup plus cette notion d’exporter des valeurs » que dans celui des sanctions de l’ONU, explique Mme Beaucillon. « Il s’agit de contraindre un État à suivre un comportement qu’on a décidé. »

Les sanctions imposées à un État peuvent être économiques (soit financières ou commerciales), diplomatiques (renvoi d’ambassadeurs, par exemple), sportives ou culturelles (boycottage d’un événement ou d’un pays).

Est-ce légitime?

Si l’on impose des sanctions, c’est parce que l’on considère qu’il y a eu violation des règles, souligne Mme Beaucillon, mais le problème est qu’il n’y a pas de tiers qui puisse en juger de manière impartiale.

« On a un argument qui est : vous avez violé le droit international, alors je réagis, précise-t-elle. Mais on est dans un mécanisme […] quasiment de justice privée. »

C’est comme si on ne passait pas devant le juge et qu’on allait se faire justice tout seul.

Charlotte Beaucillon, professeur de droit international et européen à l’Université de Lille
L'ambassadrice américaine à l'ONU Nikki Haley vote en faveur des sanctions contre la Corée du Nord. Au Conseil de sécurité, l’ambassadrice américaine à l’ONU Nikki Haley vote en faveur des sanctions contre la Corée du Nord. Photo : Reuters / Amr Alfiky

Les décisions prises par le Conseil de sécurité de l’ONU jouissent d’une plus grande légitimité, dans la mesure où les États membres ont signé et ratifié la Charte, s’engageant par le fait même à respecter les décisions du Conseil de sécurité.

« Si c’est décidé par l’ONU […] c’est quand même beaucoup plus légitime qu’un État tout seul […] qui va vouloir contraindre des États moins forts », croit Charlotte Beaucillon.

Les sanctions unilatérales permettent parfois de contourner les blocages du Conseil de sécurité, dont les décisions peuvent être entravées par les vetos des membres permanents.

Ça a été le cas après l’annexion de la Crimée par la Russie, en 2014. La Russie, en tant que membre permanent, aurait opposé son veto à une quelconque sanction. En conséquence, les États-Unis, l’Union européenne, le Canada et le Japon, notamment, ont mis en place leurs propres sanctions contre des personnalités et des entreprises impliquées dans la crise.

Quelle est leur efficacité?

Le président du Venezuela Nicolas Maduro et sa femme Cilia Flores saluent la foule de manifestants venus leur témoigner leur soutien. Le président du Venezuela Nicolas Maduro et sa femme Cilia Flores saluent la foule de manifestants venus leur témoigner leur soutien. Photo : Getty Images / YURI CORTEZ

Tout dépend de l’objectif, affirme Carole Gomez, chercheuse à l’Institut de relations internationales et stratégiques, à Paris. « Est-ce qu’il s’agit de sanctionner une activité, une action, une politique, qui est en désaccord, soit avec les politiques de notre pays, soit avec de grands principes internationaux? se demande-t-elle. Ou est-ce qu’au contraire, elles sont prises dans le cadre d’une guerre commerciale? »

Par le passé, les sanctions étaient utilisées afin d’affaiblir un pays avant une guerre, puis, « avec l’interdiction du recours à la force armée, elles sont devenues un outil pour éviter les conflits », estime Mme Gomez.

Le Targeted Sanctions Consortium (consortium sur les sanctions ciblées) de Genève a analysé l’efficacité des sanctions de l’ONU des dernières années. Leur conclusion : elles n’ont été efficaces que 22 % du temps.

Dans le cas des sanctions unilatérales, le bilan est encore pire : le taux d’efficacité des sanctions américaines n’a été que de 13 %, selon une étude publiée dans les années 90.

« Toutes les études suggèrent que les sanctions sont très peu efficaces, mais paradoxalement, on observe que les États y ont recours de plus en plus souvent », souligne Jonathan Paquin, professeur au Département de science politique Université Laval.

Par contre, elles se sont affinées au fil des ans. Alors qu’au début, la communauté internationale appliquait des mesures générales qui pénalisaient la population civile, elle a appris de ses erreurs. Au lieu de complètement bloquer un pays, comme on l’a fait dans les années 90, en Irak, en Birmanie ou en Corée du Nord, maintenant, on tente « de trouver les failles, les faiblesses des différents acteurs, et de venir sanctionner des personnes très précises », explique Carole Gomez.

Ainsi, depuis quelques années, les sanctions prennent la forme de mesures ciblées, comme des interdictions de voyager ou des gels des avoirs de certains dirigeants.

« Il s’agit d’empêcher les personnes censées avoir la mainmise sur le pouvoir de vivre leur vie pour qu’elles viennent à la table de négociations [plutôt que de cibler toute la population] », ajoute Charlotte Beaucillon.

Les causes de l’échec

D’une part, un grand nombre d’États réussissent à les contourner grâce au soutien d’autres pays, comme le fait le régime nord-coréen avec l’aide, entre autres, de la Chine.

D’autre part, quand un État n’a plus rien à perdre, les sanctions n’ont plus aucun impact sur lui, précise M. Paquin, qui donne l’exemple de la Syrie de Bachar Al-Assad.

Qui plus est, il ne faut pas négliger le fait que les sanctions se retournent parfois contre ceux qui les imposent. « L’État ciblé peut aussi utiliser les sanctions comme outil de propagande pour montrer que le monde entier lui en veut et qu’il faut se défendre, rester unis et fermes dans l’adversité », explique M. Paquin. C’est ce qui est arrivé notamment en Iran, en Syrie et au Venezuela.

Un homme se tient les deux bras en l'air en signe de victoire alors qu'un drapeau est en feu tout près de lui. Des Iraniens ont brûlé des représentations des drapeaux américains et israéliens lors d’un rassemblement après la prière du vendredi à Téhéran, le 18 mai. Photo : Associated Press / Vahid Salemi

Enfin, il faut aussi penser à offrir des incitations à l’État dont on veut modifier le comportement. Car si la sanction représente le bâton, l’incitation est la carotte qui peut faire débloquer la situation, précise Mme Beaucillon.

« Le bâton seul, ça ne marche pas, comme la carotte seule ne marche pas », croit-elle. « Il faut ouvrir en même temps des perspectives réelles de participation à la communauté internationale et de rétablissement d’un statut comme un État fréquentable. »

La chercheuse cite l’exemple de l’Iran, où l’élection du modéré Hassan Rohani, en 2013, a permis un retour à la table des négociations et une levée partielle des sanctions.

« L’idée n’est pas de punir un État et de le mettre à terre », explique Mme Beaucillon.

La logique du droit international, c’est de permettre à l’État de revenir [au sein de la communauté internationale], pas de le stigmatiser et de l’exclure.

Charlotte Beaucillon, professeur de droit international et européen à l’Université de Lille

La ligne rouge

Par ailleurs, que les sanctions soient efficaces ou pas n’est peut-être pas l’élément déterminant. Ce qui compte autant, sinon plus, pour les décideurs, c’est d’exprimer publiquement leur désaccord, croit Mme Gomez.

C’est un peu la ligne rouge qu’on dit qu’il ne faut pas dépasser. Si quelqu’un la dépasse, il faut faire quelque chose.

Carole Gomez, Institut de relations internationales et stratégiques, à Paris
Des membres des forces armées ukrainiennes à bord de véhicules blindés près de la ville d'Avdiyivka.
Des membres des forces armées ukrainiennes à bord de véhicules blindés près de la ville d’Avdiyivka. Photo : Reuters

« Il y a des cas ou la simple adoption de la sanction est importante, même si elle ne marche pas totalement », ajoute Mme Beaucillon. Ou si, parfois, elle se retourne contre celui qui sanctionne, comme c’est arrivé à l’Union européenne dans l’imposition de sanctions contre la Russie après l’annexion de la Crimée, au printemps 2014.

Ces sanctions ont finalement été plus lourdes économiquement pour l’UE que pour la Russie, souligne la chercheuse, puisque Moscou a réagi en appliquant des mesures de rétorsion contre des importations agricoles en provenance de l’UE, des États-Unis, de l’Union européenne, de l’Australie, du Canada et de la Norvège. Les filières du boeuf, du porc, de la volaille, du lait, du poisson et des fruits et légumes ont été particulièrement touchées.

Alors, pourquoi l’avoir fait? C’est qu’il s’agissait d’une affaire vitale, soutient Mme Beaucillon.

« Le coût pour l’UE était très élevé, mais l’enjeu n’était pas le marché du lait, c’était le déploiement des chars russes en Ukraine, affirme la chercheuse. L’enjeu militaire était important et, par conséquent, le coût a été accepté. »

Un outil incontournable

S’il est appelé à se raffiner dans l’avenir, l’outil des sanctions est quand même là pour de bon, croit Jonathan Paquin. « Si on n’impose pas de sanctions, que peut-on faire? se demande-t-il. Quelles sont les alternatives? »

Quand la diplomatie traditionnelle ne mène à rien et qu’on ne souhaite pas procéder à une intervention armée, la menace de sanctions demeure l’instrument de choix pour les plus puissants.

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Grocery wars intensify anew as Whole Foods to cut prices on hundreds of items by 20% starting tomorrow

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Whole Foods, the high-end grocery store bought by Amazon in 2017, plans to cut prices on hundreds of items by as much as 20 per cent as of Wednesday, including at locations in Canada.

Amazon says most of the cuts will come in produce and other fresh items and will amount, on average, to about 20 per cent in savings where they are in effect.

It’s the third such round of widespread cost cutting since Amazon bought the chain in the fall of 2017.

The takeover at the time came as a bit of a surprise, since it was the marriage of two companies with vastly different strategies and markets.

Amazon started as an online bookstore and soon grew to become the largest online retailer of just about everything else by focusing on cutting costs while expanding selection and offering delivery speeds that other sellers struggled to match.

Its Amazon Prime service, where customers can get same-day delivery on millions of products for an annual fee in Canada of $79, has helped them cement customer loyalty even more.

Whole Foods, meanwhile, began as a health food store in Austin, Texas, in 1980 that steadily grew across the U.S. and then into Canada by catering to health-conscious shoppers who didn’t mind paying more for items they deemed to be healthier.

When Amazon bought the chain, many wondered what the long-term plan was, and Wednesday’s move seems to suggest the company may bring its ruthless approach to cost cutting to the bricks-and-mortar world of retail. And the company claims it can do that without sacrificing the quality that won the grocer fans in the first place.

“Whole Foods Market continues to maintain the high-quality standards that we’ve championed for nearly 40 years, and with Amazon, we will lower more prices in the future, building on the positive momentum from previous price investments,” Whole Foods co-founder and CEO John Mackey said. “We will continue to focus on both lowering prices and bringing customers the quality they trust and the innovative assortment they expect from our brand.”

‘Seismic impact’

Whole Foods has about 300 U.S. locations and 14 in Canada — mainly in and around Toronto and Vancouver, but also one location in Victoria and one in Ottawa.

Strategy adviser Mark Satov, with Satov Consultants, says it’s less likely the decision will kick off a move to turn Whole Foods into a discount grocery chain, and more likely Amazon is simply using the chain to figure out how a new business works. “They bought it to learn how to be in the food business,” he said.

“I think they’re just experimenting and marketing to draw a few more people into the store,” he added. The store’s price point is still out of reach for most Canadians, but by targeting items that people tend to benchmark prices on — things like fresh vegetables — the chain is hoping to win a few more customers for its more expensive items, too.

“Once you are inside the store, a couple of things happen,” Satov said. “You go and say the milk is $3.69 … I can afford that, and then you’ll buy the freshly ground peanut butter for $18 a tub.”

Whole Foods currently has more than a dozen locations across Canada. (Lynne Sladky/Associated Press)

But Bruce Winder, co-founder and partner at Retail Advisors Network, says the move is a much bigger deal for the hyper-competitive world of Canadian grocery.

“It’s going to cause a fairly seismic impact,” he said in an interview. While he acknowledges the Whole Foods footprint is relatively small in Canada, “it fires a shot over the bow of traditional grocery,” he said.

The move likely won’t cause a flood of people to change their grocery store, he said, but “it’s going to wake up some people to consider a switch.”

If it gets enough of them through the door — and possibly buying new Prime memberships — Winder says it’s worth it.

That’s because most people shop one or two times a week, “and if they can get that customer coming in, invite them into the ecosystem, get them to use Prime — and suddenly you’ve got a strong rewards system there that keeps the customer within the Amazon world,” he said.

And ultimately, anything that causes the rest of the industry to take a look at its own businesses is a good thing for everyone.

“The consumer wins,” Winder said.

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What I Learned at the Opening of Toronto’s First Legal Weed Store

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Perhaps it was fitting that Ontario’s weed stores finally opened their doors on April Fool’s day—because the province’s retail rollout has arguably been a joke.

In the end, only ten of the 25 private cannabis retail operators selected via lottery were able to open Monday. There was one store open in Toronto, a city of 2.6 million, where more than 100 illicit dispensaries were in operation prior to legalization.

VICE visited the Toronto store, called The Hunny Pot, located downtown near Queen Street and University Ave. Here are a few key takeaways from the experience:

People give a shit

When we showed up at 8:45 AM—about 15 minutes before The Hunny Pot opened, there were dozens of people already in line. This despite temperatures being below 0 degrees Celsius [32 degrees Fahrenheit] and the fact that you can order weed online. Cannabis lawyer Caryma Sa’d and a few others parked a tent in front of The Hunny Pot at 10 AM Sunday to ensure they’d be first in line. Sa’d told VICE she can’t order weed through the Ontario Cannabis Store website because it doesn’t accept Visa debit cards, so she wasn’t able to buy weed on October 17. “Obviously Ontario has been extremely slow to open brick and mortar stores and it was something of a second chance to be first.” The line only got busier as the day progressed, and the three levels of the store’s interior were jammed the entire time we were there.

The owner doesn’t smoke weed

The Hunny Pot owner Hunny Gawri is a real estate agent who told VICE he has consumed cannabis only on rare occasions. He has, however, run a bunch of different types of shops, including cell phone stores and an indoor kids’ playground.

“I think I might be able to speak more for people who haven’t tried it and are curious now that it’s legal,” he said, noting he wants more education on the effects various strains will have on him. “There’s a lot of enthusiasts out there and I’m looking forward to understanding it more, learning more about it as we go through the process.” Advertisement

Gawri said his retail experience is what allowed him to build the store in a short period of time. He said he was in part attracted to selling weed because it’s “definitely going to be a lucrative industry,” especially given Ontario’s population. Many of the other weed operator lottery winners in Ontario have partnered with larger retailers in licensing deals, but The Hunny Pot is independent.

People are pissed about this tone-deaf shirt

Staff at The Hunny Pot were outfitted with uniforms that had jokey slogans on the back, including “baked fresh daily,” and “I’m high on life.” However one of the staffers—a white woman—wore a shirt that said “I run on weed & gangsta rap.” People were not amused when I tweeted a photo of it. That’s because it seemed a little tone deaf, considering that black people are disproportionately arrested for weed crimes, and vastly underrepresented in the legal weed industry.

“There are about 500,000 Canadians w/ marijuana convictions on their record. Black folks were targeted for these offenses & are wildly over-represented in that number. But YUK YUK isn’t this tee so cute? Everybody wanna be Black but nobody wanna be Black,” tweeted Jared A. Walker, a Toronto-based writer and communications consultant. Yeah, might be a good idea to pull that shirt out of the rotation.

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A golden joint (left) and a “CBD dominant” strain (right). Photos by the author

The weed isn’t cheap

I paid $51 [$38 USD] for 3.5 grams of San Rafael Pink Kush—an indica containing 21 percent THC. Online, that quantity is priced at $42.85 [$32.08 USD] plus a $5 [$3.75 USD] shipping fee, though it’s sold out currently. Owner Gawri told VICE grams at his store range from $9.50 [$7.11 USD] to $22 [$16.47 USD]. It goes without saying that black market weed is still cheaper, especially if you buy weed in larger quantities. But being the only legal weed store in Toronto, The Hunny Pot is still going to get a lot of traffic.

There’s an Apple Store vibe

The Hunny Pot is aesthetically very sleek. It’s 3,500 square feet with a lobby area, and three levels where cannabis is displayed in sensory jars that allow you to smell the various strains and examine them through a magnifying glass. Each customer is greeted by a budtender who walks them through their options and then places orders through an iPad. Once you’re done placing your order you wait in a line to pay and pick up the weed at the cashier.

There was a Christian man protesting weed

After spending a few hours at the store, we walked outside to find a protester across the street holding up a sign that said “there’s no hope in the dope. John 8:36.”

It turns out that’s not actually what that bible verse says. The guy was shouting “it’s corrupt, it’s dirty, it’s vile, it’s not God’s will” into a microphone. And I took that as my cue to go home.

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Two Ontario pot shops appear to be violating building code and accessibility laws

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Toronto’s only licensed, up-and-running, brick-and-mortar cannabis store was open for business on April 1. But some customers with disabilities encountered difficulties when attempting to access the Hunny Pot Cannabis Co. near Queen Street West and University Avenue—there was no ramp to facilitate access for users of mobility devices such as wheelchairs and walkers.

Global News reports that Jordan Dragiz went to the Hunny Pot on Monday to pick up a few cannabis products. After a long wait in line, Dragiz arrived at the front–only to realize that there was no ramp to the front door. In order to be served, Dragiz was forced to leave his wheelchair sitting on the sidewalk and had to be brought in and out of the shop without the device, via staff assistance.

“I wasn’t shocked. I was kind of expecting this. But I wasn’t sure if there’s going to be a ramp or not. I’m more shocked they don’t have a ramp,” Dragiz told Global News. “All these buildings are pretty old … I was wondering what I was going to do, how I was going to get in. But good thing they were nice enough to help me in.”

Staff at the Hunny Pot Cannabis Co. went on the defensive when asked by Global News to explain the lack of accessibility.

“We fully accommodated those individuals. Today, up to four individuals came through with accessibility needs including wheelchair and each were able to purchase product,” Kate Johnny informed Global News in a statement on Monday night. Johnny added that the shop’s owner is working with consultants to identify and correct accessibility issues.

“We do have a temporary ramp that we can bring in to let them come into the store and the ability for our budtenders to bring the point-of-sale and products directly to the individual who currently cannot access the third and fourth floor retail spaces,” says Johnny.

Global reports that upon attending the store on Monday to view the temporary ramp, a rep informed them that the store could not display the ramp due to the influx of clients.

The Hunny Pot Cannabis Co. appears to be in violation of the Ontario Building Code and accessibility laws.

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Ottawa’s Fire & Flower is also currently inaccessible to potential clients with mobility issues. Wayne Cuddington/ Postmedia

“I can tell you that all businesses need to adhere to the Ontario Building Code, which says that any new or considerably renovated building needs to be accessible for people with disabilities,” Minister for Seniors and Accessibility Raymond Cho said in a statement.

“I am reviewing the matter immediately and will be working very closely with my colleague, the Minister of Municipal Affairs and Housing, as well as my other colleagues who are engaged on this issue on ensuring that we take a full government approach to accessibility.”

Hunny Pot is not the only Ontario dispensary catching criticism for a lack of accessibility. Ottawa’s Fire & Flower is also currently inaccessible to potential clients with mobility issues, although Ottawans have other options at their disposal that are accessible such as Hobo and Superette.

Global reports Fire & Flower spokesperson Nathan Mison says that a “wheelchair ramp, a chair lift, a wider front doorway and wider hallways” were originally planned as part of the store. Because the shop is located in a heritage building, he says, any major renovations would require municipal approval.

As a result, plans to make the store accessible to all clients had to be delayed in order to open by April 1. Because of that, and the tight timeline the company faced before opening day, plans to make the building fully accessible had to be delayed, says Mison, who claims Fire & Flower is working with the city of Ottawa and hopes to have changes implemented over the next few months.

“It’s still in process and we’re still working that through,” he said.

It is unclear whether Hunny Pot or Fire & Flower will face repercussions for flouting provincial disability laws.

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